le Lundi 21 septembre 2026

Quelque 900 photos exposées dans 14 municipalités, des milliers de visiteurs et la venue d’une trentaine de photographes d’ici et d’ailleurs : la 3e édition de l’événement qui rend hommage à la photographie a été «emballante et enrichissante», commente son directeur général, Claude Goulet.

«Intéresser le grand public à la photographie est un travail de fond. Cette année, nous avons constaté une augmentation des visites des expositions. On s’y attendait, car nous avons prolongé l’événement d’un mois, mais c’est tout de même positif», se réjouit-il.

La photographie pour tous

Depuis quatre ans, l’événement se donne comme objectif de faire découvrir différentes approches et démarches photographiques.

En plus des expositions extérieures sur des sites enchanteurs de 14 municipalités de la péninsule, le rendez-vous des amoureux de la photographie offre au public d’assister à des rencontres avec les photographes participants dans le cadre de la «semaine professionnelle.»

Cette dernière a d’ailleurs été l’un des moments forts de la 3e édition, raconte M. Goulet. «Le mot rencontre prend tout son sens. C’est magnifique de voir des photographes qui proviennent d’un peu partout dans le monde partager entre eux pendant une semaine. C’est aussi une occasion unique pour eux d’échanger directement avec le public.»

Le photographe new-yorkais Nick Kline, qui a pris part aux Rencontres pour la première fois cette année, s’est d’ailleurs dit «emballé» par son expérience. «Participer aux Rencontres s’apparente à un marathon : la logistique de l’événement, les longues distances à parcourir, la joie que procurent la découverte d’œuvres magnifiques et la rencontre de personnes extraordinaires […] Je suis chez moi maintenant et je constate tout ce que cette expérience m’a apporté», a-t-il souligné dans un communiqué.

Vers des améliorations

Le jeune événement fait de plus en plus sa marque dans le milieu de la photographie au Québec. Ses organisateurs sont cependant conscients des défis que représente son organisation en Gaspésie.

Même s’ils peuvent actuellement compter sur des partenariats avec les quotidiens La Presse et Le Devoir ainsi qu’avec le mensuel L’Actualité, ils souhaitent améliorer les communications des Rencontres pour en faire un rendez-vous incontournable au pays et à l’échelle internationale. «Plus on va entendre parler de nous, mieux ce sera. Il faut trouver des manières originales de parler de photographie. On a tout ce qu’il faut en Gaspésie», souligne M. Goulet.

Appel de dossiers

L’organisation des Rencontres invite les photographes qui aimeraient prendre part à l’événement à déposer leur dossier. Ces derniers sont recevables en tout temps, mais doivent préférablement être déposés avant le 1er novembre pour être traités avant la prochaine édition.

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Le président de la firme, Raymond Savoie, confirme que les travaux préparatoires sont achevés et que le forage pour localiser du pétrole pourrait débuter dès cet automne ou au plus tard en mars 2013.
 
«Il n’y a pas d’urgence. Nous souhaitons effectuer un travail minutieux qui nous coûtera le moins cher possible», souligne-t-il, ajoutant du même souffle que le début des travaux sera déterminé par la disponibilité d’une foreuse. «Le transport de ce type d’équipement est extrêmement coûteux. Alors il vaut mieux patienter et attendre qu’une foreuse à proximité se libère. Nous avons différentes options en Gaspésie et au Nouveau-Brunswick», explique M. Savoie.
 
Le projet
 
Rappelons que Gastem investit près de quatre millions de dollars dans un projet de puits de forage exploratoire visant à localiser du pétrole à Ristigouche-Sud-Est.
 
La firme fait l’hypothèse qu’il y a une présence significative de pétrole dans la roche poreuse qui compose le sous-sol. Elle creusera un puits d’une profondeur totale de 2800 mètres sur un territoire privé situé à l’extrémité du chemin Kempt. Plus tôt cet été, Gastem a obtenu tous les permis nécessaires pour aller de l’avant.
 
