le Lundi 21 septembre 2026

La pièce, qui devait être présentée le 6 juillet dans le cadre du 5e Rendez-vous des arts marsois, avait dû être reportée en raison des inondations. « Toujours aussi mordantes et rafraîchissantes, Arthur n’aura pas eu raison des “belles-soeurs”, malgré un peu de retard sur l’horaire prévu », explique l’agente culturelle, Anne Sohier.

 

Neuf mois de travail

 

La présentation de ce monument de la dramaturgie québécoise est le fruit de neuf mois de répétitions dirigées par Marc Fraser dans le cadre d’ateliers de théâtre. « Comme on avait besoin de quatorze comédiennes, on est allés en chercher à Sainte-Anne-des-Monts, La Martre et Mont-Louis, en plus de Marsoui, indique Mme Sohier. J’ai dû moi-même me résoudre à faire partie de la pièce. Je fais le personnage d’Angéline Sauvé. »

 

« On fait la pièce intégralement, poursuit-elle. Avec l’entracte, ça dure deux heures et demie. C’est une occasion qu’on offre aux gens de la région de voir du Michel Tremblay. Tout le monde connaît “Les belles-soeurs”, mais qui l’a vue? »

 

Encouragement de l’auteur

 

L’agente culturelle n’est pas peu fière d’avoir reçu un message de l’auteur de la pièce. « On a un beau petit mot de Michel Tremblay qui va être dans le programme, souligne Anne Sohier, en prenant soin de préciser combien elle a été touchée par cette délicatesse du grand dramaturge, au point d’en pleurer. C’est moi qui lui avais demandé. Pour les comédiennes, c’est important. On a l’encouragement de l’auteur lui-même. Ça montre sa grande générosité. »

 

Cette pièce phare de Michel Tremblay a fait l’effet d’une bombe à sa sortie en 1968. Interprétée depuis ce temps dans plusieurs pays et dans une multitude de langues, l’oeuvre tourne autour de Germaine Lauzon qui convie treize femmes de son entourage à une corvée de collage de timbres-primes qu’elle vient de gagner. « C’est comme les Air Miles aujourd’hui, compare Mme Sohier. Elle croit que c’est gratuit, mais elle va s’apercevoir que ça va lui coûter cher. Ça laisse place à la jalousie et à l’envie. C’est encore bien d’actualité. C’est du Michel Tremblay! »

 

Il ne reste que bien peu de billets pour les trois représentations de Marsoui. « C’est presque à guichet fermé », fait savoir Anne Sohier. Par contre, ceux qui n’auront pas pu obtenir de billet sont conviés le 27 septembre à l’Espace culturel La Pointe sec de Saint-Maxime-du-Mont-Louis. « On part en tournée », plaisante celle qui incarne le rôle d’une belle-soeur.

Ces audiences font partie d’un ensemble de rencontres publiques menées dans plusieurs villes et ayant pour but d’analyser le plan de compression de services d’Orléans Express.
 
À Carleton, il s’agissait surtout d’examiner les compressions dans la Baie-des-Chaleurs, où le transporteur veut supprimer un aller-retour par jour sur deux, et couper en plus un aller-retour Rimouski-Carleton. La firme veut globalement réduire de 91 à 15 le nombre d’arrêts entre Rimouski et Gaspé, par le nord ou le sud, et ne plus se rendre à l’est de Rimouski dans un an, s’il y a moyen d’assurer une entente avec un transporteur régional.
 
Charles Guérette, du Centre de santé de la Baie-des-Chaleurs a campé la position de son secteur en affirmant que « le transport fait partie des déterminants de la santé et du bien-être de la population », compte tenu aussi de la situation sociale assez précaire d’une partie des citoyens, et de la mobilité réduite de ceux n’ayant pas d’auto dans une région de distances.
 
