Le ministère de la Culture et des Communications du Québec a procédé à la coupure du programme Appel de projets en diffusion du cinéma d’auteur pour l’année financière 2012-2013.
Ce dernier permet depuis plusieurs années aux différents cinémas parallèles de la région de toucher des subventions, qui représentent dans certains cas 35% de leur budget. Pour l’instant, le ministère n’est pas en mesure de confirmer si le programme sera reconduit pour les années à venir.
Mal reçue
Cette annonce est reçue comme une tonne de briques dans le milieu des cinémas parallèles de la région. La présidente de Cinétoile à Carleton-sur-Mer, Andrée Allard, doute que son organisme puisse continuer à offrir ses services.
«Tous nos projets, comme le week-end du documentaire, tombent à l’eau. Du côté de la programmation régulière, nous procéderons à une analyse de nos finances en mars, mais l’arrêt de nos activités pour le printemps et l’automne 2013 est envisagé», précise-t-elle, au bout du fil.
Depuis 2006, Cinétoile a touché des subventions totalisant 37 000$ pour différents projets. Ce montant a représenté 35% de son budget sur l’ensemble de cette période. L’organisme, composé de bénévoles, doit débourser en moyenne 500$ par projection pour couvrir les frais de location du Quai des arts, le salaire d’un technicien et les droits de diffusion. Les films présentés attirent en moyenne 65 spectateurs par représentation. «Nous sommes tributaires des entrées et nous ne pouvons pas continuellement augmenter nos tarifs. Nous voulons demeurer accessible», poursuit Mme Allard.
New Richmond
La situation n’est pas plus rose à New Richmond. Depuis la reprise de ses activités en 2009, Ciné Bobine a touché 21 000$ en subvention, ce qui représente environ 30% de son budget total.
La présidente, Danielle Debard, voit mal de quelle façon son organisme pourrait se passer de cette aide gouvernementale. «Ça nous met en péril. Sans la subvention, je doute qu’on puisse terminer l’année 2013. C’est dommage pour le public, car les cinémas sont rares à proximité», se désole-t-elle. En 2012, Ciné Bobine a présenté 23 films pour une assistance totale de 2904 personnes.
Chandler
L’avenir du cinéma parallèle est également menacé à Chandler. Cinév’art, qui appartient à l’organisme sans but lucratif Sapinart, touchait annuellement un montant variant de 8000 à 9000$ grâce au programme du ministère. «Nous devrons se questionner sur notre survie. Je ne pense pas que Sapinart peut se permettre d’éponger cette perte», soutient Louise Meunier, du conseil d’administration.
Situation différente à Gaspé
À Gaspé, le cinéma parallèle Cinélune ne touchait pas directement de subvention par l’entremise de ce programme. Cependant, l’événement qu’il chapeaute, le Festival vues sur Mer de Gaspé, sera affecté par la décision du ministère.
Le festival, qui se dirige vers sa troisième édition, prévoyait encore cette année obtenir un montant oscillant autour de 10 000$, ce qui représente 75% de son budget. Le comité organisateur se réunira lundi prochain pour discuter de l’avenir de l’événement.
Au moment de publier cet article, les responsables du cinéma Les jamais vues de Sainte-Anne-des-Monts n’avaient toujours pas retourné nos appels.
Pressions à venir
Le milieu du cinéma parallèle de la Gaspésie promet de se mobiliser pour demander au gouvernement de revoir sa décision. Plusieurs personnes impliquées, dont Danielle Debard, ont l’intention d’interpeller le député de Bonaventure, Sylvain Roy, le ministre délégué aux Régions, Gaétan Lelièvre, et le ministre de la Culture, Maka Kotto, à ce sujet.
«On comprend que le contexte budgétaire est difficile, mais nous espérons du soutien pour au moins nous permettre de survivre. L’accès au cinéma d’auteur est important pour la région», dit Mme Debord.
