le Lundi 21 septembre 2026

Au cours des derniers jours, les élus de la municipalité ont reçu de nombreux commentaires et de nombreuses plaintes à propos de chasseurs pratiquant leur passion à proximité des résidences et des voies publiques,  notamment dans les secteurs du parc chaleur et de la réserve naturelle près du parc de la Pointe-Taylor.

Le conseil municipal, qui juge cette situation «très problématique», a conséquemment adopté une résolution afin de demander la collaboration de la Sûreté du Québec et des agents de la conservation de la faune afin d’intervenir lorsque nécessaire.

«Ça me désole de voir la chasse, un loisir que je respecte, se pratiquer à des endroits inappropriés», affirme la mairesse Nicole Appleby, par voie de communiqué. «Une balle perdue, c’est toujours possible et personne ne veut vivre ça!», poursuit-elle.  

Le directeur général de la Ville, Stéphane Cyr, refuse de blâmer les chasseurs, précisant qu’il s’agit parfois de «méconnaissance» des règles de leur part.

Dans ce contexte, la Ville de New Richmond tient à rappeler qu’un règlement municipal interdit le tir à la carabine, au fusil et au pistolet à moins de 300 mètres des résidences ou des bâtiments et aires à caractère public.

Un autre règlement de la municipalité stipule par ailleurs que «nul ne peut utiliser son arme à feu, son arc ou son arbalète à partir d’un chemin public, y compris la largeur de 10 mètres de chaque côté de l’accotement.»

 

L’impact s’est produit vers 10h sur la route 132 dans le secteur de l’Anse à blondel, peu avant l’intersection de la route Meunier.

Selon les informations recueillies par la Sûreté du Québec (SQ), un impact latéral est survenu entre les deux camions au moment où le camion-citerne s’apprêtait à entrer dans un stationnement. Les deux chauffeurs ont subi des blessures mineures et ont été transportés au centre hospitalier de Chandler.

L’impact a causé un important déversement de mazout sur la chaussée, provoquant la fermeture complète de la route pendant près de deux heures.

Cette situation a forcé les élèves de l’école primaire du secteur à demeurer à l’école pendant l’heure du midi. La commission scolaire a pris en charge la distribution des repas.

Le porte-parole de la SQ, Claude Doiron, informe que des techniciens d’Urgence Environnement sont actuellement sur place pour contrôler la situation. À l’aide d’équipements spécialisés, ils s’affairent à nettoyer la chaussé où l’huile s’est déversée.

La route 132 a été rouverte vers midi pour permettre aux automobilistes de circuler en alternance.

L’administration de deux programmes confiés aux employés de New Richmond a été déménagée à Québec. Conséquemment, trois postes sont abolis et onze employés devront accepter une relocalisation aux bureaux de Saguenay, de Québec ou de Thetford Mines s’ils souhaitent demeurer à l’emploi du gouvernement fédéral.

Certains employés touchés par cette annonce ont déjà quitté et les autres ont jusqu’au 31 mars 2014 pour prendre leur décision. En ajoutant ces compressions, d’ici trois ans, 36 des 40 travailleurs du bureau de New Richmond auront perdu leur emploi ou été transférés ailleurs.

«C’est désastreux commente la présidente du syndicat et agente de service aux citoyens chez Service Canada à New Richmond, France Loubert. Après le 31 mars 2014, il ne restera que le service de première ligne ici et quatre employés pour l’assurer.»

Mme Loubert indique que c’est plus d’un million de dollars de masse salariale qui disparaîtra de l’économie de la région. «C’est majeur. Ce sont des emplois bien rémunérés avec de bons avantages qui ne seront plus disponibles. Avec quatre employés, on peut ne pas espérer pour nos enfants qu’ils travaillent un jour pour Service Canada», dit-elle.

Moment difficile

Au-delà des impacts de ces coupes sur l’économie régionale, Mme Loubert rappelle que les pertes d’emplois sont d’abord et avant tout des drames humains.

