le Lundi 21 septembre 2026

Lancée à l’eau en juin 2004 par deux jeunes Montréalaises alors âgées de 12 ans, Charlaine Daplé et Claudia Garneau, la bouteille a été retrouvée par Oisin Millea, 10 ans, sur les berges de son village de Passage East. Selon le journal irlandais, Irish Examiner, elle aurait été poussée sur le sable par les marées et les vents.

À l’intérieur de la bouteille de boisson gazeuse, qui a parcouru un périple de plus de 4000 kilomètres, le jeune garçon a retrouvé le message rédigé en français par les deux Québécoises, avec une adresse courriel qui ne fonctionne plus. La lettre indique notamment qu’elles viennent de Montréal, mais qu’elles sont en vacances en Gaspésie.

La bouteille lancée à la mer en 2004 a parcouru un périple de plus de 4000 kilomètres.  

Une fois publiée dans la presse écrite en Irlande, l’histoire a notamment été reprise par la télévision irlandaise, la chaîne de télévision française 1, le site Web de la BBC et le site euronews.com. La nouvelle a par ailleurs fait la manchette dans le Star Phoenix, le quotidien The Gazette à Montréal et le site Web du Toronto Star.

Selon Caroline Cyr, d’Influence communication, le caractère «insolite et exceptionnel» de la nouvelle peut expliquer l’attrait que représente ce type de récit. «C’est une histoire cute qui se démarque par sa rareté. Elle a aussi un côté humain, car elle permet de faire témoigner celles qui sont à l’origine du message», analyse-t-elle.

Les auteures de la lettre ont d’ailleurs été retracées. L’une d’entre elles, Charlaine Dalpé a mentionné, lors d’une entrevue à l’émission Salut Bonjour, être surprise d’apprendre que la bouteille est maintenant en Irlande. Elle a aussi indiqué son intérêt à prendre contact avec le jeune Oisin Millea, qui a retrouvé le message.

Ce prix vise à récompenser une réalisation qui a pour objectif de développer la convivialité, l’entraide et la solidarité dans les communautés.

Le projet de Pointe-à-la-Croix l’a remporté dans la catégorie moins de 5000 habitants. «Nous sommes vraiment contents d’attirer l’attention ailleurs au Québec. C’est une reconnaissance qui nous encourage à poursuivre notre travail», réagit Annabel Francoeur, une des coordonnatrices du projet.

Harmonie a été mis en place en 2002 pour rapprocher les membres des communautés de Listuguj et de Pointe-à-la-Croix. Les initiateurs du projet souhaitaient trouver des solutions pour améliorer les relations difficiles et parfois violentes entre les communautés. Pour ce faire, ils ont décidé d’agir auprès des jeunes afin d’amoindrir les chances que les préjugés se développent en bas âge.

Chaque début d’année scolaire, explique Mme Francoeur, les jeunes de Pointe-à-la-Croix signent un Traité de paix et sont jumelés à un autre enfant de Listuguj qui fréquente une école voisine.

Au cours de l’année, des activités sont organisées pour permettre aux enfants de mieux se connaître et de tisser des liens. «Certains deviennent même des amis et jouent ensemble le soir. Rassembler les jeunes dans des activités est un bon moyen de faire tomber les préjugés», indique la coordonnatrice.

Les parents aussi

Même si le projet Harmonie vise d’abord les enfants, les intervenants remarquent qu’il a aussi un «effet positif» sur les adultes. «Lorsqu’un parent voit son jeune saluer un jeune de l’autre communauté, c’est certain que ça le force à réfléchir», dit Mme Francoeur. «Une fois que les liens sont tissés entre les enfants, c’est plus facile de sensibiliser les adultes, de leur démontrer que les préjugés n’ont pas leur place», poursuit-elle. 

Depuis 2009, deux intervenants travaillent chacun 20 heures par semaine pour développer le projet Harmonie.

À l’automne 2011, les deux hommes de 52 et de 55 ans ont acheté du sirop d’érable à plusieurs producteurs du Québec, dont l’érablière Escuminac située dans la Baie-des-Chaleurs. La marchandise qu’ils ont achetée s’est retrouvée rapidement sur le marché, mais les producteurs n’ont jamais été payés.

Le propriétaire de l’entreprise gaspésienne, Martin Malenfant, mentionne qu’au départ, rien ne semblait indiquer qu’il s’agissait d’une fraude. «Notre enquête de crédit n’a rien démontré d’anormal. Nous avons donc pris une entente avec eux, avant de faire livrer la marchandise à Montréal», raconte-t-il.