Du côté du ministère, la relationniste de presse, Annie LeGruiec, précise que les coupures budgétaires ne touchent pas seulement le cinéma d’auteur. «Les programmes d’aide aux projets du ministère font presque tous l’objet d’une révision. Le contexte budgétaire nous force à maintenir les services de proximité, comme les bibliothèques publiques et les institutions muséales», a-t-elle déclaré, précisant qu’aucune décision n’a été prise quant à l’avenir à long terme du programme en diffusion du cinéma d’auteur.
Elle a par ailleurs rappelé que l’objectif de ce programme est de supporter des projets et non pas de soutenir le fonctionnement des organismes bénéficiaires.
De passage à Bonaventure hier, la ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles (MICC), Diane De Courcy, a fait connaître son intention de conclure des ententes spécifiques avec des partenaires régionaux en vue de régionaliser l’immigration.
Selon elle, la venue d’immigrants dans les régions permettrait d’atténuer la pénurie de main-d’œuvre qui sévit dans plusieurs secteurs du Québec. De plus, elle estime que la métropole «a besoin d’aide» pour accueillir les 50 000 immigrants qui s’établissent chaque année au Québec. «Montréal ne peut plus suffire à la tâche seule», a-t-elle déclaré, ajoutant qu’une «entraide entre toutes les régions du Québec» est nécessaire pour recevoir les nouveaux arrivants.
Défi
La ministre s’est dit consciente que la régionalisation de l’immigration sera un travail de longue haleine, dans le contexte où la majorité des immigrants optent pour Montréal comme lieu d’accueil.
Elle croit que le gouvernement devra s’efforcer de faire connaître davantage les régions dès le début du processus de migration. «C’est un gros défi. On part actuellement presque du néant. Une personne qui choisit le Québec, on ne lui parle même pas des régions. Souvent, les gens qui vivent dans une région dans leur pays d’origine et qui ne souhaitent pas nécessairement s’établir dans une grande ville ne savent même pas que les régions [du Québec] existent», a-t-elle souligné.
Mme De Courcy soutient par ailleurs que l’accent devra mis sur les possibilités d’emplois pour attirer les immigrants vers les régions. Ces derniers, a rappelé la ministre, quittent souvent leur pays pour améliorer leur condition de vie et pour trouver un travail. «Alors, si la région apparaît ce lieu-là, elle va attirer».
Les stratégies de recrutement et d’accueil devront aussi tenir compte des spécificités régionales, a indiqué la ministre. D’ailleurs, afin de mieux saisir les enjeux reliés à l’immigration dans la région, Mme De Courcy a profité de son passage sur la péninsule pour rencontrer une vingtaine d’employeurs, l’organisme Rue de la Cité, des personnes immigrantes, la commission scolaire René-Lévesque et la Conférence régionale des élus Gaspésie-les-Îles.
Ne pas négliger la population
Le député de Bonaventure, Sylvain Roy, qui accompagnait la ministre, estime aussi que l’immigration serait bénéfique pour la région. Leur arrivée, croit-il, permettrait de combler des emplois, d’encourager la relève entrepreneuriale, en plus de donner un sérieux coup de pouce à certaines institutions scolaires qui peinent à recruter des étudiants.
Cependant, même s’il considère que la venue d’immigrants dans la région comporte des avantages, le député a souligné que le gouvernement «doit aussi s’occuper des gens qui sont ici». À son avis, l’atténuation de la pénurie de main-d’œuvre ne passe pas seulement par l’immigration. «Il faut aussi développer des mécanismes et favoriser la scolarisation pour permettre aux gens qui sont ici de s’intégrer», a-t-il insisté.
La ministre souhaite conclure une entente avec la Conférence régionale des élus Gaspésie-les-Îles d’ici le mois de juin afin d’encadrer la régionalisation de l’immigration. Cette entente fera partie d’une stratégie qui sera déployée à l’échelle provinciale.
De l’avis du président de la CRÉGÎM, le gouvernement a fait preuve de courage en se lançant dans un tel exercice, mais indique qu’il sera impossible de combler tous les besoins, en raison des nombreuses attentes du milieu.