La présidente du syndicat raconte que l’ambiance au bureau est «extrêmement difficile» et «démotivante» en comparant la situation à un deuil d’un être cher.

«On dit qu’après la perte d’un conjoint, la plus grande perte dans la vie est celle de son emploi. Les personnes touchées perdent leur identité professionnelle, leur sécurité et leur estime de soi. Ils ont certainement un deuil à faire», illustre-t-elle.

Pour faire face à cette situation, le syndicat a notamment mis à la disposition des employés des services de soutien personnalisés et encadrés par des professionnels.

C’est après avoir constaté que beaucoup d’incertitude planait autour de cette réforme que le coordonnateur de l’organisme, Gaétan Cousineau, a décidé de prendre le taureau par les cornes et d’aller à la rencontre de la population.  

«Il y a beaucoup d’incompréhension dans ce dossier. Plusieurs travailleurs ignorent ce qui les attend. Je crois que ces rencontres étaient nécessaires pour faire comprendre aux intéressés toute la complexité des modifications à venir», explique M. Cousineau.

Jusqu’à présent, des rencontres ont eu lieu à Grande-Rivière et à Paspébiac. Une se tiendra aujourd’hui à Sainte-Thérèse-de-Gaspé et d’autres sont à venir le 9 octobre à Nouvelle et le 11 octobre et à Sainte-Anne-des-Monts.

«Je suis surpris de la réponse des gens. Plus de 110 personnes ont assisté aux deux premières séances. Ce sont des gens de tous les domaines. Il y a des chômeurs, des travailleurs, des employeurs et des regroupements d’employeurs. La volonté d’en savoir plus est réelle», souligne le coordonnateur, écorchant au passage la stratégie de communication du gouvernement fédéral. «Dans la lettre que les prestataires ont reçue, le gouvernement présente la réforme de façon positive et donne peu de détails, ce qui ajoute à la confusion», dit-il.

Au cours des séances, M. Cousineau se donne comme objectif de vulgariser les détails sur l’abolition des cinq semaines, les emplois convenables et les gains admissibles, notamment. «Et à la fin de la séance, nous remettons un feuillet explicatif qui résume les points abordés», précise M. Cousineau.  

Le coordonnateur de l’organisme souhaite du même coup mobiliser les participants pour les convaincre de prendre part à une manifestation qui vise à dénoncer la réforme de l’assurance-emploi qui se tiendra le 27 octobre sur le pont de Campbellton.

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Trottibus, pédibus, mon école à pied et à vélo: les initiatives qui visent à renverser la tendance à l’inactivité chez les jeunes en faisant la promotion des déplacements actifs sont nombreuses au Québec.

En Gaspésie, l’Unité régionale loisir et sport Gaspésie-les-Îles et l’organisme Baie-des-Chaleurs active et en santé (BDCAS) travaillent notamment en collaboration avec trois écoles primaires de la Baie-des-Chaleurs pour sensibiliser le personnel, les jeunes et les parents aux bienfaits du transport actif.

L’autobus pédestre

Mais le jeune Victor Séguin, qui réside à Carleton-sur-Mer, n’a pas eu besoin de se faire prier pour marcher plutôt que de prendre l’autobus.

Au mois de mai dernier, agacé d’être le dernier embarqué et de ne pas pouvoir s’asseoir avec ses amis, il a commencé à marcher pour se rendre à l’école. «Au début, je le faisais seul, mais après quelques jours une de mes amies a décidé de m’accompagner. Maintenant, nous sommes parfois 12 à marcher», raconte-t-il, en se dirigeant vers l’école.

Quatre fois par jour, quand la température le permet, Victor Séguin et ses amis marchent entre 200 et 700 mètres avant d’arriver à l’école ou de rentrer à la maison.

