À Maria, dans une ambiance festive et familiale, plus de 200 manifestants sont partis du centre communautaire de Maria, où avait lieu un événement organisé par Environnement Vert Plus, pour se rendre à l’église de Maria.
Les pancartes et les slogans étaient nombreux : opposition à la fracturation, au Plan Nord, à l’uranium, au gouvernement Harper, au rejet par le Canada du protocole de Kyoto. Pour les manifestants, il semble que les raisons ne manquaient pas pour dénoncer les politiques des gouvernements Harper et Charest en matière d’environnement et d’exploitation des ressources naturelles.
«Aujourd’hui, il faut se rappeler que des alternatives sont possibles, autant pour les gouvernements que pour les individus. Le Jour de la Terre est là pour se dire qu’on peut faire partie de la solution», a lancé Bilbo Cyr d’Environnement Vert Plus, l’organisme responsable de la marche.
Au centre communautaire, une quinzaine d’exposants étaient sur place pour présenter au public des initiatives vertes, comme du revêtement écologique ou des méthodes de compostage. «Nous sommes vraiment contents de la réponse des gens. Le public est très diversifié. Ça va de la petite enfance à la retraite», s’est réjoui M. Cyr.
À chacun ses raisons
Bien que cette marche se voulait une façon d’exprimer un message pour l’environnement, plusieurs ont profité de l’occasion pour faire entendre une multitude de causes. «Je marche avec un drapeau du Québec parce que j’ai honte de ce qui se passe au fédéral. C’est aussi un moment pour montrer mon appui aux étudiants actuellement en grève», a déclaré David Thériault, alors que la foule se dirigeait vers l’église de Maria.
De nombreux discours
Une fois réunis à l’intérieur de l’église, les manifestants se sont rassemblés pour entendre des discours environnementalistes.
Le maire de la municipalité, Normand Audet, a pris la parole pour dénoncer le «système économique» dont l’objectif est de «faire des profits à court terme», l’empêchant ainsi de «prendre en compte les aspects environnementaux». Plus loin dans son allocution, M. Audet a ajouté que les Gaspésiens avaient «raison de s’inquiéter» avec les gaz de schiste et le pétrole dans le golfe. «Il faut se méfier de ceux qui veulent aller trop vite dans l’exploitation», a déclaré l’élu, ce qui lui a valu une chaude main d’applaudissement de la foule.
Le militant et membre de la jeune Coalition Éco-Vigilance Baie-des-Chaleurs, Michel Goudreau, a pour sa part mentionné que la «Gaspésie est menacée d’un développement sauvage.» M. Goudreau a profité de sa tribune pour inviter les gens à se joindre à sa Coalition. «Nous aurons besoin de vous au cours des prochains mois, des prochaines années. Pour nous, c’est non au pétrole dans le golfe, c’est non au gaz de schiste», a-t-il scandé.
Ailleurs en Gaspésie
À Gaspé, malgré la neige et le froid, quelque 350 personnes ont marché vers la Cathédrale. Jeunes et moins jeunes ont récité la déclaration à la Terre sous la direction de Laurent Juneau, de la Coalition Ensemble pour l’avenir durable du grand Gaspé.
Il a profité du rassemblement pour rappeler la pétition qui a été déposée cette semaine à l’Assemblée nationale contre la fracturation hydraulique. «L’important, c’était la visibilité qu’on s’est donné. 5458 signatures, C’est merveilleux. Demeurez vigilants. L’été arrive et les forages vont arriver aussi», rappelant qu’il y a des permis émis près de Murdochville et à Haldimand.
À Sainte-Anne-des-Monts, la participation citoyenne a dépassé de beaucoup les attentes des organisateurs. Pas moins de 165 personnes se sont rassemblées à l’intérieur de l’église, compte tenu du mauvais temps. La déclaration a été lue par les citoyens sous une ambiance festive.
L’une des organisatrices, Bianka Lévesque, espère avoir livré un message d’espoir et avoir amené les gens à adapter leurs gestes pour l’environnement. «On espère avoir fait quelque chose qui fera un gros changement pour la planète», a-t-elle expliqué.
Bonaventure
À Bonaventure, la pluie n’a pas empêché la centaine de personnes présentes de dessiner et d’écrire des messages à la Terre, le long de la promenade.
«On est vraiment satisfaites. On n’avait pas d’attente. On a déjà des idées pour l’an prochain et on espère que les gens vont s’approprier l’événement», a dit Emmanuelle Babin. Elle prévoit même créer un comité plus formel afin d’organiser le rassemblement dans les années à venir.
