Le directeur de l’organisation, O’neil Cloutier, rapporte que des représentants du ministère sont récemment venus dans la région pour annoncer leurs intentions. Les postes de directeurs au bureau de Gaspé, des Îles-de-la-Madeleine et de Sept-Îles seraient abolis, ce qui fait craindre le pire aux pêcheurs souligne M. Cloutier. «On perd notre pouvoir de décision locale. Les bureaux sectoriels deviendront seulement des boîtes administratives», se désole-t-il, en ajoutant que ceux-ci jouent un rôle important. «Quand est venu le temps de rationaliser la pêche au homard, les moyens à prendre pour résoudre la problématique de la surexploitation de la ressource ont été décidés en région», donne-t-il en exemple.
Questionné sur le sujet, Pêches et Océans ne nie pas les informations de M. Cloutier. Le porte-parole, Frank Stanek, a répondu par courriel «qu’afin de réaliser des économies, Pêches et Océans Canada fera une meilleure utilisation de la technologie, éliminera les fonctions qui se chevauchent lorsque c’est possible et simplifiera sa structure de gestion». Le représentant du ministère assure que tous les changements «feront l’objet d’abord de discussions avec les syndicats et les employés» et «qu’il n’y aura aucune incidence sur les services à la population».
Le député fédéral de la Gaspésie-les-Îles, Philip Toone, croit que la perte de pouvoir décisionnel aurait un impact important dans la région. Le néo-démocrate accuse le gouvernement d’abandonner les pêcheurs de la Gaspésie, tout en questionnant la logique de cette possible rationalisation. «Pourquoi centraliser le pouvoir décisionnel à Ottawa quand on sait très bien que les décisions doivent se prendre ici, près de l’industrie? C’est plus difficile de comprendre les enjeux reliés à la pêche quand on n’est pas sur les lieux», pense l’élu.
M. Toone invite d’ailleurs la ministre, Gael Shea, en Gaspésie afin de «mieux comprendre les réalités» avant de prendre une décision.
Après avoir connu un mois de juin difficile, les acteurs de l’industrie touristique constatent aussi un ralentissement en juillet.
Au parc national de Miguasha, le responsable du service à la clientèle, Paul Lemieux, parle d’une diminution de 10% par rapport à 2012. Le Bioparc de la Gaspésie à Bonaventure a vu son nombre de visiteurs diminuer de 5% pour les deux premières semaines de juillet. La directrice, Marie-Josée Bernard, espère tirer profit des nouvelles habitudes des touristes, mais demeure tout de même prudente dans ses prévisions. «On sent que les gens déplacent de plus en plus leurs vacances au mois d’août. Mais depuis deux ou trois ans, il n’y a pas nécessairement d’augmentation de l’achalandage touristique marquante, on sent que ça plafonne», dit-elle.
Le propriétaire du manoir Belle plage à Carleton-sur-Mer, David Comeau, tire son épingle du jeu, mais constate moins de débordement au comptoir cet été. «Ayant 24 chambres, c’est plus facile pour moi de remplir mes chambres, alors je suis plein presque chaque année. Par contre, mon personnel a l’habitude de référer la clientèle dans les établissements avoisinants, mais ce n’est pas le cas cette année», raconte-t-il.
L’augmentation du prix de l’essence, la grève dans le secteur de la construction, la crise économique et l’attrait des États-Unis sont autant de causes ciblées par le milieu touristique pour expliquer cette diminution.
Coup de barre
La Chambre de commerce de la Baie-des-Chaleurs, qui constate aussi un ralentissement cet été, estime qu’un coup de barre s’impose pour augmenter l’achalandage touristique. Son directeur, Mauricie Quesnel, affirme que le milieu doit faire «davantage d’efforts» pour vendre la Baie-des-Chaleurs. Ce dernier estime que l’industrie ne doit pas attendre que l’Association touristique régionale de la Gaspésie mette en valeur les attraits du secteur.
«La campagne Gaspésie je t’aime, c’est pour l’ensemble de la région. C’est beau, je n’ai rien contre, mais elle demeure générale. Ici, dans la Baie-des-Chaleurs, chaque acteur a des produits intéressants pour attirer des gens pour plusieurs jours. Je pense qu’il faut s’allier pour mettre en place des publicités pour insister sur la Baie-des-Chaleurs, en faire une marque de commerce», explique-t-il.
