le Lundi 21 septembre 2026

Une perquisition a eu lieu vendredi dernier dans une résidence du chemin Pierre à Port-Daniel-Gascons. Les policiers ont saisi 23 grammes de cocaïne, des comprimés de méthamphétamine, ainsi que du matériel relié à la vente de stupéfiants.

Deux individus âgés de 22 et 46 ans ont été arrêtés sur les lieux. Ils ont été remis en liberté à la suite de leur interrogatoire. L’homme de 22 ans pourrait être accusé de possession simple de stupéfiants et celui de 46 ans de trafic de stupéfiants et de possession de stupéfiants dans le but d’en faire le trafic.

Des agents de la SQ ont aussi procédé le 7 mars dernier à une perquisition sur le boulevard Interprovincial à Pointe-à-la-Croix. Ils ont saisi une demi-livre de cannabis, des comprimés de méthamphétamine, du matériel relié à la vente de stupéfiants et de l’argent.

Un homme de 22 ans a été arrêté sur place puis libéré après son interrogatoire. Il pourrait être accusé de trafic de stupéfiants et de possession dans le but d’en faire le trafic.

Dans les deux cas, une enquête est en cours pour déterminer s’il y a d’autres personnes impliquées. Les deux méfaits ne seraient pas reliés, selon la SQ.

Alors que les forums avaient été suspendus après avoir connu un début chaotique au printemps dernier, le deuxième essai de la Conférence régionale Gaspésie-les-Îles (CRÉGÎM) a semblé être mieux reçu par les participants.

Rappelons que de nombreux citoyens avaient fortement remis en doute la légitimité de la première tentative de la CRÉGÎM, puisque Pétrolia versait, par l’entremise d’un partenariat avec l’Université du Québec à Chicoutimi, 40 000$ des 220 000$ que coûtait l’exercice. D’autres avaient par ailleurs reproché à l’organisme d’imposer une façon de faire, sans avoir consulté la population au préalable. 

Nouvelle formule

Cette fois, les forums ne sont pas financés par l’industrie pétrolière et ne visent plus à obtenir un consensus régional au sujet de la gestion des hydrocarbures. L’objectif est de créer «un espace de discussions» afin d’identifier les «les enjeux qui sont considérés comme les plus importants pour les Gaspésiens», a expliqué le vice-président de la CRÉGÎM, Joël Arseneau. 

Les élus pourraient s’inspirer des discussions

Même si les forums ne visent plus à mettre de l’avant une position régionale consensuelle, M. Arseneau espère qu’ils pourront inspirer les municipalités, les MRC et la CRÉGÎM au moment où elles devront prendre position au sujet de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures. «Tôt ou tard, elles auront à se prononcer par voie de résolution ou par un avis qui sera demandé par Québec. Alors si les enjeux sont discutés pendant un an, je crois que les instances décisionnelles de la région seront mieux outillées pour mettre de l’avant une position. Elles sauront de façon générale ce que les citoyens en pensent», dit-il.

Présent lundi soir, Luc Potvin, de la Coalition Éco-Vigilance Baie-des-Chaleurs, espère pour sa part que la tenue des forums mènera à une position régionale privilégiant le principe de précaution. «C’est bien beau discuté, mais en en fin de compte, il va falloir que nos élus se positionnent. Et on le voit ce soir, beaucoup de questions demeurent sans réponse, alors j’espère que la CRÉ recommandera à Québec la précaution», a-t-il déclaré, avant de préciser qu’il croit qu’un moratoire complet au sujet de l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures est nécessaire. 

Des interrogations, peu de réponses

Tout au long de la soirée, de nombreuses questions posées par les gens présents sont demeurées sans réponse, notamment au sujet de la gestion des matières résiduelles provoquées par les forages, des procédés chimiques utilisés lors des travaux exploratoires et des impacts économiques réelles reliées à l’exploitation des hydrocarbures.

Le directeur du Conseil de l’eau Gaspésie sud, Michel Chouinard, a par ailleurs fait remarquer qu’il n’existe aucune étude «exhaustive» qui dresse le portrait des eaux souterraines de la Gaspésie. «Dans un contexte où il y a  des opportunités de développement, où il y a des choix de société à faire au sujet des hydrocarbures, une bonne connaissance de notre sous-sol est nécessaire», a-t-il déclaré.

