le Dimanche 20 septembre 2026

« On veut ouvrir les portes aux membres de nos communautés, souligne Terry Line Morisson, du secrétariat Migmawei Mawiomi, l’organisme promouvant le projet pour les trois communautés autochtones gaspésiennes. L’idée est de les accompagner, leur montrer les outils et leur donner les informations nécessaires pour les aider ».

En plus des cinq entrepreneurs généraux, des représentants de la Commission de la construction du Québec (CCQ), du groupe COLLEGIA et de quelques entreprises locales étaient sur place, dont Pesca Environnement.  

Occasion à saisir

La construction du parc éolien dans l’arrière-pays d’Escuminac et de Pointe-à-la-Croix représente une occasion à ne pas rater pour les travailleurs micmacs, estime Mme Morisson, qui croit que l’objectif d’atteindre un travailleur sur trois autochtones est réaliste.

« L’intérêt y est, on le voit aujourd’hui, avec une quarantaine de participants à Gesgapegiag. Notre rôle est de faciliter leur embauche », dit-elle, ajoutant que 66 travailleurs ont déjà leur carte de la CCQ ou sont qualifiés. « Et avec les autres types de travaux qui ne sont pas en lien avec la construction, mais reliés au projet, comme l’entretien et la sécurité, nous sommes confiants d’atteindre et même dépasser 100 travailleurs », ajoute Mme Morisson.

Pas d’obligation pour les entreprises

L’entrepreneur général qui sera sélectionné ne sera cependant pas contraint d’embaucher un minimum de travailleurs micmacs, rappelle le conseiller aux Affaires publiques d’Innergex, François Morin. « Il aura à respecter les principes de compétitivité et de compétences. On n’impose pas de barème », dit-il, ajoutant cependant que la participation des cinq entrepreneurs préqualifiés aux deux journées de réseautage illustre « leur bonne compréhension de l’importance d’embaucher un maximum de travailleurs micmacs ».

Tout comme Mme Morrison, le représentant d’Innergex invite les membres des communautés micmaques à saisir la balle aux bonds. « L’opportunité est là. Bien que nous soyons partenaire, c’est d’abord un projet qui a été bâti, porté et vendu par le secrétariat  Migmawei Mawiomi. De notre côté, nous leur disons que les ressources sont là pour les aider à obtenir leur certification et des formations. Ils peuvent maintenant saisir l’occasion », mentionne M. Morin.

Un seul entrepreneur local préqualifié

Parmi les cinq entrepreneurs généraux qui ont été préqualifiés, un seul est basé en Gaspésie, soit Construction Énergie Renouvelable, une société issue d’un partenariat entre Constructions L.F.G de Carleton-sur-Mer, TCI et EBC. Les promoteurs comptent annoncer leurs choix d’ici le début de l’hiver, de même que le turbinier. La construction du parc devrait débuter au printemps prochain.

Au lendemain de la visite du ministre Pierre Moreau qui a déclaré à Bonaventure  souhaiter un règlement négocié, le maire de Ristigouche-sud-Est, François Boulay, a confirmé que la partie de la société d’exploration a tenté une première approche auprès des avocats de sa municipalité, en suggérant « d’examiner la possibilité » d’une entente à l’amiable. La démarche aurait été entreprise « au cours du dernier mois », soutient M. Boulay.

L’élu confirme qu’un montant a été avancé dans « l’orientation proposée », ajoutant que la proposition, telle que présentée, n’intéresse pas sa municipalité. « L’écart entre le 1,5 M$ pour lequel [Gastem] nous poursuit et là où ils nous ont dit de regarder est énorme. On ne comprend pas pourquoi Gastem nous oriente vers cette direction-là », dit-il, ajoutant que sa partie « ne la saura pas avant qu’elle interpelle à nouveau [Gastem] pour savoir exactement ce qui est suggéré ».

Ristigouche-sud-Est ferme-t-elle la porte à une entente négociée? « Je ne peux pas dire ça, on n’a pas pris de décision, mais on ne considère pas cette option », répond M. Boulay.

