Le vice-président du Club Vidéo Dôme assure que la fermeture n’est que temporaire. « Tout est arrêté, confirme Marc Laflamme, qui admet être stressé par la situation. Les quatre employés sont suspendus temporairement. Dans un mois, le site devrait repartir. »
Problèmes légaux
La fermeture du site a été forcée par un litige qui oppose le club vidéo et les distributeurs de films. « On a fait une tonne d’appels pendant un mois, mais on ne nous prenait pas au sérieux », se défend M. Laflamme.
« Depuis mardi, on a des téléphones de compagnies qui nous disent d’enlever leurs films de notre site, que ce n’est pas légal, explique le gestionnaire du club. TVA Films et Les Films Séville nous ont appelés. On est en train de signer des accords avec eux. Un inspecteur nous a appelés pour nous dire qu’on n’était pas légal, mais il a compris qu’on avait été mal informés. »
Visiblement dépassé par la situation, l’entrepreneur affirme tout de même ne pas être surpris par ce qui lui arrive, comme s’il s’en attendait. Il explique avoir souhaité conclure des ententes avec les distributeurs de films, mais que ceux-ci n’accordaient aucune crédibilité à son projet.
« Maintenant, ce n’est pas nous qui courons après les compagnies de films, c’est elles qui nous appellent, indique-t-il. On leur demande ce qu’on doit faire. Nous, ce qu’on veut, c’est d’être légal. Pour nous, il n’a jamais été question de piratage. »
Permis de la Régie du cinéma
M. Laflamme précise que son entreprise détient un permis de la Régie du cinéma, ce que confirme une porte-parole de l’organisme. « Un inspecteur est allé sur place, souligne la coordonnatrice des communications de la Régie, Esther Tremblay. Il a constaté que les DVD et les Blue Ray étaient en règle. Les boîtiers ont leurs icônes de classement. Tout était correct. Le monsieur doit se procurer des films auprès de distributeurs. Ensuite, comment il les commercialise? Cette partie-là ne nous regarde pas. »
Le vice-président du Club Vidéo Dôme rappelle que même si son site Internet est actuellement fermé, personne n’a perdu d’argent et aucun client n’a été floué puisque l’abonnement et la location de films étaient gratuits pour deux semaines.
M. Cyr se demande pourquoi M. Gagnon, à mesure que les critiques au sujet de son projet s’intensifient, abaisse le volume de gaz à effet de serre que devrait produire la cimenterie.
« C’était 2 millions de tonnes par an en novembre 2013, selon l’étude de Génivar, puis 1,85 million de tonnes au début de l’année, et maintenant, c’est 1,76 million de tonnes. M. Gagnon affirme dans sa lettre que l’usine produira 6 % des gaz à effet de serre industriels au Québec. Mais si on prend les données initiales, 2 millions de tonnes sur 26 millions de tonnes des GES industriels du Québec, ça donne pas loin de 8 % », souligne M. Cyr.
Christian Gagnon affirme aussi dans sa lettre que la cimenterie n’atteindra jamais ces niveaux de gaz à effet de serre parce que les usines ne produisent pas à pleine capacité à leur première année d’exploitation. Il précise que dès la deuxième année, Ciment McInnis intégrera de la biomasse dans ses fours, afin de réduire l’utilisation de coke de pétrole, le résidu de raffinerie qui vaut de nombreuses critiques à la compagnie.
« Ciment McInnis parle d’utiliser éventuellement 50 % de biomasse (comme carburant de ses fours). Je ne sais pas si des études ont été faites pour déterminer l’impact que pourrait avoir l’utilisation d’autant de biomasse par Ciment McInnis mais on peut se demander s’il ne faudrait pas raser la Gaspésie pour alimenter la cimenterie », ajoute Bilbo Cyr.