Les limites de l’exercice 

Le vice-président de la CRÉGÎM, Joël Arseneau, a reconnu que la tenue des forums ne permettra pas de répondre à l’ensemble des préoccupations citoyennes. «Nous n’avons pas cette prétention. L’idée est d’avoir une base commune pour lancer les discussions», a-t-il affirmé, avant d’ajouter que les enjeux identifiés par les participeront détermineront le contenu des prochains forums. «Pour l’instant, nous souhaitons lancer des discussions. Si les gens veulent aller plus loin sur divers sujets, nous le ferons lors des prochaines rencontres. Si les gens le demandent, nous pourrions faire appel à des experts», a poursuivi M. Arseneau. 

À venir

La première série de forums se poursuit mardi soir à Gaspé et jeudi aux Îles-de-la-Madeleine. Une deuxième série, qui traitera des enjeux identifiés par les participants cette semaine, se tiendra en juin. Une dernière conclura l’exercice au mois d’octobre.

Entre chaque série de forums, des ateliers de discussions citoyennes seront organisés par la CRÉ. Les citoyens sont par ailleurs invités à poursuivre le débat sur la plateforme Web des forums. 

Le premier avis de pêche émis par Pêches et Océans Canada a touché la zone 12A située entre Mont-Louis et Cap Gaspé dans le parc Forillon. Les crabiers peuvent prendre le large depuis le mercredi 20 mars.

Les 10 pêcheurs qui possèdent un permis dans cette zone voient leur quota augmenté de 7,5 % cette année. En 2012, le quota avait été fixé à 162 tonnes de crabes des neiges, alors qu’il s’élève maintenant à 174 tonnes.

La pêche est également ouverte dans la zone 12B, qui couvre le secteur sud de l’Île d’Anticosti. Le quota est fixé à 390 tonnes, alors qu’il était de 325 tonnes l’an dernier.

La pêche dans la zone 17, qui couvre l’estuaire du Saint-Laurent, devrait ouvrir le mardi 26 mars. Le quota imposé par Pêches et Océans est le même qu’il y a un an, soit 1809 tonnes.

Pour ce qui est de la zone 12, qui regroupe une bonne partie du golfe Saint-Laurent et la Baie-des-Chaleurs, la date du début de la pêche et les quotas ne sont pas encore connus. En 2012, les débarquements dans ce secteur s’étaient élevés à 18 159 tonnes. 

Cet avertissement concerne la zone de prévision couverte par les bulletins d’avalanches des Chics-Chocs, soit le mont Albert, le mont Hog’s Back, le mont Vallières-de-Saint-Réal, le mont Blanche-Lamontagne, le mont Lyall, Champs-de-Mars et les Mines-Madeleine. Il est en vigueur pour la période du samedi 23 mars au lundi 25 mars.

Le Centre d’avalanche émet rarement un tel avertissement, mais son directeur, Dominic Boucher, affirme que les conditions actuelles sont «très favorables» à la formation d’avalanche.

Au cours des derniers jours, plusieurs secteurs ont reçu d’importantes précipitations de pluie pour en ensuite connaître une période de gel. Environnement Canada prévoit que la tempête qui vient d’atteindre la région pourrait laisser de 30 à 50 centimètres de neige dans les prochaines heures.

«Ces conditions pourraient crées de l’instabilité au niveau de la croûte de regel formée en raison du redoux des derniers jours», explique M. Boucher.

Un groupe de skieurs a d’ailleurs déclenché une importante avalanche mardi dans le secteur de la Grande Cuve au mont Albert. «C’est un signe que c’est assez instable», poursuit le directeur du Centre d’avalanche. 

La prudence est de mise

Alors que les adeptes de sports de glisse risquent d’être nombreux à se rendre dans les Chics-Chocs en fin de semaine, M. Boucher appel à la prudence. «Nous recommandons fortement de choisir des itinéraires moins exposés aux risques, comme ceux situés dans les limites forestières», dit-il.

Le dernier bulletin prévisionnel du Centre d’avalanche indique que les indices de risque sont actuellement modérés dans les zones alpines et forestières et faibles sous la limite forestière.

L’aperçu de l’indice de risque est jugé considérable pour la journée de samedi.«Le prochain bulletin sera publié tôt samedi matin. Nous recommandons aux utilisateurs de la montagne de le consulter avant de se lancer», suggère M. Boucher.

La Conférence régionale des élus Gaspésie-les-Îles (CRÉGÎM) alloue chaque année un montant de 100 000$ à ce Fonds, dont l’objectif est de soutenir financièrement divers événements culturels de la Gaspésie. Depuis quelques années, le ministère de la Culture bonifie cette enveloppe de 30 000$.

Or, le ministère n’a toujours pas été en mesure de confirmer s’il renouvellera son soutien cette année. Conséquemment, la CRÉGÎM a décidé de reconduire le Fonds, sans les montants octroyés depuis quelques années par Québec.

