le Lundi 21 septembre 2026

Rappelons que la société d’État a contesté en avril dernier l’évaluation foncière des installations. Pour les années 2010 à 2012, le pavillon, les chalets, le centre d’interprétation et les bâtiments de service ont été évalués à quatre millions de dollars.

De son côté, la SÉPAQ estimait la valeur des bâtiments à 2,8 millions de dollars. Cette évaluation aurait fait perdre des revenus de taxes d’environ 39 000 $ sur trois ans à la MRC.

À la suite d’une longue négociation, les deux parties sont parvenues à une entente. L’évaluation des installations a été établie à 3 750 000 $.

La MRC perdra donc un revenu de 7 500 $ sur trois ans, plutôt que 39 000 $, si l’évaluation de la SÉPAQ avait été retenue.

Le préfet se réjouit

Le préfet de la MRC, Allen Cormier, se réjouit du dénouement, d’autant plus qu’il estimait que les chances de la MRC d’obtenir un bon règlement étaient très minces. «Avec l’appareil gouvernemental et les avocats de la SÉPAQ, on savait que ce n’était pas un combat facile», dit-il, ajoutant être «très satisfait» d’avoir éviter que le dossier se transporte devant le Tribunal administratif.

La nouvelle évaluation est valide jusqu’en 2014 et rétroactive à partir de 2010. La MRC devra donc rembourser la somme de 7700 $ à la SÉPAQ. 

L’organisme, qui concentre ses efforts dans la promotion de sa marque et de ses membres depuis 2004, élargit maintenant son mandat.

Son président, Germain Babin, souligne que l’image de marque de l’Association est maintenant bien ancrée, surtout en Gaspésie, et que de nouveaux développements s’imposent. «On est très forts pour la promotion de nos différents produits. Mais maintenant, il faut trouver des façons pour qu’ils se retrouvent davantage dans la bouche des consommateurs. Bref, on veut améliorer l’accès aux marchés», explique-t-il.

Au printemps dernier, l’Association s’est réunie avec différents producteurs, transformateurs et intervenants de la région pour discuter de cet enjeu. Résultat : tous ont convenu de l’importance de structurer plus efficacement la commercialisation des produits de la région. Depuis, Gaspésie Gourmande travaille à concrétiser cette volonté. 

Un coup de pouce

Au cours des prochaines semaines, poursuit M. Babin, une personne sera engagée pour sonder les besoins des 140 membres et leur niveau d’intérêt à l’égard de cette nouvelle orientation.

Mais déjà, les administrateurs de l’Association savent que la commercialisation et la distribution sont deux aspects parfois négligés par les producteurs, faute de ressources et de temps. «Quand un producteur est dans son champs pour cultiver, il n’a pas le temps d’appeler les restaurants et les épiceries pour vendre sa salade. Si une ressource extérieure peut s’en occuper, ça peut donner un coup de pouce», mentionne M. Babin.

S’unir pour distribuer

Lui-même producteur de tomates aux Serres Jardins-Nature à New Richmond, le président de Gaspésie Gourmande soutient par ailleurs qu’un système de distribution collective permettrait aux producteurs d’accéder à des nouveaux marchés.

Dans son cas, la livraison collective l’aiderait à pénétrer le marché des restaurants. «Notre politique de livraison exige au minimum une commande de quatre boîtes de tomates pour justifier la livraison, ce qui est trop pour les restaurants, illustre-t-il. Mais si un autre producteur veut accéder au même marché, on peut s’associer pour faire livrer la marchandise en même temps.»

Promotion

Malgré cette nouvelle vocation, le directeur de l’organisme, Éric Caron, assure que l’organisme continuera de promouvoir son image de marque et ses membres, notamment avec la publication du guide-magazine et des livrets recettes Les Tables Gaspésie Gourmande.

Cette entreprise, spécialisée dans la transformation et la commercialisation de poissons de fond depuis 30 ans, lance ce projet pilote afin de diversifier ses produits et ses marchés.

L’expérience vise la transformation et la commercialisation de cette espèce encore inexploitée au Québec. Plusieurs produits seront testés sur le marché asiatique, notamment la chair congelée et la peau cuite et séchée.

L’entreprise utilisera les captures de concombre de mer d’un pêcheur de la région, Mathieu Girard, pour démarrer ce projet expérimental. Jusqu’à maintenant, tous les volumes de concombre de mer capturés par les pêcheurs de la Gaspésie étaient expédiés dans des usines du Nouveau-Brunswick et du Maine.