Il est plus que jamais convaincu que le projet aurait dû et devrait encore être soumis à une étude d’impact environnemental avec audiences publiques. Les lacunes observées par la juge Claudine Roy, qui a fait arrêter des travaux préparatoires de Trans-Canada à Cacouna, notamment parce que le ministère québécois de l’Environnement ne respecte pas ses propres lois, n’ont rien fait pour augmenter l’estime que porte Bilbo Cyr à l’endroit des décisions du ministre David Heurtel.
« Ce qui fait encore défaut avec le projet de Port-Daniel, c’est que le système de filtration que veut installer Ciment McInnis, si efficace soit-il, ne nous renseigne aucunement sur l’effet cumulatif pour l’environnement de la Gaspésie des émissions que produiront les cheminées de Ciment McInnis. Le coke de pétrole sortant des raffineries contient de plus en plus de mercure et de plomb, bref les substances que les compagnies pétrolières ne peuvent plus laisser dans leur essence. Le mercure chauffé sort en vapeur. Ciment McInnis nous dit que des manches humides récupéreront une grande partie des émissions. Pourtant, la surveillance du ministère de l’Environnement en matière d’émissions produites par les cimenteries est très faible (le ministère n’est pas tenu de les vérifier plus d’une fois par année). Il y a des erreurs possibles lors de l’exploitation, ou la paresse ou la cupidité », conclut M. Cyr.
La nouvelle carte électorale fédérale divisera la Baie-des-Chaleurs lors du scrutin prévu pour 2015. La MRC d’Avignon basculera dans le camp d’une circonscription dominée par trois MRC situées dans la région administrative du Bas-Saint-Laurent, Matane, la vallée de la Matapédia et la Mitis. La circonscription se nommera Avignon-Matane.
Alors qu’elle perd la MRC d’Avignon, la circonscription de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine accueillera la MRC de la Haute-Gaspésie. Pour le moment, si on tient compte du peu de candidats potentiels ou réels ayant manifesté leur intérêt pour l’élection de 2015, ce sont ceux résidant dans la Baie-des-Chaleurs qui doivent choisir.
Le député actuel de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Philip Toone, a décidé de rester dans cette circonscription, même s’il est résident de Maria, municipalité qui sera située dans Avignon-Matane.
Si jamais Nathalie Normandeau s’entend avec le Parti libéral du Canada, elle aura aussi à choisir. Elle est originaire de Maria, et possède une maison à Carleton-sur-Mer, donc dans Avignon-Matane.
Pourrait-elle se baser sur les appuis reçus lors de sa dernière victoire électorale provinciale, le 8 décembre 2008, pour faire un choix?
Ce jour-là, elle avait obtenu une majorité dans 103 des 108 bureaux de vote de la circonscription de Bonaventure, dont une plus grande portion est localisée dans Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, au fédéral. Elle n’avait « échappé » des bureaux de scrutin qu’à Carleton, à Paspébiac, un dans chacun de ces cas, et trois à Port-Daniel-Gascons. Comme elle était ministre responsable de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, elle est davantage connue dans la circonscription qui porte ce nom à la Chambre des communes, que dans Avignon-Matane, même si elle jouissait d’un certain capital de sympathie au Bas-Saint-Laurent.
Lors des élections du 2 mai 2011, Philip Toone avait connu assez de succès dans la Baie-des-Chaleurs, terminant premier entre l’Ascension-de-Patapédia et Bonaventure, à l’exception de Grand-Cascapédia. Il avait terminé premier dans les villes de Gaspé, Percé et Chandler, et second aux Îles-de-la-Madeleine même s’il ne s’y était pas rendu pendant la campagne.
Si jamais l’ex-député progressiste conservateur et candidat conservateur Darryl Gray décide de se lancer de nouveau dans une campagne électorale, il aura aussi un choix à faire entre Avignon-Matane, où il réside (à Escuminac) et Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, qui englobe une plus grande part de la circonscription, qui s’appelait alors Bonaventure-Îles-de-la-Madeleine, qu’il a déjà défendu.
