le Lundi 21 septembre 2026

La MRC d’Avignon a récemment adopté un règlement visant à interdire la circulation des véhicules hors route, dont les motoneiges, de minuit à 6h00 à partir de Nouvelle jusqu’aux limites de la MRC à Cascapédia-Saint-Jules.

Le président du Club motoneige Mont-Carleton, Rodrigue Bernier, affirme que ce règlement est très mal reçu chez les motoneigistes de la MRC.

Selon lui, la nouvelle réglementation pourrait avoir des impacts négatifs sur l’industrie touristique reliée à la motoneige. «On se tire dans le pied avec ça. Si un motoneigiste en visite en Gaspésie reçoit une contravention parce qu’il roule un peu après minuit, il ne sera pas trop content. Et ça risque de nuire à l’image de notre industrie», dit-il.

M. Bernier reconnaît que certains véhicules hors route peuvent parfois être dérangeants pour les résidants, mais affirme que ce n’est pas le cas des motoneiges qui circulent pour la plupart dans les sentiers balisés, loin des zones habitées.  

Conséquemment, il demande à la MRC de modifier son règlement pour y inclure une distinction entre certains types de véhicules hors route et les motoneiges.

La MRC ouverte

Le préfet de la MRC d’Avignon, Bertrand Berger, estime que les arguments des motoneigistes «sont bons» et comprend pourquoi la règlementation est jugée trop restrictive.

«Les plaintes des citoyens sont essentiellement reliées à la circulation des VTT et non pas aux motoneiges. Il est vrai que les pistes fédérées sont loin des habitations», dit-il, précisant du même souffle que la MRC étudie la possibilité de soustraire les motoneiges du règlement.

Lors de la dernière séance, la MRC a d’ailleurs déposé un avis de motion afin de permettre la modification du règlement. «Maintenant, il faut s’assurer que c’est possible d’apporter les changements. Si c’est le cas, les élus pourraient prendre une décision au mois de févier», précise M. Berger.

Jusqu’au mois d’avril 2013, différents moyens de promotion se succéderont pour assurer une visibilité à l’institution gaspésienne autant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la région.

Parmi eux, une publicité télé de 30 secondes est diffusée sur les ondes de Vrak TV et de CHAU-TV. Une nouvelle vidéo de promotion de deux minutes a également été lancée sur les médias sociaux du cégep et sur celui de ses partenaires. Cette dernière cumule déjà plus de 3200 visionnements sur YouTube, deux semaines après sa publication.

Il s’agit d’une première offensive publicitaire autonome et provinciale pour le Cégep de la Gaspésie et des Îles. L’an dernier, l’établissement avait pris part à une campagne promotionnelle avec les cégeps de l’Est du Québec, mais elle ne faisait pas cavalière seule.

La conseillère en communication du cégep, Isabelle Vilchenon, explique que cette opération fait partie du plan stratégique de l’établissement, dont l’objectif est d’enregistrer 1500 inscriptions d’ici cinq ans. «En incluant le groupe Collégia et la formation continue, nous avons actuellement 1250 étudiants. Nous visons 250 étudiants de plus dans un contexte démographique régional qui n’est pas favorable. C’est pour cette raison que nous devons assurer une présence à l’extérieur de la région», précise-t-elle.

Miser sur la nature

Cette campagne promotionnelle vise les jeunes attirés par «l’expérience régionale» et les grands espaces.

Son slogan, «un cégep grandeur nature», résume bien l’esprit du message véhiculé, souligne Mme Vilchenon. «Si les jeunes veulent aller magasiner, ils ne sont pas au bon endroit. On veut plutôt aller chercher ceux qui sont intéressés par le plein air, la nature et par une aventure régionale pendant les études collégiales», explique-t-elle.

Programmes spécifiques

Des publicités dans les journaux du Bas-Saint-Laurent sont aussi prévues pour faire connaître les programmes exclusifs du Cégep de la Gaspésie et des Îles dans l’Est du Québec.

