le Mardi 22 septembre 2026

La disparition du papier au conseil municipal fait partie du «virage communication» entrepris par la Ville il y a un an et annoncé mercredi en conférence de presse.

Dorénavant, tous les documents nécessaires à la tenue des assemblées publiques, comme l’ordre du jour, les procès-verbaux et les rapports de dépenses, sont numérisés et les élus sont dotés d’un ordinateur portable. Les documents imprimés sur du papier demeurent disponibles pour les citoyens.

La Ville de Bonaventure met aussi à la disposition des élus, des employés et des citoyens des outils de partage en ligne.

Cette nouvelle façon de faire, croit la municipalité, permettra d’améliorer grandement l’efficacité des communications autant à l’interne qu’à l’externe. «Entre les élus et les employés, ça nous permet d’être plus rapides, plus efficaces. Et à l’externe, ça permet aux citoyens de mieux suivre les activités de la municipalité», explique le conseiller municipal Serge Arsenault, tout en ajoutant que ce virage contribue à réduire l’utilisation de papier.

Au cours de la prochaine année, la Ville prévoit élaborer une politique de communication pour faciliter l’utilisation et l’appropriation de ces nouveaux outils et aussi pour améliorer les assemblées publiques. «On remarque que ce n’est pas toujours évident de comprendre tout ce qui se dit lors des assemblées. Alors des efforts seront déployés pour vulgariser le langage municipal. Le but est de prendre le temps de mieux expliquer les enjeux aux citoyens», poursuit M. Arsenault.

Un vaste virage

Parmi les autres initiatives de cette nouvelle approche, se retrouvent l’embauche d’une ressource permanente spécialisée en communication, Odrée Robichaud. Le premier mandat de cette dernière a d’ailleurs consisté à élaborer le virage.

Les premières réalisations de ce plan ont été la refonte complète du Courant, le journal municipal, pour en faire un magazine trimestriel et la mise en ligne du nouveau site Web de la Ville. La municipalité assure aussi une présence importante sur Facebook et produit un bulletin d’information mensuel.

De l’avis de Serge Arsenault, toutes ces mesures font de Bonaventure une ville «innovatrice» et lui permettent d’entretenir un dialogue plus transparent avec ses citoyens. «Depuis quelques années, le monde de la gestion municipale a mauvaise presse en raison de plusieurs scandales. En adoptant ce virage, on veut démontrer toute notre transparence», indique-t-il, assurant qu’il ne s’agit pas d’un moyen de contrôler l’information de la municipalité. «Au contraire, on souhaite mieux communiquer.»

Cette exposition offre aux visiteurs un voyage à travers les interventions artistiques menées par Mme Goudreau à Marsoui, à Miguasha, à Carleton-sur-Mer et à New Richmond lors des Rencontres internationales de la photographie en Gaspésie en 2010 et 2011.

Au cours de cette période, l’artiste a multiplié les actions et les installations artistiques pour sensibiliser le public à l’abandon graduel des quais sur la péninsule gaspésienne. Son objectif : souligner l’importance d’entretenir la mémoire collective. Elle souhaite que les Gaspésiens reconnaissent que les quais ont longtemps été au cœur de la vie collective de la région.

«C’est une exposition très engagée socialement et même politiquement. Je souhaite utiliser la mémoire pour combattre la banalisation de la disparition des quais dans nos milieux de vie», explique l’artiste photographe.

Parmi les œuvres exposées, se retrouvent les clichés d’une foule de plus de 200 figurants volontaires photographiés avec un appareil du 19e siècle sur le quai de New Richmond l’été dernier. «J’ai choisi ce lieu pour susciter une réflexion par rapport à la durabilité de notre développement. Ce quai, il est encore en bon état, mais depuis la fermeture de la Smurfit-Stone,  il ne sert plus, il est voué à mourir.»

L’artiste précise que sa démarche vise à faire réfléchir le public et non pas à lui offrir des pistes de solution. «Je souhaite que la lecture que j’offre encourage les gens qui visitent l’exposition à s’intéresser aux liens qu’on perd avec notre histoire, notre identité collective et avec la mer en laissant les quais à l’abandon», dit-elle.
 
La saga des drapeaux volés

Une bonne partie de l’exposition vise par ailleurs à faire découvrir au public, à l’aide de photographies, de textes et d’objets, les multiples rebondissements de l’intrigante saga du saccage et du vol des dix-neuf drapeaux installés sur les vestiges du quai de Miguasha l’été dernier. Rappelons que 48 heures après leur installation, les drapeaux ont été volés et les lieux saccagés. Cet événement avait semé la consternation dans la région.

