Les cinéastes intéressés à y présenter leurs œuvres ont d’ailleurs jusqu’au 20 janvier pour soumettre leurs dossiers. Les membres du comité organisateur de l’événement souhaitent encore cette année réunir des réalisateurs d’ici et d’ailleurs afin d’offrir une programmation variée, regroupant des courts, moyens et longs métrages.
L’an dernier, Vues sur mer avait présenté un programme 100% québécois, avec un important volet gaspésien, notamment avec la présentation du film Le renard arctique, une histoire de survie du cinéaste Harold Arsenault.
«Nous souhaitons offrir aux Gaspésiens un accès au cinéma documentaire. Et en Gaspésie, nous avons de très bons artisans du documentaire, dont le rayonnement n’est pas toujours évident. Notre festival sert donc à les mettre en valeur», affirme l’une des organisatrices, Monica Normand.
Retour sur l’édition 2012
En 2012, sur onze films présentés, cinq étaient des productions de Gaspésiens ou concernaient la Gaspésie. «La cuvée a été très bonne, mais ce n’est pas toujours comme ça chaque année», poursuit Mme Normand, qui espère que l’édition 2013 poursuivra sur la «lancée» de 2012. «Notre événement a réellement décollé l’an dernier. L’engouement du public et des artistes participants y était.»
Pour sa deuxième édition, le festival avait comptabilisé 613 entrées, soit le double que lors de l’édition 2011. Cette année, les organisateurs souhaitent accueillir «au moins le même nombre de personnes» que l’an dernier.
Des 615 communautés autochtones du pays, 157 manqueraient actuellement à leurs obligations financières, selon une liste publiée sur le site Web du ministère des Affaires autochtones et du Nord canadien.
Gesgapegiag est la seule des trois communautés micmaques de la Gaspésie qui se retrouve sur cette liste. Son niveau de surveillance est cependant le plus bas des trois établis par le ministère. À ce niveau, son conseil de bande doit élaborer «un plan acceptable au ministère, pour remédier au manquement, rétablir la situation, s’attaquer aux causes et empêcher la répétition», peut-on lire sur le site Web du ministère.
Selon les critères définis par Ottawa, un conseil de banque est considéré en «manquement» si, notamment, sa situation financière est «telle que la prestation de tout programme dont le financement est prévu par l’entente de financement présente un risque.» Le gouvernement peut aussi placer les bandes sous surveillance s’il est «d’avis que la santé, la sécurité ou le bien-être de la collectivité autochtone risque d’être compromis.»
Le ministère ne fournit cependant pas les causes exactes de la présence de Gesgapegiag sur cette liste.
Selon le dernier rapport financier disponible (mars 2011) de Gesgapegiag, son surplus accumulé est passé de 1 392 800$ à 353 000$ en 2010-2011.
De l’avis de la directrice du conseil de bande, Catherine Johnson, cette situation s’explique parce que le financement de Gesgapegiag «est demeuré le même depuis plusieurs années», alors que les sources de dépenses «augmentent considérablement».
Mme Johnson a notamment fait référence à l’élargissement du réseau d’aqueduc pour couvrir les nouvelles constructions et les investissements dans les réparations d’habitation. «Le conseil de bande a choisi d’investir pour offrir à sa population des services adéquats et des habitations convenables. Notre financement est gelé depuis dix ans, alors c’est sûr que ça peut causer des difficultés», explique-t-elle.
La directrice ne sait toujours pas si Gesgapegiag pourra bénéficier d’une partie des 330 millions de dollars annoncés il y a quelques jours par le gouvernement fédéral, qui vise à soutenir la mise à niveau des réseaux d’aqueduc et d’égout dans les communautés autochtones.
La foule regroupait principalement des Micmacs de Listuguj et de Gesgapegiag, mais des non-autochtones ont également participé à cette marche de solidarité, en appui aux revendications du mouvement.
La manifestation a été organisée par les Micmacs de Listuguj. Des rassemblements de ce genre ont également eu lieu simultanément à plusieurs endroits au Canada.
Un peu après 13h (heure de l’Est), les gens réunis à Pointe-à-la-Croix ont débuté la marche en direction de Campbellton en occupant les deux voies du pont J.C. Van Horne. Ils ont par la suite fait demi-tour afin de revenir du côté québécois.