Le directeur des études, Louis Bujold, souligne d’ailleurs que le programme de tourisme d’aventure et ceux d’archives médicales (exclusif à l’est de Trois-Rivières) et d’intervention en délinquance (exclusif à l’est du Québec) sont d’excellents moyens pour attirer une clientèle de l’extérieur. «C’est certainement des pouvoirs d’attraction pour nous, alors plus nous les ferons connaître, plus nous attirerons des étudiants d’un peu partout.»

À tire d’exemple, certaines années, la proportion des étudiants en provenance de l’extérieur de la Gaspésie a atteint 75% dans le programme d’intervention en délinquance disponible au campus de Carleton-sur-Mer.

Le coût total de la campagne promotionnelle s’élève à près de 45 000$. 

«La proposition que les forums jeunesse font depuis plusieurs années se retrouve maintenant dans un projet de loi. C’est une belle avancée. Cette mesure pourrait faire la différence en terme de participation électorale chez les jeunes», commente le président de l’organisme, Jean-François Tapp.

Le texte législatif présenté à l’Assemblée nationale vendredi dernier propose que des bureaux de scrutin soient mis en place dans les établissements postsecondaires lors d’élections générales. 

«[…]En déposant le projet de loi 13, nous faisons un geste qui favorisera le vote des jeunes et les incitera à prendre une part active à la vie politique québécoise», a déclaré par voie de communiqué le ministre responsable des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne, Bernard Drainville.

Pour sa part, M. Tapp soutient que les obstacles à l’exercice du droit de vote sont nombreux chez les jeunes originaires des régions éloignées des grands centres comme la Gaspésie. Il rappelle que plusieurs d’entre eux doivent s’exiler pour les études, ce qui les oblige à revenir dans la région pour voter. «Quand un jeune doit faire de 700 à 800 kilomètres deux fois en pleine session pour voter, il a de bonnes chances qu’il abandonne l’idée», illustre-t-il.

Selon lui, l’implantation de bureaux de vote du directeur du scrutin dans les établissement d’enseignement postsecondaire aura «certainement une répercussion positive» sur le taux de vote des jeunes, qui tend à décroître au cours des dernières années.

«Ce serait une super bonne nouvelle, surtout pour les jeunes des régions comme la Gaspésie qui voient souvent passer des élections sous leurs yeux sans pouvoir y participer.»

L’hiver dernier, certains pêcheurs ont laissé leurs cabanes et des débris sur la glace à l’embouchure de la rivière Bonaventure. Cette situation a provoqué un tollé dans la communauté.

Au début du mois d’avril, deux citoyens ont d’ailleurs pris les grands moyens en enfilant un équipement isolant pour plonger dans l’eau glacée afin de ramasser des objets et deux cabanes abandonnées.

Pour éviter que de telles situations ne se reproduisent, la Ville de Bonaventure et son comité paysage jugent nécessaire de lancer une campagne de sensibilisation auprès de la population et des pêcheurs.

Le maire de la municipalité, Serge Arsenault, précise que la ville est «très favorable» à la pratique de la pêche blanche sur son territoire, mais que l’abandon de cabanes  à la fin de l’hiver est «inacceptable» sur le plan environnemental.

«Il faut trouver des façons d’éviter ça, d’autant plus que plusieurs pêchent dans le secteur de la réserve aquatique de l’Estuaire. C’est une belle activité qui doit demeurer, mais elle doit se faire en respect avec l’environnement», soutient l’élu.

Les actions

La ville et le comité paysage tiendront une première soirée d’information au sujet de la pêche sur glace mardi à 19h00 au Centre bonne aventure. 

Les responsables de la campagne de sensibilisation reviendront sur les événements de l’hiver 2012 et traiteront de l’importance de protéger la rivière et la réserve aquatique de l’Estuaire. Ils présenteront également les comportements responsables à adopter lors de la pêche sur glace et des astuces préventives pour assurer une pêche sécuritaire.

L’administration municipale présentera par ailleurs dans l’édition hiver 2013 de son journal, Le Courant, un article informatif au sujet des bonnes pratiques de cette activité hivernale.

Un dépliant sur la pêche sur glace sera aussi produit et distribué aux pêcheurs pour les aider à améliorer leurs installations afin de mieux protéger l’environnement.

