L’artiste gaspésienne n’en sera pas à une première expérience au Festival en chanson. En 1995, Mme Jalbert avait été «marraine» de l’événement, soit le titre qui est devenu «artiste-passeur» au fil du temps.
Le retour de l’artiste comme porte-parole revêt un caractère symbolique pour les organisateurs du festival, raconte l’adjoint à la direction artistique et aux communications, Marc-Antoine Dufresne. «En 1995, l’événement connaissait des difficultés financières et Laurence Jalbert avait donné son cachet au festival. En échange, elle avait demandé à la direction de revenir un jour. Et 17 ans plus tard, ce sera chose faite.»
Période d’inscription
Les organisateurs de l’événement profitent également du dévoilement de la porte-parole pour annoncer que le période d’inscription sera ouverte à partir du 7 janvier jusqu’au 1er avril.
Les créateurs de chansons, qu’ils soient paroliers ou compositeurs, sont invités à s’inscrire et joindre la multitude d’artistes accueillis par l’événement au cours des trois dernières décennies.
Rappelons que depuis maintenant 30 ans, l’événement a fait connaître de nombreux artistes maintenant bien établis sur la scène québécoise, dont Isabelle Boulay, Bernard Adamus, Lise Leblanc et Daniel Boucher.
La programmation de la 31e édition du festival sera dévoilée au mois d’avril.
Plus tôt cet automne, le groupe Collégia et Escale Gaspésie ont travaillé en étroite collaboration notamment avec la section anglophone de l’école C.E. Pouliot de Gaspé dans le cadre d’un projet pilote afin d’offrir une formation en accueil touristique aux élèves.
Au total, 14 jeunes anglophones de 4e et 5e secondaire ont suivi cette formation de 30 heures. Cette dernière, qui s’est inscrite à l’intérieur du cours «entrepreneurship» de l’école, incluait des notions de professionnalisme, des techniques d’accueil ainsi que des exercices pratiques en situation réelle, explique la conseillère à la formation du groupe Collégia, Anita Paeglis.
«Nous avons profité du passage de navires de croisières à la fin octobre pour permettre aux élèves de mettre leurs connaissances en pratique. Les jeunes ont été assignés à plusieurs postes de travail d’Escale Gaspésie à Gaspé pour accueillir les croisiéristes», précise-t-elle, ajoutant que ces journées ont été «fortement appréciées» par les élèves.
Vers un programme
Fort du succès de cette expérience, Mme Peaglis souhaite poursuivre la démarche avec les établissements scolaires et Escale Gaspésie afin de développer un programme de formation continue destiné aux élèves de la 3e à la 5e année du secondaire. «Des discussions sont en cours pour mettre en place ce programme qui permettrait de développer une compréhension de l’industrie touristique et des aptitudes à travailler dans ce domaine», explique-t-elle.
De son côté, le chef d’Escale Gaspésie, Stéphane Sainte-Croix, souhaite poursuivre cette démarche qu’il qualifie «d’extrêmement profitable», autant pour les élèves que pour l’industrie des croisières dans le secteur de Gaspé. «La présence de ces jeunes a été remarquée par les croisiéristes. Cette expérience a donné une couleur particulière à l’accueil qu’ils ont reçu. Et l’expérience que les jeunes ont développée pourra être utilisée dans d’autres situations touristiques dans la région», mentionne-t-il.
Le quotidien Le Devoir rapporte lundi matin que le futur exploitant de la cimenterie, Ciment McInnis, n’aura pas à verser de redevance à Port-Daniel en citant le Document d’information sur la mesure d’imposition des droits aux exploitants de carrières et sablières produit par le ministère des Affaires municipales (MAMROT).
Ce document stipule notamment que «sont visés par les droits les exploitants de carrière et de sablières qui exploitent un tel site lorsque l’exploitation de ce site est susceptible d’occasionner le transit par les voies publiques municipales.»