L’autre porte-parole du Centre de santé, Michel Bond a précisé que 32 000 tests sanguins étaient envoyés annuellement en autobus par son organisme pour être analysés dans des hôpitaux de Rimouski, Québec, Sherbrooke et Montréal.
 
« Le trajet du soir, que vous voulez couper (…) nous permet d’arriver dans les délais prescrits (pour être analysés), soit moins de 24 heures (…) Si nous perdons le service de colis, que prendrons-nous, un avion, un taxi? Ce serait terriblement dispendieux pour le Centre de santé », a noté M. Bond.
 
Le départ d’autocar du matin ne permettait pas de respecter les délais d’analyse, puisqu’il s’agirait alors surtout d’échantillons de la veille. M. Bond a aussi fait remarquer au Graffici.ca que trois autres centres de santé, du Rocher-Percé, de Côte-de-Gaspé et de Haute-Gaspésie, vivaient la même réalité.
 
Il a aussi souligné que la suppression d’un aller-retour par jour allongerait la durée de séjour des patients prenant l’autobus pour bénéficier d’examens à Rimouski ou plus à l’ouest. « Ces patients doivent passer une nuit de plus à Rimouski, parce qu’ils ne peuvent revenir le soir (…) Il y a des coûts de plus, pour le coucher (…) et le temps de travail perdu. Ça a une incidence sur les organisations, également ».
 
Marjolaine Castonguay, présidente de Pesca Environnement, une firme-conseil employant près de 40 personnes à son siège social de Carleton, s’est déclarée « très secouée » par le plan de compression d’Orléans Express.
 
« Vous faites partie du succès de mon entreprise. Vous me rendez agile. Là, vous allez couper mon agilité (…) Le saviez-vous que vous transportiez mes offres de services. J’aimerais ça, être à votre place. Je n’ai jamais eu ça, une salle pleine de monde qui dit qu’on aime ça ce que je fais », a-t-elle précisé.
 
Le député fédéral Philip Toone a eu quelques échanges serrés avec les représentants d’Orléans Express, l’avocat David Blair et le vice-président au développement des affaires, Marc-André Varin. L’assistance a notamment appris, suite aux questions de M. Toone, que le bilan présenté par le transporteur n’incluait pas les revenus tirés du transport de colis.
 
Le commissaire Marc Delage a précisé que son organisme n’avait pas juridiction en la matière. Marc-André Varin a répondu au député fédéral qu’il n’avait les revenus du transport de colis hier.

L’événement a comme objectif de faire revivre la tradition des conteurs et de mettre en lumière le patrimoine oral de la Gaspésie.

Programmation

L’ouverture officielle du Festival est prévue à 17 h, le jeudi 28 août, dans la salle de l’Espace culturel La Pointe sec de Mont-Louis. L’activité se terminera sur une prestation de Fred Péloquin. « C’est un musicien qui est conteur sur les bords », résume l’organisateur du Festival, musicien et promoteur de l’Espace culturel La Pointe sec, Yanik Élément. Fred Péloquin a notamment été accordéoniste pour Marco Calliari.

Au cours des trois jours suivants, la même formule s’appliquera : la soirée débutera par une prestation à la Maison du conte, suivie d’un spectacle en salle dans l’Espace culturel, pour se terminer par une animation autour d’un feu de grève à la Pointe sec, sur le bord de la mer.

Le vendredi 29 août, Gaétan Pelletier, Abel (Fernand Alain) et Stéphane Albert se succéderont à tour de rôle. Natif de Sainte-Anne-des-Monts, Gaétan Pelletier est un passionné d’oralité et de l’histoire de la Gaspésie. Dans la peau de son personnage Abel Maldemay, Fernand Alain présentera « Histoires de galeries ». La soirée prendra fin par une prestation de Stéphane Albert, héritier des vieilles histoires de sa grand-tante.