Toute spéculation à ce stade doit tenir compte du fait que la campagne électorale ne débutera sans doute pas avant l’hiver (un scrutin à date fixe n’exclut pas une élection devancée au printemps), qu’il est difficile de mesure l’effet que peut avoir eu la comparution de Nathalie Normandeau à la Commission Charbonneau sur l’électorat gaspésien, et le fait que les partis politiques n’ont dans la plupart des cas pas fait savoir à ce stade le nom de leurs candidats, et encore moins les dates d’investiture.
Si Mme Normandeau décide de se présenter à l’investiture de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, elle pourrait bien avoir de l’opposition. Tony Langlois, un professeur d’histoire résidant à Port-Daniel, ancien secrétaire et président de l’Association libérale de la circonscription, a demandé sa trousse de candidat du PLC.
« Elle n’est pas encore complétée. Je suis encore en réflexion. Mais je suis un vrai libéral à l’échelle fédérale. J’ai été organisateur en chef du candidat Jules Duguay lors de la campagne de 2011, et président de l’Association en 2012 (…) Je doute que Mme Normandeau soit aussi claire dans son allégeance. Elle n’est pas membre, à ma connaissance. Je suis responsable du recrutement », précise M. Langlois.
Quand à la principale intéressée, elle a confirmé par courriel en début de semaine «avoir été courtisée par le PLC. Par contre, elle ne fera pas d’autres commentaires», a écrit dans un courriel son relationniste, David Couturier.
Le coroner Jean-Pierre Chamberland conclut, par conséquent, à une mort accidentelle pour expliquer le décès de la femme de 54 ans.
Alors que le thermomètre oscillait entre moins 14 et moins 26 degrés Celsius avec le facteur éolien, la victime a quitté le chalet pour s’aventurer, à pied, sur une route enneigée, non éclairée et en pleine forêt. « Dans l’état où elle était, elle est devenue probablement confuse et désorientée, écrit Me Chamberland. Avec le froid glacial qu’il faisait ce soir-là, elle est tombée rapidement en état d’hypothermie. »
Le matin du 1er mars, son mari a découvert son corps gelé, gisant dans la neige, à environ 300 mètres du chalet. La victime était peu vêtue. De chaque côté d’elle, on y a trouvé ses souliers, son manteau, un foulard, un sac de plastique, son sac à main, un porte-document et un pantalon autre que celui dont elle était vêtue. Son chandail était presque complètement enlevé.
Le « déshabillage paradoxal »
La scène s’expliquerait, selon le coroner, par le phénomène du « déshabillage paradoxal », qui survient dans 20 à 50 % des décès par hypothermie. « Cela se produit généralement lors d’hypothermie grave à modérée, alors que la personne devient désorientée, confuse et combative, peut-on lire dans le rapport d’investigation. Avant de mourir, la personne enlèvera tous ses vêtements, comme si elle brûlait, alors qu’en fait, elle gèle. »
Dans son rapport d’autopsie, le pathologiste a relevé un taux de 224 mg d’alcool par 100 ml de sang, soit près de trois fois la limite permise pour conduire. Or, le spécialiste précise qu’un des effets de l’alcool est de causer une vasodilatation périphérique des vaisseaux sanguins, augmentant ainsi la perte de chaleur corporelle.
« Elle était clairement, le soir du 28 février 2014, dans un état d’intoxication avancée, rappelle le coroner. Elle n’était pas convenablement habillée pour les circonstances. Elle n’avait pas de bottes d’hiver, mais de simples souliers et n’avait pas de bas. Elle portait un pantalon trois-quarts. Elle n’avait pas de gants, ni de chapeau. Elle ne portait aucun équipement pour éclairer le chemin emprunté. Avec le froid glacial qu’il faisait ce soir-là, elle est tombée rapidement en état d’hypothermie. »
Carrière politique
Avocate-fiscaliste, Nancy Charest a été députée libérale de Matane à l’Assemblée nationale de 2003 à 2007, alors que la Haute-Gaspésie faisait partie de cette circonscription. Pendant son mandat, elle a cumulé diverses fonctions politiques et ministérielles. Elle a notamment été adjointe parlementaire aux ministres de la Justice et des Finances. Lors du scrutin de 2007, elle avait essuyé la défaite devant l’actuel député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé.