«Quand tu pars une opération comme ça en Gaspésie, tu n’as pas le temps de finir ta phrase que les attentes commencent à pousser. Et on se peut se le dire, ce n’est pas 100% des demandes qui seront comblées. Des choix devront être faits», a-t-il déclaré la semaine dernière, à la suite de la rencontre entre le ministre délégué aux Régions, Gaétan Lelièvre, et le milieu municipal, social et économique de la MRC d’Avignon.
M. Berger soutient que le choix des interventions gouvernementales représente un défi de taille pour les élus. Selon lui, le gouvernement sera nécessairement «obliger de se piler sur le cœur pour déplaire à certains» en privilégiant des projets plutôt que d’autres. «C’est un méchant défi qu’ils [les élus] se sont donnés. Et à la fin de l’exercise, ils seront jugés. Alors moi je pense qu’il faut les féliciter», a-t-il poursuivi.
M. Lelièvre, qui a terminé samedi dernier sa tournée de consultations dans les MRC de la région en vue d’élaborer le plan de relance de la Gaspésie, s’est dit conscient que les «attentes sont grandes» et que des choix devront être faits.
Actuellement, il n’y a pas d’enveloppe spécifique dédiée au plan de relance de la Gaspésie. Les promoteurs de la Gaspésie devront donc compter sur les budgets des différents ministères pour propulser leurs projets.
Et malgré le contexte de compression budgétaire, M. Lelièvre est confiant que les sommes seront au rendez-vous. «Le plan est coordonné par un comité supporté par cinq ministres et Pauline Marois. Le contexte budgétaire est effectivement difficile, mais avec la volonté gouvernementale, je suis très confiant», a-t-il déclaré.
M. Lelièvre souhaite présenter un rapport au comité ministériel présidé par la première ministre Pauline Marois en mars. Les conclusions de la démarche seront par la suite déposées au Conseil des ministres en avril.
Jusqu’à jeudi, les agents de migration gaspésiens et madelinots participeront à différentes activités dans trois établissement d’enseignement de la vieille capitale pour faire connaître les atouts de la région et les emplois qui y sont disponibles.
Ces derniers tiendront notamment un kiosque d’information au Salon de l’emploi et des stages en région mercredi à l’Université Laval. Au total, une dizaine de régions de la province seront représentées à cet événement, qui avait attiré l’an dernier quelque 1000 visiteurs.
Contact
«C’est l’occasion pour nous de démontrer tout ce que la région peut offrir. Dans le recrutement, il ne faut pas négliger les contacts individuels et les services personnalisés. Et ce salon se prête bien à cet échange», souligne Maryève Charland-Lallier, l’ambassadrice pour la Gaspésie et les Îles.
Une des agentes de migration, Geneviève Labillois, indique que son équipe a environ 400 emplois à offrir dans différents domaines, dont certains nécessitent une formation technique au Cégep.
D’ailleurs, la délégation gaspésienne poursuivra jeudi son opération séduction au Cégep de Sainte-Foy pour recruter auprès de la clientèle collégiale.
L’Agence régionale de la santé et des services sociaux de la Gaspésie-les-Îles tentera aussi de recruter des travailleurs, alors qu’elle tiendra mardi un kiosque au Centre de formation professionnelle de Québec.
La Semaine des régions est organisée par Place aux jeunes en région, l’Université Laval, l’Association étudiante du Cégep de Sainte-Foy et le Centre de formation professionnelle de Québec.
Formé de six personnes, dont Véronic Parker originaire de New Richmond, Kevin Litalien originaire de St-Omer et Philippe C. Turbide, originaire des Îles-de-la-Madeleine, le groupe qui porte le nom de Lily of the Valley a charmé le public.
Avec leur chanson, Part of Me, la formation s’est hissée parmi les 10 groupes qui ont obtenu les meilleures évaluations du public lors de la première ronde du concours. Résultat : elle est maintenant finaliste et court la chance de remporter une prestation en direct à l’émission et de mettre la main sur une bourse de 5000$.
«L’expérience est excitante, s’exclame la chanteuse du groupe, Véronic Parker. C’est difficile d’élargir notre public et de se faire connaître au-delà de notre cercle de connaissances. Alors c’est impressionnant de voir que plus 10 000 personnes ont visionné notre vidéo.»