Le samedi 30 août, la soirée débute avec Denis Gadoury. « C’est un excellent conteur, souligne Yanik Élément. Il est captivant. Il dit que le conte, c’est un banc, un public et une bonne histoire. » Le public est ensuite convié au spectacle solo de Michel Faubert, figure bien connue du monde de la musique traditionnelle et du conte au Québec. On retrouvera ensuite Stéphane Albert autour du feu de grève.

Le dimanche 31 août, Marc Fraser s’arrêtera à la Maison du conte. Le Gaspésien racontera l’histoire intitulée « L’homme qui allait vêler ». L’activité sera suivie en salle de « Conte en dub » avec Michel Faubert et André « Dédé » Vander. L’ancien bassiste des Colocs, maintenant installé à Mont-Louis, compte plus de 20 ans d’expérience en carrière, tant dans l’écriture que dans la composition musicale.

La Maison du conte

« On fait comme autrefois, où les gens se réunissaient dans les maisons, explique Yanik Élément. J’aime bien faire déplacer les gens dans des lieux incongrus. Dans la petite maison rouge, qu’on appelle, pour l’occasion, la Maison du conte, une trentaine de personnes viennent écouter une histoire. »

La Maison du conte est située au 16, 1re Avenue Est, au cœur du village de Mont-Louis.

« Il y a 93 quais pour petits bateaux au Québec. Ça fait 100 000 $ par quai en moyenne », aborde le député, conscient que seuls quelques-uns des 93 quais recevront de l’argent.
 
« Ça fait des années qu’on n’a pas fait l’entretien de ces quais. À Percé, on a vu ce que ça donnait l’an passé, alors que le ministère a fermé le quai sans avis. La pression populaire l’a fait ouvrir, mais même-là, Pêches et Océans Canada se traîne les pieds. On dépose des petits cadeaux ponctuels, et aléatoires. Ce n’est pas la façon de faire. Il faut un plan, il faut prioriser. Il faut étudier les quais de façon méthodique et il faut donner l’heure juste. Je ne suis même pas certain que le ministère a les ressources pour effectuer cette tâche maintenant. Il y a eu tellement de coupures à Pêches et Océans », juge le député néo-démocrate.
 
La somme de 10,3 M$ n’est pas ventilée par Pêches et Océans Canada. Elle constitue une baisse de 300 000 $ par rapport aux 10,6 M$ annoncés en 2013 pour les ports pour petits bateaux du Québec.
 
« Nous ne publions pas de chiffres par projet parce que nous sommes ou nous serons en processus d’appel d’offres. Pour obtenir la meilleure soumission, il est mieux de ne pas publier la somme que nous pourrions payer », précise Michel Plamondon, porte-parole du ministère fédéral.
 
Pour les mêmes raisons, assure-t-il, il ne dévoile pas de ventilation pour chacun des secteurs, que ce soit la Gaspésie, les Îles-de-la-Madeleine ou la Côte-Nord.
 
Il est acquis que deux projets de réfection des quais seront entrepris en Gaspésie. Pêches et Océans Canada supervisera la construction d’un brise-lame et le déplacement de quais flottants à Saint-Georges-de-la-Malbaie. La circulation est interdite sur ce quai parce qu’il est dangereux. Cette situation, incluant l’état général des installations, est dénoncée par les pêcheurs depuis plusieurs années.
 
La reconstruction du quai de Sainte-Thérèse-de-Gaspé sera démarrée cette année, mais il faudra deux ans pour terminer ce chantier.
 
En ce qui a trait au quai de Percé, Michel Plamondon précise qu’un projet pourrait être déposé au cours de l’automne à son ministère par les autorités locales. Après la fermeture controversée de mai 2013, le dialogue a été rétabli entre des interlocuteurs de Percé et Pêches et Océans Canada.
 
Des travaux de dragage et d’entretien ont été ou seront effectués aux ports de Saint-Godefroi, de Port-Daniel-Est, de L’Anse-à-Beaufils, de l’Anse-à-Brillant, de Bonaventure et de Gascons. L’équipement de Sani-Sable, de Maria, était déjà à l’œuvre au début de juin.

