le Lundi 21 septembre 2026

Par voie de communiqué, la direction de la compagnie précise avoir déposé son argumentaire, en tant que partie concernée par l’action en nullité intentée en juin par le Centre québécois du droit à l’environnement, Lafarge Canada et Environnement Vert-Plus.
 
Cette action, initiée par les deux organismes et la filiale de l’un des grands producteurs de ciment au monde, vise à faire reconnaître par la Cour supérieure que le ministre de l’Environnement a outrepassé son mandat en accordant à Ciment McInnis son certificat d’autorisation menant au lancement de l’actuel chantier de près de 1 milliard $.
 
Selon le gouvernement du Québec, le projet de Port-Daniel n’est pas assujetti à l’examen du Bureau d’audiences publiques en environnement (BAPE) parce qu’il a été déposé au ministère de l’Environnement avant l’entrée en vigueur, en 1995, de la loi soumettant les grands projets industriels à cette évaluation devant public même si le projet a plus que doublé en taille depuis cette date, et qu’il a changé de promoteur au début de 2012.
 
Dans son communiqué, Ciment McInnis dit bâtir « la seule cimenterie au Canada qui respectera les normes d’émissions atmosphériques les plus sévères en Amérique du Nord, les normes NESHAP1 (New Plant) 2015, significativement plus restrictives que les normes applicables au Québec ». En ce qui a trait aux émissions de particules, la norme serait15 fois plus sévère, entre autres.
 
Toujours selon la firme, la cimenterie émettra 6,9 % des émissions industrielles de gaz à effet de serre (GES) du Québec. Sa direction affirme que ce seuil ne sera pas atteint parce qu’elle a l’intention de se servir de la biomasse comme combustible, jusqu’à 50 % de l’approvisionnement des fours afin d’abaisser l’utilisation de coke de pétrole.
 
Les écologistes évaluent généralement ce qui sortira des cheminées de la cimenterie à 8 ou 9 % des émissions de GES industriels du Québec.
 
Ciment McInnis souligne aussi que la production de Port-Daniel remplacera des tonnes de ciment produites par des usines polluantes et qu’elle améliorera globalement le bilan de GES. L’utilisation de navires, moins polluants que les camions, pour le transport de 95 % de la production et des intrants est également vue comme un moyen de réduire l’empreinte environnementale du projet.
 
Dans son communiqué, Ciment McInnis vante sa transparence, mais cette transparence est mise en doute par le Conseil régional de l’environnement Gaspésie-les-Îles, parce que l’organisme n’arrive pas à obtenir la transcription des échanges entre le ministère de l’Environnement et la firme.
 
Dans les documents déposés à la Cour supérieure cette fois, Ciment McInnis agite le spectre d’un abandon du projet si le tribunal décide de soumettre le projet au BAPE.
 
La compagnie invoque que près de 350 personnes sont déjà à l’emploi des entrepreneurs présents sur le chantier, que 160 M$ y sont déjà engagés et que cette somme aura grimpé à 435 M$ en décembre.
 
« Par surcroit, les mises en cause McInnis ont finalisé et conclu un accord avec le syndicat bancaire au mois de juin 2014, lequel prévoit notamment que tout changement d’importance dans le projet, incluant la suspension des travaux, pourrait entraîner le retrait des prêteurs et ainsi entraîner la fin du projet, le tout tel que preuve en sera faite à l’audition », ajoute la firme dans sa contestation.
 
La Cour supérieure décidera le 12 décembre de la date d’audition de l’action en nullité.

Klô Pelgag

Parmi les plus nommés avec six mentions, Klô Pelgag a vu son monde inventif et pétulant être reconnu par le Félix de la révélation de l’année. L’an dernier, le prix avait également été remis à des Gaspésiennes, soit les sœurs Boulay. Les remerciements de la jeune auteure-compositrice-interprète native de Sainte-Anne-des-Monts, visiblement improvisés, ne sont pas passés inaperçus. L’artiste, qui a habitué son public à des commentaires imprévisibles, n’aura pas manqué de surprendre encore une fois.