Aux élections fédérales de 2008 et 2011, elle s’était présentée sous la bannière du Parti libéral du Canada dans la circonscription de Haute-Gaspésie-La Mitis-Matane-Matapédia, où elle avait été respectivement battue par le bloquiste Jean-Yves Roy et l’actuel député indépendant, Jean-François Fortin. Par la suite, elle a été agente de diversification pour la Ville de Sainte-Anne-des-Monts. Au moment de son décès, elle était copropriétaire de la Poissonnerie Boréalis de Matane.
C’est ce qu’il est venu annoncer lors de son passage à Matane vendredi matin, en marge de sa tournée du Québec. « Il va y avoir une investiture qui va se faire ici, a-t-il indiqué. Le comté est vraiment un château-fort du mouvement indépendantiste et il va le rester. »
« Je suis aussi venu signifier que le Bloc québécois est toujours présent et plus mobilisé que jamais », a-t-il ajouté, notamment en réaction à la démission récente, au sein de son parti, du député de Haute-Gaspésie-La Mitis-Matane-Matapédia, Jean-François Fortin, qui siège maintenant comme indépendant. M. Beaulieu souligne que des prospects l’ont approché pour représenter la circonscription orpheline pour le Bloc. « Il y a des gens très intéressants, des gens implantés dans leur milieu, qui allient la jeunesse et l’expérience », estime-t-il.
Main tendue à Jean-François Fortin
Interrogé sur l’état de ses relations avec Jean-François Fortin, il a répondu qu’il avait encore et toujours la main tendue. « M. Fortin a pris sa décision et je la respecte, fait-il valoir. Mais moi, je pense que, pour le mouvement indépendantiste, l’union fait la force. Alors, j’invite tous les gens à revenir. La porte est toujours ouverte à M. Fortin. »
Mario Beaulieu n’appréhende pas la possibilité que Jean-François Fortin puisse se présenter comme député indépendant et qu’il puisse être élu en fonction de sa cote de popularité auprès de ses électeurs. « Ici, le mouvement indépendantiste est très fort, soutient-il. Je pense que les gens comprennent bien qu’il faut se rassembler. Des candidats indépendants, il y en a très très peu qui réussissent à gagner. Il y a André Arthur qui a réussi à gagner. Mais, à part ça, nommez-en? Il n’y en a à peu près pas. Donc, je continue à penser que la région, ici, va continuer à être un bastion du mouvement indépendantiste. »
Il admet toutefois qu’il lui faudra un candidat plutôt solide. Néanmoins, il s’empresse d’ajouter que Jean-François Fortin ne fait pas l’unanimité. « Même avant mon arrivée au Bloc, il y avait des dissensions, avance-t-il. Moi, je crois que M. Fortin devrait se rallier, d’une part pour le bien du mouvement indépendantiste et d’autre part, pour la défense du Québec, qui sera toujours plus forte quand on est ensemble. »
« Le gouvernement veut une solution moins coûteuse, explique le maire de la municipalité d’environ 300 habitants, Dario Jean. On a deux soumissions sur lesquelles nos ingénieurs ont travaillé, soit deux ponts avec une armature de béton pour 3 M$ ou un ponceau à la longueur qui serait de 4 M$. Donc, il faut refaire les calculs. Des ponceaux d’acier, peut-être que ce serait moins cher. »
Travaux à faire bientôt
Entre-temps, les travaux pour la reconstruction du chemin de la Mine Candego devraient débuter en octobre, dans la mesure où la municipalité aura obtenu les autorisations requises. Cette route mène au cimetière, où deux corps attendent d’être mis en terre. De plus, elle mène aux érablières Élixir et des Entreprises 3B. Avec sa vingtaine d’emplois, même si la majorité d’entre eux sont saisonniers, l’érablière des Entreprises 3B est le deuxième plus gros employeur de Marsoui. Le chemin de la Mine Candego est aussi un territoire de chasse.