Le directeur salue les initiatives comme Tourisme Baie-des-Chaleurs, mais évalue que ce n’est pas suffisant. La chambre réunira les intervenants touristiques après la saison pour discuter d’une stratégie.
Le manque de neige, la pluie et le gel l’hiver dernier ont fortement affecté la récolte du populaire fruit rouge. La ferme Bourdages de Saint-Siméon connait sa pire saison depuis le milieu des années 90. «C’est une perte de 70% pour notre première année de production et 95% pour notre deuxième année de production. Les fraisières n’ont pas passé l’hiver. C’est majeur», raconte le propriétaire, Pierre Bourdages.
Avec cette diminution, l’entreprise n’est pas en mesure d’expédier son produit sur le marché montréalais cette année. La ferme réussit tout de même à fournir le marché local, mais a dû réduire son volume de vente. «On fait de notre mieux pour approvisionner les commerces de la région, mais il y a tout de même eu, à quelques occasions, des pénuries.»
Les réserves de fraises permettent à l’entreprise de «régulariser» la confection de ses produits de transformation, assure M. Bourdages. Le propriétaire mise beaucoup sur la récolte de la fraise d’automne pour minimiser les impacts des pertes.
Les fermes Le Roy à Bonaventure ont quant à elles perdu 90% de leur production. La propriétaire, Yvette Leblanc, affirme que cette situation est du jamais vu. Devant ces pertes de revenus, cette dernière envisage même de mettre un terme à la production de fraises à moyen terme. «On se donne encore une autre année. Si on voit qu’on est capable de reprendre le dessus avec les fraisières, on va continuer. Sinon, on va faire autre chose. Il y a des limites à injecter de l’argent là-dedans, s’il n’y a pas de revenu, ce qui est le cas cette année», dit-elle.
L’homme âgé de 39 ans misera sur les thèmes de l’économie, de l’entreprenariat et de la santé pour convaincre les militants libéraux de voter pour lui.
M. Whittom estime incarner la nouvelle image que le chef Philippe Couillard souhaite donner au Parti libéral. « Je pense que je représente bien le renouveau dont M. Couillard parle constamment sur les diverses tribunes. J’ai 39 ans, je suis dans la fleur de l’âge, j’ai l’énergie, la force et un bon réseau de contacts. Je suis une personne qui valorise les valeurs entrepreneuriales », a-t-il déclaré lors du lancement de sa campagne, mardi, à Caplan.
Ancien conseiller spécial de l’ex-ministre de la Santé et responsable de la Gaspésie, Yves Bolduc, le candidat affirme que son réseau de contacts est avantage par rapport à ses deux adversaires. «Ayant œuvré au cours des deux dernières années dans la machine gouvernementale auprès du Parti libéral, je connais beaucoup de monde. Je connais les gens du parti, les anciens ministres et les sous-ministres qui sont encore-là aujourd’hui. Mes entrées auprès de la machine sont fraiches», souligne celui qui considère que son âge lui permettra «d’intéresser les jeunes» à la politique.
Le candidat n’est pas en mesure de quantifier ses appuis dans l’organisation locale, mais peut compter sur l’appui public de la préfet de la MRC du Rocher-Percé, Diane Lebouthillier.
M. Whitton se mesure à l’homme d’affaires André Poirier et l’ex-député Damien Arsenault. L’investiture libérale se tiendra le 8 septembre à Bonaventure.
Conseiller municipal depuis quatre ans, M. Langlois réfléchit à l’idée de se porter candidat depuis plusieurs semaines. À quelques mois des élections, il confirme que son nom sera sur les bulletins de vote, à moins «d’un revirement majeur».