Quelques semaines plus tard, l’acériculteur a commencé à se douter qu’il y avait quelque chose qui ne tournait pas rond. «Malgré l’envoi de factures, d’appels, je demeurais sans nouvelle. J’ai alors contacté la Sûreté du Québec, qui a par la suite débuté l’enquête.»

Cette enquête a mené à l’arrestation des deux frères Campellone le 16 octobre dernier. Ils ont comparu deux fois au palais de justice de Québec et font face à 23 chefs d’accusation de fraude et de fabrication de faux documents.

Les deux hommes sont revenus pour une troisième fois devant la cour lundi pour leur enquête sur remise en liberté. Giuseppe Campellone a été libéré sous condition, moyennant un dépôt de 5000$. Son frère, Claudio, demeure provisoirement détenu, mais pourrait demeurer derrière les barreaux jusqu’à la fin des procédures.

Une dizaine de victimes

Au total, les frères Campellone auraient fait une dizaine de victimes, dont des producteurs de la Beauce et de Portneuf dans la région de Québec.

Des perquisitions de la SQ ont permis de retracer une partie de la marchandise dans différents commerces, notamment dans les Laurentides et à Montréal. La valeur totale de cette fraude s’élève à 365 000 $. 

De son côté, le propriétaire de l’érablière Escuminac mentionne que la valeur du sirop d’érable livré aux fraudeurs s’élève à 75 000 $, soit 10 % de son chiffre d’affaires. «C’est un coup dur pour l’entreprise. Je ne pense pas récupérer cet argent car les fraudeurs ne sont probablement pas solvables. C’est une perte sèche pour moi», souligne M. Malenfant, qui ajoute cependant qu’il sera en mesure de «passer au travers», tout en se promettant qu’il sera «plus vigilant» la prochaine fois.

Selon la SQ, ce dossier n’est pas relié à l’enquête sur les vols de barils de sirop récemment survenus à Lévis et à Sainte-Louis-de-Blandford.

L’homme de 54 ans, Patrick Donovan, a été retrouvé par des agents de conservation de la faune qui participaient aux recherches. Selon la Sûreté du Québec (SQ), le chasseur, qui a passé deux nuits en forêt, est en bonne condition physique.

Circonstances

Selon le témoignage de la SQ, M. Donovan et un autre chasseur sont restés pris avec leur véhicule dans un chemin forestier dans le secteur de Douglastown.

«Les deux hommes ont donc tenté de revenir à pied. À un moment donné, ils ont croisé une rivière et l’un d’entre eux l’a traversée pour aller chercher des secours. À son retour, il a constaté que M. Donovan n’y était plus. L’homme a ensuite signalé la disparition de son ami», mentionne Claude Doiron, porte-parole de la SQ.

Des agents de la SQ, des pompiers, des bénévoles et des agents de la faune, ont par la suite entrepris des recherches. L’hélicoptère de la SQ a également été dépêché sur les lieux.

Autre homme

Un homme de 60 ans, qui était porté disparu à Cap-d’Espoir, a aussi été retrouvé sain et sauf lundi matin. L’homme, qui s’était rendu en forêt dimanche soir pour ramasser des branches, aurait eu des ennuis mécaniques avec son véhicule.

Un peu avant 21h, sa conjointe a signalé sa disparition à la SQ. L’homme de 60 ans a finalement été localisé par un citoyen dans le secteur sud de Cap-d’Espoir lundi matin et, selon la SQ, il se porte bien.

Accident tragique

La SQ rapporte par ailleurs qu’une collision entre un véhicule et un orignal sur la route 197 à St-Majorique a été fatale pour le conducteur.

La victime, Gaétan Joncas, 41 ans de Gaspé, a été éjecté du véhicule et son décès a par la suite été constaté. Une enquête est en cours, mais la SQ indique que ni la  vitesse ni l’alcool ne sont en cause. 

C’est le 26 septembre dernier que M. Rose s’est présenté au Musée de la Gaspésie à Gaspé avec des membres de sa famille pour remettre le document.

L’archiviste du musée, Jeannot Bourdages, raconte que Paul Rose souhaitait que le manifeste intitulé «Percé n’appartient pas aux marchands» soit conservé en Gaspésie, la région où il a été créé. «C’est un document qui a une valeur historique importante, car il permet de remonter aux racines de la création de la cellule Chénier. Et M. Rose tenait à ce qu’il revienne en Gaspésie», souligne l’archiviste, qui n’avait jamais entendu parler de l’existence du manifeste.   