Avec la collaboration de Nelson Sergerie
C’est avec fierté qu’ils ont présenté au public le fruit de leur travail jeudi à l’auditorium du CEA de Maria. Depuis le mois de janvier, ces jeunes travaillent d’arrache-pied à la création de capsules vidéo de type documentaire qui ont pour thème la persévérance scolaire.
Assistés par Éric Proulx, des Productions La Semelle Verte, les élèves ont eu la chance de toucher un peu à tout : la scénarisation, les techniques d’entrevue, la caméra et le montage.
Une des responsables du projet, Judith Lapointe, du Carrefour jeunesse emploi Avignon-Bonaventure, s’est montrée très fière du chemin parcouru par les jeunes. «Je suis très contente. C’était énorme pour eux. Ce projet va devenir un moment marquant dans leur vie», s’est-elle exclamée à la suite du visionnement des capsules.
«J’me fais mon cinéma», une initiative mise sur pied par le Carrefour jeunesse emploi, Action Travail Chaleurs inc. et le CEA de Maria, avait comme but de motiver les élèves à poursuivre leurs études et à développer un sentiment d’accomplissement. «Ils se sont vraiment surpassés et je suis persuadé que ce projet a eu un impact sur leur motivation à venir en classe. Ils rentraient à l’heure, participaient au cours et posaient des questions», a raconté Mme Lapointe.
Au total, quatre capsules ont été produites par quatre équipes composées de deux à trois élèves. Ces derniers avaient le choix du thème abordé, mais la trame de fond devait être nécessairement la persévérance. «Au début, je n’étais pas sûr, mais à force d’avancer dans le projet, j’ai vraiment accroché. Ça nous a permis d’acquérir de l’expérience, mais surtout ça nous a montré que c’est toujours possible de surmonter les obstacles», a commenté Francis Lafleur, un des participants.
La manipulation du matériel audiovisuel et l’expérience terrain ont aussi apporté quelque chose de différent au cadre scolaire, poursuit Francis Lafleur. «Ça sort de l’ordinaire. C’est pas mal différent des mathématiques, du français et de l’anglais», a-t-il mentionné, ajoutant que ce projet l’a fortement encouragé à se présenter à l’école. «Quand je me levais le matin et que je savais qu’il y avait un cours de vidéo, il n’était pas question que je le manque», a-t-il raconté en riant.
Ce projet a été rendu possible grâce au soutien financier de la Commission jeunesse Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport du Québec et de la Conférence régionale des élus Gaspésie-les-Îles-de-la-Madeleine.
Dans une lettre envoyée mercredi au directeur de l’information, télévision service français de la SRC, Jean Pelletier, M. Mamelonet, accuse la société d’avoir diffusé de la «fausse information» qui «porte atteinte» à sa réputation.
Dans le reportage, la journaliste Julie Vaillancourt affirme, par exemple, dans le dossier du compte de taxes du Club nautique de Percé, que M. Mamelonet aurait, à titre de maire de la municipalité, procédé à un remboursement de 36 000 $ illégalement et sans le consentement du conseil municipal, alors qu’il était aussi président du Club nautique.
Selon le député, cette accusation est «aussi fausse que grave». Il écrit qu’une «simple vérification» de la SRC auprès de la municipalité aurait permis de conclure que ces affirmations sont erronées. Preuve à l’appui, l’élu libéral a pris la peine de joindre à sa lettre une copie du procès-verbal de la séance du conseil municipal de Percé du 3 juin 2008 qui prouve que le conseil municipal a approuvé une série de dépenses, dont le paiement de 36 000 $. «Je m’explique mal que la journaliste n’ait pas fait la démarche», écrit M. Mamelonet.
Au sujet du compte de taxes du Club nautique, le député dément les informations selon lesquelles la municipalité n’a jamais demandé au Club nautique de rembourser ses taxes à la Ville du temps qu’il était maire et président du Club.
Le reportage démontre «un manque flagrant de rigueur journalistique», accuse plus loin M. Mamelonet. À son avis, la traitement est «inéquitable» et plusieurs des réponses qu’il a fournies à la journaliste ont été «tronquées ou écartées» au montage. «Il s’agit d’un reportage où la saveur politique prend très nettement le dessus sur l’objectivité et les normes et pratiques journalistiques», écrit le député.
Après avoir investi d’importantes sommes dans la réfection de son centre-ville, la municipalité a jugé bon d’accroître sa visibilité à partir de la route 132. «On a mis beaucoup d’argent dans nos infrastructures au cours des dernières années, alors maintenant il faut attacher la boucle et les faire connaître le plus possible», explique la mairesse, Nicole Appleby.
