Cette dernière est suivie par celle de Gaspé, qui avec ses centrales de Rivière-au-Renard et de Gaspé, a comptabilisé 547 raccompagnements.
À Chandler, où le service était offert pour une deuxième année consécutive après une absence de six ans, les bénévoles ont répondu à 392 requêtes. Enfin, la centrale de Bonaventure arrive dernière avec 362 raccompagnements.
L’an dernier, les centrales de la Gaspésie avaient effectué 2024 raccompagnements. Mais il importe de noter que la centrale de Carleton-sur-Mer était en service, contrairement à cette année.
La directrice des communications de l’Opération Nez rouge, Aurélie Levy, qualifie de «belle» la campagne de son organisation en Gaspésie. «Nous avons des équipes très dynamiques et en constante progression sur le terrain. Je pense notamment à Paspébiac, où l’Opération Nez rouge fonctionne très bien. C’est encourageant pour les années à venir», dit-elle, rappelant du même souffle que l’objectif de Nez rouge n’est pas de battre des records de raccompagnements, mais plutôt de faire entendre son message de sécurité routière.
Pas de service dans plusieurs secteurs
Si la population de Chandler, Bonaventure, Gaspé et Paspébiac peut compter sur des centrales de l’Opération Nez rouge, le service n’était toujours pas offert cette année en Haute-Gaspésie, où aucun organisme n’a pris en charge la coordination d’une centrale.
La population de Carleton-sur-Mer a aussi dû se passer du service de raccompagnement en 2012 en raison du désengagement de son maître d’œuvre habituel, la Maison des jeunes. «La porte est grande ouverte de notre côté pour Carleton et pour la Haute-Gaspésie. Si des organismes reliés à la jeunesse sont intéressés à prendre en charge les opérations dans ces secteurs, ils peuvent nous contacter», souligne la directrice des communications Aurélie Levy.
À Bonaventure et à Paspébiac, les profits de la campagne ont été versés aux maisons des jeunes, qui agissent comme maître d’œuvre. À Chandler, l’argent amassé a été remis à la Polyvalente Mgr-Sévigny pour ses activités sportives. Enfin, à Gaspé, les dons amassés ont été versés au Club Lions de Gaspé.
Un nouveau système de chauffage à l’eau chaude est nécessaire pour la survie de cette église construite au début du 20e siècle. La facture totale du projet s’élève à 100 000$. Une collecte de fonds organisé par la Fabrique de Saint-Omer a permis d’amasser 35 000$ jusqu’à présent.
Sensibilisé à la fragilité du bâtiment depuis plusieurs mois, le maire de la municipalité, Denis Henry, estime que les efforts doivent se poursuivre pour assurer la pérennité de ce lieu de culte.
«Ce sont des gens de Saint-Omer qui ont construit l’église de leur main. Ça fait partie de notre patrimoine. Le conseil municipal juge donc important de supporter les gens qui ont à cœur la conservation de ce bâtiment», déclare-t-il.
Selon lui, il ne s’agit pas «d’une question religieuse», mais plutôt une façon de protéger l’héritage historique de la communauté. «Nos églises, ce sont des joyaux, et il faut investir pour qu’elles demeurent dans notre paysage», poursuit-il.
Pratique religieuse
Comme la plupart des églises du Québec, celle de Saint-Omer n’échappe pas à la baisse de la pratique religieuse. Malgré tout, la Fabrique réussit à l’entretenir au coût d’environ 70 000$ sur une base annuelle. Un montant qu’elle parvient à amasser avec la collecte de la dîme, les quêtes et les dons.
Pour faire face à la diminution de la fréquentation des services religieux, plusieurs paroisses du Québec réfléchissent à l’idée d’élargir la vocation de leur église, comme c’est le cas à Bonaventure.
Selon M. Henry, les citoyens de Carleton-sur-Mer ne semblent pas intéressés par une telle démarche, du moins en ce qui concerne l’église de Carleton. «À la fin de 2012, des bénévoles du comptoir Aux trouvailles, qui se chargent de vendre des vêtements à la population, souhaitaient utiliser l’église pour leurs activités. Mais les paroissiens se sont prononcés en défaveur», raconte-t-il, pour illustrer l’attachement du milieu à la vocation religieuse du bâtiment.
Dorénavant, les prestataires sont classés en trois catégories selon leur utilisation du programme. Selon leur cas, les chômeurs disposeront d’une période réduite pour se trouver un emploi. Après cette période, ils seront obligés d’accepter un emploi dit «convenable», dont le lieu exige une heure de déplacement à partir de leur résidence et dont le salaire est de 70 à 90% moins élevé comparativement à leur emploi précédent.
