le Lundi 21 septembre 2026

Le coup d’envoi de la 10e édition de Noël en Gaspésie aura lieu le 23 novembre en soirée, alors que les résidants et les commerçants de la municipalité seront invités à décorer et à illuminer leurs maisons et leurs bâtiments.

Jusqu’au 1er janvier, les visiteurs pourront participer à une foule d’activités sportives, culturelles et de plein air. «Pendant toute la durée de l’événement, ce sera animé un peu partout. C’est une belle occasion pour les gens d’ici de demeurer en région et pour les visiteurs de venir voir ce qui se passe ici. La Gaspésie ne dort pas l’hiver», a déclaré la mairesse de la municipalité, Nicole Appleby, lors du dévoilement de la programmation lundi matin.

Encore cette année, une place importante a été accordée aux activités de plein air. Parmi celles-ci, l’excursion dans le parc national de la Gaspésie est de retour le 27 décembre. Pour la journée de Noël, les skieurs déguisés en personnage de Noël pourront se procurer un billet de remonte-pente gratuit à la Station touristique Pin Rouge. Les amateurs de hockey pourront quant à eux participer à un tournoi familial de hockey bottine à la patinoire au parc Chaleur le 30 décembre en après-midi.

Nouveauté

Une nouvelle boutique des artisans ouvre par ailleurs ses portes pour l’édition 2012 de l’événement. Cette dernière sera ouverte du 1er décembre au 29 décembre au 153 boulevard Perron Ouest. Les visiteurs pourront s’y procurer des produits des producteurs agroalimentaires de la région et divers produits d’artistes et d’artisans.  

Deux activités populaires

La traditionnelle journée du Noël d’antan au Village gaspésien de l’héritage britannique est de retour cette année. L’événement, qui a attiré plus de 500 personnes l’an dernier, se tiendra le 26 décembre de 12h à 15h.

Les résidants et les visiteurs seront par ailleurs invités à participer à la veillée du jour de l’An au parc de la Pointe-Taylor. La formation gaspésienne Quimorucru montera sur scène à 22h45. À minuit, les feux d’artifice Loto-Québec illumineront le ciel de New Richmond. L’an dernier, plus de 1000 personnes avaient participé à cette soirée.

Noël en Gaspésie  est un événement qui vise à convaincre la population locale de demeurer en Gaspésie pendant les vacances du temps des fêtes. Son budget totalise environ 100 000$. 

«À l’heure actuelle, nous avons une façon de faire décidée par Québec qui fait des programmes applicables sur l’ensemble du territoire et qui descendent ensuite dans les régions […] Il faut inverser ce schéma. Les gens qui occupent le territoire sont les mieux placés pour identifier dans chacune des régions quels sont les projets qui peuvent devenir des succès», a-t-il dit en entrevue au GRAFFICI.CA, lors de son passage à New Richmond lundi matin.

L’ex-ministre des Transports se dit conscient des limites des programmes mur à mur et estime que le gouvernement doit tenir compte des spécificités des régions dans l’octroi de financement. «Plutôt que d’avoir l’approche du complet prêt-à-porter et chercher le gars qui fait dedans, on peut faire du sur mesure», a-t-il illustré.

M. Moreau croit donc que le gouvernement doit appuyer les projets qui seront déterminés par les gens de chaque milieu. «Il faut prendre en compte les besoins identifiés par ceux qui connaissent le mieux leur région, cibler les histoires à succès et les supporter», a poursuivi le candidat.

Industrie éolienne

Invité à commenter les dossiers de la Gaspésie qui attirent son attention, M. Moreau a souligné l’importance de trouver des solutions afin de maintenir les 1200 emplois reliés à la fabrication des pièces d’éoliennes en Gaspésie.

La ligne pour transporter de l’énergie produite en Gaspésie est sur le point d’être saturée. Selon plusieurs intervenants économiques de la région, l’augmentation de sa capacité est nécessaire pour permettre le développement de nouveaux projets éoliens sur la péninsule gaspésienne. 

Plusieurs craignent que si le problème ne se règle pas, aucun des projets retenus dans le cadre du nouvel appel d’offres de 700 mégawatts ne pourra se faire en Gaspésie. Conséquemment, des centaines d’emplois dans les usines de fabrication d’éolienne pourrait être perdues. 

