Il s’agit de phénomènes naturels extrêmement rares. Leurs différences s’expliqueraient par des mutations génétiques qui les distingueraient des homards brunâtres plus traditionnels, explique la directrice générale d’Exploramer, Sandra Gauthier. «Seulement un homard sur sept millions voit le jour avec ces couleurs. C’est exceptionnel. Il s’agit de deux femelles de trois livres et demie», souligne-t-elle avec enthousiasme.
Ce sont les employés de Distribution Arnaud de Rimouski qui ont trouvé le homard orange dans un convoi en provenance du Nouveau-Brunswick. Étonnés par cette découverte, ils ont par la suite contacté le personnei d’Exploramer pour leur offrir le crustacé.
Presque au même moment, Mme Gauthier a reçu un appel d’un pêcheur de Gros-Mécatina sur la Basse-Côte-Nord, Lloyd Green, qui souhaitait offrir à Exploramer sa découverte, un homard blanc-vert. Quelques jours plus tard, la petite bête s’est retrouvée dans les bassins du musée.
«Nous les avons d’abord placés en quarantaine, mais ils sont maintenant dans notre aquarium. Et le public est invité à venir les voir. Ils sont très impressionnants», poursuit Mme Gauthier.
Ce n’est pas la première fois que l’institution muséale accueille des homards inusités. Il y a quelques années, le musée avait reçu un homard bleu et un autre blanc. Leur venue avait d’ailleurs suscité de nombreuses discussions en Haute-Gaspésie.
Même s’il mentionne que le gouvernement conservateur a «abandonné» la gestion du parc, le néo-démocrate évalue que sa rétrocession à Québec n’est pas la solution. «Dépenser l’argent des contribuables pour changer de propriétaire ne changera en rien les problèmes actuels. Se tirailler entre paliers gouvernementaux est une mauvaise idée. Les différents gouvernements doivent plutôt s’entendre sur un plan d’investissement cohérent pour favoriser le développement du parc», réagit M. Toone.
Rappelons que le nouveau député de Gaspé s’est engagé au cours de la campagne électorale à entamer des négociations avec le gouvernement fédéral afin qu’il rétrocède au Québec le parc Forillon. M. Lelièvre propose que le lieu soit intégré au réseau de la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ).
Selon le péquiste, il s’agit d’une manière de garantir le développement du parc et la mise à niveau de ses infrastructures. Le nouvel élu évalue que sa rétrocession pourrait coûter 30 millions de dollars aux contribuables du Québec.
M. Toone admet, à l’instar du député provincial, qu’il est nécessaire d’améliorer les services et les installations, mais croit que Forillon a tout à gagner en demeurant dans le réseau de Parcs Canada. «Le fédéral doit s’occuper de ce qui lui appartient, alors c’est à Ottawa d’y investir des sommes. Avec des investissements et un réseau fort comme Parcs Canada qui peut aller chercher des touristes à travers le monde, le parc Forillon pourra se développer», soutient-il.
À son avis, le gouvernement fédéral doit «s’occuper de ce qui lui appartient» et indique qu’un gouvernement néo-démocrate investirait dans le réseau de Parcs Canada. Il dénonce par ailleurs vigoureusement la diminution des budgets alloués au parc Forillon, le rétrécissement de la saison et la suppression de postes.
Il rappelle que lors de sa création en 1970, Ottawa avait promis 3 000 emplois et 500 000 visiteurs par an pour justifier l’expropriation de 225 familles. L’an dernier, Forillon a reçu 127 000 visiteurs.
Le parc Forillon doit demeurer au fédéral, dit Georges Mamelonet
La Société Radio-Canada a annoncé cette semaine son intention d’exploiter de nouveaux émetteurs à Chandler, à New Carlisle, à New Richmond, à Port-Daniel et à Percé à partir du 15 octobre.
Ces modifications permettront au signal de la première chaîne de migrer vers la bande FM et d’assurer une meilleure réception aux auditeurs de la Baie-des-Chaleurs. Pour le moment, ces derniers doivent se contenter d’un signal sur la bande AM. Cette situation rend parfois difficile la réception radio dans plusieurs secteurs du sud de la Gaspésie.
Le chef des services français de la SRC dans l’Est du Québec, Denis Langlois, indique dans un communiqué que cette annonce confirme l’intention de la Société d’occuper «une place prédominante dans les régions.»