L’événement s’est déroulé dans le calme sous un ciel ensoleillé. Plusieurs scandaient des slogans contre le gouvernement fédéral, alors que d’autres unissaient leurs voix pour chanter au rythme des sons des tambours. La circulation automobile a été bloquée pendant toute la durée de la marche.
Objectifs
L’événement avait pour objectif d’appuyer les chefs autochtones, dont celui de Listuguj Dean Vicaire, en rencontre avec Stephen Harper à Ottawa. Le conseiller de Gesgapegiag, Quentin Condo, a aussi été mobilisé pour cette rencontre.
Les manifestants souhaitaient aussi faire valoir leur mécontentement envers certaines politiques fédérales, dont le projet de loi C-45, qui modifie les lois sur les autochtones et les pêches, ainsi que le projet de loi C-38, qui modifie le régime d’assurance-emploi.
«Nous supportons les communautés autochtones qui se mobilisent pacifiquement contre un gouvernement qui agit sans consulter les Premières Nations. Aujourd’hui, nous exprimons notre ras-le-bol», a lancé une des participantes, Anita Basque, de Listuguj, alors que le son des tambours se faisait entendre.
À quelques mètres, Brian Caplan, aussi de Listuguj, marchait pour un mouvement qu’il juge «mené par la jeunesse» autochtone du pays. «Leur mobilisation est impressionnante. Ce n’est qu’un début», a-t-il déclaré.
«Une vision commune»
«À travers Idle No More, nous travaillons ensemble derrière un but commun, soit de changer les relations entre les Premières Nations et le gouvernement», a déclaré Darcy Gray, un des membres du Conseil de bande de Listuguj, lors d’une conférence de presse tenue après la marche.
À l’instar de nombreux manifestants, M. Gray croit aussi que les jeunes sont à la base du mouvement. «Ici, ce sont d’abord eux qui ont entamé des actions», a-t-il dit, en faisant notamment référence au blocus de la voie ferrée, qui perdure depuis quelques jours à la hauteur de Listuguj.
M. Gray a d’ailleurs indiqué qu’il appuyait ce moyen de pression. «Au départ, je n’étais pas d’accord avec ce blocage. Mais quand je suis allé sur place, j’ai compris pourquoi les personnes le faisaient. Ils voulaient réunir [les gens de la communauté] dans une action commune. C’est devenu un lieu de rassemblement.»
À ses côtés, le député fédéral de la Gaspésie-les-Îles, Philip Toone, a réitéré son appui envers les revendications autochtones. Au sujet du blocus de la voie ferrée, M. Toone a dit «avoir de la difficulté avec l’idée», en précisant qu’il «comprenait» les gens à l’origine du moyen de pression. Il a par la suite encouragé les membres de la communauté à poursuivre leurs actions.
Idle No More en Gaspésie
Le mouvement Idle No More bat son plein en Gaspésie depuis quelques semaines. Pendant le temps des Fêtes, les Micmacs ont érigé des barrages sur la route 132, autant du côté de Listuguj que de Gesgapegiag. Depuis quelques jours, des Micmacs bloquent la voie ferrée à la hauteur Listuguj.
Jeudi, la communauté micmaque avait annoncé son intention de lever totalement ce blocus dès vendredi, mais cette décision pourrait être remise en question au cours des prochains jours.
Rappelons que l’Agence de la santé et des services sociaux a mis sur pied un groupe de travail qui doit se pencher sur l’offre de services offerts à Murdochville, à Grande-Vallée et à Paspébiac.
Sans mentionner directement que les urgences de nuit dans ces secteurs seront fermées, l’Agence a récemment laissé entendre à la presse régionale que leur fréquentation de nuit force le comité de travail à se pencher sur la pertinence de les maintenir ouvertes 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.
Selon la vice-présidente régionale de la FSSS-CSN, Jacqueline Duguay, des coupures de services dans les urgences de nuit auraient des «effets catastrophiques». Selon elle, la réduction de l’accessibilité aux soins de santé augmenterait les «risques sociaux» des populations les plus isolées. Elle ajoute que les coupures de six millions de dollars à l’Agence ne devraient pas affecter les services offerts à la population.
Pour sa part, le président du Conseil central de la CSN Gaspésie-les-Îles, Éric Boulay, estime que l’Agence n’a pas encore tiré des leçons de la fermeture de l’obstétrique en Haute-Gaspésie. Rappelons qu’après une absence prolongée, ce service est de nouveau disponible depuis le printemps dernier à Sainte-Anne-des-Monts.