«Il y a autour de 1000 à 1500 tonnes de concombre de mer qui débarquent chaque année sur les côtés de la Gaspésie. Alors on s’est dit qu’on pourrait essayer d’en transformer ici», souligne le directeur de l’entreprise, Jean-René Denis.

Cette espèce, poursuit M. Denis, est très populaire dans les pays asiatiques, mais des études approfondies seront nécessaires pour bien saisir les besoins. «Selon les régions de l’Asie, il y a différentes façons de consommer le concombre de mer. Le défi pour nous est de cibler les produits qui seraient les plus rentables», explique-t-il, ajoutant que la compétition est féroce dans le marché.

Les nouvelles activités de la Poissonnerie de Cloridorme permettront d’allonger de huit semaines la période d’emploi des travailleurs d’usine.

Une aide de 237 447 provient du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, plus précisément du programme d’appui financier au développement du secteur des pêches et de l’aquaculture commerciale.

Le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale octroie la différence, soit un montant de 126 266 dollars, par l’intermédiaire de son programme de concertation pour l’emploi.

C’est ce que révèle un sondage effectué par le Centre d’initiation à la recherche et d’aide au développement (CIRADD) pour le compte du comité de partenaires du centre aquatique.

Les résultats du coup de sonde, qui ont été rendus publics lundi soir au Quai des arts de Carleton-sur-Mer, indiquent que 76 % des répondants sont intéressés ou très intéressés par le projet. Le taux d’appui atteint 82% à Carleton-sur-Mer, 75% à Nouvelle et 67% à Maria.

Près de 46% des répondants ont par ailleurs mentionné qu’ils utiliseraient le centre aquatique au moins une fois par semaine.

Ce sondage, mené l’été dernier, a été envoyé à 8 255 résidants. Près de 2 300 personnes ont répondu au questionnaire, ce qui représente environ 28% de la population ciblée. Le sondage a aussi été envoyé à 60 organisations. De ce nombre, les 24 qui ont répondu sont intéressées par le centre aquatique.

Le coordonnateur du comité et responsable du développement économique et touristique de Carleton-sur-Mer, Alain Bernier, soutient que l’enquête confirme l’intérêt de la population à l’égard du projet. Selon lui, il s’agit d’un «besoin de plus en plus pressant» que les gens «veulent voir se concrétiser» dans un avenir rapproché.

Des choix importants

L’implantation d’un centre aquatique, ajoute M. Bernier, représenterait un investissement majeur pour Carleton-sur-Mer. Dans ce contexte, les choix d’équipements devront tenir compte de la capacité de payer de la municipalité. 

Le scénario envisagé est une piscine dotée d’un bassin sportif de 4 corridors et d’un autre bassin récréatif muni de jeux d’eau. L’emplacement privilégié se trouve entre l’aréna et l’école Antoine-Bernard, sur la rue Comeau.

«Au cours des prochaines semaines, le comité commandera une étude de faisabilité de ce projet préliminaire. On souhaite qu’elle soit prête à l’hiver 2013 pour permettre à la Ville de prendre une décision dès le printemps 2013», poursuit M. Bernier.  Si le conseil va de l’avant, l’ouverture officielle pourrait avoir lieu à l’automne 2016.

Financement

Selon M. Bernier, le projet de construction du centre aquatique pourrait se chiffrer entre 6 et 9 millions de dollars. La municipalité participera au montage financier et sollicitera les deux autres paliers gouvernementaux pour obtenir de l’aide. Et pour «envoyer un signal clair aux bailleurs de fonds», affirme M. Bernier, une importante campagne de financement dans la communauté devra être organisée.

Craintes

Même si le sondage démontre que la population souhaite massivement l’implantation du centre aquatique, des craintes ont tout de même été soulevées par les répondants, explique le directeur de la recherche du CIRADD, Gilbert Bélanger. «Certains citoyens craignent qu’un tel projet provoque une hausse des taxes municipales. D’autres ont aussi fait valoir que la construction d’une piscine viendrait dédoubler l’offre à proximité», précise-t-il, en faisant référence aux piscines à New Richmond, à Campbellton et à Dalhousie.