Le président de l’entreprise souligne qu’il s’agit d’exploration, mais n’exclut pas une éventuelle exploitation du puits. Lors d’une réunion publique avec les citoyens du secteur en novembre 2011, M. Savoie avait par ailleurs assuré qu’il s’agissait d’un puits conventionnel et qu’il n’y aurait pas de fracturation hydraulique.
 
Pendant les travaux, qui devraient s’échelonner sur une quarantaine de jours, Gastem prévoit organiser des «journées ouvertes» pour permettre aux citoyens de se familiariser avec les techniques d’exploration pétrolière.

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Même s’il est «surpris» du résultat, M. Arsenault se dit heureux de l’expérience qu’il a vécue tout au long de son court mandat de neuf mois et souhaite demeurer actif dans le milieu politique.

Il affirme avoir encore «la flamme» pour l’engagement public et souligne qu’il a beaucoup à offrir aux citoyens de la circonscription. «J’ai bien aimé être député et s’il y a une élection demain matin, je serai intéressé», a-t-il affirmé en entrevue.

Alors que le Parti québécois (PQ) forme un gouvernement minoritaire, l’ex-député de Bonaventure est conscient qu’il devra sans doute prendre une décision rapidement. «En attendant, je vais continuer à m’impliquer dans le parti et rappeler constamment à l’actuel député ses nombreuses promesses.»

Une élection surprenante

Celui qui avait remporté l’élection partielle de décembre 2011 avec une confortable avance  semble par ailleurs avoir toujours de la difficulté à comprendre sa défaite.

M. Arsenault reconnaît que le contexte était différent, mais estime que les électeurs de Bonaventure n’ont «pas tenu compte des nombreuses réalisations des neuf dernières années du gouvernement libéral» et celles de son propre mandat. «Je considère que la région n’a pas été négligée. Tout n’est pas parfait, mais le gouvernement libéral a répondu à plusieurs besoins. Pensons aux investissements de 17 millions dans le chemin de fer, à la création de 30 emplois à l’Agence du revenu à Chandler, aux subventions accordées à Fabrication Delta, à CFI Métal ou à Gaspésie Diesel», a-t-il rappelé, ajoutant cependant qu’il «respectait» le choix des électeurs.

Selon M. Arsenault, les sondages nationaux, qui plaçaient parfois le Parti libéral du Québec en troisième position, ont «contribué à influencer le vote» en faveur du Parti québécois. «Généralement, les gens aiment être du côté du pouvoir, alors c’est sûr que les sondages n’ont pas aidé notre cause», a-t-il analysé.

Le vote stratégique pour «chasser les libéraux du pouvoir» a aussi joué en défaveur du Parti libéral, croit M. Arsenault. «Et il y a eu la modification de la carte électorale. Nous savons que la population de Chandler a voté massivement pour le Parti québécois», a poursuivi le libéral.

Craintes

Alors que le Parti québécois a balayé la péninsule gaspésienne, M. Arsenault s’inquiète maintenant de l’avenir de plusieurs dossiers de la région.

Dans une lettre publique, le libéral souligne d’ailleurs plusieurs de ses craintes, notamment en matière de foresterie, de pêcherie et d’énergie éolienne.

«Il y a beaucoup de choses dans le programme du PQ qui seront difficiles à réaliser. Et en plus, les engagements de l’actuel député dans Bonaventure n’ont pas toujours concordé avec ceux de son parti. Par exemple, j’ai bien hâte de voir si le futur ministre de l’Environnement va exiger que le projet de cimenterie soit soumis à un BAPE, comme le candidat péquiste l’a mentionné au cours de la campagne», a conclu M. Arsenault.

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Des départs se feront de Nouvelle et de Paspébiac le samedi 6 octobre et le dimanche 7 octobre afin d’amener les festivaliers dès 11h sur le site de l’événement. En fin de journée, les autobus du RéGÎM repartiront à 16h du Quai des arts pour retourner vers Nouvelle et Paspébiac.

«C’est une collaboration intéressante, commente Sarah Gonthier, du RéGÎM. Ça permet de réduire l’impact des émissions de gaz à effet de serre de l’événement, en plus de prévenir les impacts de l’alcool au volant.»