«On envoie des gens sur la lune, on devrait être capable de trouver des solutions pour le transport de l’électricité», a affirmé M. Moreau. Selon lui, le gouvernement du Québec pourrait demander à Hydro-Québec et à l’industrie éolienne de mettre sur pied des nouveaux modes de transport ou de développer de nouvelles technologies. 

«Sécurisant», dit Damien Arsenault

Même si l’Association libérale de Bonaventure n’a toujours pas choisi quel candidat elle appuiera dans le cadre de la course à la direction du PLQ, son président, Damien Arsenault, qualifie «d’extrêmement intéressant» le discours de Pierre Moreau.

Selon l’ex-député de Bonaventure, M. Moreau a démontré qu’il connaissait bien la Gaspésie et qu’il se préoccupait du développement des régions. «Je trouve ça sécurisant d’entendre nos candidats, plus particulièrement Pierre, nous parler de comment il voit les préoccupations de la Gaspésie et des régions», a-t-il commenté.

Après Raymond Bachand la semaine dernière, Pierre Moreau cette semaine, Philippe Couillard sera de passage en Gaspésie jeudi pour rencontrer des gens d’affaires et des militants. Une rencontre avec Jean David sera également organisée dans les prochaines semaines.

L’Association libérale de Bonaventure décidera par la suite si elle appuie officiellement un candidat. 

La région devient ainsi la première au Québec à se doter d’un plan qui vise à placer l’utilisation des technologies de l’information (TI) au cœur du développement régional et territorial.

Ses objectifs sont notamment d’augmenter le nombre de foyers connectés à Internet, encourager l’utilisation des technologies de l’information par les citoyens et les entreprises, augmenter la production et la diffusion de contenus régionaux sur Internet et favoriser le secteur des TI.

Au cours des derniers mois, des enquêtes menées en collaboration avec le CEFRIO ont démontré que 98% des Gaspésiens ont accès à un service Internet haute vitesse, mais que seulement 66% d’entre eux l’utilisent. La moyenne québécoise s’établit à 82%.

Le directeur de la CRÉGÎM, Gilbert Scantland, soutient que beaucoup de travail reste encore à faire pour convaincre les Gaspésiens et les entreprises du territoire à utiliser davantage Internet. Selon lui, l’utilisation des technologies de l’information peut «fortement» servir le développement régional et l’occupation du territoire.

«Dans une région comme la nôtre, nous le savons, les distances sont importantes. Alors Internet peut aider à rapprocher les gens des différents services, que ce soit dans le milieu de la santé, des municipalités ou du gouvernement», dit-il

Le plan numérique, ajoute M. Scantland, vise aussi à aider les commerçants à prendre le virage Web afin d’améliorer leur chiffre d’affaires. «C’est une façon pour eux de mieux se positionner sur les marchés locaux et d’ailleurs. Les gens magasinent de plus en plus sur le Web», indique-t-il, ajoutant que l’initiative La Baie vitrée, un portail pour les commerçants de la Baie-des-Chaleurs, est un exemple à suivre.

Au cours des prochains mois, les organismes de la région seront invités à participer à la mise en œuvre du plan numérique. Ces derniers pourront faire connaître les actions qu’ils souhaitent entreprendre.

Des fonds seront éventuellement débloqués pour mettre sur pied des projets particuliers découlant du plan numérique, et des comités seront chargés d’assurer le suivi des réalisations.

Le nouveau président de l’Association et ex-député de Bonaventure, Damien Arsenault, précise que les membres attendent de rencontrer tous les candidats avant de se prononcer.

«Pour nous, c’est important de recevoir tous les candidats et d’entendre ce qu’ils ont à proposer. Une fois que ce sera fait, le comité exécutif va se réunir et choisira s’il décide d’en appuyer un officiellement», a-t-il déclaré jeudi à Carleton-sur-Mer, alors qu’il accompagnait Raymond Bachand dans sa tournée en Gaspésie. 

M. Arsenault souligne par ailleurs que l’importance accordée au développement de la Gaspésie et des régions en général risque d’influencer fortement le choix de l’Association. «Nous avons des candidats de qualité, mais c’est certain que nous souhaitons voir de quelle façon ils se positionnent par rapport aux dossiers qui touchent le développement régional.»

L’organisation prévoit rencontrer au cours des prochains jours Pierre Moreau et Philippe Couillard. Une rencontre avec Jean David sera également organisée dans les prochaines semaines.

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Course à la direction du PLQ : Bachand en visite en Gaspésie

Le projet de loi C-45, que s’apprête à adopter le gouvernement conservateur, prévoit d’importantes modifications à la Loi sur la protection des eaux navigables.