Or, dans le cas de cimenterie de Port-Daniel, le minerai extrait du gisement et transformé sera expédié par convoyeur vers le terminal maritime et acheminé par la suite par bateau. Les routes municipales ne seraient donc pas sollicitées pour assurer le transit de la ressource.
Par ailleurs, la cimenterie de Port-Daniel ne sera pas tenue de verser la redevance municipale de 54 cents pour chaque tonne métrique de calcaire extraite du sol, puisque l’entreprise prévoit faire de la transformation sur le site.
Le vice-président de Ciment McInnis, André Racine, a confirmé au Devoir que son entreprise ne sera pas assujettie aux redevances. La cimenterie, a-t-il cependant tenu à préciser, sera une entreprise manufacturière et, de ce fait, paiera à terme à la municipalité une facture très importante sur le plan de la taxe foncière.
Réaction du maire
Le maire de Port-Daniel, Maurice Anglehart, estime que le versement de redevances aurait été un «bonus» pour son administration municipale. Mais en tenant compte du fait que Ciment McInnis n’a pas l’intention d’utiliser les routes municipales, sa municipalité ne sera pas désavantagée, pense-t-il. «Quand il y a exploitation de calcaires ou de sablières, les entreprises payent des redevances pour compenser l’usure provoquée par l’utilisation des routes. Ici, ce ne sera pas le cas, alors ce n’est pas surprenant», a-t-il affirmé au GRAFFICI.CA.
M. Anglehart, qui s’attendait jusqu’à tout récemment à ce que Port-Daniel puisse toucher plus de 540 000$ par année avec l’exploitation de la cimenterie, accueillerait positivement un changement au régime de redevances, mais tient à souligner que les emplois et les taxes foncières en lien avec le projet de cimenterie représenteront déjà «beaucoup» pour les citoyens.
«Je m’attends à ce que le municipalité puisse toucher entre 800 000$ et un million de dollars par année avec les taxes foncières. La valeur du bâtiment de la cimenterie ne sera pas négligeable», a-t-il déclaré. «Je pense aussi aux nombreux emplois qui seront créés, aux maisons qui seront construites. Écoutez, avec ou sans redevance, le projet est positif pour nous», a-t-il ajouté.
Ministre délégué aux régions
Pour sa part, le ministre délégué aux Régions et député de Gaspé, Gaétan Lelièvre, a mentionné au Devoir que son gouvernement n’est pas fermé à recevoir une demande pour permettre à la municipalité de toucher des redevances. Il a ajouté qu’une négociation entre la municipalité et la compagnie est souhaitable à ce sujet.
Les conférences régionales des élus du Québec verront leur budget amputé de façon importante en raison d’une coupure de 23% dans le Fonds de développement régional. Pour la CRÉGÎM, cette réduction budgétaire laisse présager une perte de 1 million de dollars sur un budget total de 4,1 millions de dollars.
«C’est une tonne de briques qui tombe sur la région […] Je pense qu’il s’agit d’un curieux message que Québec envoie aux régions. […] C’est très décevant», lance le président de l’organisme, Bertrand Berger.
Le Fonds de développement régional, ajoute M. Berger, sert au fonctionnement de la CRÉGÎM, mais aussi à des projets de développement régional. «Écoutez, on parle d’un million de dollars en moins pour soutenir l’économie de la région. Ce n’est pas une bonne nouvelle», dit-il.
Disparition de deux fonds
Le gouvernement péquiste met par ailleurs la hache dans le Fonds d’aide au développement des territoires (FADT) et dans le Fonds d’investissement stratégique régional (FISR). Ensemble, ces derniers pouvaient compter sur une enveloppe budgétaire de six millions de dollars.
Le FADT permettait entre autres de soutenir l’entretien des infrastructures récréotouristiques municipales et le FISR avait le mandat de soutenir des projets de développement régional.