Une navette est également prévue pour permettre aux usagers de profiter des spectacles du samedi soir. Les départs en direction du Quai des arts se feront à 16h de Paspébiac et à 16h30 de Nouvelle. En fin de soirée, les festivaliers pourront monter à bord de la navette à minuit à la microbrasserie Le Naufrageur pour retourner à la maison.  

Expérience répétée

Ce n’est pas la première fois que le réseau de transport collectif s’associe à un festival dans la région pour offrir aux participants une alternative à la voiture. Cet été, le RéGÎM a offert gratuitement du transport lors de la Fête du bois flotté de Sainte-Anne-des-Monts et l’organisme a aussi déjà tenté l’expérience dans le cadre du Maximum Blues de Carleron-sur-Mer.

«De manière générale, ça se passe bien, mais c’est sûr que c’est une habitude à développer. Ce n’est pas encore le cas, même si on sent que l’initiative est appréciée. C’est un travail à long terme», souligne Mme Gonthier.

Plusieurs arrêts seront aussi possibles dans les municipalités couvertes par les trajets. Ces arrêts sont indiqués par les pancartes «Aire d’attente» du RéGÎM.

Cliquez ici pour connaître les détails des trajets.

Très populaires dans le Bas-Saint-Laurent depuis plusieurs années, ces ateliers seront offerts pour la première fois aux francophones de la Gaspésie.

Le directeur général du carrefour 50 + du Québec, René Paquette, explique que l’objectif de cette activité, qui  était demandée par les membres de son organisme depuis déjà un bon moment, est de stimuler la mémoire et les facultés intellectuelles. «On parle beaucoup de l’importance de demeurer actif physiquement en vieillissant. C’est vrai, mais il ne faut pas négliger les exercices mentaux», explique-t-il.

Au cours des ces ateliers, qui seront sous la responsabilité d’animateurs du Regroupement des comités d’éducation de la Matapédia, les participants seront appelés à exercer leurs facultés intellectuelles de différentes façons. «Il peut s’agir d’activités de mémoire et d’observation comme la comparaison de dessins, dont un avec des erreurs à cibler ou la mémorisation de liste de mots», donne-t-il en exemple.

Une préoccupation grandissante

Le directeur souligne qu’avec la prolifération de la maladie d’Alzheimer, la perte de mémoire est devenue une «véritable préoccupation» chez les personnes âgées. «Il y a une prise de conscience et les gens cherchent des façons de prévenir la perte de cette faculté. Et ces ateliers sont une bonne façon de le faire», évalue-t-il.

Les personnes intéressées pourront y participer les 21 et 28 septembre à Pointe-à-la-Croix et à Carleton-sur-Mer et les 22 et 29 septembre à New Richmond et Bonaventure.

Si l’intérêt des participants se confirme, le service d’éducation des adultes de la commission scolaire René-Lévesque pourra mettre sur pied des sessions d’une durée d’un semestre dans la Baie-des-Chaleurs et ailleurs sur son territoire.

Le FestiGuitare est un concours ouvert à tous les passionnés de guitare, qu’ils soient débutants ou semi-professionnels. Les concurrents peuvent s’inscrire dans les catégories enfant, jeune, adulte et semi-professionnel. Dans chacune de ces catégories, les participants courent la chance de remporter 100 $ en argent.

Au-delà de la compétition, l’organisateur du FestiGuitare, Guy Pardiac, souhaitait donner la chance à tous les guitaristes qui pratiquent dans l’ombre d’avoir une expérience de scène avec cet événement. «Étant moi-même un passionné de guitare, je sais que plusieurs en jouent dans leur sous-sol, derrière des portes fermées. L’idée est donc de réunir ces gens pour qu’ils puissent partager leur talent et leur amour de l’instrument», explique-t-il.

L’an dernier, une douzaine de guitaristes ont pris part à l’événement, ce qui a représenté une augmentation de 10 % par rapport à la première édition. «Nous n’avons pas d’objectif précis cette année, mais nous serions contents de rassembler plus de concurrents. Et pour permettre d’accueillir plus de spectateurs, nous avons décidé de tenir l’événement au Café du Vieux Couvent, plutôt qu’à l’auberge Mowatt», mentionne M. Pardiac.

