le Lundi 21 septembre 2026

L’ouverture des nouvelles installations sportives, qui ont nécessité un investissement de 4,5 millions de dollars, s’est déroulée à l’intérieur du gymnase devant plus d’une cinquantaine de personnes, dont le personnel du Cégep, des étudiants, des citoyens et des élus municipaux.

La directrice du campus de Carleton-sur-Mer, Françoise Leblanc-Perrault, qui a qualifié le moment «d’historique», a rappelé que le projet était fort attendu, autant par la communauté collégiale que par les partenaires financiers. «Le 20e anniversaire du campus [en 2009] a marqué le début du projet. Et trois ans plus tard, nous sommes ici pour inaugurer le bâtiment. Maintenant, on va pouvoir devenir plus attractif et contribuer au développement du sport étudiant dans tout l’Est du Québec», a-t-elle déclaré avec fierté.

Lié par une passerelle à l’édifice du campus, le Centre sportif comprend un gymnase avec estrade, une salle d’entraînement, des vestiaires et un service d’accueil. Un mur d’escalade dans le gymnase sera également achevé au cours des prochains mois. La superficie totale du gymnase est de 671 mètres carrés et celle de la salle de conditionnement physique  de 161 mètres carrés.

Un plus pour le campus

La direction du Cégep de la Gaspésie et des Îles mise beaucoup sur ses nouveaux équipements pour retenir les étudiants qui sortent du secondaire dans la région ou pour en attirer d’autres de l’extérieur. «Les jeunes qui voulaient pratiquer du sport pendant leur cégep étaient contraints de quitter la région. Et pour les jeunes de la ville, la présence d’installations sportives au cégep est un acquis, alors on perdait beaucoup de pouvoir d’attraction», a-t-elle souligné, avant de rappeler que le nombre d’inscriptions cet automne, qui s’élève à 325, est également une première historique.

Mme Leblanc-Perrault a par ailleurs indiqué que le Centre sportif permettra à court terme de bonifier l’offre de cours en éducation physique et pourrait éventuellement permettre la mise en place de programmes de sport-études à Carleton-sur-Mer. «Les portes sont ouvertes pour plein de développement potentiels, comme la création d’équipes sportives de badminton, de basketball, de volleyball ou l’organisation de tournois intercollégiaux.»

La population de la région pourra bénéficier des nouvelles installations dès janvier 2013. Une programmation sera disponible pour les cours et les activités libres du gymnase et de la salle de conditionnement physique.

La construction du Centre sportif a été rendue possible grâce à des investissements du ministère des Affaires municipales du Québec (3,6 millions), du Cégep de la Gaspésie et des Îles (650 000 $), de la MRC d’Avignon (100 000$), de la Ville de Carleton-sur-Mer (100 000$) et des Caisses populaires de la Baie-des-Chaleurs (50 000$).

À lire aussi

Centre sportif à Carleton : les travaux avancent à bon train

Début des travaux du Centre sportif de Carleton-sur-Mer

 

GRAFFICI.CA: Qu’est-ce qui vous fait penser que vous feriez un bon député?

Louis-Patrick St-Pierre : Je me sens près des gens, je suis dévoué à ma région et j’ai envie de la développer. Je considère qu’un député doit servir les citoyens avant de servir le parti qu’il représente. Et c’est dans cette perspective que je me présente devant les électeurs. Il faut être près des enjeux, ne pas les ignorer, avoir le bon sens des priorités. Il faut s’occuper des dossiers rapidement avec efficacité. Il faut aussi être très accessible et disponible pour la population.

Comment qualifiez-vous la situation économique de votre circonscription?

Nous traversons actuellement une certaine crise, car tous nos secteurs d’activité traditionnels sont en déclin, notamment le secteur forestier et celui des pêcheries. Et il est certain que la circonscription a besoin d’un député avec les reins solides pour améliorer cette situation. Actuellement, le député sortant se vante d’avoir fait baisser le taux de chômage, mais beaucoup d’emplois qui se sont créés proviennent du nord. Ce sont des gens d’ici qui s’expatrient pour aller travailler dans le nord. Ça fait peut-être baisser le taux de chômage, mais ça ne crée rien pour la région.

Que feriez-vous pour l’améliorer?

