le Mardi 22 septembre 2026

En entrevue à GRAFFICI.CA, le député a martelé que la loi 78 n’empêche pas les manifestations, mais vise plutôt à mieux les encadrer pour «éviter les dérapages» et «assurer le sécurité» des manifestants.  

Rappelons que la pièce législative, qui vise à régler le conflit étudiant, exige aux organisateurs des manifestations de 50 personnes ou plus de dévoiler aux policiers, au moins huit heures avant le début de celle-ci, la date, l’heure, la durée, le lieu, l’itinéraire et les moyens de transport utilisés.

Un citoyen qui contreviendrait à cette règle est passible d’une amende de 1 000 $ à 5 000 $. Ce montant est de 7 000 $ à 35 000 $ pour un dirigeant, un employé ou un représentant d’une association étudiante ou d’une association de salariés et de 25 000 $ à 125 000 $ pour une association étudiante ou une association de salariés.

Cette disposition a suscité une vague d’indignation chez les fédérations étudiantes, les grandes centrales syndicales, le Parti québécois et Québec solidaire, qui y voient une atteinte aux libertés fondamentales, comme la liberté d’association et d’expression.

M. Arsenault dit «comprendre» ces critiques, mais tient à rappeler que le droit d’organiser des manifestations et d’y participer existe toujours au Québec. «La loi n’empêche pas les manifestations. Mais c’est normal de vouloir les encadrer quand on voit des dérapages et on assiste au non-respect des lois», dit-il en faisant référence aux nombreuses manifestations qui ont tourné à la violence au cours des dernières semaines, notamment à Montréal.

À l’écoute de «la majorité»

Le député de Bonaventure est par ailleurs convaincu que le gouvernement a été à l’écoute des Québécois en adoptant la loi spéciale. «C’est malheureux, mais je ne peux pas reconnaître que ceux qui contestent la hausse des frais de scolarité représentent la majorité. On voit les manifestants, mais en même temps, beaucoup de gens ont interpellé le gouvernement pour qu’il agisse, pour qu’il ramène la paix sociale. Selon moi, la majorité soutient le gouvernement», dit-il.

Manifestations en Gaspésie

Alors que des manifestations pour dénoncer la loi 78 auront lieu mardi en soirée un peu partout en Gaspésie, dont une à Bonaventure, M. Arsenault a appelé ces concitoyens à respecter les lois. «Le droit de manifester est là. On peut, comme population, comme individu, le faire en respectant les lois», indique-t-il avant d’ajouter que les appels au non-respect des lois ne devraient pas être acceptés par le gouvernement.

Le président de l’Association générale des étudiants du Cégep de la Gaspésie et des Îles à Gaspé, Dave Ferguson, estime que ce projet de loi, s’il est adopté tel quel, est «horrible» et «très inquiétant» pour la santé démocratique du Québec. «C’est très épeurant, ce projet dépasse la cadre du mouvement étudiant. Il encadre beaucoup trop le droit de manifester pacifiquement de tous les citoyens, sur tous les sujets.»

M. Ferguson fait notamment référence aux dispositions exigeant que les organisateurs des manifestations de 50 personnes ou plus dévoilent aux policiers, au moins huit heures avant le début de celle-ci, la date, l’heure, la durée, le lieu, l’itinéraire de la manifestation et les moyens de transport utilisés.

Le projet de loi 78 prévoyait à l’origine la même obligation, mais pour une manifestation de 10 personnes ou plus.

Une personne qui contreviendrait à cette règle serait passible d’une amende de 1 000 $ à 5 000 $. Ce montant s’élèverait de 7 000 $ à 35 000 $ pour un dirigeant, un employé ou un représentant d’une association étudiante ou d’une association de salariés et de 25 000 $ à 125 000 $ pour une association étudiante ou une association de salariés.

«C’est vraiment le pire scénario qu’on pouvait imaginer pour régler le conflit étudiant», commente M. Ferguson, précisant cependant que les dispositions de la loi visant à suspendre les sessions ne touchent pas aux membres de son association, qui ont repris leurs cours depuis quelques semaines.

Le représentant étudiant demande par ailleurs au député libéral de Gaspé, Georges Mamelonet, de s’abstenir de voter sur ce projet de loi.
 
«Une menace aux droits fondamentaux»
 
La candidate de Québec solidaire dans Bonaventure, Patricia Chartier, est scandalisée par le contenu de la pièce législative qu’elle considère comme une «atteinte grave à la démocratie».
 
