le Lundi 21 septembre 2026

Ce concept a été lancé en 2010 par l’agente de migration de Place aux jeunes en Haute-Gaspésie, Pascale Landry. Son idée : offrir aux nouveaux arrivants un cadeau de bienvenue et une carte privilège chez des commerçants et des organismes locaux, pour leur permettre de découvrir leur nouvel environnement social et commercial.

Devant le succès de ce projet, les agents de migration des autres MRC de la région ont décidé de reproduire l’initiative dans chacune des MRC de la Gaspésie-les-Îles.

Dorénavant, tous les nouveaux arrivants de la région reçoivent un cadeau de bienvenue et peuvent se procurer une carte privilège donnant accès à une multitude de rabais chez des commerçants et des organismes de leur MRC

«C’est une façon d’inciter les nouveaux arrivants à découvrir leur coin dès leur arrivée. Et en plus, ça encourage l’achat local et donne une belle visibilité aux commerçants d’ici», explique l’agente de migration pour la MRC d’Avignon, Geneviève Labillois.

Jusqu’à présent, près de 140 commerces et organismes ont obtenu leur «certification accueillante». Ces derniers seront invités à afficher leur adhésion au projet en collant un sceau dans leurs vitrines.

Pour connaître les organismes et les commerces participants, les nouveaux arrivants peuvent visiter le site Web du portail jeunesse de la Gaspésie-les-Îles. 

Un peu après minuit, des résidants du secteur ont alerté les autorités après avoir aperçu des flammes sortant de l’entrepôt.

Les pompiers ont été par la suite appelés sur les lieux et ont combattu l’incendie pendant plus de cinq heures. Heureusement, personne n’a été blessé.

La structure du bâtiment est demeurée debout, mais les flammes ont complètement détruit les équipements qui se trouvaient à l’intérieur, dont des motoneiges, des outils et des automobiles. La Sûreté du Québec (SQ) évalue la valeur des dommages à plusieurs centaines de milliers de dollars.

Un technicien du service de l’identité judiciaire et un enquêteur en scène d’incendie sont actuellement sur place pour déterminer la cause exacte du sinistre.

Selon la SQ, rien n’indique pour le moment qu’il pourrait s’agir d’un acte criminel.

Alors que la phase initiale de 24 logements collectifs était déjà connue, la Ville de Carleton-sur-Mer, appuyée par le Groupe ressource en logements collectifs Gaspésie-les-Îles et l’Office municipale d’habitation (OMH) Carleton-Saint-Omer, demandaient depuis plusieurs mois à la SHQ l’ajout de 24 unités réservées pour des personnes âgées en légère perte d’autonomie.

Le maire de Carleton-sur-Mer, Denis Henry, se réjouit du feu vert de la SHQ, dans un contexte où les logements se font rares sur le territoire de sa municipalité. «C’est sûr que ça aidera à répondre à la demande. Ça fait depuis les années 1990 qu’il n’y a pas eu de nouveaux logements collectifs à Carleton», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse tenue cette semaine à l’hôtel de ville.  

Le maire précise d’ailleurs qu’une centaine de demandes pour ces unités ont déjà été envoyées à l’OMH, qui assurera la gestion du parc immobilier.

Rappelons que la construction de ces 48 logements fait partie d’un important projet domiciliaire planifié par la municipalité. Ces derniers seront construits sur un terrain de la ville situé derrière le garage Armand automobile.

La concrétisation du projet est cependant conditionnelle au respect des normes du programme Accès Logis. Si tout se déroule comme prévu, les appels d’offres seront lancés dès le début 2013 et les travaux pourraient débuter à la fin de l’été prochain. Dix mois plus tard, soit au printemps 2014, les gens sélectionnés pourront prendre possession de leur logement.

Pour éviter une surenchère lors des appels d’offres, le maire a préféré ne pas divulguer le coût total du projet, se limitant à dire qu’il nécessitera un investissement de «plusieurs millions de dollars».

En plus de donner le terrain et un congé de taxe foncière au promoteur pendant 25 ans, la municipalité pourrait financer le projet à la hauteur de 15%.

Dans une lettre envoyée le 15 novembre dernier au ministre de la Culture et des Communications du Québec, Maka Kotto, le président de Patrimoine Gaspésie, Jean-Marie Fallu, écrit que «l’acquisition s’avère l’avenue à envisager afin de mener à terme et sans plus attendre la restauration de cette maison.»