Mais au lieu de s’apitoyer sur son sort, Mme Goudreau y a vu une occasion de faire preuve de créativité artistique, qu’elle partage maintenant dans son exposition. «Ces actes de vandalisme m’ont déçu, mais en même temps, ils ont attiré l’attention sur mon message. Et maintenant, ces événements font maintenant partie de mon exposition. Autrement dit, la destruction de mes œuvres m’a servie dans ma création, m’a forcée à les transformer et à les faire vivre sous une autre forme.»

Le public peut visiter l’exposition La mémoire est une arme jusqu’au 4 mai à la salle Desjardins du Quai des arts de Carleton-sur-Mer.

Réunis en assemblée générale lundi, les cégépiens gaspésiens ont voté pour la poursuite de la grève générale illimitée renouvelable sur une base hebdomadaire.

Comme à la dernière assemblée, 54 % des étudiants présents ont voté en faveur de la poursuite du moyen de pression et 46 % ont voté contre. Le taux de participation s’est élevé à 56 %. Les étudiants devront se prononcer sur la reconduction de la grève le mardi 10 avril.

Les cégépiens, qui entament ainsi leur quatrième semaine de débrayage, semblent déterminés à poursuivre leur lutte pour faire entendre leur message au gouvernement Charest.

Mais de l’aveu du président de l’association étudiante, Vincent Olivier-Bastien, de plus en plus d’étudiants s’inquiètent du risque de devoir reprendre leur session. «C’est sûr que plus la grève se prolonge dans le temps, plus ce raisonnement revient», admet-il.

M. Bastien continue cependant de croire que l’établissement scolaire ne peut pas se permettre d’annuler une session, car il serait impossible d’accueillir deux fois plus d’étudiants au cours d’une même session. «Aux dernières nouvelles, la direction n’a pas l’intention d’annuler la session, mais plutôt de la prolonger», assure-t-il.

Une semaine cruciale

La semaine à venir sera cruciale pour le mouvement étudiant. Le gouvernement refuse toujours de négocier avec les étudiants au sujet de la hausse des frais de scolarité et semble faire le pari que le mouvement s’essoufflera.

Selon les derniers chiffres rendus publics par la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), plus de 190 000 étudiants sont toujours en grève générale illimitée à travers la province. Mais plusieurs associations doivent se prononcer cette semaine sur la reconduction du moyen de pression.

«Au point où nous en sommes rendus, je crois qu’il ne faut pas lâcher. J’espère que les étudiants du Québec resteront mobilisés», déclare le représentant des étudiants du Cégep de Gaspé.

Ce dernier précise que ses collègues et lui continueront à organiser des actions symboliques pacifiques cette semaine à Gaspé.

Cette artère qui traverse la péninsule gaspésienne était fermée depuis plus d’une semaine à la suite des inondations causées par le débordement de la rivière Cascapédia.

Le débordement d’eau et de glace a causé d’importants dommages, dont une brèche de 150 mètres de distance au kilomètre 26. Le ministère des Transports du Québec a dû fermer la route à la circulation pour effectuer les travaux de réparation.

Le MTQ invite les usagers de la route à suivre attentivement les indications de la signalisation sur les lieux, car des travaux d’installation de glissières de sécurité seront réalisés dans le secteur au cours de la journée du 4 avril.

La circulation aux kilomètres 10 et 20 se fera par ailleurs sur une chaussée granulaire.

Cet article a été mis à jour le mardi 3 avril à 11h.

M. Landry a récemment été nommé adjoint du coordonnateur du parti dans Bonaventure, Georges Painchaud. Depuis quelques semaines, l’enseignant travaille à l’organisation des comités électoraux et à la mobilisation des militants qui soutiendront le prochain candidat dans la circonscription.
 
Jean-Marc Landry, qui est un sympathisant du mouvement de François Legault depuis plusieurs mois, ne cache pas qu’il souhaite devenir ce candidat. «Si je suis appelé à défendre les couleurs de la CAQ, ça me fera plaisir», déclare celui qui a fait part de son intérêt à la garde rapprochée de M. Legault.
 
En attendant de savoir s’il sera le candidat sélectionné, M. Landry souhaite se concentrer sur la construction du parti en Gaspésie. «Pour le moment, l’effort doit être mis pour jeter les bases de notre organisation dans Bonaventure. Dans les prochaines semaines, je souhaite aussi recueillir les idées de la population en vue du premier congrès», informe-t-il.
 