Les membres de la formation ont choisi leur pièce Come early/bird of tomorrow pour la deuxième ronde du concours. Jusqu’au 2 mars, le public est invité à visionner la vidéo et à lui attribuer une note sur une échelle de cinq étoiles. Les votes du public et du jury représenteront respectivement 40% et 60% de la note finale accordée à chaque participant.
Visibilité
La chanteuse de la formation préfère pour le moment garder la tête froide, mais reconnaît que son groupe obtiendrait une visibilité inattendue s’il remportait le concours.
«Présenter une pièce en direct à l’émission Belle et Bum, ce n’est pas négligeable pour un jeune groupe comme le nôtre. Et c’est sûr que les 5000$ nous aiderait dans la réalisation de notre premier album», souligne-t-elle, précisant que la formation a une quinzaine de compositions.
Le nom du groupe gagnant sera dévoilé lors de l’émission du 9 mars prochain. Les internautes peuvent voter une fois par jour pour chaque prestation.
À l’occasion du 15e anniversaire de ce mouvement, des milliers d’organismes à travers le monde organiseront des activités de sensibilisation le 14 février prochain, dans le cadre de la Journée One billion rising.
«Selon les Nations Unies, plus d’un milliard de femmes sont victimes de violence au cours de leur vie. L’idée est donc qu’une personne se lève le 14 février pour chacune de ces femmes. C’est un symbole pour rappeler que cette réclaité touche tous les pays. Aucune société n’y échappe», explique la coordonnatrice de Femmes en mouvement, Hélène Morin,
En Gaspésie, une soirée de danse sur des musiques du monde aura lieu au Café-théâtre du Vieux Couvent à Maria à partir de 19h. Les profits de l’événement seront remis à l’organisme Heaven House, de Listuguj.
La violence en Gaspésie
La violence faite aux femmes et aux filles est un problématique qui n’échappe pas à la région. Mme Morin souligne d’ailleurs que vivre une situation de violence dans un petit milieu comme la Gaspésie accroît parfois la difficulté de l’épreuve. «Ici, tout le monde se connaît, alors les femmes n’osent pas parler. Elles ne souhaitent pas que ça se sache par tout le village», dit-elle.
Cette dernière invite les femmes qui subissent de la violence, qu’elle soit physique, psychologique ou financière, à en parler à des personnes de confiance ou à faire appel aux différents services disponibles dans la région.
Une compétition multisports regroupant des participants venus de plusieurs pays, des équipes de journalistes étrangers, un hélicoptère qui survole le ciel pour fournir des images diffusées aux quatre coins de la planète : voilà une brève description de ce que souhaite la Société de développement et de mise en valeur de Carleton-sur-Mer (SDMC).
Depuis plus d’un an et demi, l’organisme travaille à la réalisation de ce projet par l’entremise du comité du Raid international Gaspésie, présidé par Daniel Labillois et dont fait partie le responsable du développement économique et touristique de la Ville de Carleton-sur-Mer, Alain Bernier.
Un raid d’aventure, c’est quoi?
Le raid d’aventure s’adresse aux amateurs de plein air et aux athlètes aguerris. Il s’agit d’une épreuve d’endurance et d’orientation d’une durée variable qui combine plusieurs disciplines sportives. «À Carleton-sur-Mer et dans ses environs, nos atouts naturels ouvrent la porte au kayak, à la nage, au vélo, à la course en montagne et à l’escalade», explique Alain Bernier.
Les participants sont invités à former des équipes de deux à quatre personnes et à s’affronter sur un parcours diversifié, qu’ils ne connaissent pas d’avance. Ces derniers doivent obligatoirement passer par différents «points de contrôle» afin de connaître la suite du trajet et pour préparer leur matériel en fonction de la discipline sportive utilisée.
«Pour la première édition, nous visons une compétition qui se déroulerait presque sans arrêt pendant trois jours et qui regrouperait entre 60 et 100 concurrents. La première journée serait quant à elle réservée pour l’accueil des participants», poursuit M. Bernier, précisant que le territoire visé pour la tenue de la compétition va de Miguasha jusqu’à Maria.