«Le gouvernement nous donne six millions de dollars d’une main pour le nouveau plan de développement de la région et, quelques semaines plus tard, il nous retire le même montant ailleurs», souligne M. Berger, ajoutant du même souffle que cette situation est «décevante venant d’un gouvernement qui a reçu l’appuie des régions».
Le président de la CRÉGÎM comprend que Québec doive se serrer la ceinture pour atteindre l’équilibre budgétaire, mais aurait préféré que la région soit épargnée en raison de sa «fragilité économique».
Foresterie
La CRÉGÎM craint aussi d’autres diminutions dans les budgets alloués à l’aménagement sylvicole et dans la Programme de mise en valeur des ressources du milieu forestier volet II.
À la lecture des crédits, remarque M. Berger, ces programmes seront coupés de 15%. «La Gaspésie bénéficie d’environ 10 millions de dollars grâce aux programmes forestiers. Avec la coupure, on peut s’attendre à une réduction de 1,5 million de dollars, ce qui affectera surtout le secteur sylvicole», appréhende-t-il.
De passage jeudi à Gaspé, le directeur général de Parcs Canada, Alan Latourelle, a affirmé que Forillon était une priorité, malgré les compressions budgétaires.
Le directeur a notamment rappelé des investissements de 14 millions de dollars dans les infrastructures, dont 4,5 millions de dollars pour la mise en valeur du secteur Penouille.
Au sujet des activités hivernales et de l’entretien des pistes de ski de fond dans le parc, M. Latourelle a affirmé qu’il faudra développer des «nouvelles façons de faire» afin d’offrir le service en collaboration avec «des partenaires du milieu». Le directeur a déclaré à la Société Radio-Canada que des groupes de bénévoles pourraient prendre en charge certains services.
«Il est en train de nous dire que ce sont des bénévoles qui devraient s’occuper d’un parc national. La seule activité hivernale que Parcs Canada maintient est le déblayage des stationnements. Ça ne nous donne pas le choix de continuer la pression», a réagi le député néo-démocrate, qui se désole de constater que la fermeture du site pendant l’hiver est maintenue.
Le député a d’ailleurs déposé aujourd’hui à la Chambre des communes une pétition de quelque 300 noms pour exiger la réouverture du parc l’hiver.
M. Toone a cependant tenu à souligner que l’investissement de 14 millions de dollars est un «pas dans la bonne direction», mais largement «insuffisant».
Comité citoyen
Le porte-parole du Comité pour la sauvegarde des activités hivernales, Stéphane Morissette, s’insurge de la position de Parcs Canada. «On trouve que ça n’a pas de bon sens. On ne peut pas confier le mandat de gestion hivernale du parc à des bénévoles. La réalité économique n’est déjà pas rose dans le coin, et on demande aux gens de faire du bénévolat. On ne peut pas accepter ça», dit-il.
M. Morissette, qui a rencontré le directeur de Parcs Canada pendant quinze minutes jeudi, se dit prêt à poursuivre le dialogue avec l’organisme public pour trouver une solution. «Il y a une certaine ouverture. M. Latourelle souhaite développer des partenariats. Il faut maintenant savoir jusqu’où il est prêt à aller. Est-ce que du financement pourrait provenir du parc pour soutenir un groupe intéressé à ouvrir le parc l’hiver?», se questionne le porte-parole.
Les membres du Comité pour la sauvegarde des activités hivernales sont prêts à concéder une réduction du service en terme de fréquence d’ouverture en échange du maintien de l’entretien des pistes existantes par les employés de Parcs Canada.
Jusqu’à présent, l’organisme a amassé environ 10% moins de dons qu’à pareille date l’an passé. Il avait pourtant réduit ses attentes cette année, en prévision d’une récolte plus difficile.