Mme Chartier dénonce particulièrement les nouveaux pouvoirs qui seraient accordés au ministère de l’Éducation. En vertu de cette loi, celui-ci pourrait ordonner aux cégeps et aux universités de cesser de percevoir les cotisations que versent les étudiants à leur association si cette dernière viole les dispositions de la loi.

«C’est complètement démesuré. C’est au-delà de ce qu’on pouvait craindre», fustige-t-elle, avant d’ajouter qu’elle espère que cette loi provoquera un électrochoc dans la population. «Ce gouvernement est en train de battre des records de mauvaise foi et il est grand temps que les gens s’en aperçoivent.»

Un constat d’échec

Le député péquiste de Matane, Pascal Bérubé, mentionne pour sa part que le dépôt de la loi spéciale illustre que le gouvernement Charest a échoué dans sa tentative de régler le conflit étudiant qui perdure depuis des mois au Québec. «Comme député, comme citoyen, comme ancien étudiant, je suis troublé de constater que le gouvernement en vienne à une loi matraque contre la jeunesse. Une solution négociée est toujours préférable. Cette loi, c’est le constat d’échec de la gouvernance des libéraux», se désole le péquiste.

Le candidat de la Coalition avenir Québec dans Bonaventure, Jean-Marc Landry, a préféré ne pas se prononcer sur le projet de loi, disant vouloir attendre qu’il soit final. Il a tout de même indiqué que le projet, s’il est adopté tel quel, va à l’encontre des libertés civiles et ne garantit pas une reprise des cours convenable.

Cet article a été mis à jour le vendredi 18 mai à 15h00

Depuis un an, deux associations gaspésiennes de soutien et de défense des droits des lesbiennes, des gais, des bisexuels et des transgenres (LGBT) ont vu le jour dans la région, une dans la Baie-des-Chaleurs et une autre à Chandler.

L’Agence de la santé et des services sociaux a par ailleurs mis en place différentes initiatives  comme des formations qui ont été offertes à 150 intervenants de la santé, de l’éducation, de l’emploi et de la justice pour les sensibiliser à l’importance d’adapter leurs interventions aux réalités des LGBT. «L’idée est de permettre aux LGBT de la région d’être à l’aise avec les différents intervenants de la société», explique Danielle Haché, responsable du dossier contre l’homophobie à l’Agence.

Alors que la Journée internationale de lutte contre l’homophobie se tiendra jeudi, l’organisme public mentionne qu’un véritable «mouvement LGBT» est né en Gaspésie au cours des douze derniers mois. «C’est un enjeu qui existe depuis plusieurs années, mais sa prise en charge s’est accélérée depuis un an», souligne Mme Haché.

Le réveil de la Gaspésie

La cofondatrice de l’Association des LGBT de la Baie-des-Chaleurs, Hélène Morin, constate pour sa part une «importante mobilisation» dans la région pour combattre l’homophobie.

Elle estime même que la Gaspésie peut se vanter d’être à l’avant-garde dans ce dossier. «Avant de mettre sur pied notre association, nous avons fait le tour des régions éloignées des grands centres pour voir ce qui se faisait ailleurs et nous avons trouvé très peu d’organismes comme le nôtre», dit-elle.

Fondée l’automne dernier, son association vise à combler un vide auprès des homosexuels de la région, autant chez les jeunes que chez les plus âgés. «Ici, ce n’est pas comme à Montréal où les LGBT ont des lieux, comme le village, pour se retrouver et socialiser. Il faut donc créer les conditions pour les aider à mieux vivre leur orientation sexuelle», explique Mme Morin. Pour ce faire, l’organisme organise différentes activités, comme des 5 à 7, des conférences et des ateliers éducatifs.

Importante étude en cours

Une étude visant à approfondir les réalités des LGBT en Gaspésie est par ailleurs actuellement en cours. Ce projet, initié par l’Association LGBT de la Baie-des-Chaleurs, est pris en charge par le Centre d’initiation à la recherche et d’aide au développement durable (CIRADD) du Cégep de la Gaspésie et des Îles. «La connaissance des besoins des homosexuels en Gaspésie est très limitée. Et pour offrir des services appropriés, il faut connaître les réalités. C’est ce que cette étude tentera d’illustrer», explique Mme Morin, précisant qu’un volet quantitatif est aussi prévu dans l’étude.

Cette application, disponible sur le site Web de l’organisme, permet aux internautes d’ajouter un bandeau sur lequel il est inscrit «Gaspésiens, soyons fiers de nous» ou «Madelinot, soyons fiers de nous» sur leur photo de profil Facebook.