Au fil du temps, ils ont mis en place un véritable système qui s’apparente au principe de l’autobus. «Mes amis attentent à l’arrêt le plus proche de leur maison et, lorsque nous arrivons, ils embarquent dans le groupe», explique-t-il.

Un exemple

François-Olivier Gagnon, coordonnateur chez BDCAS, mentionne que c’est exactement ce type d’initiative que son organisme souhaite encourager. Selon lui, l’exemple du jeune Séguin démontre que le transport actif peut être «réalisable», «sécuritaire» et «bénéfique» pour les jeunes. «Il est recommandé pour les enfants de faire une heure d’activité sportive par jour. Alors si c’est possible de le faire en marchant ou en allant à vélo à l’école, c’est tant mieux», souligne M. Gagnon, ajoutant cependant que l’aspect sécurité peut parfois repousser certains parents ou les directions d’école à encourager ce mode de transport. 

Judith Cayouette, la mère de Victor Séguin, encourage depuis le début l’initiative de son fils, sachant qu’il ne passe pas par la route 132. «Ici, dans les rues du quartier, c’est sécuritaire, il a 11 ans et je lui fais confiance. C’est même logique, car nous habitons près de l’école. Par contre, je ne laisserais pas son frère plus jeune faire la même chose», dit-elle.

Mme Cayouette peut par ailleurs témoigner des bienfaits de cette marche quotidienne sur la santé de son garçon. «Il fait beaucoup plus attention à lui et à son alimentation. Et je sens aussi qu’il est moins fatigué quand il arrive de l’école», raconte-t-elle.

Du transport actif plus encadré ?

À plus long terme, l’organisme Baie-des-Chaleurs active et en santé souhaite utiliser l’exemple du jeune Séguin pour convaincre le personnel des écoles, les parents et d’autres jeunes de la Baie-des-Chaleurs de mettre sur pied des «trajets de transport actif» plus encadrés. «C’est possible. Il suffit d’avoir quelques parents et des bénévoles motivés pour accompagner les jeunes», soutient le coordonnateur.

Sans le savoir, Victor Séguin aura donc contribué à faire connaître les principes du transport actif, du moins dans quelques municipalités de la Gaspésie. «Mon but n’est pas d’instaurer quoi que ce soit. Je veux juste marcher avec des amis pour aller à l’école», réagit humblement le jeune de 11 ans. 

Depuis la semaine dernière, les internautes peuvent faire partie de l’inspiration de l’artiste en partageant leurs réflexions via le blogue Des lieux entre les deux qui sert de contenant au projet d’écriture collective.

«Chaque semaine, je propose aux internautes un sujet rattaché aux aspects opposés de nos vies, comme la vie, la mort ou le connu, l’inconnu, explique l’auteur. Ensuite, j’invite les gens, sous forme d’écriture libre, à se laisser aller et à écrire un texte, peu importe la forme qu’il prend.»

Cette démarche, poursuit Philippe Patenaude, vise à voir comment ces sujets universels et intemporels se manifestent dans le quotidien des gens en 2012. «Je souhaite faire ressortir ce que j’appelle l’intimité universelle. C’est aussi pour cette raison que j’ai invité des gens de partout dans le monde à participer», précise l’artiste installé en Gaspésie depuis 2002, ajoutant du même coup que la sélection du thème «des opposés» n’est pas le fruit du hasard. «Je trouve que nous avons tendance à séparer les choses et à placer des réalités dans des boîtes, comme la gauche, la droite, les jeunes, les vieux, nous, eux. Et j’ai l’impression que ce n’est pas la meilleure façon d’aborder la vie. On perd la vision globale de nos réalités.»

Vers un deuxième disque

L’auteur de New Carlisle explique que les textes et les réflexions des participants lui serviront de «matière grise» pour l’écriture des textes de son prochain album. «Je me laisserai imprégner de leurs mots pour les transformer en paroles de chanson. Ce que souhaite, c’est de créer des chansons qui touchent le plus de gens possibles.»