La publication du règlement sur la réforme de l’assurance-emploi, dans la Gazette du Canada, précise ce qu’est un emploi convenable. Le document indique notamment qu’un prestataire ne peut être forcé d’accepter un travail à plus d’une heure de son lieu de résidence. Mais si le temps de déplacement dépasse une heure et qu’il est inférieur par rapport à son emploi précédent, il devra l’accepter.
Contestation
Cette réforme est depuis plusieurs mois contestée dans la région. Une table de l’assurance-emploi, qui regroupe entre autres des représentants de chambre de commerce, des entrepreneurs, des élus et le Mouvement action chômage Gaspésie-les-Îles, a notamment été créée.
Les intervenants qui siègent à cette table demandent à Ottawa de revoir certains aspects de la réforme, dont ceux qui touchent aux travailleurs saisonniers. Ils craignent que les dispositions qui obligent les prestataires fréquents, soit la majorité des travailleurs saisonniers, d’accepter un travail à une heure de leur résidence et dont le salaire est inférieur à leur emploi précédent, provoquent l’exode de la main-d’œuvre qualifiée en Gaspésie et aux Îles.
Par ailleurs, plusieurs manifestations se sont tenues ces derniers mois pour dénoncer cette réforme dans différents endroits au Canada, surtout dans l’est du pays, où les travailleurs saisonniers sont nombreux.
Pas de recul
Malgré les critiques, la ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences, Diane Finley, n’a pas fléchi.
Le gouvernement du Canada écrit dans la Gazette du Canada que les nouvelles dispositions devraient permettre «l’interruption des prestations d’environ 8000 prestataires jusqu’à ce qu’ils puissent démontrer qu’ils exercent leurs responsabilités en vertu des règlements.»
Ces changements devraient générer des économies au régime d’environ 12,5 millions de dollars en prestations d’assurance-emploi en 2012-2013, ainsi que de 33 millions de dollars en 2013-2014.
L’an dernier, la région de la Gaspésie-les-Îles a fourni 50 projets dans le volet Entreprenauriat étudiant et 20 plans d’affaires dans le volet Création d’entreprise dans le cadre de ce concours, qui s’adresse au monde de l’éducation et du milieu des affaires.
Cette année, le personnel de la Chambre de commerce Baie-des-Chaleurs, qui pilote l’événement dans la région, promet de «mettre beaucoup d’énergie à convaincre tous les établissements scolaires et organismes socioéconomiques de la région de présenter des projets.»
Dernière édition
Lors de la 14e édition, plusieurs projets scolaires et d’affaires de la région se sont démarqués sur le plan national. C’est notamment le cas de l’école Antoine Roy de Rivière-au-Renard qui a remporté le prix national dans la catégorie premier cycle pour son projet de Salon du livre de Rivière-au-Renard qui s’est tenu du 22 au 25 avril 2012.
Par ailleurs, l’entreprise Roguewave de Saint-Anne-des-Monts a reçu le deuxième prix national dans la catégorie commerce-Deloitte ainsi qu’une bourse de 5000$, alors que l’entreprise de Gaspé, Plaquettes de frein haute performance, a reçu le deuxième prix national, catégorie innovations technologiques et technique-Roger, ainsi qu’un montant de 5000$.
La date limite d’inscription est le 18 mars prochain. Les gagnants seront connus lors du gala qui aura lieu en mai prochain dans la MRC Côte-de-Gaspé.
Lancée à l’eau en juin 2004 par deux jeunes Montréalaises alors âgées de 12 ans, Charlaine Daplé et Claudia Garneau, la bouteille a été retrouvée par Oisin Millea, 10 ans, sur les berges de son village de Passage East à la fin du mois d’octobre dernier.
À l’intérieur de la bouteille de boisson gazeuse, qui a parcouru un périple de plus de 4000 kilomètres, le jeune garçon a retrouvé un message rédigé en français par les deux Québécoises.
Une fois publiée dans un journal irlandais, cette histoire a attiré l’attention des médias dans plusieurs pays. Les deux Québécoises ont par la suite pris contact avec le jeune irlandais et ont accordé des entrevues dans de nombreux médias québécois et de l’Europe.
La mairesse de la petite municipalité, Nathalie Côté, souligne que la couverture médiatique de cette histoire a donné une visibilité inattendue à Grande-Vallée et à la Gaspésie.