Rédigé par le comité d’action de la Maison du pêcheur en 1969, le manifeste traite en grande partie du conflit entre les jeunes qui ont fréquenté la Maison du pêcheur à la mairie de l’époque et des hôteliers du secteur. «Nous ne sommes pas de prétendus hippies, mais tout simplement des Québécois et, comme tel, quelque soit nos revenus, nous croyons avoir le droit de cité sur notre territoire. Si nous avions le moindre doute que notre présence nuit au tourisme, nous partirions au plus tôt», peut-on lire dans le document.

La Gaspésie

L’archiviste du musée note par ailleurs que le manifeste se caractérise par une «couleur très régionale», même si la plupart des jeunes qui fréquentaient l’endroit venaient des grands centres urbains.

Le document, explique M. Bourdages, dénonce en outre l’américanisation de Percé, la pauvreté qui sévit en Gaspésie et le manque de soutien gouvernemental dans le développement de la région. «La plupart d’entre nous visitons la région pour la première fois de notre vie. Nous avions entendu parler des beautés et des problèmes économiques de la Gaspésie. Nous ne pensions jamais que la situation pouvait être aussi tragique. Quand on pense à tout ce que reçoivent les grands centres du Québec et particulièrement Montréal et sa région, nous trouvons cela tout simplement écœurant», est-il écrit plus loin dans le manifeste

Contexte

La Maison du pêcheur a été le lieu de rencontre en 1969 entre Bernard Lortie, fils de pêcheur gaspésien et ses futurs acolytes Paul Rose, Jacques Rose et Francis Simard. Les événements de l’été 1969 ont précédé la formation de la cellule Chénier, du Front de libération du Québec (FLQ).

L’année suivante, le Québec sera marqué par les événements d’octobre 1970 qui ont culminé par les enlèvements du diplomate britannique James Richard Cross et du ministre Pierre Laporte. Ce dernier est mort une semaine après son enlèvement, alors qu’il était détenu par la cellule Chénier. Paul Rose a par la suite été condamné en 1971 à la prison à perpétuité pour la mort de Pierre Laporte. Il a été libéré sous condition en 1982.

Paul Rose a passé quelques jours en Gaspésie pour assister au tournage du film d’Alain Chartrand, La Maison du Pêcheur, qui raconte les événements de 1969 à Percé.

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C’est dans le cadre de la semaine de la coopérative 2012, qui se déroule du 14 au 20 octobre, que la coopérative de développement régional Gaspésie-les-Îles (CDR) présente cette activité, qui met en vedette un entrepreneur à l’origine de l’une des plus grandes coopératives de consommateur au Canada.

Yan Tremblay, de la CRD, souligne que la conférence vise à démontrer de quelle façon une passion peut devenir un moteur de développement pour une communauté.

Selon lui, l’histoire de M. Byers a le potentiel «d’inspirer» les gens qui souhaitent mettre sur pied des coopératives. «Jim Byers s’est placé à la tête d’un groupe d’amateurs passionnés par le plein air afin de pouvoir se procurer de l’équipement à moindre coût. Quelques années plus tard, MEC existait», mentionne-t-il.

Les deux premières conférences seront présentées à Carleton-sur-Mer le lundi 22 octobre à 13h30 au Quai des arts et à 18h à la microbrasserie Le Naufrageur. Le lendemain, M. Byers sera du côté de Bonaventure, à 19h au Centre bonne aventure, avant de prendre la route vers Gaspé, mercredi, où il s’arrêtera à 13h30 à l’amphithéâtre du Cégep de la Gaspésie et des Îles et à 18h30 au Café des artistes.

Pour l’occasion, le conférencier sera accompagné de membres fondateurs de coopératives gaspésiennes, dont Écovoile Baie-des-Chaleurs et Aube aventure, qui témoigneront des réalités régionales quant au lancement de coopératives. Les conférences seront présentées en français et en anglais.

Mountain Equipment CO-op, qui détient 16 magasins au Canada, regroupe plus de 3,6 millions de membres. La coopérative a fêté ses 40 ans en mars 2011. 

Après plusieurs mois de travail, l’entreprise basée à Gaspé répond maintenant à toutes les exigences de Transports Canada et détient son permis d’exploitation.

Son directeur, François Guimont, souligne que des demandes de clients sont actuellement en traitement et que les appareils de la jeune entreprise pourraient commencer à voler dès la semaine prochaine. «Nous attendons ce moment depuis fort longtemps», dit avec enthousiasme l’entrepreneur au bout du fil.