Une soixante de personnes ont participé aux activités de l’événement l’an dernier.

Cette année, dès 9h30, des ateliers seront offerts sur place. Le luthier Carol Savoie offrira d’abord un atelier au sujet des appareils et des procédés d’amplification des guitares acoustiques. Par la suite, le guitariste professionnel, Daniel Athot, animera un atelier pratique portant sur les particularités de différents styles de musique.

Les spectateurs pourront quant à eux assister aux prestations des guitaristes à partir de 13h00.

 

Plus de sept ans après les premières ébauches du projet, la coopérative est à un moment charnière de son histoire. Au cours de sa courte existence, son conseil d’administration a dû modifier sa mission pour assurer sa pérennité.

Alors qu’il a été question au départ de la mise sur pied d’une auberge de jeunesse, Rue de la Cité est par la suite devenue un lieu de socialisation pour les jeunes adultes.

Plus récemment, un service d’accueil et d’intégration aux personnes immigrantes est venu se greffer à sa mission. Cette stratégie a d’ailleurs permis à la coopérative d’obtenir du financement, dont près de 35 000 $ du Fonds de soutien à l’établissement des personnes immigrantes, géré par la Conférence régionale des élus de la Gaspésie-les-Îles.

Nouveau contexte

Un des administrateurs de la coopérative, Yan Tremblay, explique que l’apparition de nouveaux services offerts dans la région pousse cependant  l’organisme à réfléchir à de nouvelles avenues. «On veut se mettre au goût du jour. Des organismes de la région répondent maintenant en partie aux besoins qu’on visait au départ, alors il faut essayer de rajuster le tir», explique-t-il.

Au cours du forum, qui se tiendra dimanche à 14h30 au Chalet des sports de Saint-Siméon, les administrateurs de la coopérative présenteront un «état de la situation» et valideront avec les citoyens l’orientation qu’ils souhaitent donner à l’organisme. «On va chercher à connaître les besoins et les impressions de tous ceux qui s’intéressent à l’avenir de la coopérative», poursuit M. Tremblay, ajoutant que l’événement servira aussi à faire ressortir des idées pour assurer des revenus stables et récurrents à la coopérative.
 
M. Tremblay précise cependant que l’offre de services d’accueil et d’intégration aux personnes immigrantes et l’organisation d’un lieu de socialisation pour les jeunes adultes demeureront au cœur de la mission de la coopérative.

L’organisme en profitera aussi pour tenir son assemblée générale et pour élire les nouveaux membres du conseil d’administration. Une épluchette de blé d’Inde suivra la tenue de l’événement.

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Estelle Leblanc, une femme de 71 ans vivant à Nouvelle et originaire de cette ancienne localité, concrétise une idée vieille de plus de 35 ans avec ce projet.
 
En 1977, six ans après la fermeture du village, Mme Leblanc a profité d’une fête de retrouvailles avec les «anciens» pour présenter un montage audiovisuel mettant en scène l’histoire du village, qu’elle avait préparé avec son ami Denis Dugas. «Les gens ont tellement aimé revivre l’époque à travers les images qu’ils m’ont demandé d’en faire des copies», se souvient-elle.


Estelle Leblanc raconte avec beaucoup de détails l’époque qu’elle a vécue à Saint-Jean-de-Brébeuf jusqu’à l’âge de 16 ans. 

La technologie disponible dans les années 1970 rendait cependant difficile le doublage des diapositives et Mme Leblanc a décidé d’abandonner l’idée. «J’ai pris le document et je l’ai rangé dans ma bibliothèque», raconte avec nostalgie l’ancienne de Saint-Jean-de-Brébeuf. La poussière s’est par la suite accumulée sur ses souvenirs pendant plus de deux décennies.
 
L’apparition des photos numériques au milieu des années 1990 a cependant redonné espoir aux anciens de la localité qui souhaitaient obtenir une copie du document. «Pourquoi ne numérises-tu pas ton montage, me demandaient plusieurs. Mais pour moi, à ce moment-là, le numérique était du chinois. J’ai alors donné le montage à la corporation du patrimoine de Nouvelle pour qu’elle le conserve en sécurité», poursuit Mme Leblanc.
 