«La rupture de ce service a obligé les femmes de la Haute-Gaspésie à accoucher à Matane, ce qui a parfois occasionné des problèmes. Dans les cas des urgences, les ressources médicales sont présentes, alors il n’a pas de raison de jouer avec la santé des gens», déclare M. Boulay. Le représentant syndical croit que l’Agence devrait plutôt investir davantage dans la région, dans un contexte où la population est vieillissante.
Le comité chargé d’analyser les services offerts dans ces milieux à faible densité, notamment composé de médecins, d’infirmières et de représentants de l’Agence, devrait faire connaître ses recommandations à la fin du mois de mars.
C’est à la suite d’une rencontre tenue cette semaine avec les leaders micmacs de la Gaspésie que les représentants de la CRÉGÎM ont décidé d’appuyer publiquement les revendications du mouvement Idle No More.
«Nous partageons leur mécontentement à plusieurs égards. Nous comprenons leur frustration. Ils n’ont pas été consultés alors que le fédéral a modifié des lois qui ont des impacts sur eux. Toute la population est touchée par la façon de faire des conservateurs», soutient le président de la CRÉGÎM, Bertrand Berger.
Avec le mouvement Idle No More, les peuples autochtones dénoncent le fait que le gouvernement ne les consulte pas lorsqu’il modifie des lois qui les concernent.
De façon plus spécifique, Idle No More s’insurge contre plusieurs des politiques fédérales, notamment le projet de loi C-45, qui modifie les lois sur les autochtones et les pêches, ainsi que le projet de loi C-38, qui modifie le régime d’assurance-emploi.
«Le C-45 vient restreindre la protection des cours d’eau. Et la réforme de l’assurance-emploi aura des impacts majeurs sur l’économie saisonnière d’une région comme la nôtre. Ces enjeux touchent l’ensemble de la population, pas seulement les Premières Nations», poursuit M. Berger.
Moyens utilisés
Les élus de la Gaspésie n’approuvent cependant pas tous les moyens que les autochtones ont utilisés jusqu’à présent pour faire entendre leur voix.
Rappelons que les Micmacs ont érigé des barrages sur la route 132 pendant le temps des Fêtes, autant du côté de Listiguj que de Gesgapegiag. Certains ont aussi bloqué la voie ferrée à la hauteur de Listuguj au cours des derniers jours.
«Lors de notre rencontre, nous avons fait valoir qu’en bloquant la voie ferrée, ils ne s’attaquaient pas au fédéral, mais à l’économie locale. Nous n’avons qu’à penser à Temrex, qui a vu sa marchandise bloquée. Nous ne sommes pas d’accord avec les blocus et nous avons suggéré d’utiliser d’autres moyens», précise M. Berger.
Notons que la communauté micmaque a annoncé son intention de lever totalement le blocus de la voie ferrée dès vendredi.
La mobilisation se poursuit
La mobilisation des autochtones se poursuit dans la région, alors qu’une manifestation se tiendra vendredi de 13h à 15h sur le pont J.C. Van Horne, qui relie le Québec au Nouveau-Brunswick.
Cette marche est organisée par le Conseil de bande de Listiguj dans le but d’appuyer les chefs autochtones, dont Dean Vicaire, qui rencontreront le premier ministre du Canada.
Le pont sera bloqué à la circulation pour la durée de la manifestation, peut-on lire sur le site Web du Listiguj.
Listuguj : blocus levé, mais préoccupations pendantes
Listuguj : les Micmacs perturbent la circulation sur la route 132
À la suite des inondations de la route 132 à New Richmond en décembre 2010 et en mai 2011, le ministère des Transports du Québec (MTQ) a mené une étude hydraulique afin de déterminer les causes des événements et les solutions à envisager.
Résultat : en plus des infrastructures du MTQ, certaines installations de la Société du chemin de fer de la Gaspésie (SCFG) et de la Ville de New Richmond sont en cause.
Du côté de la SCFG, le directeur Olivier Demers explique qu’un ponceau et deux ponts à l’Est de l’Hôtel Francis posent problème. «Leurs dimensions ne sont suffisantes pour laisser passer l’eau dans les cas de grosses pluies. Les infrastructures forment un barrage», explique-t-il, précisant cependant que des situations comme celles vécues en décembre 2010 et en mai 2011 sont rares. «Dans 99% du temps, il n’y a pas de problème.»