Pour mener ce projet à terme, la SDMC travaille en collaboration avec la firme québécoise spécialisée en organisation d’événements sportifs, Endurance Aventure. Les dates visées sont du 5 au 8 septembre prochain.
Couverture médiatique
La SDMC reconnaît qu’un raid d’aventure n’est pas un événement de masse susceptible d’attirer de grandes foules. Par contre, insiste M. Bernier, «l’impressionnante» visibilité médiatique qu’il engendre a de quoi faire rêver de nombreuses régions.
Le dernier raid d’aventure de calibre international organisé par Endurance Aventure, tenue au Nunavik en mars 2012, avait d’ailleurs fait l’objet de plus de 100 reportages, dont plusieurs dans des médias étrangers, comme en Afrique du Sud, en France, en Suisse, en Angleterre et au Mexique.
«Ces compétitions sont très populaires auprès des amateurs de plein air dans de nombreux pays. Les médias spécialisés s’y intéressent aussi. Ça va attirer l’attention vers la Gaspésie, vers ses forces», mentionne M. Bernier.
«C’est le genre d’événement qui nous permettrait de mettre en valeur nos atouts, comme nos paysages et nos terrains de jeux pour les activités de plein air, mais aussi nos ressources humaines», souligne le responsable du développement touristique de Carleton-sur-Mer.
Et au-delà de ces aspects, poursuit-il, les participants à ce type de compétition ont une volonté de découvrir de nouvelles cultures. «Pour les responsables d’Endurance Aventure, c’est une condition. Le lieu d’accueil doit permettre aux concurrents de baigner dans la culture locale», précise M. Bernier.
D’ailleurs, le comité Raid international Gaspésie s’est associé avec la commission scolaire René-Lévesque pour impliquer les jeunes dans l’événement. «L’idée serait de jumeler les compétiteurs à des jeunes pour les sensibiliser aux bienfaits du sport et de la persévérance», dit M. Bernier.
Financement
Bien que l’élaboration du projet soit bien avancée, la SDMC est loin de la coupe aux lèvres. Le coût d’un tel événement s’élève à près de 700 000$.
L’organisateur, Endurance Aventure, doit obtenir 70% de ce montant. De son côté, la SDMC a le mandat de recueillir le reste, soit un montant avoisinant les 200 000$.
La SDMC souhaite en faire un événement récurrent. Pour la première édition, Endurance Aventure offrirait un «clé en main» en prenant en charge une bonne partie de la coordination de l’événement, tout en impliquant des employés et des bénévoles de la région.
Il est prévu que l’implication de la main-d’œuvre locale augmente d’une édition à l’autre, en tenant compte de l’expérience acquise.
Cette annonce survient un peu plus d’un mois après le début de la mise en service de son usine de production. La tonne d’alumine a été produite au cours de la dernière semaine de décembre et au début du mois de janvier. Il s’agit d’une production non-commerciale.
Selon la direction, cet essai démontre que le procédé de fabrication d’alumine de la société peut fonctionner à plus grande échelle.
La direction d’Orbite Aluminae a refusé notre demande d’entrevue, mais précise par voie de communiqué que les résultats obtenus à l’usine de Cap-Chat «atteignent ou dépassent les attentes initiales», qui étaient basées sur les résultats obtenus à son usine pilote et à son laboratoire à Laval.
La production non-commerciale de l’alumine se poursuivra avec une capacité de moins d’une tonne par jour. La direction précise que des échantillons seront expédiés au cours des trois prochains mois à des clients d’Europe, d’Amérique et de l’Asie.
Par la suite, l’installation d’équipements supplémentaires à l’usine permettra à la société d’augmenter sa capacité de production. Cette dernière devrait passer de trois tonnes d’ici six mois et à cinq tonnes d’ici la fin de l’année 2013.
Orbite prévoit annoncer le lancement de sa production commerciale en 2013.
Le ministre a poursuivi mercredi sa tournée des MRC entreprise vendredi dernier en Haute-Gaspésie.