Option nationale propose de créer des conseils régionaux qui regrouperont les Conférences régionales des élus, les commissions scolaires et les Agences de santé. L’idée est de décentraliser les pouvoirs pour les octroyer à ces nouveaux conseils qui auront le mandat de prendre des décisions plus près de la réalité régionale. Sur le plan économique, nous croyons que cette nouvelle structure sera en mesure d’optimiser les décisions en développant des politiques ciblées vers les secteurs prometteurs pour la région. Option nationale propose aussi des mesures qui seraient bénéfiques pour l’économie régionale, dont la mise en place d’une charte du bois pour encourager l’utilisation du bois dans la construction. Nous favorisons aussi la nationalisation de nos ressources naturelles pour que les profits reliés à leur exploitation reviennent dans les poches de tous les Québécois.

Que prévoit le programme de votre parti pour améliorer les transports en Gaspésie?

Notre parti propose de passer à autre chose que le chemin de fer. Nous souhaitons mettre en place un monorail électrifié qui regrouperait tous les centres urbains du Québec et qui serait relié à l’ensemble des régions du Québec, dont la Gaspésie. Il s’agit d’une avenue très écologique et beaucoup moins coûteuse que la mise en place d’un TGV, comme il en a déjà été question au Québec. Les objectifs visés sont aussi une meilleure occupation de notre territoire et un meilleur développement de notre industrie touristique.

Croyez-vous que le projet de cimenterie de Port-Daniel devrait être soumis à une évaluation du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement ? Et pourquoi ?

Oui, je crois qu’une évaluation du BAPE est nécessaire. À Option nationale, nous croyons que tout projet de développement économique qui n’est pas viable sur le plan environnemental n’a pas lieu d’être. À la base, il faut considérer l’environnement. Si l’environnement va mal, l’économie ira mal et les citoyens seront en moins bonne santé. Des études indépendantes permettraient aussi au promoteur d’expliquer son projet dans un débat serein. Le projet de cimenterie est très intéressant et pourrait créer de nombreux emplois de qualité. C’est sûr qu’il doit être développé, mais pas de n’importe quelle façon. Une fois que la cimenterie sera construite, elle sera dans le décor pour des dizaines d’années, alors il ne faut surtout pas manquer notre coup.

GRAFFICI.CA : Qu’est-ce qui vous fait penser que vous feriez un bon député?

Jean-Marc Landry : Depuis mon jeune âge, j’ai fait la démonstration que je suis une personne très engagée, que ce soit sur une base individuelle, communautaire ou dans le cadre de mes fonctions comme enseignant. Je me définis d’ailleurs comme un enseignant entrepreneur, car, chaque année, je suis confronté au défi de faire la promotion du Centre d’études collégiales pour maintenir notre clientèle. Par ailleurs, je souhaite être un allié des citoyens de Bonaventure pour défendre leurs dossiers, pour travailler avec eux. Mon but est de rassembler les gens et de miser sur leur expertise pour faire cheminer la région. Si je suis élu le 4 septembre, soyez assuré que je serai de leur bord. Et quand je m’engage, ce n’est pas à 100 % mais à 140 %.

Comment qualifiez-vous la situation économique de votre circonscription?

Depuis une dizaine d’années, nous avons perdu des fleurons de notre économie régionale, notamment dans le domaine de la foresterie. Par contre, nous avons eu la chance de développer la filière éolienne, ce qui est venu consolider un certain nombre d’emplois et compenser les pertes des autres secteurs. Mais la manne de l’éolien ne sera pas éternelle. La ligne de transmission qui permet de sortir l’électricité produite en Gaspésie sera saturée sous peu et il serait naïf de croire qu’il ne faut pas développer des alternatives à l’éolien pour maintenir des emplois dans la région. Il faut prévoir et mettre en place des projets rapidement.

Que feriez-vous pour améliorer la situation économique ?

Le programme de la Coalition avenir Québec propose un plan qui vise à gérer la croissance partout au Québec. Le gouvernement accorde actuellement 4 milliards en crédits d’impôt pour les entreprises et notre parti propose de prendre 2 milliards de cette somme pour les transférer à Investissement Québec. L’idée est de permettre aux Centre locaux de développement d’y avoir accès comme guichet unique pour mieux soutenir les entreprises locales et les PME. Ce qu’on souhaite, c’est redéfinir les missions des CLD pour qu’ils deviennent un levier beaucoup plus important pour aider les entreprises. C’est pour cette raison que nous souhaitons leur fournir plus d’expertise et de budget.