« Salut, a-t-elle lancé en arrivant sur la scène. Je trouve ça vraiment drôle! Wow! C’est étrange, mais je suis super contente. Je fais un sourire pour démontrer mon bonheur. Je remercie mes parents d’avoir fait l’amour. J’espère que c’était une bonne fois. » Après avoir remercié son frère Mathieu et tous ses collaborateurs, elle a enchaîné : « Merci de vous laisser “pitcher” de la sauce St-Hubert pendant un spectacle. Merci de rester quand même. J’aime la cuisine. Je remercie Messmer de m’inspirer dans tout. »

Il est plutôt rare de voir Louis-José Houde sans mots. « J’ai entendu bien des affaires sur cette scène, a trouvé à dire l’animateur du gala en revenant au micro. Mais de se faire “pitcher” de la sauce St-Hubert, c’est une première! »

Patrice Michaud

L’auteur-compositeur-interprète Patrice Michaud a obtenu la palme pour le meilleur album folk de l’année pour son album « Le feu de chaque jour », devant Michel Rivard, qu’il a mentionné pour dire combien il était honoré de se retrouver en compétition avec un routier de 40 ans de carrière. L’artiste, originaire de Cap-Chat, s’est fait davantage connaître avec sa chanson « Mécaniques générales ». « Je veux remercier mes parents en Gaspésie », a-t-il mentionné dès le début de son intervention. Après le gala, on pouvait tout simplement lire, sur son mur Facebook : « Je capote! »

Les sœurs Boulay

Les sœurs Boulay ont, pour leur part, remporté le Félix du groupe de l’année. Après un seul disque en poche, les deux jeunes femmes natives de New Richmond ont obtenu ce prix à la faveur du public. Très émue, Stéphanie Boulay a péniblement terminé ses remerciements aux côtés de sa sœur Mélanie, qui lui essuyait les joues. « Pour nous, c’est un “step” démesuré d’être ici, a commenté Mélanie pour dire combien les choses avaient déboulé rapidement depuis un an. On le prend et on l’accepte, même si on a la chienne parce qu’on sait qu’il nous reste des croûtes à manger! »

Un problème d’arrimage entre le béton et l’armature d’acier a été détecté dans la partie supérieure du silo de cru, un espace d’entreposage devant recevoir le mélange destiné à l’unité de préchauffage. Cet acier sert à armer le béton, c’est-à-dire à le rendre plus fort.
 
« La coulée a été arrêtée parce que l’arrimage est moins fiable entre l’armature et le béton (…) Des carottes (de béton) ont été prélevées par le haut (…) Elles seront soumises à des analyses par des firmes spécialisées », explique la porte-parole de Ciment McInnis, Florence Gauthier.
 
La coulée du silo de cru était rendue à la moitié de la hauteur qu’aura cette structure une fois terminée.
 
« Le problème ne s’applique qu’aux quatre à six derniers pieds de la coulée (…) On ne sait pas s’il y aura quelques pieds à démolir avant de reprendre la coulée, mais il n’est pas envisagé de démolir le silo. Ce silo, comme les autres, est coulé en continu, mais il arrive que l’opération soit interrompue et ça ne signifie pas la démolition de ce qui a été fait. Il existe des façons de reprendre la coulée », précise Florence Gauthier.
 
Ciment McInnis cherchait à terminer avant la fin de l’année cinq des neuf silos dont elle aura besoin pour l’exploitation de sa cimenterie. La coulée d’un second silo, appelé « hors norme » par la firme, est terminée et les travailleurs s’affairent à poser sa toiture. La coulée du premier des trois silos de clinker a commencé cette semaine. Les trois unités devraient être terminées avant la fin de 2014.
 
« Il est possible que la coulée du silo de cru ne soit reprise qu’au printemps », note Florence Gauthier. L’arrêt affecte environ 50 travailleurs du chantier. Il y en avait 301 cette semaine sur le chantier.
 
De plus, « contrairement à ce qui a été véhiculé par d’autres médias, la qualité du béton utilisé par le fournisseur Béton Provincial n’est pas en cause » pour le silo de cru, insiste Florence Gauthier.
 
Le ciment utilisé par Béton Provincial pour fabriquer son béton est importé de Corée du Sud.
 