C’est le plan qui a été convenu par l’armateur, propriétaire de ces dragues, après une entente qui a tardé à être conclue avec son assureur, venant ainsi expliquer le délai de huit mois qui aura été nécessaire avant de prendre cette décision. « Les barges sont une perte totale, confirme le directeur des affaires publiques du Groupe Océan de Québec, Philippe Filion. Elles vont être découpées en morceaux à marée basse. On prévoit commencer les travaux d’ici la fin du mois. On parle d’une trentaine de jours pour le démantèlement. »

Travaux

Les travaux pourront débuter dès que le Groupe Océan aura en main le certificat d’autorisation environnementale provenant du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

Le chantier sera confié à un sous-traitant. Celui-ci revendra l’acier qui est récupérable. Tout ce qui n’a aucune valeur prendra le chemin d’un dépôt de matériaux secs, conformément aux normes du Ministère.

Soulagement

Des résidents du secteur et des élus de la Haute-Gaspésie poussent un soupir de soulagement de savoir que ces épaves seront débarrassées des lieux. Quoi qu’il en soit, elles frappaient le regard et attiraient beaucoup de curieux. « C’est rendu une attraction touristique, indique le préfet de la Haute-Gaspésie, Allen Cormier. Je veux bien y croire, mais je suis inquiet à cause de la rouille. Je suis soulagé de savoir que le Groupe Océan envisage de les retirer de là bientôt. »

Philippe Filion comprend l’inquiétude exprimée par les gens. « C’est un accident de les avoir échappées, tient à rappeler le porte-parole du Groupe Océan. On ne voudrait pas que notre réputation soit ternie à cause de ça. On a sécurisé les lieux immédiatement en retirant les hydrocarbures. Il y a des épaves au fond du Saint-Laurent qui dégagent pas mal plus de rouille que nos barges! »

Les chalands I.V. no 9 et I.V. no 10, d’une longueur respective de 28 et 33 mètres, avaient été construits en 1936. Ils avaient été achetés de Dragage Verreault des Méchins, après sa faillite en 2012, puis radoubés. Un remorqueur du Groupe Océan, l’André H., les avait échappés, le 15 décembre, en pleine tempête de neige. Partis de Gaspé, ils devaient être toués jusqu’à leur port d’attache de l’Île aux Coudres.

La directrice du festival, Meghan Clinton, n’avait pas en mains tous les chiffres lors de sa conclusion, mais elle pouvait d’une part prédire qu’il y en aura un septième en 2015, et que les organisateurs ont pu gérer la croissance.
 
« Nous nous disons souvent que notre festival ne peut croître parce que nous ne pouvons accommoder plus de monde. Dans les faits, pas mal plus de gens sont venus et nous avons réussi à les recevoir. J’ai demandé à nos directeurs de services, à la cantine, au bar et aux installations sanitaires par exemple, comment ça s’était passé et ils ont dit : “sans problème”. Ç’a bien été », dit-elle.
 
Le programme mettait notamment en vedette le chanteur Patrick Watson samedi, pour la modique somme de 5 $, un montant permettant de voir aussi Plants and Animals et les Clemville Kids, notamment. « C’était la plus grosse soirée des six ans du festival », note Meghan Clinton.
 
Le Festival de musique, créé en appui à l’Exposition agricole de Shigawake, qui fêtait ses 100 ans en 2009, réussit de petits miracles de programmation avec un budget de moins de 50 000 $ parce que les groupes, principalement des formations de la scène anglo-montréalaise, adorent l’aspect décontracté de l’événement et l’ont pris en affection. Ils s’y voient un peu en vacances. Le public suit.
 
« Je viens de découvrir la plus grande concentration de talent musical au pouce carré, peu importe l’endroit », disait dimanche après-midi Jean-Marc Major, de Saint-Elzéar, quelques minutes après avoir vu Blood and Glass, et avant d’assister à la performance des Chercheurs d’or et des Barr Brothers.
 