«C’est un très mauvais signal», affirme Alan Côté, le président du LEG, qui regroupe notamment le Festival Musique du Bout du Monde à Gaspé, le Festival en chanson de Petite-Vallée et la Fête du bois flotté à Sainte-Anne-des-Monts. «Ce n’est pas un gros montant, mais c’est tout de même 30 000$ de moins pour nos événements. Pour certains d’entre eux, une subvention de 4 000$ peut représenter beaucoup. C’est un coup dur», déclare-t-il.

M. Côté affirme que plusieurs des événements membres du regroupement traversent «une période difficile» et craignent pour leur avenir. «C’est inquiétant. Est-ce que le gouvernement a d’autres stratégies pour nous soutenir ? Nous l’espérons», dit-il, avant d’ajouter que l’exemple du Maximum Blues à Carleton-sur-Mer illustre la «fragilité» des événements culturels de la région. «Ce festival existait depuis 20 ans et avait réussi à se bâtir une importante notoriété. Malgré ça, il n’existe plus.»

Selon le LEG, plus de 40 postes à temps plein 40 emplois saisonniers sont directement reliés à la tenue de festivals et d’événements culturels en Gaspésie.

Le regroupement demande au gouvernement Marois de maintenir la participation du ministère de la Culture au Fonds de soutien aux événements culturels. «Selon nous, c’est important que les événements puissent obtenir leur part du gâteau pour continuer à développer», dit M. Côté. 

La ministre de la Famille, Nicole Léger, a annoncé la semaine dernière que le budget des garderies sera réduit de 56 millions de dollars. Les compressions, qui entreront en vigueur à partir du 1er juillet, seront d’environ 38 millions de dollars pour les CPE et de 18,3 millions de dollars pour les garderies privées.

En conférence de presse mercredi matin à Maria, la directrice du CPE de la Baie à Maria, Julie Dalpré et son homologue du CPE Pouce-Pousse à New Richmond, Josée Porlier, ont affirmé que les parents doivent s’attendre à ce que les services offerts à leurs enfants soient directement touchés.

Dans la Baie-des-Chaleurs, les compressions représenteront 50 000$ annuellement pour le CPE de la Baie, 35 000$ pour le CPE Pouce-Pousse, 22 000$ pour le CPE Aux Joyeux Marmots et 17 000 pour le CPE La marinière.

«Ces coupures mettent nos CPE en péril. Actuellement, 80% des subventions servent à payer le salaire de nos employés. Et le 20% qui reste sert surtout à payer nos frais courants», souligne la directrice du CPE Pouce-Pousse, Josée Porlier, qui craint que les administrateurs n’aient pas le choix de couper dans les services éducatifs et alimentaires.

«Ce qu’on coupe toujours en premier dans les CPE, ce sont les conseillères pédagogiques. [Ce service], c’est ce qui nous permet de faire des suivis pour les enfants en besoin particulier, notamment», se désole pour sa part la directrice du CPE de la Baie, Julie Dalpré.

Les CPE Pouce-Pousse et de la Baie prévoient par ailleurs terminer leur prochaine année financière avec un déficit. À l’échelle provinciale, 51% des CPE sont en déficit. 

Une stratégie pour favoriser la maternelle 4 ans ?

Les deux directrices estiment par ailleurs que les coupures financières camouflent la volonté du gouvernement Marois de déplacer tous les enfants de quatre ans vers la maternelle à temps plein.

Les coupures dans les CPE, a précisé, Mme Dalpré, vise d’ailleurs principalement les subventions pour cette clientèle. «Nous n’avons toujours pas de directive claire du ministère, mais selon nous, il s’agit d’une façon subtile d’envoyer les quatre ans dans les maternelles», dit-elle.

Sans ces subventions, les CPE devront sérieusement réfléchir à l’idée de ne plus accueillir les enfants de quatre ans. «Si on les garde, on s’assure de faire un déficit», poursuit Mme Dalpré.

Dans ce contexte, plusieurs CPE seront tentés de revoir leur projet de développement en vue d’obtenir plus de places, croit-elle. «J’avais prévu de déposer un projet au mois de juin pour avoir 20 places supplémentaires pour les quatre ans dans ma bâtisse.  Si je les retire, je ne sais plus si je serai en mesure de remplir des places avec les autres clientèles.»

Josée Porlier rapporte que cette situation créée beaucoup d’inquiétude chez les parents qui prévoyaient envoyer leur enfant de quatre ans dans un CPE cette année. «Si on dit aux parents que nous ne pouvons plus les accueillir, est-ce que les écoles sont prêtes à prendre la relève ? Si les écoles ne les prennent pas, plusieurs enfants se retrouveront sans place», craint-elle.