Que prévoit le programme de votre parti pour améliorer les transports en Gaspésie?

Je suis prêt à mettre ma tête sur le billot pour promettre que pendant les quatre prochaines années, je n’arrêterai pas de radoter sur l’importance d’investir dans le réseau ferroviaire de la Gaspésie. Un chemin de fer en bon état est fondamental pour développer notre économie convenablement. Par contre, je crois aussi que les mentalités doivent changer. Les entrepreneurs et les citoyens doivent démontrer qu’ils sont intéressés à utiliser le train. Ce que je sens sur le terrain est que nous sommes tous pour le train, mais que beaucoup de gens ne l’ont pas utilisé au cours des cinq dernières années. Pour montrer l’exemple, je m’engage, si je suis élu, à prioriser le train pour me rendre à l’Assemblée nationale. Il faut être cohérent. Pour encourager son utilisation, des campagnes de promotion sont aussi envisageables.

Croyez-vous que le projet de cimenterie devrait être soumis à une évaluation du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement ? Et pourquoi ?

En 2012, il est nécessaire de concilier le développement durable et le développement économique. Et il est clair que le respect des normes environnementales est essentiel. Dans le cas de la cimenterie, qui va juger de ça ? Ceux qui le feront, lorsque le promoteur aura finalisé son dossier, seront les experts du ministère de l’Environnement. Ce sont eux qui analyseront la pertinence de tenir ou de ne pas tenir des études du BAPE. Les promoteurs ont aussi signifié leur intention de présenter leur projet à la population et c’est à ce moment-là qu’il sera plus facile de se positionner. Il faut aussi garder en tête que dans tous les projets de développement, il y a des plus et des moins. Et ce n’est pas vrai que dans celui de la cimenterie, il y aura seulement des plus. Je sais par contre que les gens du secteur est du comté de Bonaventure ont besoin qu’on leur insuffle une dose d’espoir, ont besoin de savoir qu’ils ont leur place dans ce coin de pays et qu’ils peuvent y gagner leur vie. Ce que je souhaite, c’est faire progresser le dossier pour en arriver à un résultat positif pour la région.

GRAFFICI.CA : Qu’est-ce qui vous fait penser que vous feriez une bonne députée?

Patricia Chartier : Je suis une personne proche des gens, je connais les dossiers de la région et mon but est de défendre mes valeurs en proposant à la population une vision à long terme de la Gaspésie. Je crois fermement au projet de société de Québec solidaire et c’est pour ça que je le propose aux électeurs pour une troisième fois consécutive. Pour moi, l’important n’est pas de gagner des votes dans l’immédiat, mais plutôt du défendre une vision du développement durable qui soutient les initiatives enracinées dans le milieu. Je suis aussi ouverte à travailler avec tous les gens de la communauté, peu importe leur allégeance politique, peu importe leur langue.

Comment qualifiez-vous la situation économique de votre circonscription?

La situation économique s’améliore, mais je pense que si nous ne changeons pas de modèle de développement économique, les crises que nous avons connues dans le milieu de la foresterie ou des pêcheries vont se perpétuer. Nous devons continuer à appuyer les initiatives pour favoriser le développement à long terme, comme la production et la promotion de biens locaux et les projets de tourisme écologique, par exemple. Nous sommes sur la bonne voie, mais si nous brisons cette lancée avec des projets mono-industriels, nous ferions, à mon avis, une erreur.  

Que feriez-vous pour l’améliorer?

Le cœur du programme économique de Québec solidaire est son plan vert, un plan qui vise à partager la richesse du Québec. Ce plan propose entre autres d’utiliser des fonds de la Caisse de dépôt pour stimuler les coopératives et les petites entreprises collectives, ce qui aurait certainement des impacts dans la région. Le parti souhaite par ailleurs poursuivre le développement de l’industrie éolienne, mais en s’assurant que les projets ne nuisent pas aux communautés. Le plan vert prévoit aussi la hausse des embauches en santé, en éducation et dans les CPE pour améliorer la qualité des services du secteur public.

