le Mercredi 23 septembre 2026

Chaque jour, des résidents de la Haute-Gaspésie doivent se déplacer dans une autre région pour obtenir les soins de santé qui leur sont médicalement requis. Ceux d’entre eux qui habitent à moins de 250 km du lieu où ils sont traités doivent assumer leurs frais de déplacement.

«L’absence de spécialistes en Haute-Gaspésie fait en sorte que les gens sont obligés de se déplacer vers Rimouski ou Gaspé, explique Pascal Bérubé. Une personne de Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine qui se rend à Rimouski pourra se faire rembourser ses frais. Mais toutes les autres qui demeurent à l’ouest de Mont-Louis ne pourront pas.»

Requête qui date de 2007

Cette requête n’est pas nouvelle. Le parlementaire martèle depuis 2007. «Il est temps que le ministre de la Santé, Yves Bolduc, revoie cette règle qui représente un frein à l’accès des soins de santé», clame-t-il. C’est une question d’équité élémentaire. Les résidents des régions éloignées n’ont pas à payer davantage pour obtenir des soins de santé. Ils paient déjà suffisamment d’impôts et de taxes.»

Selon lui, si la norme d’admissibilité aux remboursements était établie à 200 km, l’accès aux soins de santé augmenterait considérablement. «Le ministre Bolduc a déjà en main les études nécessaires à la prise de décision, précise le député. On s’attend à ce qu’il passe rapidement à l’action.»

Si le seuil d’admissibilité était assoupli à 200 km, 13 000 déplacements supplémentaires feraient augmenter la facture, pour le Québec, de 2,1 millions $.

«L’achalandage augmente d’année en année», s’est réjoui la présidente de la Coop du Cap, France Létourneau, aux termes de l’événement. Par cette belle journée d’automne, dix-huit exposants, dont huit producteurs agroalimentaires de la Haute-Gaspésie, ont accueilli les visiteurs sous le chapiteau.

De nombreuses activités

L’événement s’est ouvert sur le Conte de la Pagon, un personnage légendaire de l’endroit, interprété par la comédienne amateur Édith Gagné. La soixantaine de spectateurs, réunis dans la chapelle de l’endroit, lui ont réservé une ovation debout. Le texte était signé Marc Fraser de La Martre.

Un dîner santé, composé d’une majorité d’ingrédients locaux, a été servi sous le chapiteau. Une violoniste et un accordéoniste ont créé une ambiance musicale dans la chapelle et sur le site extérieur, ce qui ajoutait à l’atmosphère festive de l’événement. Les Pieds de biche en ont fait autant avec leur prestation de «gumboots» présentée sur le parvis de la chapelle.

Par la suite, la Coop du Cap a procédé au lancement d’un nouveau produit: l’huile de chanvre. La productrice de chanvre, Denise Verreault des Méchins, qui est associée au projet, a vanté les nombreuses vertus de cette plante.

D’autres activités étaient au programme de la Fête, dont une mini-conférence sur les jardins communautaires. L’événement s’est conclu sur des sets carrés fort entraînants.

À la fin de l’après-midi, la douzaine de bénévoles, dont les sept membres du conseil d’administration de la Coop du Cap, grâce à qui l’activité a pu être rendue possible, pouvaient dire: «Mission accomplie et à l’an prochain!»

«Orbite continue de respecter son calendrier en suivant une approche étape par étape, se réjouit le président et chef de la direction de l’entreprise, Richard Boudreault. L’équipe est déterminée et axée sur la concrétisation de ses projets d’alumine de haute pureté et d’alumine métallurgique.»

Nouvelle demande de brevet

La compagnie a déposé une nouvelle demande de brevet provisoire et a émis un appel d’offres en lien avec son projet d’usine d’alumine métallurgique qui devrait être située à Murdochville, Grande-Vallée ou Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine. L’usine-pilote de Cap-Chat, qui poursuit sa production d’alumine métallurgique, produira, dans l’avenir, de l’alumine de haute pureté.