L’artiste fait le pari que ce projet d’écriture collective lui permettra de créer une œuvre à la fois universelle et intime qui, souhaite-t-il, fera vibrer les amateurs de musique. «Au cours des prochaines semaines, les gens me diront les aspects qui les touchent, qui les animent. Et c’est à l’aide de ces éléments que je me laisserai inspirer», souligne-t-il.

Au cours du projet créatif, Philippe Patenaude informera les participants de l’évolution de l’écriture. Dépendamment du nombre de participants et de leur contribution, des disques seront donnés ou tirés une fois qu’il sera terminé.

Le blogue Des lieux entre les deux sera en ligne pour les sept prochaines semaines.

 

Le projet de TransAlta, qui nécessite un investissement de 205 millions de dollars, mobilise quelque 200 travailleurs, dont la plupart résident entre Nouvelle et Paspébiac.

Les 33 éoliennes, d’une puissance totale de 68 mégawatts (MW), auront la capacité d’alimenter 10 000 foyers.

Malgré un léger retard, dû principalement à des bris mécaniques et des conditions météorologiques parfois difficiles, les travaux avancent rondement. La compagnie est actuellement à l’étape de l’installation des éoliennes et, jusqu’à présent, six sont  assemblées.

Le coordonnateur de projet, Simon Bélanger, soutient que TransAlta devrait être en mesure de fournir de l’électricité à Hydro-Québec dans les délais prévus, soit à partir du mois de décembre. «La construction du parc ne sera pas complètement terminée, mais une bonne majorité des éoliennes seront en service, explique-t-il. Mais certains travaux déborderont probablement l’hiver prochain.»

Les éoliennes, qui ont individuellement une capacité de 2 MW pour la plupart, mesurent 139 mètres, en incluant les pâles. Elles sont constituées de 18 sections circulaires de béton qui proviennent de l’usine d’Enercon à Matane et de deux sections d’acier qui proviennent de l’usine Delta à New Richmond. Les nacelles et les pâles proviennent d’Allemagne et sont arrivées par bateau au port de Matane.

Trois municipalités

Environ le deux tiers du parc éolien est situé sur des terres privées. La balance est située sur le territoire de trois municipalités. Pas moins de 18 éoliennes sont construites sur le territoire de New Richmond, 14 sur celui de Saint-Alphonse et une dans les limites de Caplan.

Les redevances versées à ces trois municipalités s’élèvent à 2000 dollars par MW, soit environ 4000 dollars par éolienne pour les 20 prochaines années. Sur une base annuelle, ce montant représente environ 72 000 dollars pour New Richmond, 56 000 dollars pour Saint-Alphonse et 4000 dollars pour Caplan.

Le maire de Saint-Alphonse, Gérard Porlier, qualifie cette redevance «d’assez satisfaisante», mentionnant du même souffle que ce montant représente environ 5% du budget de la petite municipalité de 764 âmes. «Ce n’est pas négligeable, dit-il. Ces montants nous permettront d’investir dans des projets socioéconomiques, récréatifs et de loisir.»

La douzaine de propriétaires qui accueillent des éoliennes sur leur terre recevront quant à eux 3000 dollars par MW, soit 6000 dollars par éolienne. 

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Rappelons que l’Agence fédérale de développement économique refuse de participer au montage financier de huit projets en Gaspésie et trois aux Îles-de-la-Madeleine, alors que sa contribution était attendue.

Parmi ces projets se trouve le vaste plan d’amélioration des infrastructures du Musée maritime Exploramer de Sainte-Anne-des-Monts.

