Le conseil municipal a déposé lundi soir dernier un avis de motion en vue d’adopter un règlement visant à «renforcer la protection» des sources d’eau potable.
Le règlement sera élaboré au cours des prochaines semaines, et les élus ne sont pas en mesure pour l’instant de confirmer s’il visera à empêcher les forages à proximité des sources d’eau potable.
Le président de Gastem, Raymond Savoie, n’a pas l’intention d’entreprendre son projet de forage exploratoire sur le territoire de la municipalité, si les élus s’inspirent du règlement de Gaspé.
«On n’ira pas à l’encontre d’une volonté municipale. On n’a pas l’intention non plus de s’embarquer dans un processus judiciaire complexe», affirme-t-il.
Rappelons que Gastem souhaite investir près de quatre millions de dollars dans un projet de puits de forage exploratoire visant à localiser du pétrole à Ristigouche-Sud-Est. La firme fait l’hypothèse qu’il y a une présence significative de pétrole dans la roche poreuse qui compose le sous-sol.
«Dangereux précédent»
M. Savoie déplore par ailleurs la volonté des municipalités d’adopter des règlements qui ont pour effet de retarder les projets de développement des hycrocarbures.
«La volonté de bloquer la réalisation de puits d’exploration au nom de la protection de l’eau potable commence à ressembler à une psychose. C’est ridicule. En Alberta, il y a en moyenne 15 000 puits de ce genre par année, et il n’y a pas de problème avec les nappes phréatiques», dit-il.
M. Savoie qualifie de «dangereux précédent» le règlement adopté par les élus de Gaspé. Selon lui, celui-ci est «arbitraire» et basé sur une approche «qui n’est pas scientifique».
Il craint une multiplication d’iniatives locales à l’échelle provinciale.. «Si les municipalités commencent à intervenir de cette façon-là, on va se retrouver avec une réglementation très lourde au Québec et ça deviendra impossible de travailler», déplore-t-il.
Le président de Gastem espère que le gouvernement du Québec prendra ses responsabilités en adoptant un nouveau cadre pour développer les hydrocarbures.
«J’espère cependant que les règles du jeu s’enlignent avec ce qui se fait ailleurs. Si c’est trop rigide, les investisseurs fuiront», soutient-il.
Le ministère de la Culture et des Communications du Québec a procédé à la coupure du programme Appel de projets en diffusion du cinéma d’auteur pour l’année financière 2012-2013.
Ce dernier permet depuis plusieurs années aux différents cinémas parallèles de la région de toucher des subventions, qui représentent dans certains cas 35% de leur budget.
La coupure du programme menace la survie de Cinétoile à Carleton-sur-Mer, de Ciné Bobine à New Richmond, de Cinév’Art à Chandler et du cinéma Les jamais vues à Sainte-Anne-des-Monts. À Gaspé, le festival du documentaire Vues sur Mer sera considérablement affecté par la disparition du programme.
La vice-présidente du Conseil de la culture, Louise Cyr, s’explique mal la décision de Québec, surtout dans un contexte où plusieurs municipalités n’ont pas de cinéma commercial. «L’offre de cinéma d’auteur est souvent la seule façon pour la population d’avoir accès à des films en salle», déplore-t-elle, ajoutant que le montant total obtenu par les organismes diffuseurs de la région s’élève en moyenne à 65 000$ par année.
«Ce ne sont pas de gros montants, mais ils sont essentiels à leur survie. Les organismes diffuseurs sont pour la plupart gérés par des bénévoles et n’ont pas accès aux sources de revenus des grandes institutions», poursuit-elle.
Demande du conseil
Le Conseil de la culture demande aux élus provinciaux de la Gaspésie de réagir à cette nouvelle. «Nous espérons que nos élus régionaux travailleront pour rendre disponibles à nouveau les sommes. La diffusion de cinéma est importante pour notre population», soutient Mme Cyr.
De son côté, la relationniste de presse du ministère, Annie LeGruiec, précise qu’aucune décision n’a été prise quant à l’avenir à long terme du programme en diffusion du cinéma d’auteur.
Fondé le 23 janvier par un groupe d’entrepreneurs et de citoyens de Gaspé, le regroupement souhaite de cette façon donner une voix aux gens qui appuient l’industrie des hydrocarbures.
Son porte-parole, Gaston Langlais, se dit convaincu qu’une «majorité silencieuse» est en faveur du développement de l’exploration et de l’exploitation du pétrole en Gaspésie.