La demande de brevet aux États-Unis permet à Exploration Orbite de protéger son procédé de récupération des réactifs et de commercialiser de l’alumine, des oxydes de haute pureté, dont l’hématite, le silicium, le magnésium, les terres rares et autres oxydes précieux. «Ce nouveau brevet protège la technologie novatrice d’Orbite, tant en termes d’efficacité que de rentabilité, comparativement aux méthodes actuellement utilisées pour la production de l’alumine métallurgique», précise l’agent de brevets chez Bereskin & Parr, David St-Martin.

L’appel d’offres lancé par l’entreprise est lié à l’étude de faisabilité portant sur l’usine d’alumine métallurgique. Elle visera à évaluer toutes les facettes de l’industrialisation de l’usine. Parmi les firmes invitées à soumettre une proposition, celle qui sera retenue devra faire une analyse approfondie de la totalité du procédé et des opérations minières, en tenant compte des aspects financiers et environnementaux. L’étude devra être terminée afin la fin du premier semestre de 2012.

Mme Marois a fait part du concept lors d’une allocution prononcée devant quelque 2 000 élus réunis à Québec dans le cadre des 70e assises annuelles de la Fédération québécoise des municipalités.

Meilleure représentation du territoire

«Ce serait une deuxième chambre où la représentation des régions serait égale, sans égard à la densité de population», explique Pascal Bérubé. Selon lui, l’idée a très bien été accueillie par les élus municipaux.

Bien évidemment, cette recommandation serait conditionnelle à ce que le Parti québécois soit porté au pouvoir. Pour le député, si le Sénat à Ottawa était aboli, 20 millions $ pourraient être consacrés à cette nouvelle chambre. Par contre, le parlementaire n’a pas d’objection à ce que son idée soit reprise par d’autres partis. «Je ne revendique pas la paternité de cette idée», ajoute-t-il.

Sa sculpture de la morue, installée près du havre de pêche de Cloridorme, fait treize pieds de largeur, une dizaine de pieds de hauteur avec la base et un diamètre de trois pieds. Elle pèse environ deux tonnes. Commandée par la Corporation de développement économique du Canton de Cloridorme, l’œuvre a requis environ 500 heures de travail.

Commandée par le propriétaire du Resto Motel Mont-Louis, André Poulin, un admirateur du Frère André, la statue du nouveau saint mesure une dizaine de pieds de hauteur et fait un poids d’environ six tonnes. «C’est sûrement la plus grosse sculpture du Frère André au monde», croit Claude Rioux, qui a consacré environ 500 heures à la conception de l’œuvre.

À venir

Le sculpteur termine actuellement un grand héron pour Gaétan Charron et Catherine Lesage de la résidence Mer et Montagnes de Saint-Maxime-du-Mont-Louis.

Par ailleurs, Claude Rioux exposera des murales peintes à l’acrylique et des sculptures fabriquées de lattes métalliques, dont le thème sera «Les Orants». Parmi les tableaux, on y retrouvera une œuvre intitulée «Mon Christ», dessinée au crayon de bois.

L’artiste multidisciplinaire aimerait créer des sculptures monumentales dans chaque village de la Gaspésie, en lien avec le nom ou l’histoire du lieu. «À Manche-d’Épée, ça pourrait être une épée plantée dans le roc qui pourrait rappeler «Excalibur», illustre M. Rioux. À Mont-Saint-Pierre, ça pourrait être Icare et à L’Anse-au-Griffon, ça pourrait être un griffon.»

La directrice de la culture de la Ville de Sainte-Anne-des-Monts est récemment allée cueillir le prix lors de la dernière assemblée générale des JMC au Centre musical Cammac, situé dans les Laurentides. Un autre centre, celui-là situé en Outaouais, s’est vu remettre la même bourse.

«Les efforts soutenus des bénévoles du centre de Sainte-Anne-des-Monts, qui travaillent sans relâche afin d’assurer le succès de la tournée, ont retenu l’attention», souligne l’agent de développement culturel de la MRC de la Haute-Gaspésie, Jean-Sébastien Barriault.

Le centre des Jeunesses musicales du Canada de Sainte-Anne-des-Monts, qui organise la tournée des JMC dans la municipalité depuis trois ans, est formé de représentants de l’École de musique Miransol, de la Maison de la culture, des Productions de la Salle Comble et de la MRC de la Haute-Gaspésie.