Invité à commenter la démarche qui aurait été entreprise par ses avocats, telle que rapportée par M. Boulay, le PDG de Gastem, Raymond Savoie, n’a pas voulu commenter. Ce dernier a cependant répété être ouvert à une entente négociée. « La porte est ouverte. On a cherché à trouver une solution hors cour, on est ouvert à une discussion », s’est-il contenté de mentionner.

Rappelons que le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, a déclaré hier vouloir souhaiter une entente négociée entre les deux parties. « Le pire des règlements est meilleur que le meilleur des jugements », a-t-il déclaré lors d’un point de presse, en marge d’une annonce à Bonaventure.

Le comité de suivi, qui tenait récemment sa 6e réunion, note que les élus régionaux et les gens d’affaires ont dû sortir publiquement pour contrer ce qu’il qualifie « d’opposition des environnementalistes, des concurrents et des médias locaux ».

La préfète de la MRC du Rocher-Percé, Diane Lebouthillier, qui siège au comité, évalue que le message des opposants est davantage véhiculé dans les médias comparativement à celui des intervenants qui appuient le projet. Le comité affirme que cette situation touche aussi tous les projets de développement économique en lien avec les ressources naturelles dans la région.

« Il y a un mécontentement des gens autour de la table. Il n’y a aucun projet qu’on tente de faire avancer en Gaspésie qui reçoit l’aval des groupes environnementaux et on donne beaucoup de place aux gens qui sont contre le projet », mentionne-t-elle, ajoutant que certains membres du comité lui ont demandé de « brasser les médias ».

« J’ai répondu que ce n’est pas moi qui va brasser les médias. On travaille ensemble dans le but que nos projets de développement se concrétisent, avec tous les principes de développement durable », dit-elle, insistant sur le fait que le comité de suivi est « autonome » et « ne relève pas de Ciment Mcinnis ».

Réaction de la FPJQ régionale

La section régionale de la Fédération professionnelle des journalistes s’explique mal cette sortie. Sa nouvelle présidente, Joane Bérubé, estime que les membres du comité de suivi « comprennent peut-être mal le rôle des journalistes », ajoutant que les avis en faveur du projet, comme celles des gens d’affaires, de la CRÉGÎM et de la Table des préfets ont obtenu autant de place dans les médias que celles des détracteurs.

« Le rôle du journaliste est de rapporter les faits, les événements et les commentaires des intervenants. Il n’y a pas de prise de position », soulignant que plusieurs semblent « prendre le messager pour le message ».

« Il ne faut pas confondre les événements que nous couvrons et le message que nous rapportons. Le débat doit être sain et ce n’est pas tirant sur le messager que nous y parviendrons », dit-elle.

Mme Bérubé a été mandatée par la section régionale de la FPJQ pour prendre contact avec le comité de suivi afin de sensibiliser ses membres à cette question.

Presque un an après l’entente, le dossier demeure toujours au point mort. Les deux parties l’avaient pourtant présentée en grande pompe, tout juste avant les dernières élections municipales, l’a qualifiant même « d’historique ». Or, cette dernière n’a toujours pas été acheminée au ministère des Affaires municipales du Québec.

Le député Sylvain Roy espère que le conseil de bande de Listuguj l’appuiera, afin de mettre fin à une situation qui « n’aide pas aux bonnes relations entre les deux communautés », dit-il. Le péquiste a l’intention de rencontrer le chef, Steve Martin, au cours des prochaines semaines.

Rappelons qu’avec la délimitation actuelle, les résidants de Listuguj peuvent briguer des postes d’élus à Pointe-à-la-Croix. Trois membres de la communauté micmaque s’étaient d’ailleurs présentés au dernier scrutin, avant de se retirer à la toute dernière minute, une fois l’entente signée et présentée devant la presse régionale. Une situation semblable s’était produite aux élections de 2009. Cinq candidats autochtones s’étaient lancés dans la course pour finalement se retirer après l’intervention de la ministre responsable de la Gaspésie de l’époque, Nathalie Normandeau.

Lueur d’espoir

L’entente signée en novembre dernier avait donc relancé l’espoir que le problème se règle. Le gouvernement du Québec s’était montré ouvert à adopter un décret pour exclure Listuguj de Pointe-à-la-Croix, à condition qu’une entente intervienne et soit appuyée par les élus des deux communautés. Pointe-à-la-Croix a adopté une résolution en ce sens en avril 2014, tandis que le conseil de bande de Listuguj avait demandé un délai, le temps d’obtenir des avis juridiques.