L’organisme rappelle au ministre que malgré les efforts de la Fondation de la Maison René-Lévesque, «la maison qui a vu grandir René Lévesque à New Carlisle n’est toujours pas restaurée et accessible au public», alors que ce bien patrimonial est reconnu «monument historique» depuis le milieu des années 90.  

Selon son président, une action du gouvernement s’impose puisque le dossier de restauration de la maison «traîne en longueur» depuis 17 ans et qu’elle est dans un «état de conservation précaire et préoccupant».

Dans ces circonstances et à l’occasion du 25e anniversaire de l’ancien premier ministre, poursuit Patrimoine Gaspésie, «[…] une action imminente et extraordinaire […]» s’impose soit «l’acquisition de la maison par le gouvernement du Québec.» 

L’organisme de défense du patrimoine croit par ailleurs que l’ancienne maison de René Lévesque  doit «devenir le pivot du projet de mise en valeur de [son] héritage dans son village natal.» 

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M. Couillard poursuit jeudi sa tournée dans l’Est du Québec. Il a profité de son passage dans la Baie-des-Chaleurs en avant-midi pour notamment visiter les nouvelles installations de la division ferroviaire de Gaspésie Diesel, situées à New Richmond.

Selon lui, les nouveaux services d’entretien et de réparation d’équipements ferroviaires développés par cette entreprise gaspésienne sont des exemples à suivre en matière d’innovation et de diversification des économies régionales.

«C’est une industrie en pleine expansion. Réfléchissez au nombre de wagons nécessaires pour transporter les travailleurs et le minerai dans le Nord du Québec. C’est un immense marché à développer et c’est bien de voir, qu’en région, on profite de cette occasion-là», a déclaré M. Couillard, après sa visite.  

Le candidat à la direction du PLQ soutient que la mise en marché de nouveaux produits et de services doit également être développée dans d’autres secteurs pour dynamiser les économies régionales.  

«On le voit beaucoup dans le domaine forestier, avec les produits de valeur ajoutée», a-t-il affirmé, avant d’ajouter que la filière éolienne est aussi un bon exemple de nouveaux secteurs industriels bénéfiques pour les régions.

Ressources naturelles

Questionné au sujet de la gestion des ressources naturelles de la Gaspésie, comme le pétrole, M. Couillard a déclaré qu’il «faut tout faire pour les exploiter dans le respect des communautés et des principes du développement durable.»

À son avis, il serait «difficilement compréhensible» de «laisser passer» cette occasion. «Ça doit se faire avec la consultation et le respect du milieu, mais ce serait très dommageable pour une région comme la Gaspésie, qui a des ressources qui valent beaucoup, de ne pas les exploiter», a-t-il dit.

Course à la direction

Même s’il semblait avoir la faveur populaire dans les sondages au début de la course, M. Couillard dit ne rien tenir pour acquis. «Je travaille très fort sur le terrain surtout pour communiquer mes idées. Ce n’est pas une question de style ou de photographie, mais une question de contenu», a-t-il déclaré.

Philippe Couillard est le troisième candidat à la direction du PLQ à visiter la Gaspésie, après Pierre Moreau cette semaine et Raymond Bachand la semaine dernière.

L’Association libérale de Bonaventure décidera si elle appuie officiellement un candidat au début du mois de décembre. Elle attend de rencontrer le quatrième candidat, Jean David, avant de se prononcer. 

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Même si ses attentes étaient peu élevées, la coordonnatrice du Regroupement des organismes communautaires de la Gaspésie-les-Îles, Geneviève Giguère, déplore l’absence de rehaussement des organismes communautaires dans le plan budgétaire.

«C’est très décevant. Notre milieu et les services publics ne sont pas nécessairement fragilisés avec ce budget, mais il n’y a rien qui puisse nous faire croire que le sous-financement des organismes communautaires est une problématique prise au sérieux par le gouvernement», se désole-t-elle.

«Un peu d’espoir»

Mme Giguère indique cependant que la hausse des dépenses au ministère de la Santé et des Services sociaux et que l’enveloppe de six millions de dollars octroyée à la région de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine peuvent donner «un peu d’espoir» au milieu communautaire de la région. «Il y a peut-être une porte d’entrée», dit-elle, ajoutant cependant que l’aide de six millions pourrait permettre des aides ponctuelles, alors que les organismes «ont besoin d’un financement récurrent.»