Au-delà de l’aspect sensibilisation de cette campagne, Johanne Poulin, de la Ville de Bonaventure, confirme que le ministère de l’Environnement souhaite aller de l’avant dès 2013 avec l’émission de permis pour la pêche sur glace dans le secteur de la réserve aquatique de l’Estuaire.

Le maire de Bonaventure avait indiqué l’hiver dernier qu’il souhaitait la mise en place de moyens pour mieux encadrer cette activité hivernale.

La direction de la salle propose une programmation qui regroupe des noms de la chanson et de l’humour connus du grand public, mais aussi des artistes émergents.

Les amateurs de musique country seront servis, alors que la version de la série télé Pour l’amour du country diffusée sur les ondes de ARTV sera présentée au public le 23 février. Guylaine Tremblay animera cette soirée qui réunira des artistes de plusieurs régions du Québec.

Trois jours plus tard, c’est la très populaire Marie Mai qui foulera les planches de la salle de spectacles. L’artiste qui s’est produite devant plus d’un demi-million de spectateurs fera découvrir les chansons de son plus récent album Miroir.

Le 7 mars, le public gaspésien aura droit au spectacle d’Ariane Moffatt, qui présentera son nouvel album qu’elle a composé, réalisé, arrangé et produit elle-même.

L’interprète masculin de l’année 2010, Maxime Landry, sera quant à lui de passage le 27 mars pour offrir son nouveau spectacle L’avenir entre nous. Le 4 avril, la formation Mes Aïeux promet de faire bouger le public avec un spectacle théâtral teinté d’humour.

Cette série de spectacles se terminera avec le passage de Bruno Pelletier le 18 avril et celui du groupe Alain Morisod et Sweet People sept jours plus tard.

Formule cabaret
 


La direction profitera également de l’hiver pour présenter sa série de spectacles en formule cabaret dans le foyer de la salle de spectacles. Cette formule permettra au public de bénéficier d’une proximité avec les artistes dans une ambiance chaleureuse et décontractée.

C’est le bluesman néo-brunswickois Matt Andersen qui aura l’honneur de donner le coup d’envoi de cette série le 27 février. Avec une voix imposante, l’artiste commence à se tailler une place sur la scène blues canadienne.

Un peu plus d’un mois plus tard, le 28 mars, ce sera au tour du groupe Radio Radio d’offrir un spectacle dans cette formule intimiste. Accompagnés d’un percussionniste et d’une trompettiste, les membres de cette formation qui n’a plus besoin de présentation promettent un spectacle haut en énergie qui fera danser la foule.

Au plus grand plaisir des Gaspésiens, les sœurs Boulay complèteront cette série de spectacles cabaret le 1er juin. Celles qui se sont notamment démarquées aux Francouvertes 2012 en profiteront pour lancer leur nouvel album.

Humour

Les amateurs de spectacles d’humour pourront assister le 21 février au premier One man show de Pierre Hébert, qui s’est notamment fait connaître à l’émission Vrak la vie diffusée à Vrak.tv.

Le 11 mars, ce sera au tour de Stéphane Rousseau de faire rire le public de la Baie-des-Chaleurs. Pour son retour sur scène, l’humoriste partage avec les spectateurs différents moments de sa vie en usant de ses multiples talents.

Quatre jours plus tard, Marie-Lise Pilote tentera de séduire les spectateurs avec ses mimiques loufoques et son franc-parler. Enfin, le 19 mai, le jeune humoriste dont la carrière est en plein essor, Philippe Bond, foulera les planches de la salle de spectacles.

Théâtre



La direction de la salle de spectacles présente la pièce Laurier Station : 1000 répliques pour dire je t’aime le 7 février. Ce texte d’Isabelle Hubert, originaire de New Richmond, raconte l’histoire de Nathalie et d’Anne Sophie qui se retrouvent coincées dans un motel de Laurier-Station.

Le 17 mars, le Théâtre de l’Opsis présentera la pièce Bar, qui met en scène la vie de deux hommes désespérés perdus au fond d’un bar miteux qui tentent de trouver un moyen de se sortir du marasme. Cette œuvre a valu à son auteur le prix UBU, un grand prix annuel du théâtre en Italie. 