Mais l’élection d’un nouveau chef du conseil de bande en juin dernier a retardé le processus, souligne le maire de Pointe-à-la-Croix, Jean-Paul Audy, qui a aussi l’intention de rencontrer Steve Martin prochainement pour éviter que l’entente ne devienne un vœu pieux. « Je pense qu’il va y avoir moyen de s’entendre », espère-t-il, ajoutant que cette situation « badre » autant la population de Listuguj que celle de Pointe-à-la-Croix. « Tout le monde est sur le qui-vive avec ça », affirme-t-il.

L’élection de candidats autochtones à Pointe-à-la-Croix est mathématiquement possible. La liste électorale au dernier scrutin dénombrait 1125 électeurs à Pointe-à-la-Croix et 1085 à Listuguj.

Rappelons qu’un apiculteur de Maria, John Forest, a lancé une pétition pour réclamer l’exclusion des OGM de la région, estimant qu’ils nuisent à sa production. Ce dernier demande l’appui des citoyens pour faire bannir les semences de maïs et de soya transgéniques de la Gaspésie. Selon l’UPA, les OGM touchent un maximum de 700 hectares de culture sur un total de 29 000 dans l’ensemble de la région.

La démarche de M. Forest est appuyée par l’Union paysanne du Québec, qui vient de mettre en ligne sa propre pétition, réclamant la même chose.

Mais le président de l’UPA Gaspésie-les-Îles, Marc Tétreault, doute que ce scénario puisse se concrétiser, soulignant que les OGM sont encadrés par des lois fédérales. « Le fait est que les OGM sont homologués par le fédéral. Il faudrait interpeller la nation canadienne au complet. C’est presque impossible dans le contexte nord-américain, considérant la demande du marché », mentionne-t-il.

Malgré les « bonnes intentions de M. Forest », poursuit M. Tétreault, l’UPA Gaspésie-les-Îles ne s’opposera pas à l’utilisation des OGM. « Dans ce contexte, nous avons proposé des rencontres entre les producteurs concernés et M. Forest pour trouver des solutions », précise-t-il.  

C’est possible, dit l’Union paysanne

L’Union paysanne du Québec, qui appuie la démarche de M. Forest, rejette du revers de la main l’interprétation de l’UPA Gaspésie-les-Îles. « Les OGM gagnent du terrain en Gaspésie. Il y a dix ans, il n’y en avait pas », mentionne le président Benoit Girouard, ajoutant craindre que la région soit bientôt « envahie » par les OGM.

Ce dernier évalue que la recherche n’est pas suffisamment avancée pour comprendre les impacts des OGM. « Le principe de précaution doit être appliqué », pense-t-il. Contrairement au directeur de l’UPA, M. Girouard soutient que les OGM peuvent être exclus d’une région donnée, « si la volonté politique » est au rendez-vous.

« Le provincial peut le faire, de la même façon que des pesticides ont été interdits par le gouvernement du Québec », pense-t-il, ajoutant par ailleurs que l’utilisation ou non des OGM ne passent pas nécessairement par des lois ou des règlements. « Si tous les producteurs d’une région, comme la Gaspésie, s’entendent pour aller dans la même direction en n’utilisant pas d’OGM, on parviendrait à atteindre l’objectif. Ce qui permettrait en plus d’aller chercher des marchés sans OGM que les autres régions du Québec ne peuvent conquérir », ajoute M. Girouard.

Le budget de la CS des Chics-Chocs sera adopté mardi prochain par ses commissaires. La conseillère en communication, Marie-Noëlle Dion, indique que le scénario qui sera présenté au conseil ne prévoit pas de déficit, ainsi qu’une légère hausse du taux de taxation, qui devrait passer de 29,934 à 30,303 cents du 100 $ d’évaluation.