Pour sa part, la directrice du Regroupement des organismes communautaires et alternatifs en santé mentale de la Gaspésie-les-Îles et directrice du Centre Accalmie à Pointe-à-la-Croix, Dominique Bouchard, partage la même déception que Mme Giguère. «Il n’y a rien de nouveau pour nous, alors que les cinq maisons d’hébergement de la région vivent avec une situation financière intenable. C’est déplorable», affirme-t-elle.

La directrice du Centre Accalmie a peu d’espoir que la hausse des dépenses au ministère de la Santé et des Services sociaux puisse servir aux organismes communautaires. «Dans les faits, ce n’est qu’une indexation au coût de la vie. Ça pourrait me permettre de toucher 9000$ annuellement de plus, alors que j’ai besoin de 45 000$ chaque mois pour offrir les services», précise-t-elle, ajoutant qu’elle craint devoir suspendre les services du Centre Accalmie pour quelques mois encore cette année, faute de financement.

Mme Bouchard et les directions des autres maisons d’hébergement en santé mentale essaient depuis des mois de convaincre le gouvernement d’accorder 1,5 million de dollars par an de plus aux cinq établissements de la Gaspésie.

Pour sa part, le Regroupement des organismes communautaires de la Gaspésie-les-Îles demande à Québec d’investir 7,9 millions de dollars pour les 103 organismes communautaires de la Gaspésie et des Îles. 

«Nous savons que l’augmentation des coûts du système sera d’au-delà de 1,8%. Alors pour atteindre son objectif, Québec devra nécessairement couper. Qu’est-ce que qui va être coupé? C’est ce que nous ne savons pas encore», s’inquiète le président de la CRÉGÎM.

L’objectif de limiter les dépenses de programmes à 1,8% en 2013-2014 peut paraître ambitieux. À titre comparatif, les dépenses du gouvernement ont progressé en moyenne de 5,6 % entre 2006 et 2010.

Dans son plan budgétaire, le gouvernement du Parti québécois prévoit une augmentation des dépenses dans quatre ministères, soit ceux de la Santé et des Services sociaux (4,8%), de l’Éducation, des Loisirs et du Sport (1,8%), de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie (2%) et de la Famille (3,2%).

Les autres ministères verront globalement leurs dépenses diminuer de 272 millions de dollars, ce qui représente une baisse de 2%

Il faut donc s’attendre, pense M. Berger, à des coupures importantes dans plusieurs ministères qui ont un impact important en Gaspésie, comme celui des Ressources naturelles. «Il y aura une coupure de 22% à l’échelle du Québec dans ce ministère. Ça représente environ 83 millions de dollars. Est-ce que les programmes forestiers et les travaux sylvicoles seront touchés? Il y a lieu de s’inquiéter», soutient M. Berger.

Points positifs

Malgré ses préoccupations par rapport au contrôle des dépenses, le président de la CRÉGÎM réagit positivement à un certain nombre de mesures annoncées dans le budget.

Il se dit notamment satisfait du prolongement jusqu’en 2017 du crédit d’impôt pour l’investissement dans des régions ressources comme la Gaspésie.

M. Berger juge aussi «intéressante» l’enveloppe de six millions de dollars octroyée à la région de la Gaspésie-les-Îles-de-la-Madeleine, qui sera gérée par un comité ministériel présidé par Pauline Marois. Rappelons que ce dernier aura le mandat d’élaborer un plan de développement de la région.

Pour ce qui est de la création des conseils de développement régional, le président de la CRÉGÎM réagit prudemment. «C’est peut-être un élément intéressant, mais je demeure toujours un peu frileux quand on nous propose une nouvelle structure. Il aurait peut-être eu d’autres façons de consulter les acteurs régionaux sans en créer une autre», soutient-il.

Par contre, M. Berger voit d’un bon œil la mise sur pied de la Banque de développement économique du Québec (BDEQ). Cette dernière regroupera les interventions de premières lignes d’Investissement Québec et du ministère des Finances et de l’Économie pour offrir un service optimal aux entreprises.