La SCFG, poursuit M. Demers, évalue actuellement la possibilité d’entreprendre des travaux pour améliorer la capacité de ses installations. «Mais avant toute chose, il faudra mettre en place un plan d’action avec les partenaires concernés [le MTQ et la Ville de New Richmond]. La route 132 et la piste cyclable de la ville agissent aussi comme barrage. Il faudra se concerter», ajoute-t-il.
Ministère des Transports
Le MTQ a déjà entrepris des travaux sur la route 132 de chaque côté du chemin Saint-Edgar. Ces derniers, qui seront complétés à l’automne 2013, consistent à remplacer trois ponceaux par deux portiques de béton armé et par un ponceau de plus grande dimension. «D’autres travaux seront peut-être à effectuer. C’est ce que nous déterminerons avec nos partenaires», indique Martine Lévesque, du MTQ.
Du côté de la Ville de New Richmond, la mairesse Nicole Appleby explique que son administration prend connaissance de l’étude hydraulique pour établir les priorités. «Nous souhaitons définir le plan d’action le plus tôt possible pour corriger la situation», dit-elle.
Le service du Réseau de transport collectif de la Gaspésie-les-Îles (RéGÎM) est exceptionnellement disponible les samedis à partir de Carleton-sur-Mer. Il en coûte 15$ par journée aux usagers pour le transport aller-retour et pour la passe de journée au centre de ski.
En semaine, les gens qui utilisent le RéGÎM pour se rendre au centre de ski doivent payer le tarif régulier pour le transport, soit 3$ en argent comptant ou 2,50$ à l’achat d’un carnet de 10 billets. Par contre, ils ont droit à leur passe de journée au Petit Chamonix au coût de 12$.
La responsable des opérations au RéGÎM, Sarah Gonthier, précise que, l’an dernier, plus de 450 jeunes ont utilisé le transport collectif pour se rendre au Petit Chamonix. «C’est une solution facile pour les jeunes qui n’ont pas encore de permis de conduire et de voitures», explique-t-elle, ajoutant du même souffle que ce partenariat permet de faire connaître les services du RéGÎM. «Plusieurs prennent conscience que nous existons. L’idée est de leur démontrer l’efficacité et la facilité du transport collectif», ajoute-t-elle.
Afin d’accompagner les mineurs non accompagnés d’adultes et pour prévenir l’intimidation, une personne responsable est à bord des autobus chaque samedi. «C’est parfois un peu stressant pour les plus jeunes de prendre l’autobus. Mais nous pouvons assurer qu’ils seront bien encadrés», dit Mme Gonthier.
Pour connaître l’horaire du service, les usagers sont invités à visiter le site Web du RéGÎM.
Le maire de Saint-Siméon, Jean-Guy Poirier, a demandé lundi au conseiller municipal de se retirer du conseil tant et aussi longtemps que la sentence de la Cour ne sera pas prononcée.
Michel Lévesque a été reconnu coupable de voie de fait et de menace de mort le 28 novembre dernier au palais justice de New Carlisle. Les actes reprochés à l’accusé ont été commis entre le 5 janvier et le 19 mars 2012 à l’endroit de sa conjointe et d’une personne mineure.
Le conseiller a siégé à deux séances du conseil depuis le 28 novembre, soit les 3 et 10 décembre dernier. Le maire de la municipalité assure, qu’à ce moment, le conseil n’était pas au fait de la situation.
M. Poirier indique que dès qu’il a été informé, soit au début de la semaine, il a agi rapidement. «J’ai demandé [à M. Lévesque] de collaborer et de ne plus siéger jusqu’à temps que le dossier soit réglé avec la Cour. Il a accepté, mais s’il avait refusé, je n’aurais pas eu le choix de le laisser siéger», souligne l’élu.
En effet, même si M. Lévesque a été reconnu coupable, rien ne l’oblige de se retirer du conseil municipal. La Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités stipule qu’une personne est «inhabile à exercer la fonction de membre de conseil de toute municipalité» seulement si elle est déclarée coupable «d’un acte punissable de deux ans d’emprisonnement ou plus et pour lequel elle est condamnée à un emprisonnement de 30 jours ou plus, que cette condamnation soit purgée ou non.»