Béton Provincial a d’ailleurs émis un communiqué jeudi pour « rectifier les faits », note la compagnie dans sa missive. « Lier la qualité d’un ciment à son origine coréenne relève de la mauvaise foi et d’une équation des plus simplistes, car ce ciment répond parfaitement aux normes de notre industrie », précise la direction de Béton Provincial.
 
Lors de la diffusion de l’émission Infoman, à Radio-Canada, le 16 octobre, le porte-parole de l’Association canadienne du ciment, Michel Binette, a d’autre part indiqué qu’il était surprenant que, dans un projet appuyé de façon importante par des fonds publics québécois, le ciment utilisé pour faire le béton de la cimenterie de Port-Daniel ne vienne pas du Québec, alors que la capacité de production de l’industrie n’est utilisée qu’à 60 %.
 
Le 15 octobre, le Conseil régional de l’environnement de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CRE) s’est retiré du comité de suivi de Ciment McInnis en raison du « manque de transparence » de la firme, qui a refusé de fournir un ensemble de 300 questions et réponses faisant partie d’un échange entre le ministère de l’Environnement et les experts de la compagnie. Le CRE, qui a tenté sans succès d’avoir les documents par la Commission d’accès à l’information, s’est aussi fait refuser la simple liste de questions.
 
« Les gens pensent que c’est extrêmement simple. Ce n’est pas “une question, une réponse”. Certaines questions sont prises en note et la réponse vient plus tard. Ce serait un charabia, ce serait terrible de tout donner ça. On aime mieux diffuser l’information ordonnée sur notre site internet. Ce sont des engagements (environnementaux) que le ministère accepte, puisqu’il nous a délivré les certificats requis pour construire la cimenterie », explique Florence Gauthier.
 
Sur la question des présumés rabais de tarifs d’électricité, elle conclut que Ciment McInnis ne reçoit aucun rabais sur ses tarifs d’électricité et est assujettie aux tarifs industriels d’Hydro-Québec, ce qu’a confirmé la société publique dans le passé.

Même si la notion d’indépendance du Québec ne fait pas partie du discours, le nouveau chef de parti précise que sa formation n’est pas fédéraliste. Il souligne que ses convictions n’ont pas changé et qu’il est toujours souverainiste. « Forces et démocratie est avant tout régionaliste et nationaliste, fait-il savoir. On n’a pas évacué la notion d’indépendance. C’est qu’on est ailleurs. »

Avec cette nouvelle formation politique, M. Fortin tourne complètement le dos au Bloc québécois, le parti duquel il a démissionné en août dernier. Il va même jusqu’à le placer sur le même pied d’égalité que les autres formations fédérales.

À l’écoute des régions

Plus de 300 personnes ont signé la déclaration d’appui pour la création de Forces et démocratie. Celles-ci proviennent d’opinions politiques et de milieux divers. Selon son fondateur, ces gens sont déçus des partis traditionnels ou se reconnaissent dans ce nouveau parti qui est à l’écoute des régions, incluant celle de Montréal.

« Une volonté réelle de décentralisation régionale qui permet une liberté de parole et d’intervention », énonce l’ancien leader parlementaire du Bloc québécois pour décrire son nouveau parti.

Le député de Repentigny, qui a démissionné du Nouveau Parti démocratique (NPD), Jean-François Larose, a adhéré à la nouvelle bannière. « C’est un parti qui souhaite une réforme politique et une révolution démocratique dans toutes les régions », souligne Jean-François Fortin.

L’idée de créer cette formation s’inspire, selon lui, de ses observations des autres partis qui n’écoutent pas les citoyens. « Les gens sont désabusés, croit le nouveau chef. 40 % des gens ne votent plus. Les politiques fédérales ne sont pas adaptées à nos besoins. »

Au-delà de ses grands principes, Forces et démocratie proposera une vingtaine de mesures concrètes. Une tournée des régions du Québec devrait se faire dans les prochains mois.

Reconnaissance officielle

La demande de reconnaissance officielle devrait être déposée au cours des prochains jours auprès du directeur général des élections. « D’ici là, Jean-François Larose et moi pouvons siéger comme groupe parlementaire », précise M. Fortin.