Vieille de 125 ans, cette loi assure une protection à des milliers de cours d’eau au Canada en obligeant les personnes ou les entreprises à obtenir un permis de Transports Canada pour construire, par exemple des barrages, des quais et des ponts, sur les cours d’eau.

Si le projet de loi est adopté tel quel, seuls 97 lacs, les océans et une soixantaine de rivières et de fleuves bénéficieront de cette protection. En Gaspésie, aucun cours d’eau ne sera soumis à la nouvelle loi, qui portera dorénavant le nom de Loi sur la protection de la navigation.

Accompagné du directeur du Conseil de l’eau Gaspésie sud, Michel Chouinard et du conseiller à Listuguj, Wendell Metallic, le député fédéral a vivement dénoncé ses modifications lors d’un point de presse tenu jeudi à Carleton-sur-Mer. 

M. Toone n’est pas contre une mise à jour de la loi, mais craint que les nouvelles dispositions menacent de «façon très sérieuse» l’environnement des lacs et des rivières du pays.

«Chaque fois qu’il y avait un projet de construction sur les eaux navigables, le fédéral devait s’assurer qu’il ne nuise pas à la navigation et à l’environnement. Maintenant, seuls les critères en lien avec la navigation seront considérés. C’est très inquiétant», a déclaré M. Toone, qui soupçonne le gouvernement de vouloir modifier la loi pour faciliter le développement des oléoducs au Canada.

Pas de consultation

Le directeur du Conseil de l’eau Gaspésie sud, Michel Chouinard, s’explique mal pourquoi le gouvernement fédéral n’a pas consulté les organismes directement concernés par les cours d’eau.

«Ce projet de loi pourrait avoir un impact direct sur leur pratique. En Gaspésie, il y a près de 200 lacs, une vingtaine de rivières à saumon et plus de 25 000 kilomètres de cours d’eau», a-t-il souligné pour illustrer l’importance des cours d’eau dans l’économie régionale. 

«Si un promoteur arrive avec un projet sur un cours d’eau, les citoyens ne pourront plus s’appuyer sur la loi pour contester des pratiques qu’ils soupçonnent être dommageables pour l’environnement», se désole-t-il.

Le projet de loi devrait être adopté avant la fin de la présente session parlementaire. D’ici là, M. Toone invite les organismes gestionnaires de cours d’eau, comme les ZEC, à faire valoir leur mécontentement au gouvernement.

L’ex-ministre des finances du Québec est le premier des candidats à la chefferie du PLQ à visiter la région.

M. Bachand a débuté sa tournée jeudi matin à New Richmond en rencontrant des représentants du milieu des affaires de la Baie-des-Chaleurs, avant de se rendre au campus du Cégep de la Gaspésie et des Îles à Carleton-sur-Mer pour rencontrer des étudiants.

En entrevue avec GRAFFICI.CA, M. Bachand a dit vouloir profiter de sa visite pour comprendre les raisons qui ont motivé les électeurs à délaisser le Parti libéral lors de la dernière élection. «C’est important pour moi de rencontrer les gens qui ont quitté pour entendre ce qu’ils ont à dire», a-t-il affirmé, avant de préciser qu’il souhaite également se faire connaître auprès des militants de son parti.

Économie

L’aspirant chef du Parti libéral mise sur ses expériences dans le milieu économique pour se démarquer des autres candidats. «Je pense que j’incarne l’économie et l’emploi, et pas seulement parce que j’ai été dans quatre ministères économiques pendant sept ans, mais aussi parce que, pendant  25 ans, j’ai développé des entreprises», a souligné celui qui a notamment été vice-président au développement de Métro Richelieu et président du Fonds de solidarité des travailleurs du Québec.

Reconquérir les nationalistes

Au-delà de l’emploi et de l’économie, M. Bachand a l’intention de faire valoir son côté «très nationaliste» pour convaincre les Québécois francophones de revenir au Parti libéral.

«J’ai fondé le mouvement souveraineté-association, j’ai travaillé avec René Lévesque lors du premier référendum. Le monde a changé et [la souveraineté] n’est plus la solution. Je crois que beaucoup de nationalistes du Québec ont fait le même cheminement que moi.»

La Gaspésie

L’ancien ministre des Finances est par ailleurs convaincu que le Parti libéral sera en mesure de rependre les circonscriptions de Gaspé et de Bonaventure lors des prochaines élections.