Même s’il maintient le cap sur ses prévisions, le directeur de la campagne, Yvon Lemieux, reconnaît que l’objectif de 550 000$ sera difficilement atteignable. «Nous choisissons d’être positifs, mais c’est sûr que nous ne pouvons pas nous cacher la tête dans le sable. Plusieurs de nos grands donateurs ne sont pas au rendez-vous. C’est inquiétant», a-t-il déclaré en entrevue au GRAFFICI.CA
M. Lemieux attribue cette situation principalement aux pertes d’emploi dans la fonction publique fédérale et provinciale. «Les compressions chez Hydro-Québec et dans les services publics ont une grande incidence sur notre campagne. Les fonctionnaires ont toujours été nos plus grands donateurs», explique-t-il.
Des choix à faire
Chaque année, Centraide Gaspésie-les-Îles soutient financièrement 40 organismes communautaires dans la région.
Si la récolte est moins importante cette année, M. Lemieux admet que des choix «ardus» seront à faire. «Nous devrons se questionner par rapport aux besoins les plus urgents», a-t-il expliqué, ajoutant qu’il serait également possible de «puiser dans les réserves de l’organisme» pour compenser la diminution des dons.
Le directeur craint que les embûches de la présente campagne ne soient pas temporaires. «Plus il y aura des gens sans emploi, moins il y aura de donateurs potentiels et plus il y aura de la pression sur les organismes communautaires que nous soutenons. On se dirige vers une impasse assez inquiétante.»
La campagne de Centraide se terminera en février 2013, et M. Lemieux invite la population à être généreuse.
C’est dans une église quasiment pleine que le président et directeur de l’entreprise, Christian Gagnon, accompagné du vice-président aux finances, André Racine, et de Bernard Fournier de la firme génie-conseils Genivar, ont présenté pour la première fois le projet à la population.
La rencontre, qui a duré environ deux heures, s’est déroulée dans le calme.
Ce projet, ont expliqué les représentants, pourrait se traduire par un investissement de 550 à 750 millions de dollars et donner du travail à 100 personnes, une fois que la cimenterie sera en opération. Le nombre de travailleurs pourrait s’élever entre 400 et 500 pendant la construction de l’usine. Le promoteur souhaite débuter les travaux au printemps 2013 et démarrer les activités deux ans plus tard.
Comme annoncé au préalable, les résultats de la mise à jour des études d’impact environnemental n’ont pas été dévoilés. Ces derniers seront déposés au ministère de l’Environnement au cours des prochaines semaines, espère le directeur, Christian Gagnon.
«Le document final devrait être soumis au ministère dès la mi-janvier», a-t-il précisé, avant d’ajouter qu’il souhaite que sa révision se fasse rapidement de façon à obtenir le feu vert pour débuter la construction de la cimenterie au printemps 2013.
Après la révision des études par le ministère, a poursuivi M. Gagnon, les résultats seront dévoilés publiquement et détermineront le choix des équipementiers. Le directeur n’a pas été en mesure de préciser quelles technologies seront utilisées, se limitant à répéter qu’elles «dépasseront les normes environnementales du Québec et du Canada.»
Combustibles
La direction de Ciment McInnis a par ailleurs confirmé qu’elle utilisera du coke de pétrole et du charbon en provenance des États-Unis pour chauffer le calcaire.
Alors que plusieurs citoyens s’inquiètent d’éventuelles émanations polluantes provoquées par les combustibles, M. Gagnon a indiqué que la cimenterie sera équipée d’un système de contrôle en continu et de «filtres performants» pour s’assurer qu’elle respecte les normes environnementales. «Ce qui doit être contrôlé est ce qui sort de la cimenterie, et non ce qui rentre», a-t-il martelé.
Le directeur a également affirmé que l’utilisation de pneus n’est pas écartée, précisant cependant que cette option est peu envisageable en raison des difficultés en approvisionnement. «Il n’a pas assez de pneus en Gaspésie. Par contre, si une municipalité nous dit qu’elle a trouvé un dépôt sauvage de 6000 pneus et qu’elle nous demande de l’aider, on va en discuter», a-t-il déclaré.