«C’est une bonne idée de concentrer les affaires. Il existe tellement de possibilités pour les entreprises qu’elles s’y perdent souvent», souligne-t-il, ajoutant cependant qu’il doute que la BDEQ permettra une réelle décentralisation des leviers économiques vers les régions.

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La BDEQ sera créée à partir du regroupement des interventions d’Investissement Québec et des activités de première ligne du ministère des Finances et de l’Économie.

Dans son discours sur le budget, le ministre des Finances, Nicolas Marceau, a indiqué que le nouvel organisme «améliora l’action de l’État en matière de développement économique» en assurant «une meilleure coordination» qui permettra «d’optimiser le soutien» du gouvernement.

«La Banque servira de levier pour toutes les régions du Québec. Les entreprises auront accès plus facilement à toute la gamme de services qui leur sont destinés, allant de l’accompagnement jusqu’aux solutions de financement», a ajouté le ministre 

«On parle vraiment ici de décentralisation de cette enveloppe-là [500 millions de dollars] et qui sera gérée en partenariat avec le milieu. Pour ce qui est des paramètres de cette enveloppe, ils seront définis au cours des prochains mois», a précisé le ministre responsable de la Gaspésie-les-Îles et député de Gaspé, Gaétan Lelièvre. 

La Banque offrira un soutien financier notamment aux entreprises à but lucratif, aux coopératives et aux entreprises d’économie sociale. 

Conseils de développement régional

Le gouvernement annonce que la création de la BDEQ s’accompagnera de la mise sur pied de conseils de développement régional. Ces derniers, estime Québec, offrira «davantage de pouvoir aux régions» en matière économique.

Ces conseils seront formés de sept à 11 membres, incluant des gens d’affaires des régions, un représentant de la Conférence régionale des élus, un représentant d’un centre local de développement et le directeur régional de la BDEQ.

Le rôle des conseils sera d’établir les priorités de développement économique de leur région et d’émettre des avis régionaux «de pertinence» sur des filières ou des secteurs d’activité à privilégier, peut-on lire dans la documentation du gouvernement.  

C’est la ministre déléguée à la Politique industrielle et à la Banque de développement économique du Québec, Élaine Zakaïb, qui est chargée de mettre sur pied ces nouvelles entités. Un projet de loi devraient être déposé prochainement. 

Une enveloppe pour la Gaspésie 

Le gouvernement confirme une enveloppe de 6 millions de dollars pour la région de la Gaspésie-les-Îles-de-la-Madeleine pour 2013-2014 afin «d’éviter d’autres fermetures et l’exode des travailleurs», est-il écrit dans l’un des documents budgétaires.

Rappelons qu’un comité ministériel de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine a été créé pour élaborer un plan de développement de la région. Présidé par la première ministre Pauline Marois, il doit également assurer la coordination et la cohérence des politiques gouvernementales sur le territoire de la Gaspésie et des Îles.

Le gouvernement a aussi confirmé la création de la charte du bois pour favoriser l’utilisation du bois dans les constructions. «C’est une bonne chose pour une région ressource comme la nôtre. Cette charte nous permettra de relancer la demande sur le plan des produits forestiers et ainsi faire augmenter les prix. Ce qui, par conséquent, placera nos scieries et nos usines dans une meilleure position financière», a réagi M. Lelièvre. 

La documentation budgétaire indique par ailleurs qu’une stratégie de mise en œuvre du Plan de développement de l’industrie touristique sera mise de l’avant et dévoilée par le ministre délégué au Tourisme, Pascal Bérubé. 

Le budget dans son ensemble

Le budget du gouvernement Marois prévoit un déficit de 3,3 milliards de dollars en 2012-2013, alors que l’équilibre budgétaire devrait être atteint l’année suivante.

Les fumeurs paieront davantage dès aujourd’hui, alors que le paquet de cigarettes coûtera 50 cents de plus. La cartouche subit une hausse de 4$. Une bière coûtera trois cents de plus. Les spiritueux et le vin sont aussi frappés par une augmentation de taxes. Par ces mesures, Québec prévoit obtenir 230 millions de dollars supplémentaires par année.

Par ailleurs, à compter de l’année 2013, un crédit d’impôt remboursable pour les activités physiques, artistiques et culturelles des jeunes âgés de 5 à 16 ans sera disponible. Ce crédit d’impôt remboursera 20% des frais admissibles, jusqu’à concurrence de 500 $, soit un montant maximal de 100$ par enfant. Il sera disponible pour les familles dont le revenu est de 130 000$ et moins.