Hélène Lelièvre, de Chandler, a été convaincue de venir à Shigawake par des amis qui avaient assisté au festival en 2013.
 
« Je suis surprise de voir autant de groupes de qualité. Cette année, il y a une évolution qui s’est faite de façon radicale. C’est magique. Les gens de Shigawake sont respectueux. Les enfants s’amusent et ça ne dérange personne. C’est très accueillant. C’est un concept extraordinaire. C’est grâce à qui? Ça revient à une organisation qui a 105 ans. Il y a une chaleur ici, de la fraîcheur. Et il n’y a pas de policiers ici, même si c’est un festival », aborde Mme Lelièvre.
 

L’accessibilité demeure la force du festival, poursuit-elle. « Ici, tous les groupes se promènent, se mêlent à l’atmosphère. C’est très rare. C’est extraordinaire. J’apprends que les musiciens ne vont pas dans les hôtels, qu’ils restent dans des maisons du coin. Chapeau à ces gens qui les accueillent. Il ne faut pas que ce (le festival) soit trop gros », conclut-elle.

C’est le diagnostic auquel en sont venus les experts de l’Institut Philippe-Pinel de Montréal, au terme d’un examen psychiatrique effectué sur l’accusé pendant 45 jours. « C’est le même examen qui s’est déroulé en deux séquences, explique son avocat, Me Pierre Gagnon. Après la première séquence, les médecins ont demandé une période de temps additionnelle à la durée prévue initialement. »

Les analyses des psychiatres ont déterminé que Christian Chabot était en mesure de comprendre les procédures auxquelles il devra se soumettre et son habileté à collaborer avec son procureur.

Changement d’apparence et d’attitude

L’accusé a comparu très brièvement au palais de justice de Mont-Joli lundi, devant le juge Jean-Paul Decoste. Chabot affichait une apparence physique et un comportement complètement différents de ses comparutions antérieures. Cheveux très courts et rasé de près, il est entré à la cour la tête haute. Il regardait droit devant lui. Avant de quitter la salle d’audience, il a interpelé tout haut son avocat.

Lors de ses comparutions précédentes, il était apparu confus, le dos arqué et ne quittait pas des yeux ses mains, qu’il tournait d’un côté et de l’autre. Il avait les cheveux plus longs et portait la barbe. « Au-delà de l’examen, on lui a prodigué certains traitements, fait savoir Me Gagnon. Ça semble avoir amélioré la situation. » Avant son départ pour Pinel, Me Pierre Gagnon n’avait jamais réussi à établir une communication avec son client. « Le passage à l’Institut Pinel a réglé la situation, indique Me Pierre Gagnon. Je suis maintenant capable d’avoir un dialogue avec monsieur. »

Retour en cour

Christian Chabot devra revenir devant le tribunal le 6 octobre au palais de justice d’Amqui. « À cette étape-ci, je n’ai qu’une partie de la preuve qui est très fragmentaire, souligne le procureur de Rimouski. Alors, il est très difficile pour nous de fixer une date pour l’enquête préliminaire. On attend la suite de la preuve qui nous sera divulguée. » Il est toujours impossible de connaître le lieu où le drame s’est joué.

L’accusé demeure incarcéré au Centre de détention de Rimouski. Le Montréalais a été formellement accusé, le 11 juin, des meurtres prémédités de Michel Clusiau, 37 ans et de son fils, Mathieu Clusiau-Perron, 5 ans, deux résidents de la métropole. Les cadavres avaient été découverts deux jours avant dans une voiture laissée en bordure de la route 132 à Routhierville.

Lors d’un passage en Gaspésie qui s’est conclu jeudi matin, le leader du Nouveau parti démocratique a rappelé que « les emplois saisonniers ont toujours fait partie de la réalité » de certaines régions.
 