Sa directrice, Sandra Gauthier, précise que l’appui attendu de DEC se chiffrait à 645 000 dollars et que le dossier était «pratiquement réglé» jusqu’au moment où elle a reçu un appel des fonctionnaires du bureau de Gaspé. «En juin dernier, nous avons appris que notre dossier était recevable. Les gens de Gaspé ont même descendu ici pour nous l’annoncer. C’était une bonne nouvelle et nous avions quasiment le goût de faire la fête. Mais mercredi passé, j’ai reçu un appel pour me dire que DEC ne participerait pas au financement», raconte-t-elle au bout du fil.

Mme Gauthier, qui rappelle que son établissement revendique un financement récurrent depuis plusieurs années, craint maintenant pour l’avenir du musée. «À l’époque, le gouvernement du Québec nous avait fortement suggéré de développer un projet majeur pour nous permettre d’avoir un jour du financement récurrent. C’est ce que nous avons fait, mais avec la décision de DEC, l’avenir demeure incertain», souligne-t-elle, ajoutant qu’elle rencontrera le préfet de la MRC Haute-Gaspésie et la mairesse de Sainte-Anne-des-Monts lundi prochain pour faire le point sur la situation.

FMBM

L’organisation du Festival Musique du Bout du Monde à Gaspé est aussi touchée par la décision de l’Agence fédérale. De fait, elle attendait une aide de 218 000 dollars pour un projet de commercialisation.

Le directeur de l’événement s’explique mal la décision des fonctionnaires du gouvernement canadien. «Ils ont motivé ce refus en nous disant que nos retombées économiques n’étaient pas assez significatives», rapporte-t-il.

Pourtant, poursuit M. Roy, l’événement a remporté la médaille d’or dans la catégorie festivals et événements touristiques avec un budget entre 300 000 et 1 million de dollars au dernier gala national des Grands Prix du tourisme québécois.

Le directeur indique cependant que ce refus n’aura pas d’impact sur la programmation et l’offre générale du festival. «Mais c’est tout de même dommage. Avec la 10e édition, nous aurions aimé développer une offensive publicitaire avec les montants attendus de DEC», souligne-t-il.

L’industrie forestière touchée  

L’usine de produits de sciage Rosario Poirier de St-Alphonse devra quant à elle se passer d’une aide attendue de DEC se chiffrant à 600 000 $.

Le directeur de l’entreprise, Luc Poirier, mentionne que ce montant était souhaité pour compléter le montage financier qui permettrait la modernisation de ses équipements. «Si je ne peux pas améliorer ma ligne de sciage, c’est l’entreprise au complet qui est en péril», dit-il.

Pas d’engagement, dit le DEC

Le directeur général par intérim des opérations régionales chez Développement économique Canada, Christian Audet, soutient pour sa part que l’Agence ne s’est jamais engagée auprès des promoteurs, que ce soit au bureau régional ou au bureau national.

«Contrairement à ce que laissent entendre certaines informations qui circulent cette semaine, l’Agence ne s’est jamais retirée, car il n’y a pas eu d’engagement. Les promoteurs ont peut-être eu cette impression, mais ce n’est pas le cas», tient-il à préciser.

Rencontre souhaitée avec Denis Lebel

La Conférence régionale des élus Gaspésie-les-Îles réclame maintenant une rencontre avec le ministre de l’Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec, Denis Lebel, pour discuter du rôle de l’Agence fédérale en région et pour demander une révision des décisions en lien avec les 11 projets. 

 

 

Poivrière, chapeau de cowboy, casquette de baseball, toupie, verre à vin : les objets qui s’entassent dans l’entrée de la demeure à M. Bujold ne passent pas inaperçus. «C’est ce chapeau qui m’a fait gagner la médaille d’or au concours de l’Association des tourneurs sur bois du Québec en avril dernier», lance avec fierté l’artisan, quelques minutes après l’arrivée de GRAFFICI.CA.

Le tournage sur bois consiste à créer des objets en bois avec une tour à bois et des outils de coupe (voir vidéo). Cette forme d’artisanat demande beaucoup de précision et de dextérité manuelle. «Ça prend aussi de la passion et du temps», mentionne en souriant M. Bujold, qui a commencé à s’intéresser à cette pratique en 2004, soit quelques années après son retour en Gaspésie.