Les deux directrices suivront de près les discussions entre l’Association québécoise des centres de la petite enfance et la ministre Léger au cours des prochains jours. Elles espèrent que le gouvernement fera marche arrière et comptent interpeller les députés locaux à ce sujet.

Tomates, champignons, bières, patates, viande d’agneau et de yak : les produits locaux sont nombreux en Gaspésie. Pourtant, ces derniers se retrouvent très peu sur les menus des restaurateurs de la région, du moins pas suffisamment aux yeux de Gaspésie Gourmande et du créneau ACCORD en récréotourisme.

Ils ont donc décidé de réunir une quarantaine de producteurs et de restaurateurs de la région à l’occasion d’un colloque qui s’est terminé mardi à Carleton-sur-Mer. «L’idée est créer une occasion de partager. Actuellement, il y a un manque de communication entre ces deux milieux», déclare le directeur de Gaspésie Gourmande, Éric Caron.

Si les produits gaspésiens se retrouvent peu dans les assiettes des restaurants de la région, ce n’est pas parce que les entrepreneurs manquent de volonté, poursuit M. Caron, mais plutôt en raison des conditions actuelles de l’industrie.

«D’un côté, il y a des producteurs qui sont dans les champs en train de cultiver. De l’autre, il y a des restaurateurs occupés à faire rouler leur commerce et qui manquent de temps pour aller à la rencontre des producteurs», explique M. Caron.

Les défis sont nombreux

Élise Lepage, de l’entreprise Les Framboisiers C. Lepage située à Sainte-Anne-des-des-Monts, admet qu’il est difficile de percer le marché de la restauration.

Cette dernière vend quelques produits à des restaurants de la Haute-Gaspésie, mais soutient que les écueils sont nombreux.

«C’est aussi une question de distribution. Les restaurateurs, et je les comprends, sont habitués de commander leurs produits à un seul distributeur. Ce serait compliqué pour eux de faire affaire avec des dizaines de producteurs pour monter leur menu. C’est le temps qui manque», dit-elle, avant d’ajouter qu’il s’agit également d’une question de culture. «Même si le prix des produits locaux est parfois plus élevé, je crois que c’est dans l’intérêt des restaurateurs d’en avoir sur leur menu. C’est un plus pour leur clientèle», pense-t-elle.  

L’approvisionnement peut aussi repousser les restaurateurs à faire appel aux produits locaux. Pour fidéliser leur clientèle, les propriétaires de restaurants préfèrent souvent offrir une stabilité dans leur menu, alors que certains producteurs peuvent avoir de la difficulté à les approvisionner de façon constante tout au long de l’année.

«La compétition est féroce», mentionne Pierre Bourdages, de la Ferme Bourdages à St-Siméon. «L’approvisionnement peut poser problème. De mon côté, je vends déjà beaucoup de produits à la boutique et à la ferme. Mais c’est aussi un enjeu de prix. Il faut arriver avec des produits compétitifs qui répondent aux besoins du milieu de la restauration», souligne-t-il.

Le format d’une confiture vendu en épicerie, donne en exemple M. Bourdages, ne correspond pas aux attentes des restaurants. «Il faut être à l’écoute des restaurateurs et s’adapter», dit-il.

Actuellement, le marché de la restauration représente 5% de son chiffre d’affaires.

Une occasion à saisir

Rolando Segura a récemment ouvert un restaurant à Port-Daniel. Selon lui, les restaurateurs de la région n’utilisent pas suffisamment les produits locaux. «Je m’inclus là-dedans, mais c’est certain que le potentiel n’est pas assez exploité. À Montréal, les gens se battent pour avoir une table dans les grands restaurants qui cuisinent avec les produits du terroir. C’est la mode et la Gaspésie doit en profiter», souligne-t-il.

Jusqu’à présent, M. Segura fait appel à des fournisseurs locaux pour acheter des tomates et des champignons. «J’entame ma deuxième année et j’ai la ferme intention de faire davantage appel au marché local. Selon moi, c’est une question de développement régional», promet-il, demandant cependant aux producteurs locaux de faire preuve de patience.

«Comme restaurateur, je n’ai pas de problème à acheter des produits locaux et originaux. La difficulté est de les faire sortir. Les restaurants doivent convaincre leurs clients qu’il est intéressant de consommer des aliments produits dans leur cour. C’est un processus qui est long et qui se fait en étape», dit-il.

Le Programme d’appui au développement des attraits touristiques (PADAT) permettra aux entreprises existantes d’obtenir un prêt ou une garantie de prêt, selon des modalités de remboursement adaptées aux réalités de cette industrie.