Préoccupations citoyennes
Une dizaine de citoyens ont profité de la période de questions pour faire valoir certaines de leurs préoccupations, notamment sur le plan des retombées économiques et de l’employabilité.
«Il y a de bons travailleurs ici, de bons pères de famille prêts à travailler. L’entreprise va-t-elle faire appel aux gens de l’extérieur ou va-t-elle engager des gens d’ici?», a questionné un citoyen.
Le vice-président, André Racine, a répondu qu’il sera difficile de «trouver des gens qui ont de l’expérience en cimenterie» en Gaspésie. Conséquemment, a-t-il assuré, Ciment McInnis prévoit mettre en place des programmes de formation de trois à neuf mois.
«C’est clair que c’est préférable d’avoir des gens d’ici que d’aller chercher des gens de l’extérieur qui peuvent passer trois mois ici et quitter parce qu’ils n’aiment pas Port-Daniel. Pour nous, c’est un choix logique, naturel et intelligent. Je pense qu’on va trouver, il y a beaucoup de talent ici», a-t-il dit, ce qui lui a valu des applaudissements du public.
Plusieurs citoyens ont par ailleurs fait connaître leurs craintes par rapport aux retombées économiques du projet dans le milieu, en rappelant l’épisode douloureux de l’usine Gaspésia à Chandler.
Le directeur a semblé irrité par la comparaison de son projet à celui de la Gaspésia. «Notre groupe d’investisseurs est très sérieux», a-t-il lancé sèchement, en faisant référence au groupe Beaudier, le conglomérat d’investissement des familles Beaudoin et Bombardier, qui contrôle Ciment McInnis. «Regardez l’histoire des gens de la famille Beaudoin et ce qu’ils ont fait, vous allez vous rendre compte que c’est quasiment une insulte qu’ils soient comparés avec les gens de la Gaspésia.»
Environnement
Même si les groupes environnementalistes ont décidé de bouder cette première rencontre, prétextant qu’il s’agissait d’un «exercice de relation publique», de nombreuses questions ont été posées au sujet des impacts éventuels de la cimenterie sur l’environnement.
«Est-ce qu’on va se réveiller un matin avec de la poudre blanche sur nos terrains, nos maisons et nos voitures?», a demandé une participante.
M. Gagnon a rappelé que de telles situations se sont déjà produites dans le passé à proximité de certaines cimenteries, en raison des systèmes électriques de filtration.
«Aujourd’hui, on n’utilise plus ses techniques. À Port-Daniel, ce seront des filtres mécaniques, alors même si quelque chose tournerait mal dans l’usine, ils continueront de fonctionner pour s’assurer que toutes les poussières soient attrapées. Je serais excessivement surpris que vous vous réveilliez un matin avec de la poussière sur votre maison», a-t-il répondu.
Séance à venir
Le promoteur prévoit organiser une deuxième séance d’information publique cet hiver pour présenter les résultats de la mise à jour des étude d’impact environnemental. D’autres rencontres publiques pourront être tenues, si la population le demande, ont indiqué les représentants.
Un bureau d’information sera par ailleurs ouvert à Port-Daniel dès le mois de février. Les gens pourront y consulter des maquettes du projet et du matériel d’information audiovisuel.
Un agent d’information dont le mandat sera de répondre aux questions du public sera engagé par Ciment McInnis.
Le groupe environnementaliste avait au départ l’intention de se rendre à Port-Daniel, mais a changé d’avis après avoir appris que le promoteur n’avait pas l’intention de dévoiler les résultats des études environnementales en cours et de présenter les équipementiers envisagés.
«On ne veut pas participer à une rencontre qui ne traitera pas des aspects environnementaux. On préfère attendre d’obtenir les informations pertinentes et mettre nos énergies ailleurs», a déclaré Cynthia Dow, la porte-parole du groupe.