La Commission jeunesse souhaitait la rendre disponible en vue de la Journée de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine qui se tiendra le jeudi 31 mai prochain.

Cet événement, qui en sera à sa 6e édition, se veut une occasion pour les Gaspésiens et les Madelinots de célébrer leur fierté et leur sentiment d’appartenance à la région.

«On invite les gens à poser des gestes concrets pour témoigner de leur appartenance et, l’an passé, spontanément, des dizaines de personnes ont placé le logo de la Journée comme photo de profil sur Facebook. On a donc eu l’idée de créer une application pour faciliter les choses», explique Sandra McNeil, de la Commission jeunesse.

L’application, qui a été programmée par la firme Jolifish de Chandler, permettra à l’événement d’être mieux connu à l’extérieur de la région et à la diaspora gaspésienne d’y participer à distance, précise Mme McNeil. «Les Gaspésiens et les Madelinots en exil demeurent très attachés à la région. Ils pourront maintenant le démontrer sur les réseaux sociaux», souligne-t-elle.

De nombreuses activités

À nouveau cette année, la Commission jeunesse invite les gens à s’habiller en bleu à l’occasion de la Journée de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine. Ceux qui porteront du bleu seront d’ailleurs invités à afficher leur photo sur la page Facebook de l’organisme.

Les agentes de migration de Place aux jeunes des MRC de la Haute-Gaspésie, Avignon et des Îles-de-la-Madeleine organiseront par ailleurs une brigade bleue qui visitera les entreprises afin de les sensibiliser à la Journée et de photographier les employés habillés en bleu.

Les populaires 5 à 7 reviennent encore cette année à Cap-aux-Meules,  à Cap-Chat,  à Gaspé, à L’Anse-à-Beaufils, à Carleton-sur-Mer et à Bonaventure.

Voilà maintenant 20 ans que Wilfred Joseph et Réal Cavanagh ont décidé de mettre sur pied ce festival. Alors enseignants à la polyvalente de Paspébiac, leur objectif était d’offrir une tribune aux élèves inscrits à la toute nouvelle option théâtre de l’établissement scolaire.

Plus de deux décennies plus tard, les deux fondateurs auront réussi à développer une véritable culture du théâtre à Paspébiac. «L’art de la scène, c’est majeur ici. Il y a 20 ans, nous avions 780 élèves à l’école et 80 étaient inscrits en théâtre. Aujourd’hui, nous sommes 280 et nous avons le même nombre d’inscriptions au programme d’art dramatique», souligne Nancy Gagnon, la présidente de l’événement.

Des anciens de retour

Afin de souligner le 20e anniversaire, les organisateurs du festival ont eu l’idée d’inviter plusieurs anciens de la polyvalente de Paspébiac, qui œuvrent maintenant dans différents groupes de théâtre un peu partout au Québec, dont le parrain d’honneur Frédéric Lebrasseur. «Le message qu’on veut lancer aux jeunes est celui qu’il est possible de vivre de sa passion, de son art, même si on vient d’ici», explique Mme Gagnon.

En plus des productions préparées par les élèves de Paspébiac, le public aura aussi la chance de découvrir des troupes de Bonaventure, Maria, Carleton-sur-Mer, Québec, Montréal et de Louiseville. Au total, 130 comédiens monteront sur les planches et 16 pièces de théâtre seront offertes aux spectateurs.

L’événement culturel attire chaque année entre 2000 et 3500 personnes.  Pour la 20e édition, il en coûte 35 $ pour un passeport donnant accès à toutes les représentations.

Le député de Bonaventure, Damien Arsenault, a confirmé lundi après-midi en conférence de presse le versement d’une aide financière totalisant 1 040 700 $ du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine pour la mise aux normes de la salle et pour l’achat de nouveaux équipements.

Cette subvention, qui avait été annoncée il y a plusieurs mois, a d’ailleurs permis à la municipalité de remplacer la toiture du bâtiment l’automne dernier pour un coût avoisinant les 300 000 $.

Avec la confirmation de cette aide financière, la Ville de New Richmond peut maintenant entreprendre la phase 2 du projet, qui vise notamment à remplacer les systèmes de son et d’éclairage, agrandir l’arrière-scène, changer les rideaux et le plancher de scène, améliorer le système de climatisation et revamper le foyer pour en faire un cabaret.