Que prévoit le programme de votre parti pour améliorer les transports en Gaspésie?

À l’échelle provinciale, nous proposons des investissements de 5 milliards de dollars pour le développement des transports en commun. Donc moi, si je suis élu, je revendiquerai une importante part de cette somme pour améliorer les installations ferroviaires de la Gaspésie. Le chemin de fer est au cœur de ce que notre région a besoin en matière de transport, que ce soit pour les passagers ou pour le transport des marchandises. C’est incontournable. Pour la Gaspésie, ce serait le train notre plus grande priorité dans les transports. Et bien sûr, un gouvernement de Québec solidaire soutiendrait le réseau de transport collectif.

Croyez-vous que le projet de cimenterie de Port-Daniel devrait être soumis à une évaluation du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement ? Et pourquoi ?

Oui, des études indépendantes sont nécessaires avant de donner le feu vert à ce projet.  Nous sommes pour l’exploitation de ce gisement de calcaire, mais il doit l’être de façon à s’assurer que les citoyens de Port-Daniel soient protégés. Nous devons aussi protéger les autres ressources naturelles du secteur, comme les poissons. Et comme Françoise David l’a mentionné lors du débat des chefs, la pire dette que nous pouvons laisser aux générations futures est un environnement dépouillé de ses ressources naturelles. Québec solidaire est pour le projet, mais il n’y a pas d’urgence. Le calcaire ne partira pas tout seul. Des études du BAPE sont un minimum pour assurer l’acceptabilité sociale du projet.

Organisée par la station de radio CIEU-FM, cette confrontation d’idées s’est déroulée dans le calme et n’a pas provoqué de grandes surprises. Tour à tour, les aspirants députés ont exprimé leur vision en matière d’éducation, d’économie, de gestion des ressources naturelles, de développement régional et de transports.

Les échanges entre les candidats sont demeurés dans l’ensemble courtois, mais certaines discussions ont tout même provoqué quelques étincelles.

L’économie attise les passions 


Les discussions autour du développement économique de la région ont été celles qui ont suscité le plus d’échanges musclés. C’est d’ailleurs à partir du moment où les candidats ont débattu au sujet de l’avenir de l’industrie forestière que le ton a légèrement monté.

D’entrée de jeu, le député sortant a dû défendre le nouveau régime forestier qui entrera en vigueur en avril 2013 et qui suscite beaucoup d’inquiétude chez les industriels et les travailleurs forestiers. «Le nouveau régime est bien adapté, mais je ne dis pas qu’il n’y aura pas des besoins pour l’améliorer en cours de route», a-t-il déclaré, avant de rappeler que le gouvernement libéral a investi 7 milliards de dollars depuis 2003 pour soutenir l’industrie forestière.

Le candidat péquiste a répliqué en soulignant qu’un marché pour le bois devait être créé avant d’investir des sommes visant à soutenir l’industrie forestière. «Vous avez beau investir, si les conditions ne sont pas là, on ne pourra pas vendre notre bois», a-t-il lancé à son adversaire libéral, ajoutant que le Parti québécois propose la mise en place d’une charte du bois qui vise 30 % d’utilisation du bois dans les constructions publiques.
 
La candidate de Québec solidaire, Patricia Chartier, a poursuivi l’échange en lançant une flèche au député sortant. «Avec tous les milliards qui ont été investis, ça devrait aller mieux et, pourtant, ce n’est pas le cas», a-t-elle pesté. La solidaire a indiqué que son parti propose un «plan pour reboiser» afin de réparer le «saccage» fait dans les forêts au cours des dernières années.

Le candidat de la Coalition avenir Québec, Jean-Marc Landry, s’est montré d’accord avec la proposition de Mme Chartier. «Il faut que la forêt soit en santé, il faut planter des arbres, n’importe quel innocent est capable de comprendre ça!», a-t-il fustigé.

Le jeune candidat d’Option nationale, Louis-Patrick St-Pierre, a quant à lui remis en doute la capacité des libéraux à gérer la crise forestière. «Vous avez investi beaucoup de millions alors que, présentement, les industries sont en déclin. Où vont vos millions?», a-t-il demandé à M. Arsenault.