Assisté du député de Bonaventure, Sylvain Roy, M. Lelièvre était à Nouvelle en après-midi pour rencontrer le milieu municipal et différents organismes de la MRC d’Avignon. Il s’est par la suite déplacé à Bonaventure en soirée pour répéter l’exercice avec les intervenants de la MRC voisine.
M. Lelièvre reconnaît que les attentes diffèrent souvent d’une MRC à l’autre en raison des particularités locales, mais soutient que plusieurs enjeux communs sont jugés prioritaires par les intervenants consultés.
Parmi eux, le ministre note le développement des infrastructures de transport et l’amélioration des services dans le secteur de la santé et de l’éducation. «Ce sont des conditions de base qui permettent à une région d’assumer son développement. Ça ressort beaucoup. On voit qu’il y a des constantes qui se dégagent sur la péninsule», rapporte-t-il.
Le développement du secteur touristique, la foresterie et l’industrie éolienne figurent aussi parmi les priorités ciblées par plusieurs intervenants consultés.
Agir rapidement
M. Lelièvre a par ailleurs rappelé son intention de faire avancer le plan de relance de la Gaspésie le plus rapidement possible. Il affirme que les besoins sont «dans l’ensemble» connus et que le gouvernement passera à l’action sans tarder.
L’élu souhaitait cependant tenir la présente tournée de consultation afin de «valider» les enjeux identifiés dans la région au cours des dernières années. «On les connaît en bonne partie, mais il y a peut-être choses qui n’ont pas été identifiées ou d’autres à modifier. Et s’il y a des éléments à ajouter, [le gouvernement] est prêt à écouter.»
Le ministre régional poursuit jeudi sa tournée dans les MRC du Rocher-Percé et de la Côte-de-Gaspé. Il se rendra par la suite aux Îles-de-la-Madeleine samedi pour conclure l’exercice.
M. Lelièvre souhaite présenter un rapport au comité ministériel présidé par la première ministre Pauline Marois en mars. Les conclusions de la démarche seront par la suite déposées au Conseil des ministres en avril.
Le bilan du ministère des Ressources naturelles indique que le nombre de prises enregistrées a été de 1368 saumons, comparativement à 2916 en 2011.
La montaison totale de saumon a aussi connu une diminution importante par rapport à l’an dernier. Le ministère évalue que 10 481 saumons ont remonté les rivières, alors que 17 705 l’avaient fait en 2011.
La diminution de la montaison par rapport à 2011 s’observe dans tous les secteurs de la Gaspésie. Le déclin est plus important pour la population des madeleineaux (-49%) que pour celle des grands saumons (-38%).
Il importe toutefois de souligner que la montaison 2011 est considérée comme «exceptionnelle» et que celle observée en 2012 se situe dans la tendance des dernières années.
Variation importante
Marthe Bérubé, biologiste chez Pêches et Océans Canada, indique que les populations de saumon connaissent souvent des variations d’abondance importante d’une année à l’autre, ajoutant que seules des analyses effectuées sur plusieurs années permettent de comprendre l’évolution des espèces.
Et dans le cas du saumon atlantique, précise-t-elle, des études réalisées pour le compte du ministère rapportent une baisse des populations en Gaspésie au cours des 15 dernières années. «La situation des espèces de la Gaspésie est jugée préoccupante. Il faut donc s’en préoccuper davantage et gérer la situation en tenant compte de l’ensemble des menaces pour éviter que les populations soient en péril», explique la biologiste.
À l’heure actuelle, Mme Berthé soutient que les causes du déclin des populations ne sont toujours pas connues. «Il y a beaucoup de mortalité en mer, mais il reste des éléments à éclaircir pour connaître les raisons. Nous avons des hypothèses, mais nous manquons d’information pour les valider», dit-elle.
Pêches et Océans mène par ailleurs des consultations avec différents intervenants pour trouver des solutions afin de mieux protéger le saumon qui remontent les rivières du Québec.
«L’avis des experts et les études d’impacts économiques détermineront la suite des choses», poursuit-elle, ajoutant que Pêches et Océans n’écarte pas la possibilité de soumettre certaines populations du saumon atlantique de la Gaspésie à la Loi sur les espèces en péril.
Respect de la vie privée