Pour sa part, le maire de Carleton-sur-Mer, Denis Henry, est convaincu de la pertinence du projet. Selon lui, il est anormal que la 4e municipalité la plus populeuse de la Gaspésie n’ait pas de piscine. «Ça fait 41 ans qu’on en parle. Il est temps qu’on passe à quelque chose de concret», dit-il, ajoutant que le centre aquatique ferait de Carleton-sur-Mer un lieu plus «attractif».

«L’ensemble de la communauté pourrait bénéficier d’une piscine. Un projet de la sorte s’adresse aux étudiants du Cégep, du secondaire, du primaire aux adultes, aux personnes âgées, aux personnes à mobilité réduite et aux touristes», soutient-il.

À partir du 1er janvier 2013, une régie intermunicipale de transport en commun viendra remplacer le RéGÎM, un organisme à but non lucratif créé en 2009 pour offrir aux Gaspésiens une nouvelle façon de se déplacer.

La création de la régie était nécessaire pour permettre au RéGÎM de recevoir les montants perçus par la taxe d’un cent sur chaque litre d’essence vendu en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine, qui vise à financer le transport collectif. Au total, cette source de revenus s’élèvera à environ 1,5 million de dollars annuellement pour la nouvelle régie. La taxe s’applique depuis juillet 2012.

Le réseau pourra donc bénéficier d’un budget annuel total de 2,6 millions, alors qu’il devait opérer avec un montant oscillant autour de 1,5 million de dollars annuellement depuis le début de ses opérations.

Ambroise Henry, le nouveau directeur du RéGÎM indique que les sommes supplémentaires permettront au réseau de se doter d’une stratégie de développement à long terme. «On va pouvoir arrêter de travailler sur un projet pilote», dit-il.  

Obstacle

Même s’il est satisfait de la progression du service, M. Henry admet que les considérations financières ont parfois ralenti son développement. «Nous avons réalisé 33 000 déplacements la première année. Et en 2012, si tout va bien, nous en réaliserons entre 75 000 et 80 000 déplacements. C’est très bon, mais beaucoup de travail reste à faire», poursuit M. Henry.  

Promotion

La nouvelle régie, qui sera gérée par un conseil d’administration composé de deux élus municipaux pour chacune des MRC de la région, devra notamment mieux promouvoir son offre et faire le diagnostic du service. «Il y a aura cassure importante en 2013. On va repartir avec de nouvelles bases, un nouveau nom et une nouvelle image. C’est sûr qu’on va tenter de rejoindre de façon plus efficace notre clientèle potentielle», souligne le directeur.

Déjà, les administrateurs du RéGÎM savent que le transport collectif fonctionne très bien dans la Baie-des-Chaleurs, en Haute-Gaspésie, mais tarde à s’implanter ailleurs, comme dans la MRC du Rocher-Percé. «On va chercher à comprendre pourquoi, à savoir qu’est-ce qui freine les gens à l’utiliser», explique M. Henry.

«Plusieurs me disent qu’ils voudraient prendre l’autobus, mais que les horaires ne concordent pas avec ce qu’ils ont à faire. Par exemple, pour un déplacement d’une demi-journée, c’est plus difficile», reconnaît M. Henry.

À l’opposé, poursuit-il, les expériences positives sont nombreuses. «Dans l’axe Paspébiac-Nouvelle, certains circuits sont tellement populaires que nous pourrions nous retrouver avec des autobus pleins. Dans ces cas, nous chercherons à comprendre de quelle façon les habitudes ont été créées chez les utilisateurs», donne-t-il en exemple.

Vers une augmentation de l’offre? 

Une fois que ce diagnostic sera complété, le réseau de transport pourrait augmenter son offre de 20 à 30 % dans certains secteurs. M. Henry mentionne que plusieurs scénarios sont envisagés, comme la mise en place de plus de trajets réguliers sans réservation.

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«Cette réforme n’a aucun sens. Ici en Gaspésie et au Nouveau-Brunswick, notre industrie est saisonnière. [ …] Si on s’attaque à nos travailleurs, on s’attaque à l’économie de nos régions. [ …] Les travailleurs saisonniers spécialisés vont quitter la région et ça va déstructurer l’industrie saisonnière. [Le] gouvernement ne comprend rien, est intégriste et pense juste à l’Ouest du pays. Il faut que ça arrête. C’est pour ça que nous sommes ici aujourd’hui», a lancé d’entrée de jeu le président de la Conférence régionale des élus Gaspésie-les-Îles, Bertrand Berger, devant des centaines de manifestants réunis à Pointe-à-la-Croix, avant le début de la marche.   