Damien Arsenault pointé du doigt

Au moment de débattre de l’avenir de l’industrie éolienne en Gaspésie, les deux résidents expropriés de New Richmond, Raynald Murphy et Léopold Audet, qui ont fait la manchette au cours des dernières semaines, ont servi de prétexte à Patricia Chartier pour attaquer M. Arsenault.

Rappelons que les deux hommes ont été expropriés d’une partie de leurs terres pour faire passer une ligne de raccordement afin de relier le parc éolien Venterre au réseau d’électricité. La semaine dernière, la société publique a demandé à l’un de ses sous-traitants de raser complètement les abords d’un ruisseau situé sur le terrain de M. Audet.

«Je suis allée [les rencontrer] la semaine dernière et [Hydro-Québec] a  totalement saccagé la forêt, le ruisseau n’existe plus.  On ne respecte pas la politique sur l’eau et M. Damien Arsenault n’a rien fait dans ce dossier, c’est une vraie honte. Que comptez-vous faire avec ces deux citoyens?», a-t-elle vivement questionné le député sortant.

«C’est bien mal connaître le dossier de dire que je n’ai rien fait», s’est défendu M. Arsenault. «Si les sous-traitants d’Hydro-Québec n’ont pas respecté les normes environnementales, ils auront à répondre», a déclaré M. Arsenault, ce qui a provoqué des rires sarcastiques dans la foule.

Période de questions

Le ton a quelque peu changé lors de la période de questions du public, alors que le député sortant a dû défendre son bilan, notamment en matière de soutien aux organismes communautaires.

«M. Arsenault, on vous entend dire partout qu’il y a plus de 12 millions d’investis pour les organismes communautaires en Gaspésie. Saviez-vous que ça fait seulement 2 % du budget total de l’Agence de la santé ? Quel va être l’engagement pour sortir les organismes communautaires de la pauvreté qui dure depuis 30 ans ? Ça va faire!», a questionné avec force la directrice du Centre l’Accalmie,  Dominique Bouchard, ce qui lui a valu une chaude main d’applaudissements du public.

M. Arsenault s’est défendu en soulignant que la décision de financer les organismes communautaires appartient à l’Agence de la santé. «Et je sais que, dès septembre, les discussions vont reprendre avec vous pour regarder de quelle façon on peut couvrir le besoin», a rétorqué le député sortant.

Quelques minutes après, une citoyenne a fait part des ses inquiétudes au sujet du programme de la CAQ, qui propose d’abolir les agences de santé et les commissions scolaires et de couper des postes chez Hydro-Québec. «Combien de personnes perdront leur emploi?», a-t-elle demandé à Jean-Marc Landry.

Le candidat a répondu qu’il faut «avoir du courage» et qu’il y a une occasion à saisir dans les agences de santé, les commissions scolaires et chez Hydro-Québec, car 28 000 personnes qui y travaillent prendront sous peu leur retraire. De ce nombre, a expliqué M. Landry, 7 000 postes ne seront pas renouvelés. Selon lui, il n’y aura pas de perte d’emploi, car son parti s’engage à créer d’autres postes pour favoriser les «services directs» à la population.

Pour sa part, questionné au sujet des référendums d’initiative populaire par un citoyen, le candidat péquiste a dû clarifier la position de son parti, comme l’a fait sa chef, Pauline Marois, la semaine dernière. «Ça veut dire que 15 % des citoyens pourront arriver avec une pétition pour demander au gouvernement de réfléchir à un référendum, mais ils n’auront pas le pouvoir d’exiger au gouvernement la tenue de ce référendum. C’est un processus très valable et très démocratique», a répondu le souverainiste.

GRAFFICI.CA : Qu’est-ce qui vous fait penser que vous feriez un bon député?

Damien Arsenault : Je suis quelqu’un qui a toujours été au service de la population. En plus d’être maire de ma municipalité pendant 18 ans, j’ai toujours été impliqué à différents niveaux. Plus récemment, même si mon mandat de député a été court, j’ai réussi à répondre à plusieurs attentes dans le comté. Ce que je souhaite, en demandant un nouveau mandat, c’est de continuer à desservir la population, de continuer à être à l’écoute des gens pour couvrir les besoins. Je veux m’assurer que la Gaspésie obtienne sa juste part lorsque le gouvernement met en place des politiques provinciales.

Comment qualifiez-vous la situation économique de votre circonscription?