« Le pont est intact, précise le maire Jean. C’est l’approche du pont qui a été emportée par la rivière. Il faut refaire l’approche, tasser la rivière pour la remettre dans le lit qu’elle avait avant et faire un enrochement. » Les coûts sont estimés à 320 000 $.
Le centre du village sera nettoyé
La tranchée creusée en plein centre du village par le débordement du ruisseau Moïse devrait également être nettoyée et débarrassée de ses débris avant le début de l’hiver. « Il faut récupérer les ponceaux qui sont tombés dans la rivière, indique Dario Jean. Il faut aussi se départir des tuyaux d’acier qui sont sur le camping. »
La route menant à la station d’alimentation en eau de la municipalité devrait aussi être réparée avant la saison froide. Le ponceau avait également été emporté dans le ruisseau Moïse. « On a actuellement accès par un chemin de VTT et de motoneige, raconte M. Jean. Ce n’est pas l’idéal! »
De passage en Gaspésie à l’occasion de sa tournée du Québec, Madame Roy précise qu’elle rencontrera le maire de Ristigouche-Sud-Est, François Boulay, mercredi afin de discuter des formes d’aide que l’Union des municipalités du Québec (UMQ) peut déployer pour aider le village de 168 habitants.
« On va explorer au niveau d’un soutien financier », a indiqué Suzanne Roy, qui est mairesse de Sainte-Julie, un peu à l’est de Montréal. « On veut aider le maire dans ses démarches (…) et dans sa promotion ».
Ristigouche–Sud-Est n’est pas membre de l’UMQ et la rencontre de Mme Roy avec le maire Boulay ne s’inscrit pas dans un effort de recrutement.
« La rencontre n’est pas conditionnelle à ce que le village devienne membre. C’est une question de solidarité municipale (…) N’importe quelle municipalité aurait pu se retrouver dans la position de Ristigouche-Sud-Est. C’est la responsabilité d’un conseil de défendre les intérêts de ses citoyens (…) C’est un appui politique extrêmement important », poursuit Mme Roy.
Elle croit que Gastem aurait pu s’attaquer au règlement adopté par Ristigouche-Sud-Est en mars 2013, règlement visant à garder une distance de deux kilomètres entre un forage pétrolier et un puits d’eau potable, plutôt qu’à la municipalité.
Elle croit dans le même ordre d’idée que le conseil municipal du village gaspésien était de bonne foi quand il a adopté ce règlement. « Quatre-vingts municipalités ont fait la même chose au Québec. Elles n’étaient pas de mauvaise foi! », tranche Mme Roy.
Gastem préparait un forage quand la municipalité a adopté son règlement. La firme a intenté une poursuite de 1,5 M$ en dommages. Le village tente d’amasser 225 000 $ pour assurer sa défense.
Le montant que l’UMQ versera à la municipalité sera déterminé à une date ultérieure, et annoncé une fois que l’exécutif de l’organisme l’aura approuvé.
Le directeur général de l’UMQ, Jasmin Savard, précise d’autre part que la mutuelle d’assurances représentant les 200 membres de son regroupement aurait défrayé les coûts de la poursuite liée à Gastem, ce que la mutuelle représentant Ristigouche-Sud-Est ne fera pas. « Dans les clauses contractuelles de nos polices, ce genre de cause aurait été couvert », note-t-il.
Pendant son séjour en Gaspésie, Suzanne Roy veut aussi parler de fiscalité liée au programme d’infrastructures Canada-Québec-municipalités, dont elle veut revoir les paramètres.
« Ces programmes sont partagés à raison du mode tiers-tiers-tiers (…) Mais Québec reçoit 27 cents pour chaque dollar investi, et Ottawa, 30 cents. En réalité, elles (les infrastructures) coûtent 76 % à la municipalité », assure Mme Roy.