Le politicien est confiant de pouvoir présenter 78 candidats lors des prochaines élections fédérales, soit un par circonscription du Québec. Même s’il avoue que le défi est important, il est persuadé que son parti sera prêt pour une campagne dès le printemps.

C’est presque la moitié des 225 000 $ constituant l’objectif fixé il y a deux mois et demi.

Le spectacle-bénéfice du 12 octobre visant à supporter la municipalité de 168 habitants dans sa bataille légale contre la firme pétrolière Gastem s’est soldé par un montant de 4 805 $, sans compter la visibilité donnée à la cause.

Le maire François Boulay était touché à l’issue de la performance des Jici Lauzon, Jonathan Painchaud, Carolanne d’Astoux-Paquet et autres artistes mobilisés par la cause de son village, poursuivi pour 1,5 M$ parce qu’il a adopté un règlement sur la protection de l’eau potable alors que Gastem préparait un forage.
 
« En bout de ligne, c’est le principe derrière tout ça, le fait que les artistes viennent nous donner un hommage, un appui, qui nous donne de l’énergie pour continuer », disait-il.
 
La vente de billets a rapporté 4 470 $, alors que divers dons, notamment 250 $ de l’organisme Eau secours, ont totalisé 335 $.
 
Mike Brossard, de l’Agence la Tournée, qui a contribué au spectacle en mobilisant quelques-uns des artistes qu’il représente, était ravi du résultat.
 
« Ce n’est pas seulement le fait que 150 personnes ont assisté au spectacle qui compte. L’objectif, c’est que les gens parlent de la cause. On s’est lancé dans une aventure. Les gens peuvent partager leur expérience sur Facebook, échanger des statuts. Chaque fois que Jici (Lauzon) accorde une entrevue, il en parle (de Ristigouche-Sud-Est). On peut empêcher Cacouna (le pipeline de Trans-Canada). On souhaite que de plus en plus d’artistes se positionnent, que le Québec soit conscientisé à ce qu’on se protège de cette menace-là, celle de l’exploration proche des sources d’eau », a-t-il aussi indiqué.
 
« Je trouve indécent que François Boulay et ses citoyens soient seuls à se battre avec ça. Au cours des prochaines semaines, d’autres gestes seront posés pour l’appuyer. La chanson composée (sur la lutte menée par Ristigouche-Sud-Est) sera placée en ligne. C’est vraiment un début », a conclu Mike Brossard.
 
Martine Châtelain, d’Eau secours, qui milite depuis des années pour la protection de l’eau au Québec, était sur place pour remettre au maire Boulay 225 $ venant de la vente sur place de disques compacts.
 
La date d’audition de la cause opposant Ristigouche-Sud-Est à Gastem reste à déterminer. Les deux parties n’ont pas encore terminé la préparation de la cause.

Le Conseil régional de l’environnement (CRE) s’est buté au fil des mois à deux refus portant sur la divulgation d’échanges de type « questions-réponses » entre le ministère de l’Environnement et Ciment McInnis.
 
Le premier refus touchait l’intégralité des questions et des réponses échangées entre ce ministère et le promoteur. Devant la décision de Ciment McInnis et de la Commission d’accès à l’information de refuser l’aval à cette première requête, le CRE a simplement demandé d’obtenir la liste des questions, même sans réponse, posées par le ministère de l’Environnement à Ciment McInnis. Là encore, la réponse a été non.
 
« Étant donné que le comité de suivi vante la transparence de Ciment McInnis, et que notre nom était associé à ce comité, on ne peut pas cautionner un exercice qui nous refuse des demandes d’accès à de l’information importante », explique Yanick Desbiens, agent de communication et de gestion au CRE.
 
Le comité de suivi a tenu sa première réunion le 26 mars 2013. Ciment McInnis a déterminé la composition du comité. Son rôle principal consiste à rendre disponible l’information portant sur la progression du projet et à répondre d’une façon ouverte et transparente à toute question pertinente portée à son attention. Les membres du comité doivent en principe transmettre les préoccupations exprimées par la communauté. Le comité de suivi n’a aucun rôle décisionnel.
 