Les contribuables de la Commission scolaire René-Lévesque devront pour leur part absorber une augmentation plus importante. Les commissaires ont approuvé mardi soir le budget pour l’année 2014-2015, qui s’élève à 78,5 M$. Le taux de taxation se fixe maintenant à 30 cents du 100 $ d’évaluation, alors qu’il était à 26 cents l’an dernier et à 22 cents l’année précédente. Une hausse qui représente 40 $ pour une maison de 100 000 $.

Cette augmentation est jugée nécessaire par les administrateurs, afin d’éviter de réduire les services aux élèves. Le directeur général par intérim, Denis Gauthier, souligne que son administration a vu ses allocations du ministère de l’Éducation réduire de 915 000 $, par rapport à l’an dernier, laissant ainsi peu de marge de manœuvre. « Depuis trois ans, on s’est fait couper un montant qui frôle le 3 M$. On a gratté les fonds de tiroir, examiner tous les postes budgétaires et on a essayé de trouver les montants nécessaires. L’augmentation de la taxe fait partie des mesures mises en place. L’objectif des commissaires est de ne pas réduire les services aux élèves et nous y arrivons pour l’instant », explique-t-il, ajoutant que le taux de la CS René-Lévesque n’atteint pas le maximum fixé par la loi, soit 35 cents du 100 $ d’évaluation.

Malgré la hausse des taxes, le budget adopté par la CS René-Lévesque présente un déficit d’opération de 293 000 $. Le manque à gagner sera cependant financé par le surplus accumulé, qui s’établit à quelque 5 M$. Pour l’année financière en cours, le ministère de l’Éducation autorise la commission à aller piger une somme maximum de 296 000 $ dans ce surplus.

Il faut dire que la MRC de la Haute-Gaspésie a adopté en juin 2013 une résolution pour faire de la MRC une région « verte et active », dont un de ses volets rapporte le souhait des élus de « voir bannir l’utilisation des organismes génétiquement modifiés en Haute-Gaspésie » pour faire du territoire « une zone sans contamination. »

Pour l’instant, aucune réglementation n’a été rédigée en ce sens, mais le préfet n’écarte pas cette possibilité. « Présentement, il n’y a pas d’OGM sur notre territoire. Mais un producteur qui souhaiterait en utiliser n’aurait pas la cote auprès de la population parce que tout ce qui se fait en agriculture sur notre territoire est orienté vers une agriculture qui est propre. Tous nos producteurs ont adopté cette vision-là. Mais c’est certain qu’on pourrait éventuellement réglementer », dit-il.

Et l’initiative de la MRC de la Haute-Gaspésie pourrait être répétée. C’est du moins ce que souhaite John Forest, un apiculteur de la Baie-des-Chaleurs qui a récemment lancé une pétition pour exclure de la Gaspésie les OGM. Le document invite les maires à adopter des résolutions en ce sens dans les différents conseils des MRC. À terme, M. Forest souhaite soumettre la pétition au MAPAQ et à l’UPA.

Le producteur de miel se dit préoccupé par les OGM, les pesticides et les herbicides, affirmant que ces derniers nuisent à sa production. Il y a quelques années, rapporte-t-il, les meilleures ruches du producteur se trouvaient dans un champ loué à Bonaventure et ses abeilles ont commencé à mourir. M. Forest estime que les pesticides et les semences d’OGM sont à l’origine de cette situation. « Les experts nous disent qu’il n’y a pas d’impact, mais je n’y crois pas. Chaque fois qu’on plantait des OGM, mes abeilles mouraient », dit-il.

Au moment d’écrire ces lignes, 133 personnes avaient signé la pétition disponible sur le site pétition24.net.

Le préfet de la Haute-Gaspésie se réjouit d’une telle initiative. « Si les gens appuient notre démarche et s’ils s’en inspirent, ça me fait extrêmement plaisir », affirme-t-il, ajoutant que le secteur agroalimentaire gaspésien a « tout intérêt » à développer des produits « à valeur ajoutée », comme ceux sans OGM ou biologiques.

Intitulée « Je m’affiche », la levée de fonds prévoit notamment la vente de produits dérivés, dont un autocollant pour les véhicules illustrant le belvédère projeté d’être construit à St-André-de-Restigouche. En plus d’un volet qui s’adresse à la population locale « en développant le sentiment d’appartenance », souligne le chargé de projet, Jean-Phillipe Chartrand, la campagne vise également à obtenir des commanditaires « majeurs », autant régionaux que nationaux.  