À son avis, les environnementalistes sont des «marginaux» qui «bloquent» le développement économique de la région. «Quels sont leurs projets de développement, leur budget d’investissement ?, questionne-t-il. Ce sont des marginaux qui sont toujours devant les caméras, et les gens pensent qu’ils sont représentatifs de la société, alors qu’ils ne le sont pas», lance M. Langlais.
Au moment de publier cet article, la pétition qui demande aux instances politiques et civiles «d’appuyer le développement des projets de Pétrolia et le développement de l’industrie des hydrocarbures aux sites d’Haldimand», avait recueilli 166 signatures électroniques.
Cette dernière est disponible en ligne et dans plusieurs commerces de Gaspé.
Combattre «l’immobilisme»
Le RAEG promet par ailleurs d’intervenir sur la place publique «chaque fois qu’un projet économique gaspésien sera menacé par l’immobilisme des pouvoirs publics».
M. Langlais affirme que les «gens d’affaires» de la région peuvent maintenant compter sur une organisation pour «se faire entendre».
Selon lui, ces derniers sont demeurés discrets jusqu’à présent dans le dossier du pétrole, car ils «sont trop occupés à gérer» leurs entreprises. «Ils n’ont pas le temps d’intervenir, alors notre regroupement s’en occupera», dit-il, ajoutant que les membres de son groupe «n’acceptent plus de voir l’économie régionale s’effriter».
Quelque 2200 bénévoles ont parcouru près de 3500 rues du Bas-Saint-Laurent, de la Côte-Nord, de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine du 9 au 16 septembre dernier pour recueillir les dons.
L’an dernier, cette activité avait permis d’amasser 239 834 $. Malgré cette diminution, l’Association vouée au développement et au maintien de services destinés aux personnes atteintes de cancer est satisfaite du résultat.
En Gaspésie, les bénévoles ont amassé un total d’environ 72 000$. Ce sont les résidants de la MRC de Bonaventure qui ont été les plus généreux avec une récolte de 23 000$. La MRC du Rocher-Percé arrive deuxième avec 13 000$, suivi de près par la MRC d’Avignon, qui a récolté 11 000$.
Les MRC de la Côte-de-Gaspé et de Haute-Gaspésie ont recueilli chacune environ 9000$. Enfin, 6000$ ont été amassés aux Îles-de-la-Madeleine.
Vers la 25e campagne
L’Association est à la recherche de bénévoles pour préparer la prochaine édition de sa campagne porte-à-porte. Dès le 18 février, des téléphonistes devront recruter d’autres bénévoles pour former les équipes de marcheurs pour le mois de septembre prochain.
Depuis 30 ans, l’Association du cancer de l’Est du Québec réinvestit au Bas-Saint-Laurent, sur la Côte-Nord, en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine la totalité des dons qu’elle récolte.
Elle est notamment responsable de l’Hôtellerie Omer-Brazeau, un lieu d’hébergement pour les personnes atteintes de cancer et à leurs proches, situé à Rimouski.
À Bonaventure, le conseil municipal a déposé lundi soir un avis de motion en vue d’adopter un règlement en ce sens. Ses grandes lignes s’inspireront de celui adopté par le conseil municipal de Gaspé.
Rappelons que ce dernier interdit d’introduire «par forage ou par tout autre procédé […] toute substance susceptible d’altérer la qualité de l’eau souterraine ou de surface servant à la consommation humaine ou animale». Cette interdiction s’applique dans un rayon de 10 kilomètres de tout lieu de puisement d’eau de surface de la municipalité. Son adoption a eu pour effet d’empêcher Pétrolia de forer le puits Haldimand n° 4.
Même si aucun projet gazier ou pétrolier n’est prévu pour le moment à Bonaventure, le maire Serge Arsenault souligne que les élus souhaitent «prendre les devants» pour protéger l’eau potable d’éventuelles visées exploratoires.
«À Bonaventure, 90% du territoire municipal est « claimé ». Il y a quelques années, une compagnie est venue faire de la prospection. Je ne sais pas s’il y a un potentiel, mais l’idée du règlement est de s’assurer d’avoir un contrôle sur notre eau potable», explique-t-il.
Comme le maire de Gaspé, Serge Arsenault se dit ouvert à l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures, mais estime que l’absence de cadre réglementaire provincial est à l’origine de l’initiative de son conseil. «Nous ne sommes pas contre le développement des hydrocarbures, mais il faut bien que des gens s’assurent qu’il se fasse en respectant les citoyens et la protection de l’eau», dit-il.