Ce projet, dont le coût total est évalué à 1 340 900 $, est nécessaire pour «assurer la continuité de la mission de la salle en tant que diffuseur majeur des arts de la scène dans la région», a déclaré le député de Bonaventure.

Le lieu de diffusion, ouvert depuis maintenant 20 ans, avait besoin de cette mise aux normes, s’il souhaitait demeurer concurrentiel et continuer à offrir des spectacles «d’envergure», a poursuivi M. Arsenault, précisant que la salle est occupée en moyenne 200 jours par année.

La mairesse emballée

Présente lors de l’annonce, la mairesse de la municipalité, Nicole Appleby, s’est dite soulagée par la confirmation de cette aide du ministère. «On attendait cette annonce avec anxiété», a-t-elle laissé tomber.

Selon elle, la réfection du bâtiment et la construction d’un cabaret comprenant 140 places dans le foyer permettront à la municipalité de poursuivre sa mission de diversification économique. «Je suis particulièrement heureuse parce que New Richmond a mis l’emphase sur les arts de la scène et le secteur culturel pour sa reconversion économique depuis la fermeture de la Smurfit-Stone. C’est ce qui a donné de la fierté, de la motivation et un sentiment d’appartenance à notre population», s’est-elle exclamée.

La municipalité publiera les appels d’offres au cours des prochaines semaines et souhaite que les travaux soient terminés avant la fin de l’année 2012 «si tout va bien».

La contribution du ministère est rendue possible grâce au Plan québécois des infrastructures. Un montant de 239 020 $ a aussi été alloué par le ministère du Patrimoine canadien et un autre de 14 118 $ par la Fondation de la Salle de spectacles de la Baie-des-Chaleurs. La différence sera financée grâce à une campagne de financement auprès de la population.

Radio-Canada a révélé plus tôt cette semaine l’histoire d’un pêcheur terre-neuvien qui a fait un appel d’urgence car le capitaine de son bateau était malade. Ce pêcheur a rapporté à la société d’État que les répondants du Centre international de radio médical à Rome, qui ont pris l’appel, n’ont été d’aucune utilité et n’ont pas demandé les symptômes du capitaine.

Selon l’opposition officielle, cet exemple est «troublant» et prouve que la décision du gouvernement de sabrer dans les Centres de sauvatage maritime est dangereuse pour la sécurité des citoyens.

Rappelons que les conservateurs ont annoncé leur intention de fermer le Centre de sauvetage maritime de Québec au printemps 2013. Si les appels de détresse en provenance de Terre-Neuve sont envoyés en Italie, dans quel pays se retrouveront alors les appels des francophones, notamment en provenance du fleuve Saint-Laurent, se questionne maintenant le NPD.

Le député de la Gaspésie-les-Îles, Philip Toone, qui réclame depuis plusieurs mois que les conservateurs reviennent sur sa décision, se dit très inquiet pour les usagers de la mer qui ne parlent que français. «Il est essentiel pour la sécurité des navigateurs que le Centre de sauvetage de Québec demeure ouvert», soutient-il, ajoutant «qu’il y a des risques de perdre des vies.»

Selon lui, ce centre est le seul qui puisse adéquatement traiter les appels d’urgence en français. Sa fermeture imminente est «une décision vraiment irresponsables», ajoute M. Toone. Le député gaspésien entend maintenir la pression sur le gouvernement Harper au cours des prochains mois.

Le transporteur a annoncé mercredi en fin d’après-midi que les services offerts entre Montréal, Matapédia et New Carlisle seront disponibles à partir du départ du train 16 de Montréal le dimanche 13 mai.

Rappelons que les activités de Via Rail étaient complètement interrompues sur le tronçon gaspésien depuis le 21 décembre 2011. La compagnie avait justifié cette décision prétextant que certaines infrastructures n’étaient pas suffisamment sécuritaires pour sa clientèle.

Le propriétaire du tronçon, la Société du chemin de fer de la Gaspésie (SCFG), a donc dû faire le nécessaire pour démontrer à Via Rail la fiabilité des infrastructures. La SCFG a notamment effectué des travaux de réparation sur le pont de la Cascapédia visant à installer de nouvelles barres de tensions qui s’étaient détériorées en raison de la corrosion.

Le chef de transport chez Via Rail, Mac Beaulieu, précise qu’il a par la suite «reçu des rapports d’ingénieurs indiquant que les ponts et les autres structures entre Matapédia et New Carlisle sont maintenant sécuritaires.»

Toujours fermé entre New Carlisle et Gaspé

Le tronçon du chemin de fer entre New Carlisle et Gaspé demeure cependant fermé. La SCFG informe qu’elle poursuit les inspections demandées par Via Rail.