Une rencontre «symbolique»

Vers 11h00, les gens réunis ont débuté la marche en direction du pont J-C Van Horne pour aller rejoindre d’autres manifestants du Nouveau-Brunswick. Quelques minutes plus tard, alors que le slogan «on lâche pas» se faisait entendre, les manifestants québécois ont rencontré ceux de la province voisine, au milieu du pont qui relie les deux provinces.   

«C’est symbolique», a lancé l’un des organisateurs de l’événement, le député néo-démocrate de la Gaspésie-les-Îles, Philip Toone. «La réalité du travail saisonnier en Gaspésie et au Nouveau-Brunswick est la même. C’est important que les gens des deux bords puissent se prononcer. Ensemble, nous pouvons crier beaucoup plus fort et avoir plus d’impact», s’est-il exclamé.  

Les manifestants ont traversé le pont J-C Van Horne. 

Rappelons que la réforme de l’assurance-emploi prévoit qu’un certain nombre de chômeurs, «les prestataires fréquents», pourraient être contraints d’accepter des emplois moins bien rémunérés et dont le lieu se trouve à moins d’une heure de déplacement.

Le prestataire fréquent pourrait par ailleurs se voir offrir n’importe quel travail pour lequel il est qualifié à 70% de son salaire horaire antérieur.

Selon les nouvelles dispositions, un chômeur est considéré comme un «prestataire fréquent» lorsqu’il a présenté trois demandes ou plus au cours des cinq dernières années et qu’il a bénéficié de 60 semaines de prestations durant cette même période. Une bonne majorité des travailleurs saisonniers entrent donc dans cette catégorie.

Outre M. Toone, trois députés néo-démocrates, Yvon Godin d’Acadie-Bathurst, Guy Caron de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques et François Lapointe de Montmagny-L’Islet-Kamouraska-Rivière-du-Loup ont participé à la marche. Des représentants des communautés autochtones étaient également présents.

«Les peuples se rencontrent aujourd’hui, les Québécois, les Acadiens les autochtones et les anglophones disent au gouvernement que sa réforme est injuste et qu’on ne l’acceptera pas. On va se battre jusqu’au bout», a affirmé vigoureusement le député d’Acadie-Bathurst, Yvon Godin, qui estime que la pression populaire pourra faire reculer le gouvernement Harper.

La marche s’est poursuivie dans les rues de Campbellton. 

Après leur rencontre au milieu du pont, les manifestants ont marché dans les rues du centre-ville de Campbellton en direction de la Place du saumon, où plusieurs élus et représentants de différents groupes ont pris la parole, devant une foule survoltée.

Le chef de la communauté de Listuguj, Dean Vicaire, a tenu à souligner que sa population appuie la démarche contre la réforme de l’assurance-emploi. «Je sais que les gens [de la Gaspésie et du Nouveau-Brunswick] sont des travailleurs acharnés. Ils veulent juste une chance. Cette réforme sera dévastatrice pour nous. Assez est assez», a-t-il déclaré.

Une dizaine d’intervenants, dont des élus, ont pris la parole devant une foule survoltée. 

Le député néo-démocrate Yvon Godin a été le dernier à prononcer un discours. «Stephen Harper, tu ne pourras jamais détruire notre peuple. Nous, les Acadiens, avons été déportés une fois, mais nous ne serons pas déportés une deuxième fois», a-t-il fulminé, ce qui lui a valu des applaudissements.

Outre des élus fédéraux et municipaux, des représentants syndicaux ainsi que des groupes de défense des chômeurs ont pris part à la manifestation. Plus de 25 autobus en provenance de la Gaspésie, du Bas-St-Laurent et du Nouveau-Brunswick ont été nolisés pour transporter des gens, qui sont venus d’aussi loin que de La Pocatière.

D’autres manifestations ont eu lieu ailleurs, notamment à Thetford Mines, en Nouvelle-Écosse et à l’Île-du-Prince-Édouard.


Le directeur général de la municipalité, Gilbert Leblanc, indique que les citoyens et les visiteurs pourront prochainement profiter des installations, qui avaient été détruites par les grandes marées de décembre 2010.

L’administration souhaitait au départ achevé les travaux avant le début de l’été 2012, mais une reconfiguration des plans a retardé le projet. «Nous avons dû repenser la localisation du trottoir en bois pour éviter qu’il soit de nouveau victime des intempéries de la mer», précise le directeur.  