«L’idée est de réunir les leaders de l’industrie touristique afin d’échanger sur le problème de la rareté de la main-d’œuvre qui est grandissante dans la région. L’industrie doit s’adapter. C’est une réalité qui deviendra une problématique très importante au cours des prochaines années», soutient Pascale Charest, la directrice du créneau ACCORD en récréotourisme.

Selon un rapport du Conseil canadien des ressources humaines en tourisme publié en mars dernier, la demande de main-d’œuvre pourrait augmenter de 500 000 emplois d’ici 2030 à l’échelle canadienne, ce qui représente une hausse de 33% par rapport à l’année 2010. Toujours selon ce document, seulement 238 000 de ces emplois pourraient être comblés.

Autrement dit, le recrutement de personnel deviendra de plus en plus difficile dans le secteur touristique. Même si des chiffres spécifiques pour la Gaspésie ne sont pas disponibles, Mme Charest suggère fortement aux entreprises d’ici d’agir rapidement afin que la région demeure compétitive en matière de tourisme.

Diverses pistes de solution

Le défi relié au phénomène grandissant de la rareté de la main-d’œuvre n’est cependant pas insurmontable, assure Mme Charest. Les entreprises peuvent notamment recruter dans des bassins de main-d’œuvre «peu sollicités» par l’industrie, comme des travailleurs expérimentés de 55 ans et plus et des personnes handicapées ou faire appel à l’immigration internationale pour combler leur besoin. «C’est ce que nous tentons de faire connaître dans le cadre du forum. Il existe des outils et des programmes pour soutenir les entreprises», souligne-t-elle.

Une autre avenue possible est de rendre plus attrayant les emplois reliés au tourisme, notamment en améliorant les conditions de travail, en ajustant les horaires aux besoins des jeunes travailleurs ou en mettant en place des programmes de reconnaissance pour les employés. «Il faut aussi insister sur les possibilités d’avancement auprès de la main-d’œuvre potentielle», ajoute Mme Charest.

Le créneau ACCORD en récréotourisme prépare d’ailleurs une vaste campagne de valorisation du métier en tourisme qui sera lancée en janvier 2013 sur l’ensemble du territoire de la Gaspésie.

«C’est très important de prendre des mesures. Le manque de main-d’œuvre aura un impact sur le service à la clientèle de notre industrie. Et pour qu’elle demeure compétitive, il faut offrir de bons services. Dans d’autres régions, certaines entreprises sont forcées de limiter leurs heures d’ouverture ou carrément de fermer, par manque de personnel. Il ne faut pas se rendre-là en Gaspésie», affirme M. Charest. 

Le président et directeur général de l’entreprise, Christian Gagnon, sera accompagné du vice-président aux finances, André Racine et de Bernard Fournier de la firme de génie-conseils Genivar.  

Dans un communiqué publié mercredi avant-midi, Ciment McInnis indique que l’ordre du jour «inclura la présentation des grandes lignes du projet, le calendrier jusqu’au démarrage de la cimenterie, le processus d’évaluation et d’autorisation, les éléments-clés de la mise à jour des études environnementales et les relations avec la communauté».

Une période de questions conclura par la suite la rencontre.

Ceux et celles qui ne seront pas en mesure de se rendre à Port-Daniel-Gascons, la séance sera filmée et télédiffusée en différé par la station de télévision communautaire TéléVag. 

Rencontre attendue 

Avec la tenue de cette première rencontre publique, le promoteur de la cimenterie répond à une demande des élus et des groupes environnementalistes de la région.

Rappelons que la Conférence régionale des élus de la Gaspésie-les-Îles, les MRC d’Avignon et de Bonaventure, ainsi que la Coalition Éco-Vigilance Baie-des-Chaleurs demandent depuis des mois à Ciment McInnis d’organiser des réunions publiques pour expliquer son projet à la population.

Le promoteur avait d’abord refusé d’envisager la tenue de séances publiques, prétextant qu’il s’agissait d’un moyen de communication ne permettant pas d’informer convenablement les citoyens. Il avait par la suite fait volte-face en ouvrant la porte à cette éventualité.