Des travaux de réparation sont en cours sur le pont à Pabos. Jusqu’à présent, les deux piliers ont été refaits et plusieurs pièces d’aciers de la structure ont été remplacées.

Un service d’autocar continuera d’être offert aux usagers jusqu’à ce que Via Rail reçoive le rapport d’inspection prouvant que l’infrastructure entre New Carlisle et Gaspé est suffisamment sécuritaire pour y accueillir un train.

Le président de la SCFG, François Roussy, se dit heureux du travail de collaboration avec les ingénieurs de Via Rail et espère que la réouverture jusqu’à Gaspé sera annoncée «dans les meilleurs délais possibles.» La Société n’est pas en mesure pour le moment de fixer une date de retour du service.

Discussions toujours en cours avec Ottawa

Rappelons que la SCFG a lancé un appel à Québec et à Ottawa pour recevoir une aide de 93,5 millions de dollars sur cinq ans afin de mettre à niveau le réseau ferroviaire entre Matapédia et Gaspé.

Le gouvernement du Québec a répondu en partie à cette demande en octroyant en mars dernier une enveloppe de 17 millions de dollars sur deux ans.

«Ça ne comble pas tous les besoins, mais cette aide nous permettra d’entretenir la voie ferrée à court terme. Du côté du fédéral, nous sommes toujours en discussion», informe le directeur général de la SCFG, Olivier Demers.

Rappelons qu’une trentaine de postes sont touchés par ces compressions au Parc national Forillon et au Lieu historique de la bataille-de-la-Ristigouche.

De fait, quatre personnes (trois à Forillon et une à Restigouche) ont appris que leur poste est «jugé excédentaire» et qu’ils devront quitter leur fonction dans quatre mois. Pas moins de 22 employés verront leur période d’embauche réduite et sept autres sont contraints d’opter pour un départ volontaire à la retraite.

À Forillon, l’agence fédérale cessera également les activités en hiver et n’entretiendra plus ses sentiers de ski de fond et de raquette. Les activités du printemps et de l’automne seront réduites.  

Le député Philip Toone digère mal cette restructuration. À son avis, les conservateurs font preuve d’un «mépris total» envers la Gaspésie et l’ensemble des régions du Canada. «C’est une catastrophe qui s’ajoute. La perte d’emplois bien rémunérés et de services vont nous nuire énormément. Et l’objectif du gouvernement derrière tout ça est de couper les impôts aux grandes entreprises. C’est scandaleux», peste-t-il.

M. Toone évalue que la décision du gouvernement confirme l’abandon du Parc Forillon par le fédéral, rappelant que lors de sa création, en 1970, Ottawa avait promis 3000 emplois et 500 000 visiteurs pour justifier l’expropriation de 225 familles.

«On est loin de cette promesse. Un parc, c’est un endroit où on peut apprécier la nature. Mais il faut des ressources pour guider les visiteurs, gérer les lieux, partager les connaissances du milieu. S’il y a moins de services, quel sera l’intérêt des touristes à venir visiter Forillon?», questionne le néo-démocrate.

«Nous sommes extrêmement heureux de l’avoir avec nous cet été. Damien Robitaille, c’est tout un personnage, c’est un gars de show et il a vite saisi la culture de notre événement», commente le directeur général du FMBM, Martin Roy.

En plus d’être porte-parole, Damien Robitaille animera les Grands spectacles, dont la soirée du samedi 11 août. Pour l’occasion, de nombreux artistes se joindront à lui afin de présenter au public une production unique, créée spécifiquement pour la 9e édition de l’événement. «Ce sera haut en couleur, avec beaucoup d’artifices, à l’image de Damien Robitaille», promet Martin Roy.

Spectacle d’ouverture

Les organisateurs du FMBM ont par ailleurs annoncé que c’est Vincent Vallières qui donnera le coup d’envoi des festivités le jeudi 9 août.  

Le directeur de l’événement évalue qu’avec Damien Robitaille et Vincent Vallières, son événement se positionne très bien pour attirer un public assez large. «On vise toujours l’équilibre entre des têtes d’affiches connues et des découvertes», explique-t-il, informant que 75 % des artistes présents représenteront la musique du monde. La programmation complète sera dévoilée au début du mois de juin.  

L’été dernier, le FMBM avait attiré environ 14 000 visiteurs uniques et l’organisation souhaite maintenir cet achalandage pour la prochaine édition.

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