M. Langlois note par ailleurs que cette décision fait partie de la stratégie quinquennale de l’organisme public, intitulé 2015 : Partout, Pour tous.
Les nouvelles fréquences pour capter la première chaîne à partir du 15 octobre seront le 104,5 FM à Percé, le 93,3 FM à Chandler, le 98,7 FM à New Carlisle, le 104,3 FM à New Richmond et le 92,5 FM à Port-Daniel.
Le rehaussement du financement de ces organismes a été au cœur de la campagne électorale du nouvel élu. À plusieurs reprises, le péquiste s’est engagé à trouver des solutions pour mieux les soutenir, si jamais il devenait député. Il a notamment reproché au gouvernement libéral d’avoir «abandonné» le milieu communautaire en Gaspésie au cours des dernières années.
Deux jours après son élection, M. Roy promet de s’attaquer à ce dossier en priorité. Il dit «comprendre» les besoins des organismes communautaires qu’ils qualifient de «très importants» pour la communauté. «Je considère qu’ils offrent des services de proximité à moindre coût que dans le système hospitalier. Il faut trouver du financement pour les soutenir. On va mettre l’énergie nécessaire», a-t-il déclaré à GRAFFICI.CA.
Le souverainiste ne peut préciser pour le moment de quelle façon il compte bonifier les budgets pour le milieu communautaire, soulignant qu’il souhaite se «donner le temps de comprendre la mécanique.» M. Roy assure qu’il va «fouiller pour être en mesure de trouver des sous.»
Rappelons que plusieurs organismes communautaires dans Bonaventure ont dû fermer leurs portes cet été pour des raisons financières. Les démarches faites par leurs représentants auprès de l’Agence régionale de la santé et du ministère de la Santé pour rehausser leur financement n’ont pas fonctionné.
Récemment, le conseil d’administration de la Maison de soins palliatifs le Radeau à Chandler a indiqué qu’elle devra fermer ses portes le 14 septembre en raison d’un manque à gagner de 180 000 $. Une situation qui est jugée «aberrante» par M. Roy.
Sylvain Roy s’engage à soutenir les organismes communautaires
Pour une deuxième fois depuis une cinquantaine d’années, les citoyens de la circonscription de Bonaventure seront représentés par un député du PQ à l’Assemblée nationale. Le Parti libéral a régné sur la circonscription depuis plus de 50 ans, sauf entre 1994 à 1998, période pendant laquelle le péquiste Marcel Landry a été député.
M. Roy fera partie d’un gouvernement péquiste minoritaire du Parti québécois, dont le nombre de sièges à l’Assemblée nationale s’élèvera à 54. L’opposition officielle, formée du Parti libéral, compte pour sa part 50 sièges. La Coalition avenir Québec (CAQ) a fait élire 19 députés et Québec solidaire deux.
En récoltant 48 % des voix, Sylvain Roy voit ses appuis augmenter de près de 11 % par rapport à la dernière élection. À l’opposé, son adversaire libéral a subi une baisse de 14 points.
Autres résultats
Pour sa première tentative dans Bonaventure, la CAQ, représentée par Jean-Marc Landry, a récolté 11 % de la faveur populaire. Le parti fusionné à la CAQ, l’Action démocratique du Québec, avait récolté 2 % des voix en décembre dernier, dans ce qui a été la dernière campagne électorale de son histoire.
La candidate de Québec solidaire, Patricia Chartier, a obtenu 5 % des voix, ce qui représente une perte de 4 points par rapport à la dernière élection.
Louis-Patrick St-Pierre, le jeune candidat de la nouvelle formation politique souverainiste, Option nationale, a quant à lui reçu l’appui de 1 % des électeurs.
Le taux de participation a atteint 68 %, soit un pourcentage plus élevé qu’au taux de 55 % enregistré lors de l’élection partielle de décembre 2011.
Les réactions
Élu avec une forte majorité de plus de 3 000 voix dans une forteresse libérale, le péquiste Sylvain Roy, s’est dit fort heureux de sa victoire. «C’est le travail accompli depuis l’élection partielle de décembre dernier qui nous a permis de remporter cette victoire», souligne M. Roy.
Le péquiste est conscient que plusieurs dossiers l’attendent sur sa planche de travail au cours des prochaines semaines, notamment ceux de la Maison le Radeau, du Centre Émilie Gamelin et du Centre l’Accalmie. M. Roy souligne qu’il va «s’asseoir avec Mme Marois pour établir la stratégie du comité ministériel avec le fonds de développement de 5 millions de dollars afin d’avoir accès à celui du développement des régions de 500 millions de dollars.»