Je trouve que nous avons une situation économique extrêmement intéressante. Nous avons des entreprises qui offrent des produits pour la région, d’autres qui exportent au Québec et même à l’international. D’autres entreprises bénéficient des retombées du Plan Nord en produisant des biens destinés aux firmes dans le nord. Il faut continuer sur cet élan et s’assurer de stabiliser nos emplois. Récemment, notre gouvernement a annoncé son soutien pour des projets totalisant 28 millions de dollars à l’usine M.D.M. de Paspébiac. Nous sommes là pour soutenir l’économie régionale.

Que feriez-vous pour l’améliorer ?

Notre gouvernement vient d’annoncer des investissements importants dans le secteur touristique pour soutenir les entreprises et les promoteurs dans la rénovation de leurs infrastructures. Si je suis élu, je m’engage à ce que la Gaspésie obtienne sa part du gâteau. Je propose par ailleurs de soutenir le projet de la route des belvédères sur les Plateaux de la Matapédia, un projet ambitieux et intéressant pour ce secteur. Dans la foresterie, nous avons consolidé la première transformation, même si la reprise du marché du bois d’œuvre n’est pas encore significative. Maintenant, il faut s’orienter vers des projets de valeurs ajoutées. Des investissements sont prévus pour soutenir les projets de transformation du bois et je souhaite que nos entreprises puissent en bénéficier. Je pense aussi qu’il y a encore de la place pour un projet de biomasse dans le secteur de la MRC du Rocher-Percé.

Que prévoit le programme de votre parti pour améliorer les transports en Gaspésie?

Avant la période électorale, le gouvernement a consenti 17 millions de dollars pour maintenir les infrastructures ferroviaires en place sur notre territoire. C’est un signal clair que nous souhaitons que ces installations demeurent en Gaspésie. Au plan des infrastructures portuaires, j’ai rencontré des responsables à Carleton et à Chandler et il faut maintenant faire en sorte qu’on développe des projets pour justifier la rénovation des ports de mer. Sur le plan aérien, l’aéroport de Bonaventure s’est développé de façon fulgurante au cours des dernières années et des investissements sont prévus pour s’adapter à ce nouvel achalandage. Pour l’aéroport du Rocher-Percé, il y a une étude en cours pour chiffrer les besoins et j’entends bien travailler pour s’assurer que nous puissions les couvrir. Je tiens aussi à dire que notre gouvernement a consenti une enveloppe de 9 millions de dollars sur deux ans aux MRC pour les aider à planifier les besoins de renouvellement du réseau municipal.

Croyez-vous que le projet de cimenterie de Port-Daniel devrait être soumis à une évaluation du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement ? Et pourquoi ?

Nos lois donnent le privilège à l’entreprise de ne pas avoir l’obligation de passer par un processus du BAPE et il faut respecter nos lois. Mais nous ne devons pas mettre en péril la qualité de vie des gens et de l’environnement dans le secteur de Port-Daniel. J’ai personnellement rencontré les promoteurs du projet et ils sont en train d’actualiser leur plan d’affaires pour répondre aux normes environnementales d’aujourd’hui. Et ça, pour moi, c’est sécurisant. L’entreprise aura à répondre à des critères stricts. Il faut s’assurer que le projet corresponde à nos normes environnementales et ce n’est pas nécessaire que ce soit par une évaluation du BAPE. Je donne souvent en exemple du parc éolien sur Les Plateaux qui n’a pas nécessité de BAPE, mais qui répond tout de même aux normes, tout en ayant l’appui de la population.

«Je pense que tous les autres partis comprennent que c’est un engagement facile à prendre en campagne électorale, mais ce n’est pas réaliste», a lancé M. Arsenault en marge d’une conférence de presse tenue vendredi à Maria pour annoncer les engagements de son parti en matière de santé.

M. Arsenault indique que même en Gaspésie, où se retrouvent beaucoup de médecins, il serait difficile d’en demander plus aux professionnelles de la santé. «J’ai parlé à des responsables dans la région et [la proposition] de la CAQ est impossible», constate le député sortant libéral. «Nos [médecins] ont des responsabilités qui s’ajoutent à leurs tâches de médecin de famille, comme l’hospitalisation, l’urgence, les visites à domicile. Ce que propose la CAQ ne fonctionne pas», soutient-il.