Yanick Desbiens précise que le Conseil régional de l’environnement voulait notamment savoir « si l’étude d’impact (de Ciment McInnis) a été soumise à des observateurs compétents externes », et connaître l’impact « des émissions et de l’exploitation sur l’état de santé des populations humaines, animales et des écosystèmes ».
 
Au sujet de la première question, M. Desbiens note que le Bureau d’audiences publiques en environnement aurait constitué un observateur externe idéal. « Nous n’avons rien contre Génivar (maintenant WSP, auteur des études), mais ils étaient payés par Ciment McInnis. Ce n’est donc pas un observateur externe ».
 
En ce qui a trait à la question portant sur la santé, « on a (reçu) des éléments de réponse, mais pas tout », dit M. Desbiens.
 
Le CRE avait soumis une liste de questions au ministère de l’Environnement en 2012 et 2013, donc avant la confirmation du financement du projet, en janvier.
 
« Le CRE n’est même pas en mesure de savoir si ces questions ont été posées à Ciment McInnis », déplore Yanick Desbiens. C’est la directrice du Conseil régional de l’environnement, Caroline Duchesne, qui assistait aux réunions du comité de suivi.
 
La compagnie ne commentera le retrait du Conseil régional de l’environnement qu’une fois que sa direction aura consulté la correspondance venant de l’organisme.
 
Le CRE est vu comme un organisme modéré en environnement.
 
Suivi de la requête en justice

D’autre part, l’avocat Michel Bélanger, du Centre québécois du droit à l’environnement, précise que l’action en nullité déposée au début de l’été, dans le but de faire reconnaître par la Cour supérieure que le ministre de l’Environnement avait outrepassé son mandat en accordant à Ciment McInnis son certificat d’autorisation, sera entendue quelque part en 2015.
 
Les parties devraient finaliser leur argumentaire en décembre. « C’est à ce moment que le tribunal fixera une date de procès », précise Me Bélanger.
 
Même si la construction de la cimenterie est débutée, il croit que le tribunal pourrait renvoyer le ministre à ses devoirs et soumettre le projet à une étude d’impact environnemental supervisée par le BAPE. « Le projet, même en cours de réalisation, pourrait être bonifié ».

M. Varin se déclare « heureux » et « agréablement surpris » du verdict de la Commission des transports (CTQ), qui a aussi pour effet de supprimer la desserte le long des 100 kilomètres séparant Grande-Rivière de Gaspé, dont Percé.
 
« On tient à souligner le courage de la Commission des transports du Québec d’avoir accepté toutes les demandes et rapidement. C’est une étape importante pour la compagnie. Toutefois, on reconnaît un impact important à court terme sur plusieurs employés. Mais ça va permettre la survie et la poursuite des activités d’Orléans », précise M. Varin.
 
La société-mère d’Orléans Express, Keolis Canada, avait fait des profits pendant 11 années consécutives avant de déclarer une perte de 3,5 M$ en 2013. Sommairement, les profits et l’achalandage étaient en baisse depuis la récession de 2008-2009. Récemment, le transporteur a reçu une aide d’urgence de 450 000 $ de la part de l’État québécois, pour assurer la continuité de son service en attendant la décision de la CTQ.
 
Les changements entreront en vigueur le 1er janvier, au milieu du congé des Fêtes, une autre situation dénoncée par les Gaspésiens.
 
Marc-André Varin assure n’y être pour rien, parce qu’on « n’a pas dit le 1er janvier 2015 dans notre demande. On voulait plus tôt que ça soit le 6 juillet. On va analyser tout ça. Il y a les répercussions sur les conducteurs. Je vais faire le point (…) On fera des communications. C’est mon intention de retourner dans les régions pour la mise en œuvre, pour arrimer avec d’autres services. Il y a du travail à faire. Le travail commence en fait ».
 
M. Varin précise en outre que pour les usagers, « les horaires vont changer, le nombre d’arrêts sera réduit pour qu’on devienne un service semi-express ». Il restera 13 arrêts à l’est de Rimouski, environ quatre fois moins que maintenant.
 