Jean-Marc Landry et Tony Langlois seront d’ailleurs les deux délégués pour la circonscription de Bonaventure à ce congrès qui se tiendra les 20 et 21 avril prochain à Victoriaville.
 
Importante contribution
 
L’enseignant au campus de Carleton-sur-Mer précise que même s’il n’est pas le candidat sélectionné, sa contribution à la CAQ sera significative. «Même si le candidat était Tony Langlois ou quelqu’un d’autre, il est clair que je vais m’impliquer pour faire valoir les idées de la CAQ. Je crois qu’il s’agit du seul parti qui peut redresser l’économie du Québec», soutient-il.
 
Même si la formation de M. Legault est en perte de vitesse dans les sondages depuis quelques mois, M. Landry ne s’inquiète pas pour autant. «C’est un phénomène normal. Écoutez, le programme n’est pas encore monté. La CAQ se limite à des grandes lignes, justifie-t-il. Mais cette situation changera au lendemain de notre congrès. Dès ce moment, nous aurons un programme défini et nous serons en mesure de mieux expliquer nos idées.»
 
Tony Langlois toujours en réflexion
 
Le conseiller municipal de Port-Daniel, Tony Langlois, mentionne qu’il est toujours en réflexion quant à une éventuelle candidature. «C’est encore quelque chose qui m’intéresse, mais c’est sûr que je ne me présenterai pas s’il y a des élections au printemps, car je ne veux pas abandonner mes étudiants», explique celui qui enseigne au secondaire.  
 
M. Langlois, qui avait fait part de ses inquiétudes par rapport à l’importance qu’accorde la CAQ à la Gaspésie, mentionne qu’il est maintenant rassuré. «Jean-Marc et moi avons rencontré beaucoup de personnes dans le parti et nous sentons une ouverture intéressante pour les régions. Nous sommes même en train de monter une plateforme électorale pour la Gaspésie», fait-il savoir.

Une des principales artères entre la Haute-Gaspésie et le sud de la péninsule reste inaccessible entre les kilomètres 22 et 62.

Le débordement d’eau et de glace a causé d’importants dommages à la route, spécifiquement au kilomètre 26. Le ministère des Transports du Québec (MTQ) effectue actuellement des travaux pour réparer une brèche de 150 mètres sur la route afin de rétablir la circulation «dans les meilleurs délais.»

Les gens qui avaient prévus se rendre dans le Parc de la Gaspésie en fin de semaine devront donc opter pour leur plan B, car les travaux devraient être complétés vers le 3 avril, si «toutes les conditions sont favorables», indique le MTQ.

Le ministère étudie cependant la possibilité d’ouvrir une voie en alternance, mais précise que «rien n’est certain», en raison de la gravité des dégâts causés à la route.

M. Toone admet que les compressions de 5 à 10 % dans les dépenses envisagées par le gouvernement fait craindre le pire au Nouveau parti Démocratique (NPD). Depuis quelques semaines, de nombreuses rumeurs circulent sur l’ampleur des réductions. Selon la Presse Canadienne, le gouvernement s’apprête à sabrer 7 milliards de dollars dans ses dépenses lors du dépôt du budget.
 
«Ça m’inquiète énormément, commente M. Toone. J’aimerais voir que le fédéral investisse dans notre région, dans nos infrastructures ferroviaires et portuaires, mais je ne crois pas que ce sera le cas.»
 
M. Toone s’attend plutôt à la concrétisation de coupures budgétaires dans différents services offerts dans la région. «On sait que les compressions seront importantes chez Pêches et Océans. Il y a déjà eu des pertes d’emplois et, avec le budget, nous verrons jusqu’où ils sont allés», dit-il.
 
L’élu gaspésien croit aussi que le budget n’annoncera rien de très positif pour des dizaines de travailleurs du bureau de Service Canada à New Richmond. «Ça ne sera pas écrit dans le budget que le bureau ferme, mais on va voir des coupures au ministère des Ressources humaines et Développement des compétences. Le plan caché des conservateurs est de transférer les services offerts à Rimouski, à New Richmond et à Sept-Îles vers Thetford Mines, la circonscription du conservateur Christian Paradis», croit M. Toone.
 
Crise économique
 
Le représentant des Gaspésiens à la Chambre des communes estime que la stratégie conservatrice est improductive au plan économique. «On sait qu’il y a une crise économique mondiale et que les économistes disent d’investir pour passer au travers. Compresser les dépenses est justement la mauvaise chose à faire», soutient M. Toone.
 