La mise à jour des études d’impact environnemental est actuellement en cours et sera communiquée «dès que possible à la population concernée», indique Ciment McInnis. 

La séance débutera à 19h à la salle multifonctionnelle de Port-Daniel-Gascons, située au 63 route 132 ouest à Gascons. 

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Il y a un peu plus de cinq ans, la Ville de Bonaventure fermait la salle de conditionnement physique Nautilus, qu’elle administrait depuis plusieurs années.

Cette dernière nécessitait des investissements importants, et de moins en moins de gens l’utilisaient.

Face à cette situation, des citoyens de Bonaventure ont fait circuler une pétition pour la maintenir ouverte. Les 750 signatures recueillies les ont convaincus de donner vie à un nouveau projet. En juin 2007, la Coopérative Gym Action a vu le jour. Et en novembre 2007, la Ville de Bonaventure y transférait tous les actifs de Nautilus.

«Nous souhaitons remercier tous les gens impliqués au fil du temps. Si nous existons encore, c’est parce que plusieurs ont cru au projet. Il faut se le dire, c’est quand même un exploit de faire rouler cette entreprise sept jours sur sept exclusivement avec des bénévoles», souligne la coordonnatrice de Gym Action, Isabelle Cyr.

Depuis la mise sur pied de la coopérative, poursuit Mme Cyr, quelque 125 bénévoles ont participé de loin ou de près au projet. «Les gens qui ouvrent le gym, qui accueillent les gens et qui, trois fois par semaine, se lèvent à 5h45 pour ceux qui s’entraînent tôt, ce sont des bénévoles. C’est remarquable», dit Mme Cyr.

Partenariats

Le centre de conditionnement physique est situé dans la polyvalente aux Quatre-Vents de Bonaventure. Le personnel et les élèves de l’école ont priorité sur son utilisation durant les jours de la semaine. La population peut quant à elle l’utiliser les soirs et les fins de semaine. En échange, la direction de l’école et la Commission scolaire René-Lévesque prennent en charge les frais de logement et d’électricité. «Sans ce partenariat, ce serait difficile pour nous de survivre. C’est un bel exemple de solidarité du milieu», indique Mme Cyr.

Les entreprises sollicitées

Au-delà de ces partenariats avec des instances publiques, Gym Action sollicite par ailleurs le soutien de plusieurs entrepreneurs.

Actuellement, six entreprises de la Baie-des-Chaleurs s’engagent à verser 1000$ ou 600$ par année pendant trois ans en échange de cinq ou de trois abonnements annuels gratuits. «Ça permet aux entreprises de donner accès une salle d’entraînement à leurs employés. Et pour nous, ce sont des revenus stables», explique M. Cyr, ajoutant du même souffle que ce programme est ouvert à toutes les entreprises.

Gym Action peut compter sur plus de 90 membres de soutien et plus de 85 membres utilisateurs. Chaque semaine, plus d’une centaine de personnes utilisent ses installations. En 2007, les administrateurs ont comptabilisé trois abonnements annuels, comparativement à 21 en 2011, une année record. 

La China Fisheries and Seafood Expo, qui en était à sa 17e édition, est considérée comme l’une des plus importantes foires du secteur de la pêche en Asie.

Cinq industriels de la péninsule ont participé au voyage, soit Lelièvre, Lelièvre et Lemoignan de Sainte-Thérèse-de-Gaspé, Poisson salé gaspésien de Grande-Rivière, Dégust-Mer, Poissonnerie Caron de Cap d’Espoir et Unipêche MDM de Paspébiac.

Donald Walker du Regroupement des Pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie et deux représentants de GÎMXPORT, un organisme qui accompagne les entreprises gaspésiennes dans leurs efforts pour percer les marchés internationaux, faisaient également partie de la délégation.

Il s’agissait d’une première présence pour la province de Québec au sein du Pavillon canadien.

Opération séduction

Au total, quelque 180 entreprises ont visité le kiosque de la délégation gaspésienne, rapporte le directeur général de GÎMXPORT, Gino Cyr. «L’objectif était de se faire voir, de dire aux acheteurs de l’Asie qu’il est possible se procurer du homard de qualité provenant du Québec. On a aussi pris beaucoup de notes par rapport aux besoins des marchés asiatiques», précise-t-il.