Comme une mission
 
Au cours des années qui ont suivi, Mme Leblanc a toujours souhaité remettre son projet en branle. Mais pour des raisons qu’elle ignore, ses intentions sont demeurées lettre morte.
 
Lors d’un voyage sur le chemin de Compostelle en France l’an dernier, la dame a entrepris une importante réflexion. Accompagnée de son mari, elle a eu l’occasion de visiter des églises, dont certaines datent du 8e siècle. «C’est à ce moment-là que j’ai réalisé qu’il fallait que je poursuivre le projet. Et les photos sont les seules et uniques choses qui nous restent de Brébeuf.  Le village a complètement été rasé, alors j’ai pris conscience que je devais faire tout mon possible pour reconstituer ses 40 ans d’histoire», dit-elle.

En quelques mois, Estelle Leblanc a regroupé plus de 1500 photos de l’époque de Saint-Jean-de-Brébeuf.


Plus de 100 familles ont habité à Saint-Jean-de-Brébeuf entre 1929 et 1971.

Dès son retour en Gaspésie, Mme Leblanc a entrepris le travail. Son objectif : mettre la main sur le plus de photos possible, les numériser et produire un DVD. Cette recherche ardue lui a demandé beaucoup de patience et surtout de la persévérance. 

«J’ai passé des mois au téléphone à essayer de rejoindre les anciens de Brébeuf. Et de fil en aiguille, les gens se sont mobilisés, le bouche-à-oreille a fait son effet et j’ai réussi», mentionne-t-elle avec fierté, soulignant au passage qu’elle n’aurait pas pu se passer de l’aide de Bruno Leblanc, un autre «ancien», qui lui a fourni la liste de toutes les personnes ayant vécu à Saint-Jean-de-Brébeuf.
 
Un cheminement émotif
 
Au cours de ses recherches, Mme Leblanc a revécu l’histoire parfois douloureuse des colonies de l’arrière-pays. «Avec du recul, je réalise à quel point les bâtisseurs de Brébeuf ont travaillé fort. Pour lutter contre la crise de 1929, des hommes et des femmes ont construit un nouveau monde. Ces gens-là ont vu naître, grandir et mourir une communauté», raconte avec émotion celle qui a quitté Saint-Jean-de-Brébeuf  à 16 ans.
 
Pourquoi avoir choisi de traverser cette épreuve remplie d’émotions ? «La disparition de notre histoire, c’est un maillon manquant pour nos petits-enfants. Il ne reste plus rien à Brébeuf. Et le DVD leur permettra d’obtenir une référence à leur histoire familiale», explique Mme Leblanc.
 
Une équipe de bénévoles s’affaire actuellement à finaliser le montage du DVD qui devrait durer environ 110 minutes. Son lancement aura lieu le 6 octobre à 19h à l’église de Nouvelle.

Le comité du projet. De gauche à droite : Chantale Leblanc, Anna Savoie, Estelle Leblanc, Gilles Lalonde, Michelle Gallant et France Savoie.

La propriétaire de l’entreprise, Michelle Secours, a eu l’idée de présenter ses collections de vêtements automne-hiver 2012 et printemps-été 2013 dans un endroit «inusité» pour créer un événement rassembleur susceptible d’intéresser une grande partie de la population. «On veut promouvoir notre métier d’art et beaucoup de gens ne connaissent pas ce qu’on fait ici à Caplan. L’église est un lieu où les gens se sentent à l’aise et ça va inciter les curieux à venir nous voir», souligne la designer.

Pour l’occasion, Frëtt Design fera installer une passerelle en bois dans l’allée centrale sur laquelle une vingtaine de mannequins déambuleront pour faire connaître les nouvelles créations de l’atelier. «L’église de Caplan est très lumineuse, alors c’est intéressant pour présenter des vêtements», poursuit Mme Secours, ajoutant que les églises sont des lieux «idéals» pour les défilés de mode. «La salle est assez longue, les bancs sont en place et ce sont des lieux généralement très beaux. Tout y est», mentionne-t-elle avec enthousiasme.