Elle présente de plus le point de vue de l’UMQ sur le déficit actuariel de 4 milliards $ des fonds de pension des employés du secteur public. Elle est d’avis qu’il doit y avoir une période de négociations locales, qu’il faut revenir à une capitalisation de 100 % des fonds, qu’il faut un fonds de stabilisation pour créer une réserve afin de parer les coups durs venant de récession comme en 2008, qu’il faut arriver à un partage égal des contributions entre employeurs et employés et être équitable entre les générations.
« L’important, c’est qu’on a une obligation de résultats. Nous ne disposons pas d’une période infinie de négociations et il y aura un tiers pour trancher », conclut-elle.
« C’est la première fois qu’il y a une étude dans ce secteur de pêche au Canada, fait savoir l’un des auteurs, le biologiste Francis Coulombe du Centre d’innovation de l’aquaculture et des pêches du Québec (MÉRINOV) de Gaspé. Celui-ci a codirigé l’étude financée par l’Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail avec deux spécialistes en ergonomie de l’Université Laval, Sylvie Montreuil et Jean-Guy Richard.
Francis Coulombe a procédé aux observations en mer avec un technicien formé par l’École des pêches et de l’aquaculture du Québec de Grande-Rivière, Michel Tremblay. Ils ont monté à bord de sept homardiers, soit trois de la Gaspésie et quatre des Îles-de-la-Madeleine. La région compte un total de 495 équipages qui pratiquent la pêche au homard.
Un métier dangereux
Sylvain Arsenault de Bonaventure fait partie des pêcheurs qui ont participé à l’étude. Le capitaine, qui pratique la pêche au homard depuis bientôt 25 ans, connaît les dangers associés à son métier. Il a déjà vécu des situations qui auraient pu être dramatiques. “Ça m’est arrivé de me prendre le pied dans les cordages et j’ai vu des aides-pêcheurs à qui c’est arrivé aussi”, se souvient-il encore avec effroi, en rappelant les cas récents de deux pêcheurs qui sont tombés par-dessus bord et qui se sont noyés ou qui sont disparus en mer ces dernières années.
Selon le chargé de projet, Francis Coulombe, la première journée de pêche au homard en est une à haut risque. “Ils doivent charger beaucoup de casiers sur leur bateau, illustre-t-il. Le pont est encombré. C’est aussi une activité extrêmement compétitive, où ils doivent faire vite. Les conditions ne sont pas toujours favorables non plus. En mer, quand ils relancent les lignes à l’eau, il y a du cordage sur le pont. C’est facile de se prendre les pieds dedans.”
Les chercheurs ont dégagé deux axes d’intervention prioritaires : le partage de conseils et de trucs entre pêcheurs ainsi que l’amélioration de certains équipements de pêche. Ces recommandations devraient normalement être validées au courant de la prochaine saison de pêche.
Le capitaine Arsenault corrobore ces recommandations. Mais le pire ennemi du marin demeurera toujours, selon lui, le mauvais temps.
Le copropriétaire Alexis Poirier évoque des raisons personnelles et familiales pour expliquer cette décision. « Nos étés sont assez remplis, fait-il valoir. On va pouvoir avoir un petit “break”. »
Cette nouvelle n’est pas sans causer une véritable onde de choc dans la communauté, surtout chez les acteurs qui s’efforcent de développer le tourisme hivernal en Haute-Gaspésie. « Je suis vraiment surprise, s’exclame l’agente de promotion touristique du Centre local de développement (CLD) de la Haute-Gaspésie, Marie-Ève Blanchette, à qui GRAFFICI.CA apprenait la nouvelle. Pourtant, ça semblait bien fonctionner, l’hiver. Mais c’est une décision d’affaires et ça leur appartient. Je n’ai pas à commenter ça. »
Une clientèle à la recherche d’activités
« C’était plein les fins de semaine ainsi que les deux à trois semaines pendant la relâche scolaire et les Fêtes, explique M. Poirier. L’hiver, les clients viennent pour faire du ski et de la raquette. On offrait des forfaits avec toutes les compagnies dans le domaine. Mais entre les deux, quand il n’y avait pas d’activités à faire parce qu’il n’y avait pas de neige, on n’avait presque personne qui venait. »
Les copropriétaires du Sea Shack ont donc décidé de miser sur leur offre touristique estivale. « Les cinq derniers hivers, on a stagné, souligne Alexis Poirier. Mais l’été, on explose. C’est en progression. Cet été, on a eu une hausse d’environ 35 %. Ça prend pratiquement tout l’hiver pour préparer l’été. »
Des hivers coûteux
Les revenus générés pendant la saison froide représentaient environ 20 % du chiffre d’affaires annuel de l’établissement. Par ailleurs, M. Poirier estime que les coûts pour rester ouvert l’hiver étaient trop élevés. « Ce n’est pas évident non plus de rester ouvert l’hiver, estime-t-il. À cause de notre emplacement, sur le bord de la mer, ça gèle et tout brise. Ça coûte cher, d’autant plus qu’il faut chauffer beaucoup ».