Le député sortant défait, Damien Arsenault, a d’abord tenu à féliciter son rival péquiste avant de souligner que les «neuf ans de pouvoir» du Parti libéral ont «pesé fort» dans la balance. «Je vais prendre un peu de repos en ensuite entamer une réflexion», a laissé savoir l’ancien maire de St-Elzéar.
Troisième derrière le péquiste et le libéral, le candidat de la CAQ, Jean-Marc Landry, s’est dit tout de même heureux de la performance de son parti à l’échelle provinciale. «Un Québécois sur trois a appuyé la Coalition. Dans Bonaventure, nous partions de plus loin, mais il y a plus de 2 600 personnes qui ont appuyé notre programme. C’est un terreau fertile pour bâtir pour le prochain rendez-vous électoral», souligne M. Landry, qui confirme déjà son intention de porter les couleurs de la formation à François Legault au prochain scrutin dans Bonaventure.
La candidate de Québec solidaire, Patricia Chartier, n’a pas été surprise de voir ses appuis baisser de 4 points par rapport à l’élection partielle de décembre 2011. «Beaucoup de gens m’ont dit qu’ils allaient voter stratégique, alors je m’en attendais», a-t-elle déclaré, avant d’ajouter qu’elle souhaite que ses sympathisants l’appuieront lors de la prochaine lutte électorale.
La solidaire assure que son parti travaillera en collaboration avec le gouvernement minoritaire du Parti québécois pour faire avancer «tout ce qui sera progressiste». Elle se réjouit par ailleurs de l’élection de la co-chef de son parti, Françoise David.
Le candidat d’Option nationale, Louis-Patrick St-Pierre, qui a récolté 1,2 % des votes, s’est dit «super content» de la campagne qu’il a mené. «Nous sommes partis de zéro, alors que je ne pouvais pas demander mieux. Je tiens aussi à féliciter mes adversaires», a-t-il déclaré.
Le jeune politicien a l’intention de poursuivre son travail au sein du nouveau parti politique et souhaite se représenter lors de la prochaine campagne électorale.
Les résultats
Sylvain Roy, Parti québécois : 11 809 voix ; 48,15 %
Damien Arsenault, Parti libéral du Québec : 8 675 voix ; 35,37 %
Jean-Marc Landry, Coalition avenir Québec : 2 766 voix ; 11,28 %
Patricia Chartier, Québec solidaire : 1 277 voix ; 5,21 %
Louis-Patrick St-Pierre, Option nationale : 316 voix ; 1,29 %
Avec la collaboration de Michel Morin
Des 36 042 électeurs inscrits sur la liste électorale dans la circonscription de Bonaventure, 17, 21 % ont déjà exercé leur droit de vote par anticipation. Dans Gaspé, 16,69 % des 31 008 électeurs ont voté par anticipation.
Les citoyens de la circonscription de Bonaventure devront choisir entre le libéral et député sortant, Damien Arsenault, le péquiste Sylvain Roy, le caquiste Jean-Marc Landry, la solidaire Patricia Chartier et le candidat d’Option nationale Louis-Patrick St-Pierre. Lors de l’élection partielle de décembre 2011, Damien Arsenault a remporté avec une majorité de 1 952 voix. Le taux de participation a atteint 55 %.
Dans la circonscription de Gaspé, les électeurs devront quant à eux choisir entre le libéral et député sortant, Georges Mamelonet, le péquiste Gaétan Lelièvre, le caquiste Yvan Blanchard, le solidaire Éric Boucher et le candidat d’Option nationale, Frédérik DeRoY. À la dernière élection générale, tenue en décembre 2008, le libéral Georges Mamelonet s’est fait élire avec une majorité de 2 662 voix. Pas moins de 58 % des électeurs avaient alors exercé leur droit de vote.
Rappelons que chaque électeur devra fournir son nom et son adresse au scrutateur pour se prévaloir de son droit de vote. Il devra prouver son identité en présentant soit sa carte d’assurance maladie du Québec, son permis de conduire, son passeport canadien, son certificat de statut d’Indien ou sa carte d’identité des Forces canadiennes.
Pour connaître l’adresse de leur bureau de vote, les citoyens peuvent consulter le site Web du Directeur général des élections du Québec. Ils peuvent aussi consulter l’avis qui leur a été envoyé par courrier.