Le règlement sera élaboré au cours des prochaines semaines. Le maire soutient qu’il sera adopté «unanimement» lors de la prochaine assemblée publique du conseil au début du mois de mars.
Matapédia et Caplan
Le conseil municipal de Matapédia a également déposé un avis de motion en vue d’adopter le même type de règlement. Le maire, Louis Michaud, précise que la réglementation pourrait être semblable à celle de Gaspé. «Nous analyserons le texte et nous l’adapterons à nos conditions», précise-t-il, ajoutant que le règlement sera adopté d’ici le mois d’avril.
À Caplan, un avis de motion a aussi été déposé et les élus municipaux ont l’intention d’entamer la même démarche qu’à Matapédia.
Ristigouche-sud-Est
À Ristigouche-sud-Est, où la firme Gastem prévoit entreprendre un forage exploratoire, le conseil municipal a déposé un avis de motion en vue d’adopter un règlement visant à renforcer la protection des sources d’eau potable.
La directrice de la municipalité, Suzanne Bourdages, précise que le règlement n’interdira pas les forages sur le territoire, mais aura comme objectif de mieux encadrer ce type d’activités.
Carleton-sur-Mer appuie Gaspé
De son côté, le conseil municipal de Carleton-sur-Mer a adopté une résolution d’appui au règlement sur l’eau potable de la Ville de Gaspé.
Le maire Denis Henry a tenu à préciser que le conseil n’est pas contre le développement des hydrocarbures, mais qu’il partage les inquiétudes des élus de Gaspé au sujet du puits Haldimand n° 4.
M. Henry indique également que son conseil étudiera au cours des prochaines semaines la possibilité d’adopter une réglementation. «Pour l’instant, il est encore trop tôt. Il faut s’assurer que les démarches soient valides. Et pour harmoniser la réglementation dans le secteur, nous souhaitons travailler de concert avec les élus de Nouvelle et de Maria», souligne le maire.
Le quotidien Le Devoir rapportait la semaine dernière que Service Canada demande à ses enquêteurs de trouver des failles dans les dossiers des prestataires afin de réaliser des économies de 40 000$ par mois.
Le gouvernement fédéral a nié qu’il y avait des quotas pour les employés, mais a reconnu l’existence d’objectifs globaux par région afin d’identifier les fraudeurs.
Selon le député Toone, ces méthodes «attaquent» les travailleurs les plus vulnérables et les traitent comme «des criminels potentiels».
Ce dernier affirme que les fraudeurs doivent être dénoncés, mais croit que la mise en place d’objectifs régionaux de prestations à couper est «un manque de respect» envers la population. «Je ne peux pas croire que nous sommes rendus à féliciter des fonctionnaires d’avoir créé de la misère. C’est très bas», fustige-t-il.
L’élu promet que l’opposition officielle continuera à questionner le gouvernement à ce sujet au cours des prochains jours à la Chambre des communes. «Cette situation est inacceptable. Nous continuerons à taper sur le clou pour convaincre le gouvernement d’agir autrement avec nos travailleurs.»
Les révélations du quotidien Le Devoir surviennent alors que la mobilisation contre la réforme de l’assurance-emploi se poursuit au pays, principalement au Québec et dans les Maritimes.
Lundi, plusieurs centaines de citoyens ont manifesté dans la région de Charlevoix, de la Côte-Nord et du Bas-Saint-Laurent.
«Les gens sont de plus en plus préoccupés par la réforme. Il faut maintenir la pression. C’est le seul moyen de faire reculer le gouvernement», pense M. Toone.
Des manifestations locales se tiendront en Gaspésie et dans le Bas-Saint-Laurent le 27 février afin d’appuyer la délégation de représentants de ces deux régions qui tentent de rencontrer la ministre des Ressources humaines, Diane Finley.
Le groupe écologiste a acheminé une lettre aux élus de ces municipalités pour leur demander de prendre exemple sur la Ville de Gaspé.
Rappelons que cette dernière a adopté un règlement sur l’eau potable qui a pour effet d’empêcher Pétrolia de forer Haldimand n° 4.
Selon la coalition, la responsabilité de protéger l’eau potable revient aux municipalités tant et aussi longtemps que le gouvernement du Québec n’aura pas mis en place une réglementation ou une législation pour encadrer l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures. «En attendant, nous pensons que les municipalités ont le devoir de protéger l’eau potable et, par conséquent, la santé de leurs citoyens», soutient le porte-parole du groupe, Michel Goudreau.