Le projet de la nouvelle signalisation, qui vise notamment le remplacement des vieux panneaux défraichis, sera présenté à la prochaine séance du conseil municipal.
Mme Appleby, qui estime que l’affichage des infrastructures de sa municipalité est quasiment «absent» de la route 132, souhaite de cette façon inciter les visiteurs à faire le détour pour se balader sur le boulevard Perron. «La plupart des villes et des villages de la Gaspésie sont sur le tracé de la 132, mais ce n’est pas le cas ici. Les gens ne savent pas qu’il y a un camping, un hôtel de ville, alors il faut le signaler davantage», commente la mairesse.
À son avis, l’emplacement géographique de New Richmond, loin de la route 132, lui confère un avantage de marque par rapport aux autres municipalités de la Gaspésie, mais que cette situation lui oblige d’investir dans sa visibilité.
Sans préciser le montant exact du projet de signalisation, la mairesse a spécifié qu’il coûterait des «centaines de milliers de dollars» et que tous les détails seront dévoilés lors du prochain conseil municipal.
Les travaux du gouvernement du Québec visent la construction de deux ponceaux à l’ouest du commerce Rhéal Pitre Sports et un autre ponceau à l’est de l’intersection, près du Ultramar.
Ce projet permettra à l’eau de circuler plus facilement en cas d’inondation et ainsi éviter des débordements. «À la suite de la tempête de décembre 2010, des études ont démontré que le MTQ devait améliorer les ponceaux à cet endroit», explique la mairesse de la municipalité Nicole Appleby, qui se réjouit de la réalisation de ce projet.
Meilleure sécurité
Mme Appleby précise par ailleurs que le MTQ profitera de cette occasion pour répondre à une demande de la municipalité, soit l’amélioration de la sécurité des automobilistes, des piétons et des cyclistes dans ce secteur. «La sécurité à cette intersection est une préoccupation pour beaucoup de gens. Avec les constructions sur l’ancien site de la Smurfit Stone et les activités dans le parc industriel, il y a de plus en plus d’achalandage», souligne la mairesse.
Le MTQ construira donc un aménagement urbain sur une distance de plusieurs mètres et installera un nouveau système d’éclairage. Les travaux se chiffreront à plus de cinq millions de dollars et débuteront en juillet prochain.
Réunis en assemblée générale lundi matin, les cégépiens ont voté par une faible majorité la reconduction de leur mandat de grève générale illimitée.
Selon les chiffres rendus publics par l’association, 51 % des étudiants ont voté en faveur de la poursuite du débrayage, 48 % ont voté contre et 1% ont annulé leur bulletin de vote. Le taux de participation s’est élevé à 63 %. Les membres de l’association se prononceront sur la reconduction de la grève le lundi 23 avril.
Ambiance émotive
Alors que les cégépiens entament leur sixième semaine de grève, l’assemblée générale s’est déroulée dans un climat très émotif, rapporte le président de l’association étudiante, Vincent Olivier-Bastien. «La lutte est longue et on commence à ressentir beaucoup de divergences chez nos membres», souligne-t-il, précisant que le résultat a été applaudi par une partie de l’assemblée et hué par l’autre.
Des gains
Le représentant étudiant estime que la proposition de Mme Beauchamp de tenir des discussions sur la gestion des universités avec la FEUQ et la FECQ a convaincu plusieurs de ses membres à poursuivre la grève. «C’est un petit gain qui nous pousse à aller plus loin. Même si la ministre demeure ferme sur la question des droits de scolarité, elle accepte maintenant de discuter avec les étudiants. C’est positif, mais pas suffisant», soutient M. Bastien.
Rappelons que la ministre a annoncé dimanche sa volonté de créer une commission permanente et indépendante sur la saine gestion des universités, où siègeraient des étudiants, comme la FEUQ l’a réclamé en assemblée générale samedi.
Elle invite la FECQ et la FEUQ à participer aux discussions entourant cette commission, mais pas la CLASSE, prétextant qu’elle ne fait preuve d’aucune ouverture et qu’elle refuse de dénoncer les récents gestes de vandalisme.
«Le gouvernement doit accepter de discuter avec la CLASSE, qui représente une bonne partie des étudiants en grève. Et si la ministre veut parler de la saine gestion universitaire, elle n’aura pas le choix d’aborder la question des frais de scolarité, car ces questions sont intimement liées», croit M. Bastien.