Travail d’équipe

«Cette distinction souligne également la participation des jeunes musiciens de l’École de musique Miransol qui sont présents à chaque concert et à la séance de musicothérapie offerte depuis deux ans par le centre JMC à la cafétéria de l’hôpital de Sainte-Anne-des-Monts ainsi que la qualité du travail du technicien de la Maison de la culture, Gilles Lévesque», tient à préciser M. Barriault.

La prochaine tournée des Jeunesses musicales débutera le mercredi 5 octobre avec un concert donné par l’accordéoniste d’origine serbo-croate Jelena Milojevic.

Parmi les projets, l’enregistrement d’un disque de Noël est souhaité, possiblement à l’hiver, dans l’église qui deviendra la salle de spectacles Daniel DeShaime. Le projet mettra en vedette les voix des Chœurs de Haute-Gaspésie, une chorale formée en janvier par le musicien et parolier.

Des festivités sont aussi prévues les 27, 28 et 29 juillet afin de souligner le 80e anniversaire de fondation de ce village sis en milieu forestier, au pied des monts Chic-Chocs.

Un musée a été mis en place l’an dernier afin de mettre en valeur des vestiges de Saint-Octave et des objets qui reflètent la vie des habitants du village, dont ses habitants ont été expropriés en 1971. Le musée Georges Guy, en l’honneur de l’écrivain Guy Chrétien, également natif de l’endroit, est déjà bien garni d’objets de la vie courante et d’une galerie de photos provenant des anciennes familles de la localité. La collection occupe trois anciennes classes de l’ancien couvent des Sœurs de Saint-Paul-de-Chartres.

Projets

Le projet d’enregistrement des Chœurs de Haute-Gaspésie, qui comprend des choristes et des musiciens, se confirmera cet automne. Plusieurs bénévoles, dont Ginette Fraser de Sainte-Anne-des-Monts, s’activent à construire la programmation des fêtes de 2012. « Déjà, on envisage une marche des pionniers de 14 km qui séparent Saint-Octave de Cap-Chat, mentionne M. DeShaime, qui réside maintenant à Cap-Chat. Une soirée folklorique pourrait également avoir lieu. Des films d’archives tournés dans le village et projetés dans l’église, sur écran géant, pourraient également faire partie du programme. »

Les bénévoles espèrent que, d’ici les festivités, le musée aura été enrichi de nouvelles photos et objets représentatifs des belles années de Saint-Octave-de-l’Avenir.

« La CCHG apprécie que M. Bérubé ait présenté des excuses sincères aux personnes qu’il a choquées, soutient le président, Hugo Caissy. L’humilité et l’écoute devraient d’ailleurs, selon nous, faire partie intégrante de la façon de faire de la politique dans le futur. »

Le sentiment d’être des citoyens de second ordre

Pascal Bérubé s’était engagé, le 1er août dernier, à consulter les vingt municipalités de sa circonscription. Son rapport, qui fait uniquement état des municipalités de la partie ouest de son territoire, a été déposé à l’Assemblée nationale plus tôt cette semaine.

En outre, le député s’est engagé à consulter ses concitoyens de la Haute-Gaspésie dans une deuxième phase qui, elle, devrait porter sur la relance économique de la région.

« M. Bérubé, la population de la Haute-Gaspésie est parfaitement capable de s’exprimer sur les deux thèmes abordés et elle s’intéresse au processus démocratique de l’Assemblée nationale comme ailleurs, tout autant que les citoyens de la MRC de Matane. », a fait savoir le directeur général de l’organisme, Danny Pelletier, qui représente quelque 230 entreprises. La Chambre de commerce considère que ses membres se sont sentis traités comme des citoyens de second ordre.

Réplique du député

Le député se dit très malheureux s’il a pu choquer des citoyens de la Haute-Gaspésie. « Je m’en excuse sincèrement, a-t-il laissé tomber, tout en rappelant qu’il est profondément attaché à la Haute-Gaspésie et qu’il accordera la même importance à cette portion de sa circonscription qu’à celle de Matane.