Un autre problème, selon l’homme d’affaires, c’est l’éloignement de la Gaspésie par rapport aux grands centres. « Les gens ont peur de prendre la route, observe M. Poirier. Combien de fois on a perdu de la clientèle, les week-ends, parce que la route était fermée! Dans ce temps-là, on perd trois nuits à cause de la tempête. On ne peut pas leur charger quand même, la route est fermée. Ils nous en voudraient et ne reviendraient pas! »
« Le bruit des arbres », qui met en vedette les comédiens Roy Dupuis et Antoine L’Écuyer, dispose d’un budget de 1,28 M$ et est produit par Ziad Touma de Couzin Films. Coscénarisé par Sarah Lévesque et François Péloquin, celui-ci signe également la réalisation. Le tournage, d’une durée de cinq semaines, se déroule surtout dans la Matanie, mais aussi dans la Matapédia et dans La Mitis.
« On cherchait une rivière avec un petit pont duquel on pourrait sauter, explique le réalisateur, François Péloquin. Dans la Matanie, soit que les rivières sont trop grosses, soit qu’elles sont trop basses. Alors, après des jours et des jours de recherche, on a trouvé, sur la rivière Sainte-Anne, un petit pont qui sert surtout à faire traverser les motoneiges. C’est là, sur la rue Saint-Joseph, à Sainte-Anne-des-Monts, qu’on a tourné la scène. Ça n’a pas été facile. C’était de nuit, il faisait froid et des comédiens devaient sauter dans la rivière. »
La Gaspésie selon Roy Dupuis
Roy Dupuis trouve son séjour très plaisant. « J’étais déjà venu en Gaspésie, indique celui qui s’est d’abord fait connaître pour son rôle d’Ovila dans “Les filles de Caleb”, puis ensuite en jouant dans la série télévisée “La femme Nikita”, diffusée dans 50 pays. J’ai fait le tour de la Gaspésie à 15-16 ans. Je l’ai fait une couple de fois sur le pouce. Je suis venu deux fois dans le Parc Forillon, mais ça devait faire une dizaine d’années que je n’étais pas venu en Gaspésie. » Par contre, c’était la première fois qu’il tournait dans la péninsule.
« Le monde est vraiment très gentil, très sympathique, souligne l’acteur. C’est très accueillant. Puis, en plus, la région est magnifique. » Il dit d’ailleurs profiter de son séjour dans la région pour se promener et bouger. « J’aime ça, faire de la route, raconte-t-il. La route est belle. J’ai aussi monté le mont Albert dans le Parc de la Gaspésie. C’est magnifique! »
Dans « Le bruit des arbres », Roy Dupuis incarne le personnage de Régis Otis, dont le fils de 17 ans, Jérémie Otis, joué par Antoine L’Écuyer, rêve d’un ailleurs meilleur, loin de la scierie familiale de Saint-Ulric. Le film devrait sortir sur les écrans de cinéma à l’automne 2015. Lors de sa sortie, un tapis rouge est prévu à Matane.
Respect de la vie privée