Le regroupement d’écologistes demande par ailleurs aux citoyens de participer aux différents conseils municipaux pour discuter cet enjeu avec leurs élus.
Conseils municipaux
À Ristigouche-sud-Est, où la firme Gastem prévoit entreprendre un forage exploratoire, la mairesse Annette Sénéchal souligne que les élus «débattront» de la question d’une réglementation lundi soir lors de la réunion publique, sans pour autant préciser l’orientation que souhaite prendre le conseil.
À Bonaventure, un avis de motion en vue d’adopter un règlement «déterminant les distances séparatrices» pour protéger les sources d’eau potable, de surface et les puits artésiens dans la Ville de Bonaventure sera déposé à la réunion du conseil, qui se tiendra aussi lundi soir.
Réaction du RAEG
Le Regroupement pour l’avancement économique de la Gaspésie (RAEG), estime pour sa part que la multiplication des règlements municipaux similaires à celui de Gaspé n’est pas souhaitable.
«Il y a 1200 municipalités. Si chacune d’entre elles règlementait, une entreprise qui opèrerait dans plusieurs villes devrait se soumettre à des réglementations différentes. Ça n’a pas de bon sens. C’est au gouvernement de prendre ses responsabilités», soutient le porte-parole du groupe, Gaston Langlais.
Depuis juillet 2012, une taxe d’un cent sur chaque litre d’essence vendu dans la région est prélevée pour financer en partie le réseau de transport collectif.
Cependant, le changement de gouvernement a ralenti l’adoption du décret permettant le versement de cette taxe à la Régie. Conséquemment, cette dernière est privée de ce revenu estimé à 1,5 million de dollars par année.
Jusqu’à récemment, la Conférence régionale des élus Gaspésie-les-Îles (CRÉGÎM) avançait 150 000$ par mois à la Régie pour lui permettre de poursuivre ses activités. Mais puisque la CRÉGÎM a subi des coupures budgétaires, elle n’a plus les reins assez solides pour continuer à lui prêter ces sommes.
Résultat : les gestionnaires du réseau doivent à partir d’aujourd’hui recourir à leur marge de crédit de deux millions de dollars pour financer leurs opérations. «C’est la dernière alternative qui s’offre à nous. Ce n’est pas un drame, mais ça va occasionner des frais importants qui n’étaient pas prévus dans notre budget», affirme le président de l’organisme, Jonathan Lapierre.
Cette situation, poursuit-il, n’est cependant pas souhaitable à long terme. «Cette marge est garantie par l’ensemble des MRC de notre territoire. Alors vous comprendrez que nous souhaitons que cette situation soit temporaire», affirme M. Lapierre.
Québec interpellé
Afin d’éviter d’utiliser la marge de crédit trop longtemps, les gestionnaires demandent au ministre responsable de la région, Gaétan Lelièvre, de verser de nouveau la somme de 300 000$, qui avait permis le lancement du réseau.
Ce montant, estime M. Lapierre, éviterait à l’organisme d’utiliser ses revenus à venir pour payer ses frais d’intérêts qui s’accumuleront d’ici l’adoption du décret permettant le versement des montants reliés à la taxe.
M. Lapierre assure cependant que cette situation n’affectera pas les services du réseau.
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Après une deuxième année à offrir un séjour hivernal dans les Chic-Chocs, le pionnier des clubs vacances a récemment lancé le circuit touristique estival, «L’est canadien», qui s’adresse à une clientèle familiale.
L’entreprise propose un circuit dans l’Est du Canada qui prévoit un tour de la Gaspésie dès l’été 2013.
Ce dernier inclut notamment une visite du Bioparc à Bonaventure, une croisière d’observation des baleines et une visite de l’île Bonaventure à Percé, une journée d’exploration au parc Forillon et une excursion en mer au site Exploramer de Sainte-Anne-des-Monts. Les nuitées sont prévues à l’Hostellerie Baie Bleue de Carleton-sur-Mer, à l’hôtel Riôtel de Percé et au Village Grande Nature Chic-Chocs.
Québec maritime, l’organisme mandaté pour promouvoir les attraits touristiques des régions de l’Est du Québec à l’extérieur de la province, se dit «très satisfait» que ce club vacances reconnu à l’échelle internationale s’intéresse à la Gaspésie.
«Le lancement de ce circuit prouve que celui offert l’hiver depuis deux ans fonctionne bien. C’est aussi une excellente nouvelle pour notre visibilité. Si le Club Med s’intéresse à nous, il est fort probable que d’autres voyagistes emboîtent le pas au cours des prochaines années», souligne la coordonnatrice marketing de l’organisme, Marie-Pier Mercier.