« À terme, on souhaite négocier des contrats de commandite et de visibilité avec un partenaire pour chaque site aménagé. Donc on peut imaginer avec le belvédère de St-André, qui aborde la thématique agricole, s’associer avec les producteurs de l’Est du Québec, par exemple », précise-t-il.

Le projet, évalué à 11 M$, prévoit l’aménagement de trois autres belvédères à St-Alexis, à Matapédia et près de L’Ascension-de-Patapédia, en plus d’un carrefour touristique aux abords de la route 132, qui servira de point de départ du circuit. Chacun des belvédères abordera une thématique différente.  

La corporation décrit le projet comme une initiative qui « propose une approche inédite alliant paysage, architecture, histoire et culture locale ». Le concept avait été dévoilé en septembre 2013.

Jusqu’à présent, 2 M$ ont été amassés dans le milieu, grâce notamment à l’engagement des cinq municipalités impliquées dans le projet et de la Conférence régionale des élus. Les deux paliers gouvernements ont été sollicités le printemps dernier et le promoteur est en attente d’une réponse. « On est en retard sur l’échéancier prévu au départ, mais il faut dire que le changement de gouvernement à Québec à retarder les choses. Mais c’est certain qu’on maintient le cap sur le projet », soutient M. Chartrand.

Objectif : 50 000 visiteurs

La Corporation s’attend à ce que la Route des Belvédères attire 50 000 visiteurs par année. Le promoteur du projet se base sur une étude de la firme Zins Beauchesne pour avancer ce chiffre.

Le chargé de projet évalue que ce calcul est réaliste, si les efforts de promotion sont au rendez-vous. « On croit qu’au bout de cinq ans, on va atteindre 10 % de la fréquentation touristique de la Gaspésie. Il y a un demi-million de personnes qui passent sur la 132 à Matapédia chaque année et qui ne vont pas sur les Plateaux et on pense qu’on peut attraper 10 % de cette clientèle-là », explique le chargé de projet.

Les retombées économiques sont par ailleurs estimées à près de 5 M$ annuellement, un chiffre également « réaliste », selon M. Chartrand. « Ces gens-là vont faire le circuit, se promener en voiture, consommer dans des restaurants, en hébergement. Alors avec des calculs assez réalistes d’un taux de dollars dépensés par personne, on arrive à cette estimation », poursuit-il, affirmant que l’économie touristique sur les Plateaux, qui inclut la pêche aux saumons et le tourisme d’aventure, engendre actuellement des retombées de 2,7 M$.

Le PDG, Christian Gagnon, a eu des discussions avec Pétrolia l’hiver dernier afin d’évaluer la possibilité d’utiliser le gaz du gisement de Bourque, entre Gaspé et Murdochville, comme combustible à la cimenterie.

Il y a quelques jours, Pétrolia a confirmé au journal Le Soleil qu’elle envisageait de remettre sur les rails son projet d’exploration de ce gisement. Le PDG, Alexandre Gagnon, a précisé qu’il contiendrait l’équivalent de cinq fois la consommation annuelle du Québec.

Le PDG de Ciment Mcinnis souligne cependant à grand trait que les discussions sont préliminaires et que le projet d’utiliser le gaz comme combustible est « très très embryonnaire », compte tenu de la distance entre le gisement et Port-Daniel. « On est loin de la coupe aux lèvres. Il n’y a pas de pipeline entre les deux endroits. Et là, je veux être clair pour être sûr que personne ne se fasse de faux espoir. Nous n’irons jamais financer un pipeline », a-t-il déclaré, en entrevue téléphonique.

M. Gagnon se dit cependant prêt à tendre l’oreille quant à l’éventualité d’acheter du gaz si des investisseurs étaient au rendez-vous pour financer une telle infrastructure. « Si quelqu’un est prêt à faire une étude et à financer un pipeline, et faire en sorte que du gaz naturel se rende à Port-Daniel, c’est certain qu’on va regarder ça », a-t-il précisé. « Mais on ne peut justifier la construction d’un pipeline uniquement sur l’utilisation du gaz naturel par une cimenterie. Le gaz est d’abord et avant tout un combustible domestique très efficace, et on sait que le bassin de population n’est pas énorme en Gaspésie », mentionne-t-il.