« Les régions ont été bâties avec des emplois saisonniers. Si on ne tient pas compte des emplois saisonniers, on accule des employeurs à la faillite », a-t-il indiqué.
 
La réforme instituée en 2012 force les travailleurs à élargir le territoire à l’intérieur duquel ils doivent chercher un emploi. Elle peut aussi déboucher sur une perte importante de revenus, jusqu’à 30 %, une situation qui a incité les critiques de la réforme à dire que le gouvernement encourageait le travail à bas salaire.
 
Thomas Mulcair a rappelé que le gouvernement conservateur avait versé des subventions aux grandes entreprises pétrolières et aux banques.
 
« Ce sont les contribuables à faible revenu qui ont financé les grandes entreprises (…) avec la caisse de l’assurance-emploi », a déploré le chef du NPD.
 
Maurice Quesnel, de la Table de concertation en assurance-emploi et directeur de la Chambre de commerce de la Baie-des-Chaleurs, a rencontré Thomas Mulcair mercredi pour discuter de l’impact de cette réforme.
 
« Certains de nos membres voulaient que ça bouge à l’assurance-emploi pour qu’il y ait des incitatifs à rallonger la période de travail, mais ce qui se passe, notamment la coercition, n’est pas adapté à notre réalité, considérant que 80 % de nos entreprises évoluent en tourisme, en foresterie et dans les pêches. Nous nous sommes entendus pour que des cas spécifiques, illustrant les failles du système, soient présentés pour faire bouger les choses. On sait que M. Harper veut prendre les gens des régions pour les emmener en Alberta. Mais il n’est pas facile d’obtenir de l’information de ce gouvernement », note M. Quesnel.
 
Sous financement des infrastructures portuaires et ferroviaires

Thomas Mulcair s’est aussi attardé au sous-financement des quais et de l’infrastructure ferroviaire en général et en Gaspésie en particulier. Il s’est servi de sa visite chez GD Rail, l’atelier de réparation de matériel ferroviaire de New Richmond, pour mettre en relief les lacunes du présent gouvernement. La firme perd des contrats parce que la capacité portante du chemin de fer est trop faible, alors qu’Ottawa n’a pas versé un sou dans cette infrastructure ferroviaire depuis 2011.
 
« C’est toute une région qui est en train d’être physiquement coupée par son gouvernement fédéral », a-t-il dit, en incluant la négligence caractérisant les quais et le fait que le service d’Autocars Orléans est menacé d’importantes compressions en Gaspésie.
 
« Il n’y a qu’une seule catégorie de citoyens qui ne paie pas sa juste part d’impôt, les grandes compagnies », a insisté M. Mulcair.

Un homme qui vivait à Marsoui a récemment vendu sa maison. Il y a laissé quelques objets dans le garage. En y regardant attentivement, le nouveau propriétaire tombe sur un objet qui lui semble être un obus. Il appelle alors la police.

« Les policiers lui disent de ne toucher à rien et érigent un périmètre de sécurité, rapporte Sandra Gauthier, directrice générale d’Exploramer de Sainte-Anne-des-Monts. Ils appellent les artificiers de la Sûreté du Québec. Ils arrivent avec les gyrophares en pleine nuit. Ils s’aperçoivent qu’il n’y a pas de poudre et que l’objet n’est donc pas dangereux. Mais il est trop ancien. Ils ne savent pas ce que c’est. Ils appellent l’armée, mais on ne le savait pas non plus. »

Objet rare

Après des recherches plus poussées, on en vient à la conclusion qu’il s’agit d’un bathythermographe. « C’est un équipement patrimonial inventé dans les années 30 », signale Mme Gauthier. Cet appareil océanographique aurait possiblement servi à mesurer la température de l’eau dans le Saint-Laurent, lors des premières avancées scientifiques réalisées dans le fleuve. Le bathythermographe aurait également été utilisé par les sous-mariniers pendant la Deuxième Guerre mondiale.