Philippe Toone déplore la décision de la CTQ

Fort actif lors des audiences de la Commission des transports dans la péninsule en août, le député fédéral de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Philip Toone, déplore la décision de l’organisme réglementaire.
 
« Je crois que la CTQ a manqué à son mandat de protéger le grand public, particulièrement la population des régions. Elle a favorisé les profits d’une entreprise privée au détriment de l’économie de notre région et de la qualité de vie de nos citoyens », dit-il.
 
Il ajoute que la CTQ a basé sa décision sur des données incomplètes, parce qu’elle n’a pas tenu compte des revenus venant du transport des colis.
 
Dans les faits, la Commission des transports avait fait valoir, suite à une question de M. Toone en août à Carleton, que les colis n’étaient pas sous sa juridiction.
 
À ce moment, Marc-André Varin, avait indiqué ne pas avoir sous la main les chiffres liés aux colis. La Commission a par contre demandé à voir ces chiffres lors d’audiences supplémentaires à Québec, les 10 et 11 septembre.
 
« Des états financiers détaillés ont été présentés, mais scellés. Ce n’est pas de l’information que nous sommes “confortables” de rendre publique », dit Marc-André Varin.

En opération depuis deux ans, l’établissement offre deux programmes de formation professionnelle : Plomberie et chauffage ainsi que Montage de lignes électriques. Pouvant accueillir 80 étudiants par année, ces programmes, qui offrent d’excellentes perspectives d’emplois, conduisent à un diplôme d’études professionnelles.

L’acquisition et les modifications de la bâtisse, combinées à l’achat des équipements requis à l’enseignement de ces deux programmes, ont exigé des investissements de plus de 8,9 M$ provenant principalement du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport.

Pour le développement de la région

« Je suis content de venir inaugurer ce que j’avais annoncé il y a deux ans, a fait savoir le ministre de l’Éducation, Yves Bolduc. Il faut donner des exclusivités pour forcer les gens à venir étudier ici. Gardez espoir. Plus vous allez être positifs, plus vous allez attirer des gens. »

Son collègue et ministre responsable de la Gaspésie, Jean D’Amour, n’a pas manqué de remercier son prédécesseur, le député de Gaspé, Gaétan Lelièvre, pour le travail accompli dans le cheminement de ce dossier. « Sache, Gaétan, qu’on va travailler ensemble pour bien développer notre Gaspésie, a-t-il lancé. En tant que ministre régional, j’ai le goût de vous accompagner dans ce processus. »

Vibrant plaidoyer

La mairesse de Sainte-Anne-des-Monts a livré un témoignage touchant. « Je crois que l’éducation est la pierre angulaire du développement d’une population, a fait valoir Micheline Pelletier. La Haute-Gaspésie a fait des enfants pour les envoyer à l’extérieur pour les faire éduquer. On a un retard de 50 ans en éducation. Imaginez tous les millions de dollars qu’on a envoyés à l’extérieur. L’inauguration d’aujourd’hui est une richesse. »

Le préfet de la Haute-Gaspésie a, pour sa part, souligné la contribution du ministre de l’Éducation. « C’est la deuxième fois que le ministre Bolduc fait des annonces importantes en Haute-Gaspésie, a mentionné Allen Cormier. La première, c’était le retour du service d’obstétrique. »

Projets

Pour le président de la Commission scolaire des Chic-Chocs, le nouvel établissement d’enseignement de la Haute-Gaspésie « est l’un des plus beaux au Québec ».

M. Pigeon a profité de la présence du ministre de l’Éducation pour porter à son attention que les terrains disponibles autour du Centre de formation professionnelle permettraient l’ajout d’une nouvelle formation. « On a l’intention, monsieur le ministre, de présenter un nouveau programme en transport par camion ou de conduite de grues dans l’optique du Plan Nord », a-t-il fait savoir.

« C’est mon mémoire de maîtrise que j’ai réécrit pour le grand public, précise l’archéologue originaire de Sainte-Anne-des-Monts et qui est titulaire d’une maîtrise en archéologie de l’Université Laval à Québec. C’est un livre principalement pour ceux qui s’intéressent à l’archéologie et aux pêches. » M. Pelletier rappelle que Notre-Dame est le nom qu’avait donné Jacques Cartier, en 1534, aux monts circonscrits dans le territoire entre Cloridorme et Matane.