Déjà, il fait connaître les dates de ses consultations: le 10 octobre à Saint-Maxime-du-Mont-Louis, le 13 octobre à Marsoui, le 14 octobre à Sainte-Anne-des-Monts et le 24 octobre à Cap-Chat.

Ils demandent au ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, de rétablir le service d’obstétrique de l’établissement le plus rapidement possible. Depuis plus de trois ans, aucun accouchement n’est pratiqué au CSSS de la Haute-Gaspésie. Les femmes enceintes de la région doivent parcourir une moyenne de 100 km pour leur suivi de grossesse et pour leur accouchement au CSSS de Matane.

« On ne peut pas laisser faire ça pendant encore longtemps, s’indigne la vice-présidente de la Fédération, Jacqueline Duguay. C’est un stress énorme que vivent les familles de la Haute-Gaspésie. Après trois ans, on veut que ça bouge! »

Réactions des élus

Le député de Matane, Pascal Bérubé, voit d’un très bon œil que le dossier soit relancé. Le parlementaire a d’ailleurs eu un échange mardi avec le ministre de la Santé, Yves Bolduc, en lien avec le recrutement de médecins en Haute-Gaspésie. « Je ne crois pas que ce soit un dossier qu’il suit en priorité », déplore-t-il.

Du côté du cabinet du ministre, son attachée de presse n’a pas le même son de cloche. « Le ministre a toujours dit que c’était un de ses dossiers prioritaires, rétorque Natasha Joncas-Boudreault. C’est un dossier qui chemine assez bien. D’ailleurs, un nouveau médecin qui pratique l’obstétrique est arrivé en Haute-Gaspésie. Un autre, un médecin étranger, est en processus de reconnaissance de ses acquis avec le Collège des médecins. »

Par ailleurs, le préfet de la Haute-Gaspésie s’est dit heureux de cette manifestation. « J’ai même remercié les manifestants de leur présence, ajoute Allen Cormier. Ça va envoyer un message clair, net et précis au ministre Bolduc. » L’élu se réjouit également de l’ajout récent d’un médecin et fonde beaucoup d’espoir par rapport à l’arrivée d’un deuxième. « Selon moi, le service d’obstétrique rouvrira en janvier », espère-t-il.

Par la même occasion, l’organisme a profité de l’événement pour y tenir, au Centre de découverte, la rencontre du comité international du SIA. Avec la collaboration de la Fédération québécoise de la marche, l’événement a aussi fait place au 14e Festival de la marche.

Les 180 marcheurs ont pris le départ, samedi, de cinq randonnées guidées proposant des parcours allant de 4 km à 16 km. Avec la collaboration de la Société des établissements de plein air du Québec, les randonneurs ont emprunté les sentiers du SIA traversant le parc de la Gaspésie. « C’est la portion la plus spectaculaire du SIA-Qc », commente le directeur et secrétaire du chapitre québécois de l’organisme, Éric Chouinard, qui agit aussi à titre de vice-président du comité international. Le siège social du SIA-Qc loge au phare de Matane.

De plus en plus populaire

Le SIA-Qc connaît une croissance phénoménale. « Depuis 2005, on est passé de 30 membres à plus de 400 », souligne M. Chouinard. Selon lui, la clientèle est principalement composée de gens de plus de 40 ans qui accordent de l’importance à leur santé, qui veulent s’éloigner du stress de la ville ou qui veulent tout simplement s’évader. « Le SIA représente, pour eux, une activité de plein air souple et accessible, tout en offrant un contact avec l’histoire régionale. »

Provenant de différentes régions du Québec, mais aussi d’autres provinces du Canada et du Maine, aux États-Unis, une cinquantaine de membres se sont réunis pour la rencontre annuelle du SIA. Le fondateur du SIA, l’Américain Richard Anderson, a pris part aux activités. Quelques Français ont également répondu à l’invitation du comité international, étant donné que la France était, cette année, le pays européen invité.

Le Sentier international des Appalaches propose un parcours pédestre de 1 034 km traversant la chaîne des Appalaches du Québec, des provinces maritimes et des États-Unis.

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