La mise sur pied du nouveau transporteur a nécessité des investissements de plus d’un million de dollars. La flotte d’Air Gaspésie comprend trois appareils : un Navajo Chieftain (huit passagers), un Cesna 310 (cinq passagers) et un Cesna 172 (trois passagers)

Les services

L’entreprise souhaite se démarquer en offrant des vols sur mesure, sans horaire fixe et avec des prix compétitifs, souligne M. Guimont. «Notre service de taxi aérien sera apprécié par les gens d’affaires de la Gaspésie et de toutes les personnes qui souhaitent se déplacer rapidement. Par exemple, il sera possible de décoller de Gaspé pour aller directement sur le Côte-Nord, sans passer par Québec», dit-il, ajoutant que les vols pourront se rendre dans tous les aéroports de l’est du Canada et du nord-est des États-Unis.

M. Guimont n’a pas voulu s’avancer sur le prix des différents vols, mais promet qu’ils seront abordables. «Tout dépendra de la demande et du nombre de passagers dans l’avion.»

Air Gaspésie offrira par ailleurs aux touristes des vols panoramiques pour voir le rocher percé, le parc Forillon ou n’importe quel autre paysage de la péninsule gaspésienne. «C’est vraiment du sur mesure. Nous allons nous adapter à la demande», précise M. Guimont.  

L’entreprise embauche sept personnes, soit cinq pilotes, une directrice de l’administration et un directeur des opérations. Lors du démarrage de l’entreprise, M. Guimont a pu compter sur l’aide d’un pionnier de l’aviation, Michel Pouliot, dont l’aéroport de Gaspé porte le nom.

Le lancement officiel d’Air Gaspésie est prévu le 1er novembre à Gaspé.  

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«Trois de nos cinq forfaits affichent déjà complet», affirme Hélène Francoeur, chargée de projet pour l’événement. «Il y a un engouement particulier cette année. Nous avons beaucoup plus d’inscriptions qu’à pareille date l’an dernier», indique-t-elle.

À titre d’exemple, les quarante places disponibles en dortoir ont été vendues en deux heures après l’ouverture des inscriptions le 4 septembre dernier. «C’est trois fois plus vite que l’an passé», souligne Mme Francoeur, ajoutant que le forfait amical s’est quant à lui écoulé en deux jours, comparativement à une quarantaine de jours en 2011.

Le comité organisateur de la 11e édition, qui se tiendra au 16 au 23 février, se réjouit par ailleurs de pouvoir compter jusqu’à présent sur 18 inscriptions qui proviennent de l’extérieur du Québec, notamment de la France, de la Belgique et du Danemark.

Formule

Pour son édition 2013, les organisateurs de la TDLG maintiennent la même formule : 6 parcours de ski, des repas concoctés avec des produits gaspésiens et des activités d’animation en soirée. «Nous offrirons aussi quelques nouveaux parcours, tout en conservant les coups de cœur des éditions précédentes. L’objectif est de présenter un mélange équilibré entre la nouveauté et ces coups de cœur», précise Mme Francoeur.

Chaque année, la TDLG attire plus de 200 participants et mobilise des centaines de bénévoles de la région.

Parmi ces projets, quatre touchent le développement du secteur bioalimentaire et deux concernent le secteur touristique. Au total, les projets soutenus par le gouvernement du Québec devraient générer plus de 780 000 $ d’investissements dans la région.

L’organisme Gaspésie gourmande reçoit une aide financière totale de 20 881 $ pour son projet de mise en place d’un organisme de distribution régionale et pour le positionnement de son Tour gourmand. Toujours dans le secteur bioalimentaire, l’usine Cuisimer de Mont-Louis obtient une aide de 13 333 $ pour ses projets de transformation du maquereau. Les Bio-jardins Rocher-Percé empochent un soutien de 2 250 $ pour sa stratégie de commercialisation. 

Dans le domaine touristique, le Village en chansons de Petite-Vallée pourra compter sur un appui de 38 631 $ pour l’amélioration de ses infrastructures et de ses équipements. Aux Îles-de-la-Madeleine, la Corporation du Parc du Gros-Cap bénéficiera d’une aide de 13 000 $ pour la rénovation de son bâtiment d’accueil.

Parmi les autres entreprises et organisations soutenues, notons la firme Xpert’Son de Sainte-Anne-des-Monts (7 250 $), la coopérative Écovoile Baie-des-Chaleurs (24 260$) et les Ateliers Actibec 2000 de Grande-Rivière (26 254).

Les montants annoncés proviennent du Fonds d’intervention stratégique régionale (FIRS), un programme exclusif à la Gaspésie qui se termine le 31 mars 2013 et dont les «modalités de reconduction» sont actuellement évaluées par le gouvernement du Québec, a souligné Gaétan Lelièvre. «Dans les prochains mois, nous devrions être en mesure de confirmer le maintien, l’amélioration ou la modification de ce programme-là.» 