Il estime que l’usure du pouvoir ne sera plus un facteur et qu’un vent nouveau soufflera sur son parti. «Il faut être à l’écoute des préoccupations et s’ajuster en conséquence», a dit M. Bachand, qui espère récolter l’appui de 40% des électeurs à l’échelle provinciale au prochain suffrage, s’il devient chef de son parti. 

M. Bachand poursuivra sa tournée jeudi soir en rencontrant des militants de la circonscription de Bonaventure. Vendredi, il se rendra notamment à Gaspé pour finalement conclure sa visite samedi aux Îles-de-la-Madeleine. 

 

Organisé en marge de la Journée nationale de la culture entrepreneuriale qui se tiendra vendredi, cet événement visait à reconnaître et à promouvoir la culture entrepreneuriale et la participation citoyenne des jeunes de la Baie-des-Chaleurs.

«Ce n’est pas un concours, mais plutôt une façon de rassembler les jeunes qui entreprennent autant dans le milieu des affaires, culturels ou sur le plan social. L’idée est de réunir ceux et celles qui dynamisent notre milieu pour leur donner une bonne tape dans le dos et pour leur rappeler que ce qu’ils font est important», a expliqué Véronique St-Pierre, du Carrefour jeunesse emploi Avignon-Bonaventure.

C’est dans une ambiance festive que, tour à tour, la vingtaine de jeunes retenus par les organisateurs de l’événement ont été présentés aux gens présents. Parmi eux, six ont pris la parole afin de partager leur expérience et pour vanter les mérites de l’engagement.

«C’est important de mettre de l’avant ces jeunes qui prennent les choses en main pour faire bouger la Gaspésie. Il faut en être conscient. Ça apporte du positif à la région, a poursuivi Mme St-Pierre. Depuis quelques années, il y a quelque chose qui se passe dans le milieu entrepreneurial», a souligné celle qui travaille pour le carrefour jeunesse emploi depuis 10 ans.  

Un contexte favorable

Isabel Ferlatte, de Kabel agence créative, fait partie des jeunes entrepreneures reconnus au cours de l’événement. Celle qui a récemment remporté deux prix, dont celui de la jeune entreprise, au gala de la Chambre de commerce de Bonaventure, partage l’avis de Mme St-Pierre.

Selon elle, le contexte régional favorise l’entrepreneuriat jeunesse. «C’est agréable de se lancer en affaires ici. Les gens se connaissent, alors c’est facile de monter sa clientèle de bouche-à-oreille», a mentionné Mme Ferlatte, ajoutant que la population gaspésienne est généralement très ouverte aux nouvelles initiatives. «Les gens sont fiers, alors je crois que quand les jeunes démarrent leur projet, ils reçoivent un bon coup de pouce du milieu», indique celle qui a créé son entreprise de communication en 2010 pour pouvoir demeurer dans la région.

L’organisation du 5 à 7 «Faut que ça bouge» a été rendue possible grâce à la collaboration des Centres locaux de développement de Bonaventure et d’Avignon, la SADC Baie-des-Chaleurs et la Chambre de commerce de Bonaventure. 

Chaque année, quelque 6000 tonnes de déchets quittent la Haute-Gaspésie vers le site d’enfouissement de Rivière-du-Loup.

Un camion de déchets voyage les 300 kilomètres entre Sainte-Anne-des-Monts et Rivière-du-Loup de trois à quatre fois par semaine durant l’été et deux fois par semaine durant l’hiver.

Le préfet de la MRC de la Haute-Gaspésie, Allen Cormier, indique toutefois que cette situation pourrait changer d’ici quelques années. «La municipalité de Matane nous a fait une offre que nous étudierons», souligne-t-il, précisant cependant que l’enfouissement des déchets de la Haute-Gaspésie à Matane ne permettrait pas nécessairement à la MRC de réaliser des économies.

«À première vue, il semble que les coûts d’enfouissement à Matane soient plus élevés qu’à Rivière-du-Loup. Nous ne ferions peut-être pas d’économie, mais c’est sûr que l’option Matane permettrait de réduire le transport. Ce serait plus écologique», dit-il.

Le site d’enfouissement de Matane peut accueillir annuellement 16 000 tonnes de déchets, mais n’a jamais été utilisé à sa capacité maximale.