Ce dernier estime que le potentiel de sa municipalité n’est actuellement pas exploité à son maximum, notamment en raison des divisions qui règnent entre les différents secteurs. À ce titre, M. Langlois promet que le rapprochement entre les citoyens de Port-Daniel, de Gascons et des anglophones sera l’une de ses priorités. «Il y a beaucoup de divisions. À l’approche des élections. j’entends souvent dire que les gens de Gascons vont voter pour un candidat de Gascons et que les gens de Port-Daniel vont opter pour quelqu’un de leur coin. Moi je veux mettre un terme à ça. Je veux réunifier tout le monde, y compris les anglophones de l’ouest de la municipalité», soutient l’aspirant maire, qui estime que Port-Daniel-Gasons a besoin d’un maire «positif».
Par ailleurs, M. Langlois dit être motivé par une candidature afin que l’implication des citoyens soit mieux reconnue au sein de la municipalité. Ce dernier repproche d’ailleurs au maire actuel, Maurice Anglehart, de ne pas reconnaître suffisamment l’engagement de ces concitoyens. «Je lui reproche de s’accorder tout le mérite et la gloire, alors qu’il y des gens qui travaillent autour de lui, des employés municipaux. Il y a des citoyens qui s’impliquent, qui nous soutiennent. Il faut les reconnaître davantage», croit le conseiller municipal.
M. Arsenault mise sur son expérience dans le monde municipal et ses réalisations à titre de député pour convaincre les militants d’opter pour lui.
Malgré un court mandat de neuf mois en 2012, le candidat affirme avoir livré la marchandise pour les électeurs de la circonscription. « Je suis fier de parler des 30 emplois créés au centre d’appels du ministère du Revenu à Chandler, du soutien financier à GD Rail à New Richmond, de CFI Métal où il y eu un investissement important. […] Même si j’ai été [député] une courte période, il y a eu de belles réalisations. Imaginez si j’avais pu être-là pour un mandat de quatre ans », a-t-il déclaré lors de l’annonce officielle qui a réuni une cinquantaine de militants jeudi matin à Bonaventure.
Le mieux placé
Sans dénigrer ses adversaires André Poirier et François Whitton, l’ex-député dit être la personne la mieux placée pour représenter les militants libéraux et les citoyens de la région. M. Arsenault se dit convaincu d’avoir suffisamment d’appuis pour envisager la victoire. Selon lui, une « très grande majorité » des membres de l’exécutif l’appuie. « Je suis fier de ces appuis. Mais les appuis les plus importants, c’est lorsque je vais sur le terrain et que j’entends les gens me dire qu’ils m’appuient, qu’ils regrettent que je n’ai pas été là plus longtemps », a-t-il mentionné.
L’ex-député affirme entretenir de très bonnes relations avec Nathalie Normandeau. M. Arsenault rapporte cependant que cette dernière souhaite demeurer officiellement neutre dans la course. Le candidat rapporte aussi avoir une bonne complicité avec le chef du parti, Philippe Couillard.
L’assemblée d’investiture se tiendra le 8 septembre, à Bonaventure.
Le temps doux et les précipitations de pluie de février dernier ont fait fondre le couvert de neige servant à la protection des racines. Le coordonnateur, Denis Bujold, précise qu’une fois le temps hivernal revenu, l’eau accumulée s’est transformé en glace, causant des dommages irréversibles aux plants. «La neige est un très bon isolant, ce qui n’est pas le cas de la glace. Alors dès que les températures ont redescendu, les racines de plusieurs de nos plants ont gelé», explique M. Bujold.
SARGIM produit environ 1,5 million de plants forestiers chaque année pour le ministère des Ressources naturelles. La perte de 50 % de sa production est du jamais vu selon le coordonnateur. M. Bujold assure cependant que les dégâts causés par la température ne mettent pas en péril l’avenir de la pépinière et ne menacent pas les emplois, mais provoquent tout de même des pertes financières considérables. «C’est sûr que ça fait mal et que ça cause un bon trou dans le budget. Mais avec les productions plantées cette année pour récolte l’an prochain, nous serons en mesure de passer au travers», souligne le coordonnateur.
Ce dernier est actuellement en discussion avec le ministère pour tenter de trouver des solutions visant à amenuiser les impacts à court terme.
L’établissement collégial, qui loue des locaux dans ce bâtiment, a adressé en août 2012 une lettre d’intention à la commission scolaire, lui faisant part de son intérêt à l’acquérir.