Autrement dit, Michel Lévesque pourra continuer à exercer légalement ses fonctions de conseiller au moins jusqu’au moment où il connaîtra sa sentence. L’accusé reviendra devant la Cour le 28 mars prochain pour le dépôt du rapport présentenciel et pour les représentations sur sentence.
«Il a accepté de ne pas siéger au conseil et de se retirer de ses dossiers. Mais en vertu de la loi, il demeure membre du conseil. Il faudra attendre la sentence de la Cour pour la suite des choses», dit M. Poirier.
La Commission de la sécurité et de la santé au travail (CSST) a publié cette semaine le bilan de ses actions en 2012 en matière de prévention des accidents de travail et des maladies professionnelles.
La CSST se réjouit du fait qu’aucun accident de travail mortel n’est survenu dans la région en 2012. Elle indique cependant que ses inspecteurs ont dû intervenir plusieurs fois pour des accidents de travail.
L’organisme note notamment l’accident survenu à la carrière DJL de Cascapédia-Saint-Jules en octobre dernier. Rappelons que la chute d’un bloc de roc s’est renversée pour ensuite s’écraser sur la cabine d’une pelle hydraulique, blessant ainsi gravement le conducteur de cette dernière.
La CSST a par la suite exigé de l’employeur qu’il sécurise cette partie de la carrière pour éviter d’autres chutes de pierres. Une étude est toujours en cours afin de connaître les raisons exactes de cet accident.
La CSST rappelle par ailleurs qu’un travailleur a été blessé après avoir été projeté contre une pièce d’équipement à bord d’un crevettier, alors que de mauvaises conditions météorologiques sévissaient en mai dernier. L’organisme rappelle que les capitaines ont le devoir de prendre connaissance des avertissements des conditions climatiques dangereuses.
Bon coup
À l’occasion de son bilan, la CSST tient à rappeler les bons coups d’employeurs et de travailleurs de la région, notamment l’entreprise Construction LFG de Saint-Omer pour la conception d’un chariot de manutention sécuritaire des feuilles de gypse. Cette réalisation lui a d’ailleurs valu un des Grands Prix santé et sécurité du travail.
Une décision au sujet de l’avenir de l’événement sera prise lors de son assemblée générale annuelle (AGA), qui se tiendra le mercredi 16 janvier à 19h00 au Quai des arts de Carleton-sur-Mer.
En 2011, le festival avait réussi à résorber son déficit grâce à une gestion budgétaire serrée et de nouvelles subventions.
Les organisateurs de l’événement ont donc bénéficié d’un fonds de roulement pour préparer l’édition de l’été 2012, qui a marqué le 20e anniversaire du festival. «Nous avons connu une très bonne édition, avec une programmation 100% blues et quatre jours ensoleillés. Les gens ont embarqué, mais étant donné que nous avons perdu des subventions, nous sommes encore en déficit», explique la coordonnatrice du festival, Nancy Goulet.
Dans un contexte où l’événement se retrouve encore avec des ennuis budgétaires, Mme Goulet estime que le temps est venu pour prendre une décision. «Devons-nous continuer dans cette situation ou est-ce plutôt le temps de passer à autre chose? Une décision sera prise à l’AGA», poursuit Mme Goulet, qui estime que seul «un miracle» pourrait sauver l’événement. «Si nous réussissons à trouver des sous à la dernière minute, nous pourrons continuer. Mais ça prendrait un petit miracle.»
Sentez-vous que la communauté appuie le Maximum Blues, même après vingt ans d’existence ? «C’est difficile à dire, répond Mme Goulet, après quelques secondes de réflexion. Les fans de blues ne veulent pas que ça arrête, d’autres disent que le festival a fait son temps. C’est très partagé.»
Le Maximum Blues, qui a vu le jour en 1992, a connu une progression importante pendant plusieurs années. Il est devenu un événement culturel majeur, autant pour la population de la Gaspésie que pour les touristes de l’extérieur de la région. Au cours des dernières années, le Maximum Blues a cependant connu une baisse de popularité. Une situation que plusieurs attribuent à la multiplication de l’offre d’activités estivales dans la région.
«En vingt ans, nous avons connu de grands succès. Et notre 20e anniversaire s’est super bien passé, après des années difficiles. Si jamais ça se termine, nous aurons conclu sur une bonne note», ajoute Mme Goulet, qui invite la population à assister à l’AGA pour proposer des solutions ou des alternatives.
Respect de la vie privée