Le chef libéral sera à Chandler samedi en fin d’avant-midi.
Accompagné de ses candidats dans Bonaventure et Gaspé, Damien Arsenault et Georges Mamelonet, M. Charest prévoit rencontrer des militants à la polyvalente de la municipalité. Le premier ministre se rendra par la suite aux Îles-de-la-Madeleine.
Il s’agit d’une première visite en Gaspésie pour le chef libéral depuis le début de la campagne. Jusqu’à présent, seule la chef du Parti québécois, Pauline Marois, est venue faire campagne dans la région.
Selon le sondage Segma-GRAFFICI.CA publié jeudi, le candidat libéral et député sortant dans Gaspé, Georges Mamelonet, se retrouve en sérieuse difficulté avec 20 % des intentions de vote, loin derrière son adversaire péquiste, Gaétan Lelièvre, qui récolte l’appui de 57 % des personnes interrogées.
Dans Bonaventure, le péquiste, Sylvain Roy menace de ravir la circonscription en récoltant 41 % des appuis, devant Damien Arsenault, qui obtient 34 % de la faveur populaire.
Mme Chartier, qui a présenté jeudi à New Richmond ses engagements en matière de foresterie, propose notamment la mise en place de comités locaux chargés de planifier l’usage de la forêt. «Ils seraient composés des entreprises, des élus et d’autres utilisateurs de la forêt, comme les gens qui font de l’écotourisme, des pêcheurs et des chasseurs», explique-t-elle.
L’objectif visé par cette politique serait de remettre la responsabilité des forêts entre les mains des communautés. «Il y a beaucoup de choses qui peuvent se faire en forêt autre que la coupe forestière», poursuit Mme Chartier, en donnant en exemple la culture de champignons.
La candidate de la formation politique de gauche croit par ailleurs que la crise forestière qui sévit démontre que le modèle d’exploitation de la forêt a atteint sa limite. Elle propose donc de favoriser le développement de fermes forestières et de coopératives pour assurer la pérennité des forêts.
Afin de stabiliser les marchés du bois sur le plan local, le programme de Québec solidaire souhaite encourager l’utilisation de bois dans son vaste chantier de rénovation écoénergétique.
Mme Chartier indique aussi qu’avec le «virage vert» proposé par son parti, la biomasse aurait une place significative dans l’industrie forestière. «Nous souhaitons rénover tous les bâtiments publics et nous pourrions supporter le chauffage à la biomasse», souligne-t-elle.
Québec solidaire s’engage par ailleurs à inclure les communautés autochtones dans la gestion de la ressource forestière au Québec.
Selon cette enquête statistique, le candidat du Parti québécois (PQ), Sylvain Roy, récolterait 41 % des appuis si l’élection avait lieu ces jours-ci. Son plus proche rival est le député sortant et candidat libéral, Damien Arsenault, qui obtient l’appui de 34 % des personnes interrogées.
Le candidat de la Coalition avenir Québec (CAQ), Jean-Marc Landry, arrive troisième avec 17 % des intentions de vote. Patricia Chartier, de Québec solidaire (QS) récolte quant à elle 7 % des appuis. Le jeune candidat d’Option nationale, Louis-Patrick St-Pierre, ferme la marche avec 1% de la faveur populaire. Ces résultats sont ceux obtenus après répartition des indécis.
Le candidat de la CAQ, Jean-Marc Landry, affirme que ces résultats ne «concordent pas du tout» avec ce qu’il ressent sur le terrain et avec ses enquêtes internes. «Je pense que le portrait est beaucoup plus serré. À mon avis, les appuis au Parti libéral sont moins importants et les indécis sont beaucoup plus significatifs que dans la répartition de Segma», soutient-il.
M. Landry indique que sa propre enquête, un questionnaire Web réalisé en continu depuis le début du mois d’août auprès d’une banque de 1862 courriels et avec 242 répondants, présente un portrait plus nuancé de la bataille électorale dans Bonaventure. «Rien n’est encore joué. Je demeure convaincu qu’il y a un vent qui souffle sur le Québec et qui va porter la CAQ au pouvoir. Je suis certain que notre parti va se positionner favorablement dans Bonaventure.»
Sylvain Roy ne tient rien pour acquis
Premier dans les intentions de vote, le péquiste Sylvain Roy accueille avec prudence les résultats en affirmant qu’il est «loin de la coupe aux lèvres.»