M. Cormier affirme que la MRC n’a pas l’intention de prendre une décision avant la fin de l’année 2013. D’autres options sont également envisagées, notamment des ententes avec le site d’enfouissement de Gaspé ou celui de Saint-Étienne-des-Grès, en Mauricie.

La cueillette, le transport et l’enfouissement des déchets ainsi que la gestion des deux éco-centres de la Haute-Gaspésie coûtent annuellement plus de deux millions de dollars à la MRC. 

Organisée par la Ville de Bonaventure et la Fabrique de l’endroit, cette rencontre se voulait une étape vers la création d’un comité qui sera chargé de proposer des solutions à la communauté chrétienne et à la population de Bonaventure au sujet de l’utilisation et la préservation du bâtiment.

Vers l’avenir 

Comme plusieurs églises du Québec, celle de Bonaventure doit faire face à une importante baisse de la pratique religieuse.

Ses services religieux du dimanche matin ne font plus courir les foules, alors qu’une centaine de personnes y assistent chaque semaine. «Nous ne sommes pas rendus à devoir vendre les bancs de l’église. Notre situation financière se porte bien, mais il faut commencer dès maintenant à réfléchir à l’avenir», reconnaît le président de la Fabrique, Médor Doiron.

«L’idée derrière cette journée était d’amorcer une réflexion à savoir de quelle façon notre église peut être utilisée. Pour survivre, beaucoup d’églises du Québec servent à la fois pour le culte et pour des activités sociales, communautaires ou artistiques», poursuit M. Doiron. 

D’ailleurs, au cours de la rencontre, le directeur général du Conseil patrimonial religieux du Québec, Jocelyn Groulx, a présenté quelques exemples de conversions d’églises de la province.

«Dans notre cas, il n’y a pas d’urgence d’agir. Mais une une chose est sûre, la communauté tient à son église et les gens sont prêts à participer à la réflexion», indique M. Doiron, qui admet cependant que la démarche risque d’être très émotive.

«Quand on parle d’élargir l’utilisation d’une église patrimoniale, ça touche le cœur de tout le monde. Beaucoup vont dire « ne touchez pas à mon église ». Mais je pense qu’on doit effectivement toucher à notre église pour s’assurer qu’elle demeure au centre de la communauté.»

La réflexion, note M. Doiron, se poursuivra au cours des prochains mois. «Cette démarche doit être le plus inclusive possible. Nous souhaitons que les partenaires et les citoyens en arrivent à une vision commune.»

Le résumé de la journée sera disponible à la mi-décembre sur le site Web de la Ville de Bonaventure. 

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Son objectif : attirer les jeunes du secondaire vers les formations en soins infirmiers disponibles dans les deux régions, afin d’atténuer la pénurie de main-d’œuvre qui sévit dans les établissements de santé.

«Plusieurs interventions ont été réalisées pour offrir des formations en soins infirmiers en Gaspésie. Maintenant, il faut y attirer les jeunes. Pour ceux qui souhaitent demeurer ici, il y a de l’emploi dans nos professions. Le recrutement peut nous aider à endiguer la pénurie et réduire la pression sur notre personnel», a souligné la présidente du SIIIEQ, Micheline Barriault, lors d’une conférence de presse tenue lundi après-midi à Carleton-sur-Mer.

Au cours des cinq prochaines années, le syndicat évalue à 300 le nombre de postes d’infirmières qui seront à combler sur le territoire de la péninsule.

L’opération

D’ici le 12 décembre, des infirmières membres du syndicat se rendront donc dans les classes de troisième secondaire pour vanter les mérites de leur métier. «Elles parleront des conditions de travail qui s’améliorent peu à peu, des salaires, des régimes de retraite, des avantages sociaux», précise Mme Barriault.

Bien que les professions d’infirmières auxiliaires et d’inhalothérapeutes seront abordées, les efforts seront concentrés sur celui d’infirmière. 

Cible de recrutement

Pour la Gaspésie, le syndicat souhaite augmenter le nombre d’inscriptions dans les cohortes en soins infirmiers à Carleton-sur-Mer, à Chandler et à Gaspé, de façon à combler les besoins dans la région le plus rapidement possible.

Jusqu’à présent, note Mme Barriault, le taux de rétention des finissants a été de 100%. «Au cours des cinq prochaines années, 300 infirmières partiront à la retraite. Alors on souhaite qu’autant de personnes soient formées pour compenser», espère-t-elle.

Le SIIIEQ estime qu’il manque actuellement environ 100 infirmières dans les établissements de santé de la Gaspésie.

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