Il ne resterait que six exemplaires de cet appareil au Canada. La découverte de ce vestige a vite fait l’objet de la convoitise de quelques musées québécois qui auraient bien aimé mettre la main dessus. « J’ai indiqué aux policiers que comme l’objet avait été trouvé en Haute-Gaspésie, qu’il me semblait tout à fait normal qu’il demeure en Haute-Gaspésie », raconte la directrice d’Exploramer. Le directeur du poste de la Sûreté du Québec de Sainte-Anne-des-Monts, Martin Landry, a décidé de remettre l’artefact au musée de l’endroit.

Les changements climatiques sont une source de préoccupation de plus en plus grande chez les scientifiques. Les paramètres physicochimiques de l’eau sont au cœur de leurs recherches. Ainsi, les biologistes d’Exploramer de Sainte-Anne-des-Monts ont décidé de faire leur part en cherchant à établir des corrélations entre l’acidification du golfe du Saint-Laurent et l’état de santé du buccin commun.

Bourgots en mauvais état

« On s’est aperçu, au cours des dernières saisons, que nos casiers de bourgots étaient de plus en plus vides et que les bourgots qu’il y avait étaient en mauvais état, explique la directrice générale d’Exploramer, Sandra Gauthier. Leur coquille était pleine de trous. C’est à cause de l’acidification de l’eau. On a donc décidé de faire une étude sur cinq ans où des données scientifiques seront recueillies. » Les touristes qui prennent part à l’expédition en mer se transforment ainsi en océanographes d’un jour.

Les visiteurs sont donc invités à participer à la collecte des données scientifiques, telles que la température de l’eau, la turbidité, la salinité et le pH. Ils assistent aussi à l’opération de marquage des buccins qui consiste à en identifier cinq par jour, puis à les remettre à l’eau. « On a deux balises à deux endroits différents, précise Mme Gauthier. On recueille des données en marquant les bourgots. On mesure leur épaisseur et l’état de leur coquille. »

Dresser un portrait du buccin

Cette identification permettra de documenter l’évolution du mollusque, soit sa taille, ses déplacements, sa transformation et le perçage de sa coquille lorsqu’ils seront recapturés. « Ça nous permettra de comprendre leur dégradation, tout en permettant aux touristes d’en apprendre davantage sur les impacts des changements climatiques sur les bourgots », souligne la directrice d’Exploramer. En d’autres mots, l’excursion Laboratoire sur la mer offre une occasion originale de participer à la protection du milieu marin du Saint-Laurent.

L’information recueillie hebdomadairement à bord du bateau d’expédition Exploramer est ensuite compilée par les biologistes et diffusée sur le site Web de l’institution muséale. Dans cinq ans, les biologistes pourront dresser un portrait de l’état de santé des buccins de la Haute-Gaspésie et seront en mesure de valider le lien entre les facteurs physicochimiques et l’état de santé du bourgot.

Exploramer fait aussi appel à la collaboration des pêcheurs qui pourraient capturer des buccins marqués d’un code d’identification. Si tel est le cas, ils sont invités à les remettre à l’eau. Aussi, si des poissonniers et consommateurs tombent sur des bourgots marqués, ils sont priés de transmettre leur code d’identification à Exploramer par courriel à info@exploramer.qc.ca. De cette façon, l’équipe chargée du projet sera en mesure d’assurer un suivi optimal des individus qui font l’objet de la recherche.

Respect de la vie privée

En acceptant de partager certaines informations de navigation avec nous, vous nous aidez à nous améliorer et à vous offrir une meilleure expérience.
Activez les catégories que vous souhaitez partager, merci de votre aide!
Nécessaires au fonctionnement du site web.
  • Google Analytics
  • Vidéo
  • Google Ads
  • Facebook Pixel
  • Conversion Linker
  • Google Tag Manager