«Le tournage a été pour moi une révélation. J’ai même abandonné la pêche et la chasse pour m’y consacrer à temps plein», raconte-t-il, en faisant visiter son atelier situé derrière son garage.

C’est ce chapeau de cowboy qui a permis à Bernard Bujold de remporter la médaille d’or lors du dernier concours de l’Association des tourneurs sur bois du Québec.  

La transformation du bois n’a plus de cachette pour M. Bujold. Sa matière première provient de sa terre à bois à New Richmond. Et c’est à l’aide de son moulin à scie, de son séchoir et de ses équipements de tournage qu’il transforme son bois. «Et tous les objets que je confectionne sont uniques. Chaque fabrication se fait à l’œil», mentionne-t-il, avant d’entreprendre le tournage d’une pièce de bois pour en faire un verre à vin.

«Dix minutes, c’est ce que ça me prend», déclare-t-il une fois le travail complété. Malgré cette rapidité d’exécution, M. Bujold dit être «extrêmement sérieux et méticuleux».

C’est d’ailleurs probablement cette discipline qui lui a permis de multiplier les honneurs au cours des dernières années. En plus de sa médaille d’or obtenue au concours provincial de l’Association des tourneurs sur bois du Québec le printemps dernier, l’artisan gaspésien est arrivé premier dans la catégorie intermédiaire en 2006 et dans la catégorie avancé en 2007.

«Je suis dans mon atelier 10 heures par jour et 7 jours par semaine. Je consacre tellement de temps à cette passion. Je crois que c’est beaucoup plus le travail que la dextérité qui fait la différence», dit-il humblement.

Passionné par le tournage sur bois, Bernard Bujold passe en moyenne dix heures par jour dans son atelier. 

Même s’il pouvait forcer la note pour vendre ses produits à des commerçants, M. Bujold préfère participer à des salons, comme ceux à Bonaventure et à Maria pendant le temps des fêtes pour faire connaître ses objets.

«J’ai quelques points de vente, dont un à Sainte-Anne-des-Monts. Mais j’aime mieux rencontrer les gens dans des événements. Ça me permet de voir leurs réactions et d’obtenir leurs commentaires», explique l’artisan.

Selon l’Association des tourneurs sur bois du Québec, plus de 150 personnes pratiquent cette forme d’artisanat dans la province.

La motion, qui a été déposée par le député conservateur Stephen Woodworth, visait la mise sur pied d’un comité parlementaire qui aurait eu le mandat d’étudier à quel moment un fœtus devient un être humain.

M. Woodworth a soutenu que sa motion ne concernait pas la question de l’avortement, mais plusieurs estiment que cette initiative avait comme objectif de déclencher un processus menant à la réouverture du débat sur le libre choix des femmes.

Le verdict

Pas moins de 203 députés ont voté contre et 91 pour, dont la ministre de la Condition féminine Rona Ambrose, une situation que juge «inacceptable» la coordonnatrice de la Table de concertation des groupes de femmes de la région, Marie-Thérèse Forest. «Elle a commis une faute énorme. Nous savons très bien que cette motion aurait relancé le débat sur l’avortement. La ministre envoie un message inquiétant aux femmes du Canada et du Québec», fustige Mme Forest.

«Rien d’acquis»

La représentante des groupes de femmes estime par ailleurs que ce vote démontre que le droit à l’avortement ne peut être considéré comme un «acquis» au Canada. «Plus d’un tiers des députés fédéraux ont voté en faveur. C’est très apeurant. C’est une illustration, une fois de plus, de la montée de la droite morale. Il n’y a rien d’acquis», souligne-t-elle, ajoutant du même souffle sa crainte de revoir un député fédéral déposer une motion semblable au cours des prochaines années. 

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