Il met d’ailleurs en garde les militants du PQ contre le «danger» de s’asseoir sur cette avance. «C’est intéressant et motivant. Mais en même temps, il y a un danger. Rien n’est gagné et les gens qui nous appuient doivent comprendre l’importance d’exercer leur droit de vote. L’écart demeure serré et il faut considérer la marge d’erreur», souligne le souverainiste.
Le député sortant ne commente pas
Le député sortant, Damien Arsenault, ne souhaite pas commenter les résultats du sondage, affirmant qu’il préfère «mettre ses énergies à travailler jusqu’à la dernière minute» de la campagne électorale. «Je n’ai jamais commenté les sondages. Mais je peux vous dire que je reçois un accueil chaleureux sur le terrain», assure M. Arsenault.
Le candidat libéral souligne notamment que le discours électoral de son parti, axé sur l’économie, plaît aux citoyens de Bonaventure. «Beaucoup d’emplois ont été créés sous le gouvernement libéral, notamment chez Gaspésie Diesel ou Fabrication Delta. Et j’entends des gens qui sont fiers d’avoir des emplois de la qualité dans la région», dit-il.
Patricia Chartier peu surprise
La solidaire Patricia Chartier se dit peu surprise par les résultats du sondage. «Ça ne m’étonne pas», dit-elle, ajoutant que depuis le début de la campagne, plusieurs électeurs lui ont fait part de leur intention d’opter pour un vote stratégique. «C’est quelque chose qui revient constamment sur le terrain. Plusieurs citoyens disent m’appuyer, mais qu’ils voteront stratégique cette fois pour barrer la route aux libéraux», mentionne Mme Chartier.
Comme son adversaire de la CAQ, la candidate de la formation de gauche est persuadée que le nombre réel d’indécis est supérieur à l’évaluation faite dans le sondage. Elle mentionne qu’elle entend beaucoup dire «je ne sais pas pour qui je vais voter, mais je sais contre qui je vais voter.»
Le jeune candidat d’Option nationale, Louis-Patrick St-Pierre, assure que malgré le faible appui qu’il reçoit de la part des personnes interrogées, les citoyens de Bonaventure demeurent réceptifs au message de son parti. «L’accueil est très bon sur le terrain. Notre plan de décentralisation des pouvoirs vers les régions attire beaucoup l’attention», déclare-t-il, ajoutant qu’il ne s’est jamais fait d’attentes depuis le début de la campagne.
Cliquez ici pour les détails du sondage.
Méthodologie
Ce coup de sonde a été mené auprès de 502 répondants dans Bonaventure du 27 et 29 août par voie d’entrevues téléphoniques automatisées. Les données ont été pondérées par la base du recensement de 2011 en fonction du sexe, de l’âge et de la répartition de la population dans les circonscriptions. Les résultats d’ensemble comportent une marge d’erreur de 4,4 % selon un intervalle de confiance de 95 %. Les résultats mentionnés dans l’article sont ceux obtenus après répartition des indécis.
C’est ce que révèle un sondage Segma-GRAFFICI.CA, réalisé cette semaine auprès des électeurs des deux circonscriptions gaspésiennes.
Dans Gaspé, l’enquête statistique démontre que le candidat péquiste, Gaétan Lelièvre, se dirige vers une victoire éclatante avec 57 % des intentions de vote, loin devant le député sortant Georges Mamelonet, qui obtient l’appui de 20 % des personnes interrogées.
Le candidat de la Coalition avenir Québec, Yvan Blanchard, récolte 13 % des appuis, soit sept points de plus que son adversaire de Québec solidaire, Éric Boucher, qui obtient 7% des intentions de vote. Frédérick DeRoy, le candidat d’Option nationale, ferme la marche avec 3 % de la faveur populaire.
Avec un retard de 37 points derrière Gaétan Lelièvre, le député sortant Georges Mamelonet se retrouve en sérieuse difficulté et les chances qu’il remonte la pente sont pratiquement nulles, estime le président de Segma Recherche, Raynald Harvey. «Il se dirige vers une raclée magistrale le 4 septembre», commente-t-il, avant d’ajouter qu’il ne s’attendait pas à un aussi important recul. «Les controverses autour de M. Mamelonet l’ont probablement affecté de façon assez sévère. La perte des appuis envers le Parti libéral est plus importante dans Gaspé qu’ailleurs au Québec», analyse-t-il.