À son avis, le gouvernement Harper réduit la qualité de vie de la classe moyenne pour «enrichir» les grandes compagnies en leur accordant des réductions d’impôt. «Ce n’est pas un gouvernement qui s’occupe du monde», fustige-t-il.

Réunis en assemblée générale lundi, les cégépiens ont voté pour la poursuite d’une grève générale illimitée renouvelable sur une base hebdomadaire.

Selon les chiffres rendus publics par l’association, 54 % des étudiants présents ont voté en faveur du débrayage, 43 % ont voté contre et 3 % ont annulé leur bulletin de vote. Au total, 356 cégépiens se sont déplacés pour faire valoir leur droit de vote, ce qui représente un taux de participation de 58 %. Les étudiants se prononceront sur la reconduction de la grève le lundi 2 avril.

Le président de l’association étudiante, Vincent Olivier-Bastien, estime que ce dénouement indique que les étudiants gaspésiens n’ont pas l’intention «d’abandonner la lutte», même si l’impasse persiste avec le gouvernement du Québec. «Ce n’est pas parce qu’ils ont décidé de ne pas négocier qu’on va plier», prévient M. Bastien, avant d’ajouter qu’il ne craint pas un essoufflement du mouvement. «Aujourd’hui, nous sommes encore 190 000 étudiants en grève générale illimitée. C’est significatif.»

Selon le représentant étudiant, les étudiants ont «tout en leur pouvoir» pour faire reculer les autorités publiques. «Le gouvernement ne peut pas nous obliger de retourner en classe. Et la menace d’annuler la session n’est pas crédible. Les établissements ne sont pas en mesure d’accueillir deux fois plus d’étudiants au cours d’une même session», évalue M. Bastien.

Pas de compromis

Même si le premier ministre Jean Charest a entrouvert mardi matin la porte à un compromis avec les étudiants en évoquant la possibilité de bonifier le régime des prêts et bourses, M. Bastien a précisé que son association ne comptait pas modifier ses revendications. «Tant et aussi longtemps que le gouvernement ne sera pas prêt à revoir la gestion universitaire pour faire des économies, nous exigerons le gel des droits de scolarité», a-t-il lancé.

Plusieurs actions

Le leader du mouvement étudiant gaspésien assure que ses membres ne chôment pas par les temps qui courent. Mardi matin, raconte-t-il, une vingtaine d’étudiants ont bravé la neige pour participer à une chasse au trésor, dont l’enjeu était de rechercher l’accessibilité aux études. «Il y avait des objets représentant l’accessibilité, comme des diplômes ou des livres, cachés un peu partout dans Gaspé. Les étudiants devaient les rechercher et sensibiliser les gens qu’ils croisaient sur l’impact de la hausse des frais de scolarité», explique-t-il.

Les étudiants assurent par ailleurs que la semaine sera parsemée d’actions au centre-ville de Gaspé et dans le secteur avoisinant. Leur objectif : démontrer au gouvernement et au député libéral Georges Mamelonet que les étudiants sont motivés à continuer le combat pour l’accessibilité aux études.

Les cégégiens contestataires prévoient aussi participer à la manifestation régionale contre les politiques du gouvernement libéral qui se tiendra vendredi à Gaspé.

Les membres de ce nouveau mouvement en ont fait l’annonce lundi matin devant la presse régionale à Maria.

Sa porte-parole, Cynthia Dow de Cascapédia-Saint-Jules, a expliqué d’entrée de jeu que le nouveau groupe se veut en quelque sorte la renaissance de la coalition Stop uranium et de Stop Bennett. «Nous avons une histoire de mobilisation à succès dans la Baie-des-Chaleurs. Et maintenant, comme notre nom l’indique, notre mission sera beaucoup plus large. Nous allons agir sur tout ce qui touche à l’environnement», a-t-elle déclaré.

Selon les citoyens à l’origine de cette initiative, dont Michel Goudreau et Luc Potvin, le moment est bien choisi pour organiser les forces environnementalistes dans la Baie-des-Chaleurs. «Il y a actuellement un intérêt grandissant pour les ressources naturelles au Québec. Il faut faire en sorte que la population soit bien informée de cette question», a ajouté la porte-parole.

Mission

La Coalition, qui est soutenue financièrement par le groupe écologiste gaspésien Environnement Vert Plus, se donne comme mission de «défendre le bien commun et l’environnement de la région dans tous les projets miniers et les projets d’exploration et d’exploitation de gaz et de pétrole (conventionnels et non-conventionnels) de la Baie-des-Chaleurs et dans le milieu marin.»