Ce dernier assure d’ailleurs que les nouvelles installations seront davantage résistantes, comparativement aux anciennes. «Le trottoir a été construit sur pilotis de façon à ce qu’il ne soit plus emporté par les vagues, explique-t-il. Et la passerelle en acier a été fixée à la structure de béton du ministère des Transports qui enjambe le ruisseau. Elle sera beaucoup moins vulnérable aux grandes marées.»

M. Leblanc ajoute que le trottoir est plus large que l’ancien, de façon à faciliter l’accès aux personnes à mobilité réduite.

Les employés de la municipalité s’affairent à installer les rampes piétonnières et, si tout se déroule bien, les travaux devraient être achevés au début de la semaine prochaine.

La municipalité, qui a bénéficié d’une aide financière de la Sécurité civile à la suite des grandes marées, détenait un budget de 100 000 $ pour l’ensemble de ce projet. 

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Le directeur du Cégep de Matane, Émery Béland, précise que l’institution collégiale du Bas-Saint-Laurent évalue différents scénarios pour permettre aux étudiants de suivre ces deux formations à partir de Sainte-Anne-des-Monts, dès le mois de septembre 2013.

Le Cégep, précise-t-il, adaptera la méthode d’enseignement, selon l’intérêt de la communauté et du nombre d’inscriptions. «En sciences humaines, nous avons besoin de 25 inscriptions pour ouvrir un groupe à Sainte-Anne-des-Monts», souligne-t-il, ajoutant que la formation à distance et le télé-enseignement sont également des options envisageables. «Nous mettons actuellement tous les efforts pour concrétiser ce projet.»

Pour les soins infirmiers, M. Béland affirme que le Centre de santé et de services sociaux de la Haute-Gaspésie, qui collaborera à la formation, dénombre déjà une vingtaine d’infirmières auxiliaires intéressées à suivre la formation. «Dans ce cas, ce sera en télé-enseignement et nous devrons établir les horaires en fonction des occupations professionnelles. Nous attendons le feu vert de l’employeur», dit le directeur.

Bien reçue

L’offre éventuelle de ces deux nouvelles formations est bien reçue en Haute-Gaspésie, où les jeunes doivent s’exiler pour entreprendre des études postsecondaires.  

La mairesse de Sainte-Anne-des-Monts, Micheline Pelletier, espère que cette initiative sera la première étape vers une multiplication de l’offre des formations collégiales disponibles en Haute-Gaspésie. «La première cause de la pauvreté sur le territoire est le manque de formation. La plupart des jeunes qui s’exilent pour étudier ne reviennent pas. Si nous pouvons les retenir deux ou trois ans de plus, les chances qu’ils demeurent et qu’ils développent éventuellement le territoire augmentent», souligne-t-elle, ajoutant qu’elle espère un jour voir un campus collégial s’installer dans sa municipalité.

Mme Pelletier estime par ailleurs que les familles de la Haute-Gaspésie payent en moyenne 15 000 $ par année pour permettre à leurs enfants de poursuivre leurs études après le secondaire. Ces montants, poursuit-elle, resteraient dans la région, si les jeunes avaient la possibilité d’étudier en Haute-Gaspésie. «Si nous retenons 25 jeunes par années, c’est déjà bon pour notre économie», analyse-t-elle. 

Selon cette étude réalisée en 2010-2011 par l’Institut de la statistique du Québec pour le ministère de la Santé et des Services sociaux, 12% des jeunes du niveau secondaire de la région fument quotidiennement ou occasionnellement, alors que la moyenne québécoise se chiffre à 6,9%.

La différence est encore plus importante chez les fumeurs quotidiens, alors que 8% des jeunes interrogés dans la région ont affirmé fumer tous les jours, comparativement à 4% au Québec.

Au total, 3804 des 4563 élèves du secondaire de la Gaspésie et des Îles, inscrits en 2010-2011, ont participé à l’étude.

Une tendance?

L’agente de recherche à la Direction de la santé publique à l’Agence de la santé et des services sociaux Gaspésie-les-Îles, Nathalie Dubé, souligne qu’il n’est pas possible de savoir si l’usage de la cigarette est en hausse ou en baisse dans la région, car il s’agit des premières données collectées à ce sujet en Gaspésie.

Par contre, note-t-elle, le taux de tabagisme presque deux fois plus élevé chez les jeunes de la Gaspésie, comparativement à la moyenne québécoise, est préoccupant. «Nous analyserons ces résultats au cours des prochains mois pour mieux comprendre cette différence. Ce qu’on sait pour le moment, c’est que cette réalité touche autant les filles que les garçons et qu’elle se constate à tous les niveaux du secondaire», mentionne-t-elle.