Dès janvier, le taux d’imposition des personnes gagnant plus de 100 000$ passera de 24% à 25,75%, et les contribuables dont le revenu est de plus de 42 000$ devront payer une taxe santé de 200$.

Le ministre des Finances, Nicolas Marceau, a également annoncé l’indexation des tarifs d’électricité d’Hydro-Québec. Son gouvernement a tenu à maintenir le Fonds des générations établi par le gouvernement Charest. 

Avec la collaboration de Thierry Haroun 

C’est à la suite d’une enquête amorcée par l’équipe du poste de la MRC d’Avignon que des patrouilleurs ont intercepté un véhicule avec deux occupants à son bord sur la route 132 à Matapédia.

Le porte-parole de la SQ, Claude Doiron, explique qu’au moment de l’intervention, le conducteur du véhicule a pris la fuite pour lancer un paquet dans la rivière Restigouche. «Un policier a immédiatement sauté dans la rivière pour le récupérer. Le paquet contenait une substance blanchâtre et une analyse a par la suite confirmé qu’il s’agissait de cocaïne», rapporte-t-il.

Le conducteur, Sébastien Leblanc 38 ans de Pointe-à-la-Croix, était accompagné de Cynthia Poirier, 24 ans, également de Pointe-à-la-Croix.

Les deux individus ont comparu vendredi dernier au palais de justice de New Carlisle pour faire face à des accusations de possession de stupéfiants dans le but d’en faire le trafic et de trafic de stupéfiants.

Sébastien Leblanc est demeuré détenu et reviendra en cour pour son enquête sous cautionnement le 26 novembre prochain. Cynthia Poirier a été remise en liberté sous certaines conditions.

M. Doiron indique que l’équipe d’enquêtes régionales de Chandler poursuit une enquête dans ce dossier. 

Au cours des deux dernières années, l’entreprise située à Carleton-sur-Mer, qui se spécialise dans la fabrication de produits métalliques, a obtenu d’importants contrats avec cette minière en lien avec le projet du lac Bloom. Pendant cette période, les commandes de Cliffs ont représenté 15% du chiffre d’affaires des Ateliers CFI Métal.

Le dernier contrat remonte au mois de juin 2012, alors que la firme gaspésienne a finalisé la fabrication de chutes à minerai et de composantes servant au traitement du minerai. Ces pièces devaient servir dans le cadre de la phase II de la minière, qui est maintenant suspendue.

«À court terme, cette décision n’aura pas d’impact sur nos activités, car nous avons terminé nos contrats avec Cliffs. Mais ce n’est jamais intéressant de voir un de nos importants clients recevoir une balle dans le genou. À long terme, ça pourrait nous affecter. C’est une fenêtre qui se ferme pour nous», a déclaré M. Allard en entrevue téléphonique.

Diversifier les marchés

Le directeur général précise cependant qu’il n’a aucune raison de s’inquiéter pour l’avenir de son entreprise, en raison des liens qu’elle entretient avec d’autres marchés, comme ceux du nord de l’Ontario et de la Saskatchewan. «Nous travaillons sur des contrats avec des mines de potasse. L’important pour nous est de diversifier nos marchés, et de ne pas seulement se fier aux mines de fer», explique-t-il, ajoutant que la suspension du projet d’expansion de la mine du lac Bloom ne devrait pas causer de perte d’emploi dans son entreprise.

Cliffs Natural Resources a justifié lundi par voie de communiqué la suspension de la phase II de son projet en invoquant des prévisions de volumes de ventes à la baisse pour l’année 2013. Les travaux sont suspendus pour au moins un an. 

Même s’il est confiant par rapport aux activités de son entreprise, M. Allard reconnaît que les projections de la minière n’ont rien de rassurantes.

Ce dernier craint que d’autres minières suspendent leurs projets dans le Nord du Québec en raison d’un éventuel ralentissement de la demande pour le fer et de la baisse des prix. «S’il y a un effet d’entraînement, ce sont des possibilités de contrats qui disparaissent pour nous», souligne-t-il.

Les Ateliers CFI Métal emploient une vingtaine de personnes dans les périodes de pointe. 

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