L’ouvrage se décline sous les angles des fouilles archéologiques et ethnographiques ainsi que sur la recherche historique. « J’ai rencontré des gens pour faire ressortir la mémoire collective, notamment pour retrouver les traces du cimetière du Régime français de Mont-Louis, explique Tommy Simon Pelletier. Du côté de la recherche historique, j’ai fait le dépouillement des archives et j’ai compilé l’ensemble des données, un peu en France, mais surtout au Québec. »

Fouilles archéologiques en Gaspésie

L’archéologue s’est fait connaître en Gaspésie, surtout pour ses fouilles à Mont-Louis et à Pabos. À ce dernier endroit, il s’est intéressé, l’été dernier, à l’impact de l’érosion des berges sur les sites archéologiques d’une ancienne seigneurie du Régime français de 1729 à 1750, à l’époque du début de l’exploitation de la morue et des premières installations, notamment le premier moulin.

La poursuite de ses travaux à Saint-Maxime-du-Mont-Louis est freinée par un problème de financement. Une exposition est présentée au Camping Parc et mer Mont-Louis, qui représente une partie de ses fouilles archéologiques effectuées jusqu’à maintenant.

Publié par Les Presses de l’Université Laval, le livre « Vivre et pêcher dans les Notre-Dame » est disponible en librairie ou en le commandant sur le site www.pulaval.com.

Son premier spectacle offert à Sainte-Anne-des-Monts remonte à juillet 2013, en marge d’une tournée du Réseau des organisateurs de spectacles de l’Est-du-Québec (ROSEQ). L’auditoire n’avait pas été nombreux à se présenter au rendez-vous proposé par la Maison de la culture.

Arrivée ces derniers jours d’une tournée en France, Klô Pelgag, de son vrai nom Cloé Pelletier-Gagnon, débarquera au Québec, le temps de quelques spectacles, avant de repartir pour l’Europe au début novembre, afin d’y présenter une série de spectacles.

Fierté pour le Sea Shack

« Nous sommes fiers d’accueillir cette artiste dans son coin de pays, souligne le président et directeur des opérations du Sea Shack, Alexis Poirier. Klô Pelgag représente bien la génération de la majorité de notre clientèle, les 20 à 30 ans. »

« Klô Pelgag est une artiste locale qui s’illustre au niveau international et qui est en train de devenir une artiste reconnue, poursuit-il. Ce n’est pas tous les jours que ça arrive! En plus, Klô Pelgag offre un spectacle et des chansons qui sortent de l’ordinaire. Elle est très originale… un peu comme l’Auberge festive Sea Shack. C’est un match parfait, c’est certain! »

Une artiste couverte d’honneurs

L’auteure-compositrice-interprète de Sainte-Anne-des-Monts est en nomination dans sept catégories du prochain Gala alternatif de la musique indépendante du Québec (GAMIQ), qui aura lieu le dimanche 30 novembre. En plus de se retrouver dans la catégorie de l’album de l’année, Klô Pelgag est aussi en lice dans les catégories les plus prestigieuses, soit celles de l’artiste, de la révélation, du spectacle, du vidéoclip et de la chanson de l’année.

La chanteuse gaspésienne et certains membres de son équipe, qui ont contribué à la production de son dernier album « L’alchimie des monstres », sont aussi en nomination dans six catégories du gala de l’Association québécoise de l’industrie du disque, du spectacle et de la vidéo (ADISQ), qui aura lieu le dimanche 26 octobre. L’artiste a aussi été consacrée « Révélation 2014-2015 » de Radio-Canada.

D’autres Gaspésiens en nomination à l’ADISQ

Soulignons aussi que d’autres artistes gaspésiens sont en nomination à l’ADISQ. Patrice Michaud de Cap-Chat se trouve dans la catégorie de l’album de l’année folk pour son plus récent album intitulé « Le feu de chaque jour. » Les soeurs Boulay, originaires de New Richmond, sont en nomination dans deux catégories : groupe de l’année et spectacle de l’année auteur-compositeur-interprète.

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