Le Cégep n’a cependant toujours pas reçu l’autorisation du ministère de l’Enseignement supérieur de déposer une offre d’achat. Conséquemment, le collège a demandé à la commission scolaire de maintenir sa prévalence d’achat pour une période de six mois et de ne pas mettre le bâtiment en vente publique.
Soucieux que le lieu maintienne sa vocation d’enseignement, les commissaires ont accepté la demande du Cégep «Ce délai vise à permettre au Cégep de faire les démarches en vue d’acquérir le bâtiment. Nous savons que l’institution a besoin de ces locaux», précise la directrice générale de la commission scolaire Chantal Bourdages, avant d’ajouter que le contrat négocié stipulera que ce sera au Cégep d’assurer les travaux de maintien du bâtiment.
De l’espace nécessaire
Depuis deux ans, le campus de Carleton-sur-Mer utilise trois des locaux de l’école St-Joseph pour offrir des cours. Dans sa lettre d’intention adressée à la commission scolaire, la direction de l’établissement collégial souligne l’urgence de trouver de l’espace supplémentaire pour assurer un encadrement optimal et des ses étudiants. Sans espace supplémentaire, le campus devra contingenter certains de ses programmes, est-il notamment écrit. Le Cégep étudie aussi la possibilité de se porter coacquéreur du lieu avec le Centre d’initiation et d’aide au développement durable, le CIRADD.
Le conseil des commissaires a approuvé la hausse de taxe scolaire prévue au budget 2013-2014 de l’organisation, mardi soir. Cette hausse était «nécessaire» pour ne pas réduire les services aux élèves dans un contexte de coupures budgétaires, estime l’administration.
Le taux de taxation se fixe maintenant à 26 cents du 100 dollars d’évaluation, alors qu’il était à 22,2 cents l’an dernier.
Coupures
La commission s’est fait couper de 50% sa subvention annuelle de péréquation, qui vise à diminuer les taxes, en plus de subir des compressions de 1,4 million de dollars.
La directrice générale, Chantal Bourdages, affirme que son organisation a fait le nécessaire pour éviter une hausse de taxe plus drastique. «Les coupures dans nos dépenses administratives nous ont permis de ne pas couper complètement la subvention aux contribuables», précise-t-elle. Ces mesures ont permis de réduire les dépenses administratives de 621 000$. Le service d’information, la publicité et les déplacements seront notamment touchés.
Le budget adopté par les commissaires s’élève à quelque 77 millions de dollars et présente un déficit d’opération de 265 000$. Ce dernier sera cependant financé par le surplus cumulé, qui devrait s’établir à 5,9 millions de dollars à la fin de l’exercice.
La société estime que ce règlement a été rédigé sur mesure afin de bloquer son projet de forage exploratoire à l’extrémité du chemin Kempt.
Gastem considère avoir été victime d’abus de pouvoir et menace de poursuivre la municipalité en dommages et intérêts pour deux millions de dollars. La firme soutient avoir investi considérablement pour l’élaboration du projet. Elle considère aussi que les agissements de la municipalité ont nui à sa réputation, en plus de lui faire perdre des opportunités d’investissement.
«Nous subissons des dommages parce que la municipalité avait d’abord appuyé le projet. Alors nous avions procédé à la préparation du site et fait tous les travaux nécessaires pour un forage», a commenté le président de Gastem, Raymond Savoie, avant de rappeler qu’il avait obtenu toutes les autorisations nécessaires du ministère des Ressources naturelles.
Poursuite?
Gastem ne sait toujours pas si elle ira de l’avant avec une poursuite. M. Savoie précise que le dépôt de la mise en demeure était cependant nécessaire pour éventuellement mettre sa menace à exécution. «Suite à l’adoption du règlement, nous avons 60 jours en vertu de la Loi pour transmettre une mise en demeure à la municipalité afin de ne pas perdre notre recours. Mais la décision d’intenter ou pas une poursuite n’a pas été prise», a-t-il précisé.
La municipalité de Ristigouche-Sud-Est a remis le dossier dans les mains de son avocat. L’administration refuse de commenter pour le moment.
Respect de la vie privée