«Nous avons fait parler de nous dans plusieurs pays. Ça peut paraître banal, mais c’est le genre d’histoire que les gens se souviennent. Ce n’est pas négligeable», souligne-t-elle.
Afin de profiter au maximum de cette visibilité, poursuit Mme Côté, la municipalité fera poser au printemps prochain une plaque commémorative à l’endroit où la bouteille a été lancée à la mer. «Cette plaque, qui sera accompagnée d’une carte pour illustrer le chemin parcouru par la bouteille, expliquera l’histoire aux visiteurs», précise-t-elle.
Mme Côté souhaite que ce lieu devienne un endroit symbolique pour les touristes souhaitant, à leur tour, lancer une bouteille à la mer. «Nous en ferons la promotion dans nos communications et au bureau d’accueil touristique», dit-elle, ajoutant que les deux jeunes femmes qui ont lancé la bouteille seront à Grande-Vallée, lors de l’inauguration officielle du lieu.
Selon M. Toone, le gouvernement fédéral a manqué une «belle occasion» d’écouter les préoccupations des citoyens dans le dossier de la réforme de l’assurance-emploi. «S’il avait pris le temps de consulter les employeurs, les entrepreneurs et les travailleurs pour mieux saisir les enjeux, je suis certain qu’il aurait été possible d’avoir une réforme qui a de l’allure. Mais ce n’est pas le cas, et il s’est mis à dos plusieurs régions», déclare-t-il.
Le parlementaire se désole par ailleurs de l’arrêt des activités hivernales au parc national Forillon. M. Toone reconnaît que le contexte budgétaire n’est pas favorable aux investissements majeurs, mais estime que Parcs Canada aurait dû maintenir les activités hivernales. Il rappelle que lors de sa création en 1970, Ottawa avait promis 3000 emplois et 500 000 visiteurs pour justifier l’expropriation de 225 familles.
L’élu soutient cependant que l’investissement de 14 millions de dollars dans les infrastructures du Parc est une «bonne nouvelle».
Mobilisation
Si le député fédéral se dit déçu des politiques du gouvernement fédéral, il se réjouit de la mobilisation des Gaspésiens dans plusieurs dossiers. «De nombreux intervenants joignent leur force pour demander à Ottawa de revoir certains aspects de la réforme de l’assurance-emploi, dont ceux qui touchent aux travailleurs saisonniers», dit-il en faisant référence à la table de l’assurance-emploi de la Gaspésie, qui regroupe des représentants de chambre de commerce, des entrepreneurs et des élus.
Les manifestations citoyennes pour revendiquer le maintien des activités hivernales à Forillon, estime M. Toone, démontrent que les Gaspésiens ont à cœur le développement de la pointe gaspésienne. «C’est encourageant», dit le néo-démocrate.
Organisées par le ministère de la Justice, ces rencontres gratuites qui se déroulent sous le thème «couple un jour, parents toujours», visent à informer les parents au sujet des modalités de leur séparation, que ce soit en médiation familiale ou devant les tribunaux.
Au cours des séances, deux médiateurs, l’un du domaine juridique et l’autre du domaine psychosocial, aborderont des sujets comme les conséquences de la rupture sur la famille, les besoins et les réactions des enfants, ainsi que les aspects juridiques.
Les parents pourront également faire part de leurs interrogations et leurs préoccupations lors d’une période de questions.
Les séances d’information se tiendront les 8 janvier et 6 février à Percé et le 20 février à New Carlisle. Les parents intéressés doivent s’inscrire auprès du ministère de la Justice.
Alors que l’hiver est maintenant bien installé, l’organisme propose à la population une panoplie de repas faits avec des produits d’ici.
Intitulé «L’hiver : matin, midi, soir», le livret propose des recettes élaborées par six chefs gaspésiens. Les amateurs de cuisine y retrouveront notamment des idées de plats mijotés et de soupes.
Le livre suggère aussi un choix de repas pour différentes occasions, comme les journées de cocooning, les soirs de fin de semaine ou des recettes express pour les jours de semaine.
Le document présente également une section regroupant des trucs et des conseils des membres producteurs et transformateurs de l’association.
Une troisième récidive
Il s’agit du troisième livret recettes pour Gaspésie Gourmande. Plus de 7500 exemplaires des deux premières éditions ont été produits, et la population a bien répondu à l’appel, souligne le directeur de l’organisme, Éric Caron. «Ceux de notre deuxième, qui met en vedette les crustacés, ont presque tous été écoulés», précise-t-il.