Le député sortant estime que l’engagement du Parti libéral de donner accès à un médecin de famille à tous les Québécois d’ici 2016 avec l’ajout de 1000 nouveaux dans le système de santé est plus réaliste.  Et selon lui, la solution au problème d’accessibilité passe inévitablement par la création de groupes de médecine familiale (GMF).

Il réitère d’ailleurs son engagement pris en décembre 2011 de soutenir l’implantation de GMF sur le territoire de sa circonscription, précisant que depuis son élection le projet d’en implanter un dans le secteur de la Baie-des-Chaleurs chemine bien.

Autres engagements

M. Arsenault a aussi pour rappeler les engagements de son parti dans le domaine de la santé. Il a notamment indiqué que le PLQ promet d’augmenter à 1 000 $ par année le crédit d’impôt remboursable pour les proches aidants.

Son parti s’engage aussi à investir 35 millions de dollars afin d’améliorer la sécurité dans les CHSLD et à accélérer la création de 1 000 places à travers les régions du Québec.

GRAFFICI.CA : Qu’est-ce qui vous fait penser que vous feriez un bon député?

Sylvain Roy : D’abord, je crois sincèrement qu’une population politisée fait de meilleurs politiciens. Un politicien devient bon quand il sent que les citoyens l’appuient, quand il entretient de bonnes relations avec eux. Et c’est dans cette perspective que je souhaite devenir député de Bonaventure. Je ferai tout mon possible pour établir un lien de confiance entre le milieu politique et les citoyens. Si je suis élu, je serai un député à l’écoute des besoins de la population pour permettre aux gens d’ici d’avoir une voix forte à l’Assemblée nationale.

Comment qualifiez-vous la situation économique de votre circonscription?

Depuis plusieurs années, nous assistons à une déconstruction de nos secteurs d’activité traditionnelle, notamment ceux du tourisme, de la foresterie et des pêcheries. Par exemple, l’industrie touristique connaît un déclin inquiétant dans la région, alors qu’il est en progression au Québec à l’échelle internationale. Ce n’est pas normal puisque nous avons une des plus belles places au monde. Par ailleurs, le gouvernement a investi des sommes faramineuses pour développer le nord du Québec et souhaite maintenant exporter nos travailleurs  là-bas. Ce n’est pas la vision du Parti québécois.

Que feriez-vous pour améliorer la situation économique ?

Si le PQ prend le pouvoir, il investira dans des campagnes de publicité pour encourager la régionalisation du tourisme en partenariat avec les associations touristiques régionales. Le parti s’engage aussi à déployer un vaste programme d’amélioration des infrastructures hôtelières et des attraits touristiques dans les régions. La Gaspésie a le potentiel de développer des activités pour attirer une clientèle touristique riche. Aussi, afin de redynamiser notre industrie forestière, le PQ adoptera une charte du bois qui favorisera son utilisation dans la construction. Nous visons 5 % d’utilisation du bois dans la construction privée non résidentielle et 30 % dans les constructions publiques.

Que prévoit le programme de votre parti pour améliorer les transports en Gaspésie?

La fermeture actuelle du tronçon du chemin de fer entre New Carlisle et Gaspé est une aberration. Il est important de soutenir le réseau de transport ferroviaire en investissant. Il faut être cohérent. Si nous voulons redynamiser notre industrie touristique, il faudra impérativement régler la question du train en Gaspésie. Si je deviens député, je m’engage aussi à trouver des solutions pour qu’on s’occupe de nos ports de mer, qui sont sous la juridiction fédérale. Si Ottawa ne s’en occupe pas, il va falloir trouver d’autres moyens. Le PQ prévoit aussi investir pour améliorer l’état des routes du Québec.

Croyez-vous que le projet de cimenterie de Port-Daniel devrait être soumis à une évaluation du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement ? Et pourquoi ?

Il y a beaucoup d’information qui circule au sujet de la cimenterie et il faut demeurer prudent. Au final, ce sera au prochain ministre de l’Environnement de trancher. Personnellement, je suis pour des critères environnementaux sévères. Par contre, avant de me positionner pour ou contre un BAPE, j’attends d’obtenir l’ensemble de l’information sur les procédés techniques utilisés, les équipementiers choisis par le promoteur et sur la nature des rejets. Une fois que le projet sera connu, il sera plus facile de se positionner. Une chose est sûre, si des pneus sont utilisés comme combustible, c’est inacceptable.