Le défilé de mode, qui sera gratuit pour le public, durera 30 minutes et débutera à 16h45.

Autre activité

En plus du défilé, les employés de Frëtt Design ouvriront les portes de leur atelier-boutique au grand public de 10h à 15h. «L’événement est présenté dans le cadre des Journées de la culture. Alors nous invitons les gens à découvrir notre univers créatif et tout le savoir-faire qui se cache derrière la réalisation d’une ligne de vêtement», mentionne Mme Secours.

Depuis 2006, Frëtt Design crée et produit des vêtements à Caplan. La confection locale et la production en quantité limitée représentent les facteurs de réussite de l’entreprise artisanale, juge sa propriétaire. «Les gens apprécient porter des vêtements confectionnés dans leur région et, au fil du temps, nous avons développé une clientèle très fidèle», explique-t-elle.  

L’atelier-boutique peut compter sur différents points de vente répartis à Sainte-Anne-des-Monts, Caplan, Rimouski, Québec, Montréal, Toronto et Lunenburg en Nouvelle-Écosse.

Le député de la Gaspésie-les-Îles, Philip Toone, accompagné du député de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques, Guy Caron et celui de Montmagny-L’islet-Kamouraska-Rivière-du-Loup, François Lapointe, ont fait part de leurs inquiétudes au cours d’une conférence de presse tenue lundi à Rimouski.

Cette sortie publique fait suite à l’annonce du CN qui a indiqué son intention d’abandonner le tronçon ferroviaire entre Bathurst et Moncton. Cette partie de la voie ferrée est déficitaire et nécessite des investissements importants pour son entretien.

L’entreprise de transport ferroviaire tente actuellement de mobiliser des partenaires pour éviter sa fermeture. Si aucune solution n’est trouvée, le tronçon de la voie ferrée pourrait être mis hors service dans un peu plus d’un an.

Les députés néo-démocrates de l’Est du Québec craignent que cette éventualité compromette le service de train de passagers au Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie et dans le nord du Nouveau-Brunswick.

M. Toone évalue qu’avec l’abandon du tronçon entre Bathurst et Moncton, le train VIA Océan (Montréal-Halifax) risque d’emprunter l’axe Saint-André-de-Kamouraska-Edmundston-Moncton plutôt que le parcours Saint-André-de-Kamouraska-Moncton qui passe par la Vallée de la Matapédia.

Le parcours via Edmundston raccourcirait l’intervalle au cours duquel les trains destinés à Gaspé et Halifax roulent ensemble. Les trains devraient être séparés, ou joints dans le cas du retour, à Saint-André-de-Kamouraska plutôt qu’à Matapédia. Par contre l’économie d’exploitation serait moindre, ce qui fait croire aux élus néo-démocrates que la liaison pour Gaspé pourrait être complètement abandonnée.
 
«Dans un contexte où Via Rail doit faire des économies, la situation est très préoccupante. Nous demandons au transporteur de préciser s’il continuera à desservir jusqu’à Gaspé si le CN ferme son tronçon entre Bathurst et Moncton. Nous leur demandons aussi de faire pression sur le CN afin qu’il abandonne l’idée de fermer ce tronçon», déclare M. Toone, qui se questionne si le gouvernement Harper acceptera que le service de train de passagers soit soustrait dans l’Est du Québec.

«Nos régions dépendant fortement du tourisme pour leur économie. Le train de passagers est un service important pour cette industrie», poursuit le député de la Gaspésie-les-Îles.

Actions à venir

L’opposition officielle néo-démocrate déposera, dès la reprise des travaux de la Chambre des communes, une motion au comité permanent des transports demandant aux dirigeants du CN et de Via Rail de venir présenter leurs plans au sujet du service de train qui dessert l’Est du Québec et les maritimes.

Le NPD a par ailleurs l’intention de déposer un projet de loi visant à doter le Canada d’une stratégie nationale pour le transport en commun. «Nous sommes le seul pays du G7 à ne pas en avoir. C’est une aberration totale», peste M. Toone.

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