Autre mauvaise nouvelle pour les adversaires de M. Lelièvre : les intentions de vote sont cristallisées. Pas moins de 82 % des électeurs qualifient leur choix de «définitif» et c’est le PQ qui détient les appuis les plus fermes, alors que 89 % de ses sympathisants affirment qu’ils ne changeront pas d’idées.
Les appuis les plus volatiles sont du côté de la CAQ. Pas moins de 40 % des personnes qui affirment vouloir appuyer la nouvelle formation de François Legault pourraient changer d’idée. Ce pourcentage s’élève à 30 % chez les sympathisants de Québec solidaire.
Bonaventure
Si les jeux semblent pratiquement faits dans Gaspé, les électeurs de la circonscription voisine auront droit à une lutte d’ici la fin de la campagne électorale.

Le candidat péquiste, Sylvain Roy, menace tout de même la forteresse libérale en récoltant 41 % des intentions de vote. Le député sortant, Damien Arsenault, risque d’être victime des déboires de son parti auprès de l’électorat francophone au Québec. Ce dernier obtient 34 % de l’appui des personnes interrogées, ce qui représente un recul de 15 points par rapport à l’élection partielle de décembre 2011.
«L’avance de Sylvain Roy est moins confortable et on peut dire qu’il y a encore une course dans Bonaventure. Par contre, ce sera difficile pour M. Arsenault, car la tendance défavorise le Parti libéral depuis le début de la campagne», analyse M. Harvey.
Selon le président de Segma Recherche, le candidat libéral ne peut espérer cette fois surfer sur la vague de satisfaction envers celle qui l’a précédé, Nathalie Normandeau, pour compenser le taux d’insatisfaction envers le gouvernement libéral. «L’élection de décembre 2011 a été celle de la continuité. Mais maintenant, le bilan des libéraux est un boulet pour M. Arsenault», poursuit-il.
Le libéral reste cependant dans la course grâce notamment aux appuis des 65 et plus et des anglophones de la circonscription. Un revirement de tendance favorisant le Parti libéral à l’échelle provinciale au cours des prochains jours pourrait permettre à M. Arsenault de renverser la vapeur.
Au-delà de cette course à deux, le candidat de la CAQ, Jean-Marc Landry, obtient 17 % des intentions de vote. La candidate de Québec solidaire, Patricia Chartier, récolte quant à elle 7%, soit un recul de 2 points par rapport à l’élection partielle. Le jeune candidat d’Option nationale, Louis-Patrick St-Pierre, récolte un maigre 1 % d’appui.
La fermeté du vote dans Bonaventure est similaire à celle dans Gaspé, alors que 80 % des répondants affirment que leur choix est définitif.
Encore une fois, ce sont les sympathisants du PQ qui semblent être les plus fidèles puisque 88 % d’entre eux soutiennent qu’ils ne changeront pas d’avis. Cette statistique rend d’ailleurs l’avance de Sylvain Roy un peu plus confortable. Les répondants qui appuient le Parti libéral affirment dans une proportion de 83 % que leur choix est définitif.
La plus grande volatilité des appuis sont du côté de la CAQ et de Québec solidaire. Dans les deux cas, 39 % de leurs sympathisants pourraient changer d’avis d’ici le 4 septembre. Une situation qui s’explique en partie parce que ces formations vont chercher davantage d’appuis auprès des jeunes, qui sont les moins fermes dans leur choix actuel. Selon M. Harvey, cette volatilité pourrait d’ailleurs favoriser le PQ, si plusieurs de ces électeurs optent pour un vote stratégique afin de bloquer la route aux libéraux.
Perspective d’un gouvernement minoritaire
Les électeurs gaspésiens s’attendent par ailleurs à ce que le prochain gouvernement soit minoritaire. Dans Bonaventure, 66 % des répondants croient que le gouvernement élu le 4 septembre n’aura pas suffisamment de sièges pour former une majorité. Dans Gaspé, ce pourcentage s’élève à 61 %.
Méthodologie
Ce coup de sonde a été mené auprès de 504 répondants dans Gaspé et 502 répondants dans Bonaventure du 27 et 29 août par voie d’entrevues téléphoniques automatisées. Les données ont été pondérées par la base du recensement de 2011 en fonction du sexe, de l’âge et de la répartition de la population dans les circonscriptions. Les résultats d’ensemble comportent une marge d’erreur de 4,4 % selon un intervalle de confiance de 95 %. Les résultats mentionnés dans l’article sont ceux obtenus après répartition des indécis.
Respect de la vie privée