Le FIRS existe depuis cinq ans et permet à différents projets de la Gaspésie de se partager une enveloppe moyenne de trois millions de dollars par année.

Présent à l’annonce, le député de Bonaventure, Sylvain Roy, a tenu à préciser que quatre projets sélectionnés par ce programme touchent le secteur bioalimentaire, ce qui «correspond à la vision de la souveraineté alimentaire» prônée par le Parti québécois, selon lui.

M. Roy a admis que les aides financières étaient modestes, mais qu’elles permettraient, à son avis, de concrétiser des projets qui auront des impacts concrets en Gaspésie et aux Îles.

Soulignons par ailleurs la présence de la députée des Îles-de-la-Madeleine, Jeannine Richard, au point de presse.

Geneviève Labillois, 26 ans, caresse l’idée de faire de la politique municipale depuis le secondaire. Plus jeune, elle rêvait de devenir mairesse de Nouvelle, la municipalité où elle vit. Et c’est à l’issue de ses études universitaires en 2010 que la jeune gaspésienne a eu «un déclic» : aux prochaines élections, elle tentera d’accéder au poste de conseillère municipale.

«Je trouve que la politique municipale est une façon efficace de s’impliquer. Le meilleur moyen de faire de nos municipalités des endroits où on veut habiter, c’est de s’engager», souligne Mme Labillois, qui a d’ailleurs participé à une activité de jumelage avec Jonathan Lapierre, conseiller aux Îles-de-la-Madeleine, lors d’un congrès de la Fédération québécoise des municipalités, qui s’est tenu à Québec à la fin du mois de septembre.

Sur un peu plus de 8000 postes électifs dans les 1104 municipalités du Québec, seulement 719 élus ont moins de 35 ans. En Gaspésie, même si la proportion des jeunes est élevée parmi les élus municipaux, Mme Labillois estime que ce n’est pas «suffisant».

Selon elle, les 20-34 ans auraient avantage à prendre plus de place en politique municipale. «La jeunesse est généralement porteuse de nouvelles idées, voit les choses autrement. Son implication est complémentaire à celle des citoyens plus expérimentés», soutient-elle, ajoutant du même souffle qu’elle croit ne pas être la seule de son groupe d’âge à vouloir faire le saut en politique municipale aux prochaines élections, prévues en novembre 2013. 

Une implication «prenante»

Si les jeunes semblent être moins portés vers l’engagement municipal, c’est notamment en raison de la charge de travail que représentent les tâches des élus, estime le maire de Carleton-sur-Mer, Denis Henry. «La jeune génération est très axée sur la famille. Alors c’est certain que les parents qui ont des jeunes enfants n’ont pas toujours la disponibilité pour assumer la tâche d’un élu, qui est très prenante», analyse-t-il.

À Carleton-sur-Mer, aucun conseiller n’est âgé de moins de 35 ans. Cependant, les jeunes sont les bienvenus, souligne M. Henry. «Ils sont déjà très présents dans les comités consultatifs. Leur implication se fait autrement que dans les sphères de décisions. Mais la porte est grande ouverte pour eux», poursuit-il

Exemple d’un maire au Bas-Saint-Laurent

Le maire de la petite municipalité des Méchins dans la MRC de Matane dans le Bas-Saint-Laurent, Jean-Sébastien Barriault, fait partie de la vingtaine de maires âgés de moins de 34 ans au Québec.

Celui qui a été élu conseiller pour la première fois à 29 ans et qui a été élu maire par acclamation à 30 ans apprécie son rôle, mais tient cependant à mettre en garde les jeunes intéressés par la politique municipale : il s’agit d’un travail «très exigeant» qui n’est pas «à prendre à la légère».

De son propre aveu, la conciliation entre la vie personnelle, professionnelle et politique n’est pas de tout repos. «Il faut le faire pour les bonnes raisons. Ce n’est pas toujours plaisant la politique municipale. Il faut être prêt à ça», avertit-il.

M. Barriault consacre en moyenne plus de 20 heures par semaine à ses tâches de maire, en plus du travail à temps plein qu’il occupe. «Être maire, c’est presque un deuxième emploi à temps plein. C’est du travail le soir, les fins de semaine. Alors ce n’est pas toujours agréable pour mes proches», raconte celui qui a récemment fait l’acquisition d’une maison avec son épouse.

Le trentenaire, qui reçoit 6 000 $ par année pour être maire de la petite municipalité, ne regrette cependant pas son choix. «Je voulais changer les choses et j’ai toujours eu de l’intérêt pour la politique. J’assume pleinement mes responsabilités et j’adore ce que je fais», dit-il.

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