Les cégépiens promettent, encore cette semaine, une multitude d’actions «pacifistes» et «ponctuelles» à Gaspé pour sensibiliser la population aux conséquences de la hausse des frais de scolarité.
M. Langlois réfléchissait à cette éventualité depuis déjà plusieurs mois. L’hiver dernier, le conseiller municipal, aussi connu pour son implication au sein de Parti libéral du Canada, s’est rendu à Québec pour rencontrer la garde rapprochée du chef de la CAQ, François Legault.
Mais au moment où les rumeurs d’élections au printemps se font de plus en plus persistantes, M. Langlois s’est désisté disant ne pas vouloir abandonner ses étudiants. «Je dois les préparer aux examens du ministère et je ne me sentirais pas à l’aise de les lâcher dans le dernier droit», explique l’enseignant au secondaire à la polyvalente de Paspébiac.
Jeudi dernier, les représentants de la CAQ lui ont donné un ultimatum d’une semaine pour prendre sa décision. «Je sais que le parti souhaite présenter ses candidats le plus rapidement possible. Alors, dès lundi, j’ai annoncé qu’une candidature ne m’intéressait plus», explique M. Langlois, ajoutant que sa vie familiale a aussi fortement pesé dans la balance.
Ce dernier renonce également à son rôle de délégué de la CAQ pour la circonscription de Bonaventure lors du congrès du parti qui se tiendra les 20 et 21 avril prochain à Victoriaville.
La porte est ouverte pour Jean-Marc Landry
Le désistement de Tony Langlois ouvre donc la porte à l’enseignant de comptabilité au Cégep de la Gaspésie et des Îles à Carleton-sur-Mer, Jean-Marc Landry, qui a confirmé à GRAFFICI.CA il y a deux semaines son intérêt à devenir candidat pour la CAQ dans Bonaventure.
M. Landry, qui admet être fréquemment en contact avec la garde rapprochée de M. Legault, s’attend à ce que sa candidature soit officialisée au cours des prochaines semaines, voire des prochains jours. «Les astres s’alignent pour qu’une décision soit prise en ma faveur. J’aimerais qu’elle soit annoncée avant le congrès. Les démarches sont très avancées», fait-il savoir.
Peu importe la décision du parti, l’enseignant au cégep rappelle qu’il militera pour la CAQ dans la région. Il sera d’ailleurs délégué pour la circonscription lors du congrès à Victoriaville.
Le député de Bonaventure, Damien Arsenault, a officialisé cette aide lors d’une conférence de presse tenue dans les bureaux de la firme mardi matin. Ce montant sert à compléter le montage financier du projet d’agrandissement et d’expansion de la jeune entreprise, évalué à plus d’un million de dollars.
Les Ateliers CFI Métal, qui se spécialisent dans la fabrication sur mesure de produits métalliques, principalement pour le secteur minier, estiment pouvoir augmenter son chiffre d’affaires de 30 à 40 % grâce à cette phase d’expansion. «Les investissements nous ont notamment permis d’agrandir l’atelier de 4000 pieds carrés, d’acquérir de nouveaux équipements et de construire de nouveaux bureaux», a expliqué le directeur général, Christian Allard, précisant que ces développements permettent maintenant à son équipe d’exécuter plusieurs commandes à la fois.
Profiter du Plan Nord
Anciennement une filiale spécialisée de l’entreprise Construction LFG, Les Ateliers CFI Métal est devenue une entreprise à part entière en 2008. Depuis ce temps, elle vise principalement les marchés miniers dans le Nord-du-Québec et de l’Ontario. Elle offre aux entreprises minières des fabrications métalliques sur mesure qui servent à l’extraction et au traitement du minerai.
Le développement du Nord québécois représente donc une opportunité pour l’entreprise gaspésienne qui emploie actuellement une vingtaine de personnes, dont des ingénieurs, des dessinateurs et des soudeurs. «D’ici trois à cinq ans, beaucoup de mines se mettront en production dans le nord, alors c’est sûr qu’on va soumissionner sur les appels d’offres. C’est très intéressant pour nous», a déclaré M. Allard.
L’objectif de l’entreprise de Carleton-sur-Mer, qui sert notamment de grandes entreprises comme ArcelorMittal, Xstrata et Nunavik Nickel, est d’être «reconnue comme une firme offrant des services de qualité dans des délais raisonnables à des prix compétitifs», a souligné son directeur général.
Le député de Bonaventure se dit fier
Le député libéral de Bonaventure, Damien Arsenault, ne s’est pas fait prier pour souligner que la constante progression de cette entreprise démontre qu’il est «possible de bénéficier du Plan Nord dans la région.»