À l’instar de Mme Dubé, Christianne Paquette, coordonnatrice en santé communautaire pour l’Agence, s’explique mal pourquoi les jeunes Gaspésiens et Madelinots fument davantage qu’ailleurs au Québec.

«Beaucoup d’initiatives existent, ici comme ailleurs, pour sensibiliser les jeunes du secondaire aux méfaits du tabagisme», souligne-t-elle, en faisant référence au programme de la gang allumé et au défi j’arrête j’y gagne. «Ces données démontrent que nous devons continuer le travail de prévention, dans toutes les sphères de la société.»

Les environnements sans fumée, les messages de prévention sur les paquets de cigarette et les campagnes de santé publique nationale sont «tous des pas dans la bonne direction», poursuit Mme Paquette. «Il faut continuer dans le même sens pour parvenir à changer les comportements à long terme.»  

Autres données

L’enquête montre par ailleurs que 29% des jeunes interrogés dans la région ont consommé de la drogue au cours des 12 derniers mois, alors que la moyenne québécoise s’élève à 26%.

La consommation d’alcool est un peu plus élevée chez les jeunes du secondaire en Gaspésie et aux Îles qu’ailleurs au Québec, alors que 70% ont bu de l’alcool au cours des 12 derniers mois, alors que la moyenne provinciale est de 60%.

Près de la moitié des jeunes de 14 ans et plus dans la région (48%) ont déjà eu une relation sexuelle comparativement à une moyenne de 37% au Québec. En Gaspésie et aux Îles, 36% ont affirmé de ne pas avoir utilisé de condom lors de leur dernière relation sexuelle.

Enfin, 72% des jeunes du secondaire de la Gaspésie et des Îles considèrent leur santé très bonne, soit pratiquement le même pourcentage que la moyenne provinciale. (71%)

Chiffres en bref

-74% des jeunes du secondaire de la région ne font pas suffisamment d’activité physique (moyenne québécoise : 70%)

-35% des jeunes du secondaire de la région consomment tous les jours des boissons sucrées, des grignotines ou des sucreries (moyenne québécoise : 31%)

-19% des jeunes du secondaire de la région font de l’embonpoint (moyenne québécoise : 14%)

-9% des jeunes du secondaire de la région souffrent d’obésité (moyenne québécoise : 7%) 

Le train Océan effectuera désormais trois voyages allers-retours par semaine au lieu de six. Le transporteur avait déjà annoncé la réduction du service, mais la décision devait s’appliquer au début du mois de novembre.  

C’est finalement à partir du 25 octobre pour le train en direction d’Halifax et du 27 octobre pour le train en direction de Montréal que les changements s’appliquent. Le train partira de Montréal les dimanches, les mercredis et les vendredis. Il voyagera à partir d’Halifax les dimanches, les mardis et les vendredis.

Ces modifications toucheront nécessairement les passagers de la Gaspésie étant donné que de nombreux Gaspésiens prennent le train Océan à Campbellton ou à Matapédia, car il était jusqu’à présent plus fréquent que le train Chaleur.

Par voie de communiqué, le transporteur justifie cette décision «en raison du déclin continu de l’achalandage» à bord du train Océan. Selon Via Rail, le nombre de passagers qui ont utilisé ce service est passé de 250 000 à 134 000 annuellement au cours des 15 dernières années. «Notre devoir de bien gérer l’argent des contribuables canadiens nous force à prendre ces décisions difficiles», est-il écrit dans le communiqué.  

Cette décision a été très mal reçue par l’opposition officielle à Ottawa. Le député néo-démocrate de la Gaspésie-les-Îles, Philip Toone, estime qu’il s’agit d’un épisode «triste» pour l’Est-du-Québec et les Maritimes. «On nous a diminué le service il y a plusieurs années en Gaspésie, mais au moins on avait un service plus fréquent à Campbellton. Dorénavant, même ça, on le perd», a réagi le député.

Les élus du Nouveau-Brunswick sont par ailleurs inquiets des impacts de la réduction du service sur l’économique du Nord de la province. Plusieurs d’entre eux ont d’ailleurs rencontré des représentants de Via Rail, lundi dernier à Bathurst, pour leur faire part de leurs préoccupations. 

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