Ce n’était pas la première fois que des représentants de l’industrie du homard de la région se rendaient en chine pour y explorer le marché. L’hiver dernier, une délégation d’ici avait participé à une dizaine de rencontres d’affaires à Pékin, à Dalian et à Guangzou.

Ces actions, précise M. Cyr, font partie d’un vaste plan structuré sur trois ans afin de diversifier les marchés pour le homard gaspésien. «L’industrie du homard des Maritimes multiplie ses efforts de promotion à l’international, alors c’est important que l’industrie québécoise emboîte le pas. Le message qu’on lance est qu’il existe d’excellents produits ici aussi», poursuit le directeur de GÎMXPORT.

En plus de participer à des missions économiques, les industriels gaspésiens ont développé une nouvelle image de marque, intitulée Gaspé Lobster, pour se démarquer des produits des Maritimes. Le site Web www.gaspelobster.com a par ailleurs été traduit en quatre langues, dont le mandarin.

Des résultats

Et il semble que ses efforts commerciaux fonctionnent. Au cours de la dernière année, de nombreux producteurs de homard de la Gaspésie ont fait livrer différents produits en Chine.

C’est notamment le cas de Poisson salé gaspésien, dont les commandes en provenance de l’Asie ont totalisé plus de 500 000 livres de homard en 2012. «Pour vous donner une idée, c’est l’équivalent de 13 vans bien remplies, alors que pour le marché américain, je fais livrer trois vans par année», explique Réal Nicolas, le directeur de l’entreprise 

Les consommateurs chinois, poursuit M. Nicolas, sont actuellement en train de découvrir le homard du Québec, et les efforts doivent se poursuivre pour le faire connaître davantage. «La compétition est féroce. Tout le monde veut aller en Chine, mais il y a tellement de monde là-bas que ça vaut la peine.»

De son côté, GÎMXPORT promet de poursuivre ses efforts pour aider les producteurs de homard de la Gaspésie à se faire connaître sur les marchés internationaux. Des démarches sont notamment à venir dans différents pays européens.

La mise en place de ce nouveau service était souhaitée depuis le  Forum sur l’immigration tenu en février dernier à Carleton-sur-Mer.

Au cours de cette activité, les participants, dont des élus, des employeurs et des entrepreneurs, avaient fait valoir l’importance de l’immigration pour combler les besoins de main-d’œuvre sur le territoire de la MRC. Conséquemment, la création d’un service pour favoriser l’accueil, l’intégration et la rétention des personnes immigrantes était devenue nécessaire, avaient-ils conclu.

C’est finalement le Centre local de développement d’Avignon qui chapeaute le projet. L’organisme a engagé une personne, Catherine Landry, qui agit à titre de coordonnatrice du nouveau service.

Son mandat est d’accueillir les nouveaux arrivants, les appuyer dans leurs démarches d’intégration et, au besoin, les orienter vers les ressources existantes. «Ce n’est pas toujours facile pour les immigrants de s’établir dans un nouveau milieu. Ils sont souvent confrontés à un choc. Alors notre mandat est de les accompagner, que ce soit dans la recherche d’un logement, d’un emploi ou de cours de français», donne en exemple Mme Landry.

Sensibilisation

Le rôle de nouveau service sera par ailleurs de sensibiliser la population et les entreprises à l’intégration des immigrants dans la région.

Mme Landry reconnaît que beaucoup de travail reste à faire, mais que l’image «des personnes de l’extérieur qui viennent ici voler nos jobs» tend à disparaître avec les années.

«Ça existe encore, mais je sens sur le terrain que les employeurs reconnaissent maintenant que l’immigration est une solution à la pénurie de main-d’œuvre spécialisée», souligne la coordonnatrice, qui ajoute du même souffle qu’un appui est offert aux employeurs qui embauchent des personnes immigrantes ou qui aimeraient le faire. 

Rappelons qu’Emploi-Québec prévoit la création de 9 000 nouveaux emplois en Gaspésie et aux Îles d’ici 2015.

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