Afin de réaliser cette mission, Éco-Vigilance Baie-des-Chaleurs misera sur la sensibilisation du public au sujet des impacts sociaux et environnementaux des projets pétroliers ou gaziers et sur la recherche des connaissances pouvant mener à la mobilisation citoyenne.

Elle compte par ailleurs agir de concert avec des organismes locaux, régionaux et nationaux qui partagent les mêmes convictions. À ce sujet, la Coalition peut déjà compter sur l’appui des groupes Ensemble pour l’avenir durable du grand Gaspé, Environnement Vert Plus, la Coalition Saint-Laurent, Non à une marée noire dans le Saint-Laurent, la Coopérative Environnement-vie et le Regroupement québécois des groupes écologistes.

Priorités

Le nouveau mouvement, qui précise ne pas vouloir s’opposer systématiquement à tous les projets de développement, a déjà ciblé ses priorités pour les prochains mois. Parmi celles-ci, il surveillera de près les projets d’exploration de la firme Gastem à Ristigouche-Sud-Est et à Saint-Léon-le-Grand, ainsi que les opérations de Pétrolia qui détient des permis d’exploration dans le nord du Nouveau-Brunswick.  

«Il faut être vigilants, informés et au moment venu, se lever debout. Oui, on veut du développement économique, mais on veut aussi conserver notre plus grande richesse, soit notre milieu de vie. Le jour où l’eau ne sera plus bonne à boire, ce n’est pas l’argent qui va nous abreuver», a déclaré l’un des membres, Luc Potvin.

Première action

Le groupe participera aux activités prévues pour le Jour de la Terre, le dimanche 22 avril à Maria. À cette occasion, la Coalition prévoit organiser une manifestation  pour la «défense du bien commun» et pour dénoncer les orientations du gouvernement Harper en matière d’environnement.  

La Coalition profitera aussi de cette marche pour mettre en valeur des alternatives comme la mise en place d’énergies vertes afin de diminuer la dépendance au pétrole.

Cette action visait à lancer un cri d’alarme au sujet de l’impact éventuel de la décision des autorités publiques. «On va faire un pas de reculons. Alors, au nom des gens qui décéderont dans les prochaines années, je voudrais vous remettre ces fleurs», a déclaré Éric Larouche, le président syndical de Service secours Baie-des-Chaleurs.

Les ambulanciers ont fait ce coup d’éclat à l’occasion de la conférence de presse annonçant une aide de près de 500 000 $ au Centre de transfert et de sélection des salmonidés de Nouvelle.

Rappel des faits

Rappelons que l’Agence régionale de la santé et des services sociaux de la Gaspésie-les-Îles mettra définitivement un terme au projet pilote le 21 avril. Celui-ci avait permis d’embaucher une trentaine d’ambulanciers avec un horaire de 40 heures par semaine et de réduire les délais d’intervention. Avec la fin du programme, les ambulanciers devront attendre les appels à domicile.

«Ça ne s’est jamais vu un recul comme celui-là, a déclaré M. Larouche au député de Bonaventure. On retourne à des horaires de faction et nous rallongeons le temps de réponse. Les vies, on en sauvera plus. Dans un cas d’arrêt cardiorespiratoire, chaque seconde compte. Maintenant, on peut s’attendre à des temps de réponse allant de 15 à 30 minutes», a-t-il lancé.

Le député de Bonaventure, Damien Arsenault, qui ne s’attendait pas à recevoir cette visite lors de la conférence de presse, est demeuré calme et a répondu aux inquiétudes de la dizaine d’ambulanciers qui l’attendaient de pied ferme. «Je suis aussi déçu de cette situation. On a fait des représentations pour essayer de garder l’enveloppe spécifique pour la Baie-des-Chaleurs, ce qui n’a pas été possible», a-t-il informé.

Une perte

Le député libéral a reconnu qu’il s’agissait d’une perte pour la Baie-des-Chaleurs, mais a précisé que l’Agence de la santé doit gérer l’ensemble du territoire gaspésien. «On nous avait dit que si le projet pilote ne se transformait pas en une solution globale pour toute la Gaspésie, il serait abandonné», a-t-il indiqué tout en assurant que les 2,7 millions de dollars dédiés au projet pilote de la Baie-des-Chaleurs seront réinvestis ailleurs sur le territoire de la région.

M. Arsenault a assuré aux ambulanciers qu’il «surveillera» la situation de près. «Je vais faire un suivi très serré pour voir s’il y a des impacts. Je n’ai pas de solution pour l’instant, mais je demeure vigilant», a-t-il souligné.

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