La candidate de la formation politique de gauche a annoncé cet engagement lors d’une conférence de presse tenue jeudi matin à Maria pour annoncer les mesures de son parti en matière de lutte à la pauvreté.

«Le rôle des organismes communautaires est primordial. Ici dans Bonaventure, une soixantaine  œuvrent auprès des personnes qui éprouvent des difficultés et qui font de la prévention», a-t-elle souligné pour justifier cet engagement.

Mme Chartier estime qu’il est «aberrant» que des organismes comme les centres l’Accalmie de Pointe-à-la-Croix et Émilie Gamelin de Chandler doivent fermer leurs portes temporairement pour réduire leur déficit accumulé.  «Nous savons qu’ils font économiser énormément d’argent au réseau public. C’est donc incohérent de ne pas les soutenir davantage», a-t-elle mentionné.

Rappelons que ces deux organismes ont temporairement fermé leurs portes pour des raisons financières. Les démarches faites par leurs représentants auprès de l’Agence régionale de la santé et du ministère de la Santé visant à rehausser leur financement n’ont pas fonctionné.  

Le ministre de la Santé, Yves Bolduc, leur a répondu qu’aucun argent neuf ne leur sera alloué et qu’ils devaient redéfinir leur mission. En cas de rupture de service, le ministre a indiqué que le réseau de la santé peut récupérer leur clientèle.

Mme Chartier souligne que cette situation ne se reproduirait pas sous un gouvernement de Québec solidaire. Elle a indiqué que son parti s’engage à augmenter l’enveloppe budgétaire du programme de soutien aux organismes communautaires de 350 millions de dollars.

Elle évalue à 10 millions de dollars le montant qu’elle serait en mesure d’obtenir pour les organismes de la circonscription de Bonaventure. «C’est un enjeu qui nous tient à cœur. C’est d’abord une question morale, mais aussi financière», a déclaré la solidaire.

La porte-parole de l’organisme environnementaliste, Cynthia Dow, estime que cette volte-face démontre que la pression politique et citoyenne peut porter ses fruits.

Elle croit cependant que la tenue d’une séance d’information publique ne sera pas suffisante pour rassurer la population au sujet des impacts environnementaux du projet. «Le promoteur reconnaît le droit des citoyens d’avoir accès à de l’information. C’est un pas dans la bonne direction, mais nous continuons à demander des audiences publiques indépendantes», souligne la porte-parole.

Selon elle, la seule façon de s’assurer que le projet de cimenterie soit performant sur le plan environnemental est de le soumettre à l’examen du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE). «Nous sommes en train d’acheter un projet en nous limitant à de l’information fournie par le promoteur. Quand les gens achètent une voiture, ils ne se contentent pas du discours du vendeur pour confirmer leur choix. Ils font des recherches, demandent l’avis à d’autres personnes. Nous devons collectivement faire preuve d’autant de prudence avec la cimenterie», illustre-t-elle.

L’environnementaliste promet que son organisme continuera de faire pression sur le prochain gouvernement pour exiger la tenue d’audiences publiques. «Beaucoup de citoyens sont derrière nous et nous demandent de continuer nos efforts. Maintenant, c’est au gouvernement de prouver que l’environnement et la santé de la population font partie de ses priorités», lance Mme Dow.

À lire aussi

Cimenterie : le promoteur ouvre la porte à une rencontre publique

Cimenterie : inquiétude autour de l’utilisation de pneus

Cimenterie – La CRÉ demande des séances d’information publiques

Cimenterie de Port-Daniel : entrevue avec le promoteur

Cimenterie : un projet fortement attendu à Port-Daniel

Cimenterie : la MRC d’Avignon demande des réunions publiques

Respect de la vie privée

En acceptant de partager certaines informations de navigation avec nous, vous nous aidez à nous améliorer et à vous offrir une meilleure expérience.
Activez les catégories que vous souhaitez partager, merci de votre aide!
Nécessaires au fonctionnement du site web.
  • Google Analytics
  • Vidéo
  • Google Ads
  • Facebook Pixel
  • Conversion Linker
  • Google Tag Manager