Selon lui, cet engouement démontre que les Gaspésiens sont «fiers» des produits et des chefs de leur région. «Nous avons de belles ressources dans le monde culinaire en Gaspésie. Et ce livret sert justement à les mettre de l’avant. C’est intéressant de constater que les gens embarquent», poursuit-il, ajoutant que le livret permet aussi à la Gaspésie de voyager à travers le Québec. «Plusieurs me disent qu’ils l’ont offert à leurs proches de l’extérieur de la région pour Noël.»
Rappelons que Gaspésie Gourmande a comme mandat de promouvoir et de soutenir la mise en marché des produits de quelque 140 entreprises de production, de transformation et de restauration de la Gaspésie.
Depuis le dépôt du dernier budget, plusieurs élus de la région craignent la disparition du Programme de création d’emploi en forêt (PCEF) et du Programme de mise en valeur des ressources du milieu forestier volet II.
Alors que le budget du ministère des Ressources naturelles subit une diminution d’un peu plus de 20%, le député de Bonaventure assure qu’il a fait «énormément d’interventions» auprès de la première ministre, Pauline Marois, et de la ministre Martine Ouellette, au sujet des travaux sylvicoles.
«En prenant exemple sur l’Ascension-[de-Patapédia], j’ai expliqué que si le PCEF n’est pas reconduit, une cinquantaine de familles se retrouveront sur l’aide sociale. Ce n’est pas intelligent», a-t-il déclaré plus tôt cette semaine, alors qu’il présentait le bilan de ses 100 premiers jours devant la presse régionale.
Même si son gouvernement n’a toujours rien confirmé, M, Roy demeure optimiste quant au maintien des budgets alloués à l’aménagement de la forêt. Le député de Bonaventure affirme que la première ministre est sensible à la question, et qu’il a été assuré «qu’aucune coupure d’emploi dans les travaux sylvicoles en Gaspésie» n’est prévue dans la prochaine année.
«À titre de député, je ne peux pas encourager les gens à bloquer les routes, mais je comprends pourquoi [les Micmacs] le font. Depuis que le gouvernement Harper est au pouvoir, il a à peine consulté les Premières Nations. Elles sont tannées et demandent l’écoute du fédéral. [La situation] a mijoté et ça déborde», a mentionné le néo-démocrate en entrevue téléphonique.
Les Micmacs bloquent depuis quelques jours la route 132 sur une voie à Listuguj. Ils entament vendredi matin un blocus complet de 24 heures.
M. Toone souligne que de nombreuses inquiétudes des Premières Nations sont partagées par le Nouveau Parti démocratique. «J’ai participé à une conférence de presse avec les Micmacs pour dénoncer les modifications à la Loi sur les eaux navigables il y a quelques semaines. Malheureusement, notre message n’a pas été entendu», a-t-il dit.
Les Micmacs protestent contre les politiques du gouvernement fédéral, dont le projet de loi C-45, qui modifie notamment les lois sur les autochtones et les pêches. Ils s’insurgent aussi contre la réforme de l’assurance-emploi du gouvernement Harper. «Dans tous ces dossiers, les Premières Nations n’ont jamais été consultées. Il est à peu près temps que les Canadiens s’aperçoivent qu’elles ont été écartées par Ottawa», a poursuivi l’élu.
Moment mal choisi
Alors que de nombreux Gaspésiens voyageront au cours des prochains jours pour le temps des Fêtes, M. Toone reconnaît que le moment est mal choisi pour ériger un barrage routier. Il estime cependant que les Micmacs ne «vont pas trop loin» en limitant leur blocus à 24 heures.
«C’est certain que ça occasionnera des difficultés de circulation. Mais je demande aux gens de patienter. Ce sera une journée et les personnes qui se dirigeront vers l’Ouest du Québec pourront passer par le Nouveau-Brunswick», a-t-il dit, avant d’ajouter du même souffle que la situation doit être «tolérée», mais que le droit de se déplacer doit aussi être respecté.
«[Les Micmacs] ont pris la place qu’ils devaient prendre pour faire valoir leur point de vue. Mais il faut aussi laisser la place aux Gaspésiens pour leur permettre de se déplacer», a dit le député, qui espère que le barrage routier se limitera à 24 heures.
Rappelons que le blocus à Listuguj s’ajoute à de nombreuses autres protestations au pays dans un mouvement autochtone appelée «Idle no more» destiné à rappeler au gouvernement le droit des autochtones d’être consultés sur les questions touchant leurs terres, leurs peuples, leurs traités et l’exploitation des ressources naturelles.
Listuguj : les Micmacs perturbent la circulation sur la route 132
Respect de la vie privée