M. Arsenault a lancé des fleurs aux gestionnaires de l’entreprise qui parviennent à recruter à et à garder une main-d’œuvre qualifiée, malgré la concurrence provenant des entreprises établies dans le nord. «Les Ateliers CFI Métal prouvent que c’est possible. Ça montre qu’il n’est pas nécessaire pour nos jeunes de s’exiler pour avoir des emplois de qualité», a-t-il soutenu.
Un montant de 125 000 $ a été accordé par le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation et un autre de 75 385 $ par le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire.
L’appui au mouvement de pression a cependant baissé de 4 % comparativement à la dernière assemblée générale. Selon les chiffres rendus publics par l’association étudiante, 50,4 % des étudiants ont voté en faveur de la reconduction, 48, 7 % ont voté contre et 1, 7 % ont annulé leur bulletin de vote.
Au total, 337 étudiants ont fait valoir leur droit de vote, ce qui représente un taux de participation de 52 %. Les cégépiens devront se prononcer sur la reconduction de la grève le lundi 16 avril.
Selon le président de l’association, Vincent Olivier-Bastien, ce résultat prouve que les étudiants gaspésiens demeurent mobilisés malgré la décision du gouvernement du Québec d’élargir l’admissibilité aux prêts et bourses et d’établir la modulation du remboursement de leur dette une fois les études terminées.
«C’est probablement ce qui explique que l’appui à la grève a diminué quelque peu. Mais malgré ça, la majorité des membres souhaitent poursuivre. Les étudiants savent que ce n’est pas une proposition, mais plutôt un décret. La ministre refuse toujours de négocier au sujet de la hausse des frais de scolarité, alors on continue la grève», déclare le représentant étudiant, qui ajoute que l’élargissement de l’admissibilité à l’aide financière n’est pas «nuisible», mais pas suffisamment «bénéfique».
M. Bastien continue par ailleurs de croire que les cégépiens ne courent aucun risque de voir leur session annulée, même s’ils entament leur cinquième semaine de débrayage. «Les étudiants sont prêts à rependre leurs cours. Et on sait que la direction ne pourrait pas se permettre d’accueillir deux fois plus d’étudiants lors d’une même session», dit-il.
En plus de continuer à ériger des lignes de piquetage, les étudiants organiseront des actions symboliques tout au long de la semaine à Gaspé.
Les grandes marées de décembre 2010 avaient complètement détruit l’ancienne passerelle au-dessus du ruisseau Glenburnie et fortement endommagé le trottoir en bois longeant la plage.
Peu longtemps après ce malheureux événement, le conseil municipal avait décidé de faire reconstruire ces deux infrastructures pour des raisons de sécurité et d’accessibilité. «L’été dernier, si les utilisateurs se trouvaient d’un côté du ruisseau, ils devaient passer par la route 132 pour se rendre à nos installations sanitaires, ce qui devenait dangereux. Et en l’absence du trottoir de bois en bon état, la plage était inaccessible pour les gens à mobilité réduite», dit-il.
Long délai
Les citoyens de la municipalité et les visiteurs, habitués depuis longtemps à ces installations, doivent s’en passer depuis plus d’un an. Le maire aurait préféré les faire réparer plus rapidement, mais explique que le projet a été retardé en raison des négociations avec le ministère des Transports du Québec et celui de la Sécurité civile.
Contrairement à l’ancienne passerelle, précise M. Audet, la nouvelle sera fixée au pont enjambant le ruisseau Glenburnie, lui permettant ainsi d’être plus solide. «Étant donné que ce pont appartient au MTQ, il a fallu fournir des plans et attendre l’autorisation. Et nous avons aussi dû attendre une aide financière de la Sécurité civile, qui offrait un soutien à la suite des grandes marées», détaille-t-il.
La passerelle sera en acier et mesurera deux mètres de large et 25 mètres de long. Quant à lui, le trottoir en bois aura une longueur totale de 300 mètres. Le maire assure qu’il sera installé de façon à ce qu’il soit plus résistant aux intempéries comparativement à l’ancien.
La confection de la passerelle nécessite un appel d’offres tandis que la construction du trottoir est assurée par la régie interne. Pour ces deux projets, la municipalité détient un budget de 100 000 $, mais préfère ne pas divulguer le montant disponible pour la passerelle afin d’éviter les surenchères lors de l’appel d’offres.
Idéalement, la municipalité souhaite que les travaux soient achevés avant la fin du mois de juin pour offrir une plage restaurée aux citoyens et aux touristes pendant la saison chaude.
Respect de la vie privée