Même si cette dernière estime que la tenue d’une rencontre publique est «un pas dans la bonne direction», elle doute que cette dernière puisse faire la lumière sur plusieurs aspects du projet, comme l’impact sur la santé, l’environnement et les autres secteurs d’activités.
Selon elle, la seule façon de s’assurer que le projet de cimenterie soit viable sur le plan environnemental et social est de le soumettre à l’examen du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE). «C’est ce que nous continuons à demander», a-t-elle répété, ajoutant du même souffle que son groupe a demandé une rencontre avec le ministre de l’Environnement à ce sujet.
L’autre groupe environnementaliste de la Baie-des-Chaleurs, Environnement Vert Plus, a lui aussi décidé de ne pas participer à la séance publique d’information. Son vice-président, Michel Goudreau, refuse de «sanctionner» une soirée qu’il qualifie «d’exercice de relation publique».
«Si nous y allons, le promoteur pourrait dire par la suite qu’il a consulté les groupes de défense de l’environnement, alors que ce ne serait pas le cas», soutient-il, avant de préciser qu’un membre de son groupe assistera tout de même à la séance «à titre d’observateur».
Jusqu’à présent, cette activité pouvait être pratiquée de façon complètement libre dans cette réserve située au nord du pont dans l’embouchure de la rivière Bonaventure.
Pour la première année d’application, le ministère émettra des permis valides pour une période de cinq ans. Les pêcheurs pourront se le procurer gratuitement en remplissant un formulaire qui sera disponible à l’hôtel de ville d’ici deux semaines.
Les amateurs de pêche blanche seront par ailleurs tenus d’afficher leur numéro d’autorisation à l’extérieur de leur cabane si elle est installée dans les limites de la réserve.
Ils devront également s’assurer de retirer leur installation avant le 1er avril ou avant le début de la fonte des glaces, en plus de maintenir l’endroit propre en récupérant les équipements utilisés à la fin de la saison.
Les pêcheurs qui installeront leur cabane à l’extérieur de la réserve aquatique, au sud du pont, n’auront pas à se procurer un permis. Par contre, ils devront eux aussi s’assurer de ramasser leurs déchets et leurs débris en vertu de la Loi sur la qualité de l’environnement.
Des agents de protection de la faune du ministère seront chargés de faire appliquer la nouvelle réglementation. Ces derniers assureront une présence dès le début de la saison de pêche.
Rappelons que l’hiver dernier, certains pêcheurs ont laissé leurs cabanes et des débris sur la glace à l’embouchure de la rivière Bonaventure. Cette situation avait d’ailleurs provoqué un tollé dans la communauté.
Conséquemment, la Ville de Bonaventure avait indiqué qu’elle souhaitait la mise en place de moyens pour mieux encadrer cette activité hivernale.
Une campagne de sensibilisation pour inciter les adeptes de pêche sur glace à adopter de bonnes pratiques environnementales a été lancée cette semaine.
Ce changement permettra à plus de personnes d’assister à cette rencontre qui débutera à 19h.
Rappelons que le président et directeur général de l’entreprise, Christian Gagnon, sera accompagné du vice-président aux finances, André Racine et de Bernard Fournier de la firme de génie-conseils Genivar.
Dans un communiqué publié la semaine dernière, Ciment McInnis a indiqué que l’ordre du jour inclura la présentation des grandes lignes du projet, le calendrier jusqu’au démarrage de la cimenterie, le processus d’évaluation et d’autorisation, les éléments-clés de la mise à jour des études environnementales et les relations avec la communauté.
Une période de questions est également prévue.
Le groupe environnementaliste Environnement Vert Plus a réservé un autobus pour permettre aux résidants des MRC d’Avignon et de Bonaventure de se rendre à la séance à moindre coût.
Avec la tenue de cette première rencontre publique, le promoteur de la cimenterie répond à une demande des élus et des groupes environnementalistes de la région.
Respect de la vie privée