Le PDG ajoute que le certificat d’autorisation permet à Ciment McInnis d’utiliser de l’huile à chauffage, du charbon ou du coke de pétrole, soulignant que le gaz naturel pourrait devenir un « combustible d’appoint très intéressant. »

Après un mois de juin difficile, plusieurs attraits tirent leur épingle du jeu depuis quelques semaines. En date du 20 juillet, le Bioparc à Bonaventure affichait une hausse de 15 % de son achalandage dans le dernier mois. La directrice, Marie-Josée Bernard, qualifie la saison de « bonne », après un été 2013 plutôt ordinaire. « On rattrape ce que nous avons perdu l’an dernier, dit-elle.

Au parc national de Miguasha, la hausse des visiteurs s’élève à 30 %. Une situation attribuable à l’exposition sur la découverte historique du parc, l’Elpistotege Watsoni, selon la direction.

Le bureau d’information touristique à New Richmond rapporte une augmentation de 30 % de son achalandage en juin. Le 29 juillet dernier, près de 700 personnes de plus étaient venues s’informer, comparativement au même mois l’an dernier.

Malgré ces chiffres intéressants, tous les intervenants interrogés mentionnent la difficulté de conclure, comme chaque année, s’il s’agit d’une bonne ou d’une moins bonne saison. Bref, tout n’est pas noir ou blanc. Certains parlent même de “perception”, alors que d’autres font valoir que des facteurs comme la météo et la participation de la clientèle locale sont à considérer dans l’équation.

Au Musée acadien du Québec à Bonaventure par exemple, les dernières semaines ont été tranquilles. “La météo ne nous a pas aidés. Avec la chaleur et le soleil, les gens sont moins attirés par des activités intérieures”, souligne la directrice, Louise Cyr, ajoutant que les activités extérieures comme les spectacles Chapeau à nos artistes fonctionnent très bien.

Le propriétaire de Cime aventure à Bonaventure, Gilles Brideau, mentionne du bout des lèvres qu’il s’agit d’une “bonne saison”, spécifiant que, somme toute, “l’achalandage se maintient” par rapport à l’été dernier. “Ce sera peut-être un peu plus, un peu moins, mais ce sera semblable. Certains de nos secteurs connaissent une légère hausse, alors que d’autres une diminution”, précise-t-il.

Hébergement

En hébergement, la fréquentation s’est maintenue en juillet au Riotel à Bonaventure. Quant au camping de Carleton-sur-Mer, il se dirige vers un été comme l’an dernier, alors qu’il avait connu une saison record.

Le propriétaire du Manoir Belle Plage à Carleton-sur-Mer, David Comeau, confirme que la clientèle se maintient, mais constate une fois de plus qu’il y a beaucoup moins de débordement qu’il y a quelques années. « Avant ce n’était pas rare que je doive envoyer ma clientèle ailleurs, même dans d’autres villes, parce que c’était plein partout. On réussit à remplir [le Manoir], mais il n’y a pas de surchauffe », dit-il.

Le propriétaire de l’Hostellerie Baie Bleue, Stéphane Boudreau, rapporte également une stagnation de l’achalandage touristique dans les dernières années. « Ça joue toujours autour de 5 % d’augmentation ou de diminution. Il n’y a pas de boom », constate-t-il, précisant avoir connu une hausse de 5 % en hébergement en juillet et de 10 % en restauration.

M. Boudreau croit que les efforts doivent se poursuivre pour étirer la saison touristique. « Collectivement, il va y avoir une réflexion à faire, à savoir de quelle façon on vend notre région. De quelle façon on peut travailler ensemble pour faciliter la venue de touristes en Gaspésie pas seulement sur une période d’un mois, mais plutôt sur des périodes plus longues », mentionne-t-il, ajoutant que des événements comme le Raid international Gaspésie, qui se tiendra en septembre à Carleton-sur-Mer, est un bon exemple.

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