L’attrait de l’aventure
La directrice du musée Exploramer de Sainte-Anne-des-Monts, Sandra Gauthier, se réjouit de faire partie du premier circuit estival du Club Med en Gaspésie. Selon elle, la région détient tous les atouts nécessaires pour convaincre les Européens en quête d’aventure d’y participer.
«Notre excursion en mer est présentée comme l’un des produits vedettes et tendances de ce circuit. La région a le potentiel de développer ces marchés», affirme-t-elle, ajoutant qu’elle s’attend à recevoir plus de 200 nouveaux clients grâce au circuit.
La déléguée commerciale du groupe Riôtel, Janick Fournier, affirme pour sa part que son entreprise est «très fière de recevoir la clientèle du Club Med», ajoutant qu’il s’agit d’une «occasion en or» pour la région de se faire connaître auprès de la clientèle internationale.
À l’instar de Mme Mercier, elle espère que cette première expérience du Club Med incitera d’autres voyagistes à travers le monde d’inclure la Gaspésie dans leurs circuits organisés au Canada.
De son côté, l’Association touristique régionale de la Gaspésie (ATRG) se dit «enchantée» par la nouvelle. Même si le développement des marchés internationaux ne fait pas partie de ses mandats, l’organisme rappelle que l’industrie touristique est en pleine expansion à l’échelle mondiale, et que la Gaspésie doit en profiter.
Pour la période de 2008 à 2011, le taux de suicide dans la région se situe à 17,8 par 100 000 habitants, comparativement à 12,3 par 100 000 habitants dans l’ensemble du Québec.
L’Agence évalue cependant que ces données sont «encourageantes», compte tenu des statistiques enregistrées au cours des dernières années. De fait, pour la période 2004-2008, le taux de suicide en Gaspésie et aux Îles était de 21,9 par 100 000 habitants alors qu’il était de 15,2 dans l’ensemble de la province.
«C’est encourageant, mais nous ne pouvons pas encore parler de tendance à la baisse. Notre population est peu nombreuse, alors les taux varient beaucoup d’une année à l’autre. Il faudra encore au moins trois ans de données à la baisse pour confirmer une diminution du taux», précise l’agente de planification en prévention du suicide à l’Agence de santé, Suzanne Gérin-Lajoie.
Par ailleurs, près de 80% des suicides dans la région sont commis par des hommes. Ceux âgés de 20 à 34 semblent particulièrement à risque. Ces derniers enregistrent le plus haut taux de suicide de toute la population, soit 56 pour 100 000.
Tendance à la baisse au Québec
Du milieu des années 70 à la fin des années 90, le taux de suicide enregistré en Gaspésie s’est toujours maintenu à un niveau inférieur ou semblable à celui du Québec. Cette tendance s’est cependant inversée au tournant des années 2000, alors que le taux de suicide a amorcé une chute au Québec.
Cette diminution ne s’est cependant pas produite en Gaspésie, alors que la région a vu son taux de suicide augmenté. «Les fermetures d’usines et les difficultés économiques expliquent probablement cette situation, analyse Mme Suzanne Gérin-Lajoie. Ensuite, il y a eu une stagnation. Et maintenant, même s’il est trop tôt pour parler d’une baisse, les dernières données sont tout de même encourageantes».
Prévention
Afin de réduire le bilan de la Gaspésie et des Îles en matière de suicide, l’Agence de santé poursuit ses efforts, notamment en implantant un réseau de sentinelles dans les milieux de travail. «L’idée est de former des adultes volontaires intéressés par la prévention du suicide. Nous leur offrons une formation afin qu’ils puissent mieux repérer les personnes en détresse et les référer à des services d’aide», explique Mme Gérin-Lajoie.
Cette dernière ajoute par ailleurs qu’il existe une multitude de services dans la région pour accompagner les personnes en détresse. «Les gens qui croient connaître une personne suicidaire ne doivent pas hésiter à leur en parler. Il y a des intervenants prêts à les aider. C’est important que les gens sachent qu’il y a de l’espoir, qu’ils peuvent passer au travers des difficultés», insiste-t-elle.
Les personnes inquiètes pour un proche ou pour quelqu’un de leur entourage sont d’ailleurs invitées à appeler la ligne de prévention du suicide de la Gaspésie et des Îles pour obtenir de l’aide (1-877 666-4422).
Notons que la 23e Semaine de prévention du suicide aura lieu du 3 au 9 février.
Respect de la vie privée