Une enveloppe de 85 millions de dollars sur cinq ans sera dédiée à ce programme. Les prêts pourront atteindre de 150 000$ à deux millions de dollars.

Les projets seront sélectionnés notamment en tenant compte de leur potentiel attractif. Le nouvel outil vise notamment à augmenter l’attractivité des régions par une densification de l’offre touristique, à mettre en valeur le potentiel du fleuve Saint-Laurent et à favoriser le tourisme nordique.

Alors que l’Organisation mondiale du tourisme prévoit que le nombre de voyageurs internationaux devrait doubler 2030, Québec souhaite encourager le renouvellement de l’offre touristique de la province.

«[…] Le Québec doit résolument s’inscrire dans cette tendance, et je veux donner à nos entrepreneurs les moyens d’investir dans le développement de leur entreprise afin d’enrichir notre offre touristique[…]», a déclaré par voie de communiqué la première ministre, Pauline Marois.

Les prêts ou les garanties de prêts seront consentis par le biais d’Investissement Québec. Une nouvelle division dédiée au tourisme a d’ailleurs été créée spécifiquement pour gérer ce programme.

Le gouvernement prévoit que cet outil financier permettra de générer «minimalement» des investissements de 166 millions de dollars d’ici cinq ans dans l’industrie touristique.

Cette mesure est disponible sur l’ensemble du territoire québécois. 

Philippe Couillard a été élu dès le premier tour de scrutin au congrès du parti, dimanche à Verdun, en récoltant 58,5% des voix, devant ses opposants, Pierre Moreau (22%) et Raymond Bachand (19,5%).

Présent lors du congrès avec des dizaines de délégués de la Gaspésie, Damien Arsenault, qui accordait sa confiance à M. Couillard, affirme que les militants libéraux ont fait le bon choix.

«C’est un homme intelligent qui connaît bien le Québec. J’aime son approche d’affirmation nationale dans une perspective fédéraliste. Il souhaite aussi remettre l’intégrité à l’ordre du jour. Je crois que les gens voient en M. Couillard quelqu’un d’intéressant et de rassembleur capable de gouverner le Québec et de rejoindre l’électorat francophone», réagit l’ex-député.

M. Arsenault croit par ailleurs que le concept de «gouvernement ouvert» de M. Couillard «inspirera confiance» aux Québécois. «Il souhaite un gouvernement transparent et mettre en œuvre des mécanismes qui permettront aux citoyens de suivre de près la gestion de l’État. C’est prometteur», soutient-il.

Travail d’opposition

Maintenant que le PLQ a un nouveau chef, M. Arsenault affirme que son parti peut désormais passer à une autre étape, soit celle d’offrir une opposition plus cohérente au gouvernement. «Le parti pourra mieux exercer son rôle d’opposition officielle. Il aura des positions plus claires par rapport à l’action gouvernementale», croit l’ex-député.

Il est cependant à prévoir que le nouveau chef n’a pas fini d’entendre parler de ses liens avec Arthur Porter, l’ancien patron du Centre universitaire de santé McGill accusé de fraude. Déjà, des députés du Parti québécois et de la Coalition avenir Québec ont promis de talonner M. Couillard sur ses relations passées avec M. Porter.

Le budget principal des dépenses déposé récemment par le gouvernement révèle que le prochain budget fédéral infligera d’importantes compressions au transporteur ferroviaire. Le document indique que le budget alloué à Via Rail passera de plus de 475 millions de dollars en 2012-2013 à 188 millions de dollars en 2013-2014.

Dans ce contexte, le député Philip Toone craint le pire pour l’avenir de Via Rail en Gaspésie. «J’espère que j’ai tort, mais je crains que le service ne soit plus offert dans la région. Avec un budget de 188 millions de dollars, le transporteur n’aura pas le choix de couper, et ce n’est certainement pas dans l’axe Toronto-Montréal qu’il le fera», affirme le néo-démocrate.

Si ce scénario se concrétise, pense M. Toone, l’avenir du chemin de fer en Gaspésie sera aussi en péril. «Via Rail donne un montant important à la Société du chemin de fer de la Gaspésie pour obtenir son droit de passage. Sans cet argent, l’organisme sera davantage à risque», dit le député.

Ce dernier espère le budget de 188 millions de dollars soit alloué uniquement pour les opérations du transporteur, ce qui lui permettrait de maintenir ses services actuels, pense-t-il. «Est-ce qu’il y aura d’autres budgets pour le financement des dépenses pour les travaux? On ne le sait pas encore. On espère en savoir un peu plus lors du dépôt du budget», dit-il.

Le gouvernement déposera son budget 2013-2014 le 21 mars.

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