le Mardi 22 septembre 2026

L’argent permettra au Centre de poursuivre son programme de sélection génétique de l’omble de fontaine (truite mouchetée) et le démarrage d’un programme similaire pour l’omble chevalier (truite rouge).

L’objectif de ce projet est de développer des souches améliorées par le croisement génétique de poissons performants afin d’obtenir les meilleurs poissons juvéniles et ainsi améliorer la performance des pisciculteurs du Québec.  

«C’est une bonne nouvelle pour la circonscription de Bonaventure, mais aussi pour tout le secteur de l’aquaculture de la province. Le Québec a tout à gagner d’une industrie de l’aquaculture forte, concurrentielle et productive. Ce secteur est en expansion», a déclaré le député de Bonaventure, Damien Arsenault en conférence de presse.

Le CTSS est un le seul organisme au Québec qui développe des souches de truites améliorées, un secteur spécialisé note M. Arsenault. «Les membres du Centre font un travail unique au Québec. Le gouvernement est heureux de s’associer à la mise en valeur du potentiel de la Gaspésie dans le domaine de la recherche spécialisée», a ajouté l’élu.

Forte concurrence

Le directeur général du CTSS, Luc Picard, estime que cet investissement ne sera pas de trop, le secteur de l’aquaculture étant très concurrentiel. «Les pisciculteurs doivent tenir leur coût de production très bas pour demeurer rentables. Alors plus les poissons grossissent vite, plus les entrepreneurs ont de chance de rentabiliser leurs opérations», explique-t-il.

M. Picard explique que depuis l’inauguration du Centre à Nouvelle en 2005, les recherches ont permis d’améliorer de 30 % la croissance des poissons. «Pour une entreprise d’aquaculture, ça peut représenter une économie de 30 000 à 40 000 $ par année», précise le directeur.

La poursuite du projet du CTSS est rendue possible grâce à une subvention de 233 887  dollars provenant du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, de 150 000 du Fonds d’intervention stratégique régional et de 109 000 dollars du Fonds de soutien au développement des créneaux d’excellence.

«Dans un contexte où le gouvernement vise l’équilibre budgétaire, c’est intéressant, car il n’y a pas de recul. Et il propose quelques mesures intéressantes pour les régions. Il reste à voir maintenant de quelle façon l’argent sera distribué», commente Annie Chénier, la directrice générale du CCG.

Parmi les mesures qui pourraient bénéficier aux entreprises culturelles de la péninsule gaspésienne, Mme Chénier note la somme de 11 millions $ sur trois ans consacrée au rayonnement des institutions muséales du Québec, un investissement de 20 millions $ pour soutenir la diffusion de produits numériques québécois et une bonification de cinq millions $ au programme d’aide financière aux festivals et événements touristiques.

«Ce sont des bonnes nouvelles, mais il faut tout de même demeurer prudent. Il y a encore beaucoup de zones floues et certaines mesures sont très orientées vers les centres urbains», dit-elle. Par exemple, ajoute Mme Chénier, la majorité des 11 millions $ destinés aux institutions muséales serviront les centres urbains. «Si on exclut le financement des musées de l’État et des grands musées, il va rester 2,5 millions. C’est bien, mais ce n’est tout de même pas la panacée.»

Autres mesures

Mme Chénier dit par ailleurs accueillir favorablement les investissements pour soutenir la diffusion numérique, tout en spécifiant cependant qu’il s’agit d’un secteur qui demeure émergent dans la région. «Ça ne touche pas la majorité de nos artistes. Certains créateurs de la région ont tout de même pris le virage numérique, alors c’est certain qu’ils pourraient bénéficier de cette annonce», soutient-elle.

L’annonce d’une somme de cinq millions $ supplémentaires au programme d’aide financière aux festivals et événements touristiques est aussi jugée comme une bonne nouvelle par le Conseil de la culture.

À ce sujet, Mme Chénier se réjouit fortement que le Festival d’été de Québec à New Richmond soit cité dans le document du ministre Bachand comme étant un événement susceptible d’être touché par cette annonce. «C’est la première fois que je vois un événement gaspésien cité dans un budget provincial. C’est une excellente nouvelle pour le Festival et aussi pour toute la région», souligne la directrice générale, tout en indiquant qu’elle espère que les autres événements de la région auront aussi leur part du gâteau.

 La Ville de New Richmond se sent honorée

La mairesse de New Richmond, Nicole Appleby, ses conseillers municipaux et les membres de la Corporation de développement touristique de la municipalité se sont d’ailleurs dits «très heureux et très honorés» que leur Festival ait été reconnu parmi les grands événements du Québec par le ministre Raymond Bachand.

Par voie de communiqué, la mairesse a soutenu que cette mention leur donnait des «ailes pour aller plus haut, pour aller plus loin» et faire de New Richmond et de la Gaspésie un pôle touristique «incontournable».

Le député néo-démocrate et les trois députés qui représentent les trois autres circonscriptions de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent, Jean-François Fortin (Bloc québécois), Guy Caron (NPD) et François Lapointe (NPD), mettent de côté leur affiliation politique et appellent à la mobilisation pour éviter la disparition d’une circonscription.

«Le territoire à couvrir est immense. Le défi des députés de l’Est-du-Québec de rejoindre toute la population est déjà difficile. Imaginez-vous si on perdait une circonscription», s’inquiète M. Toone.

D’après les calculs des quatre députés, cette menace est bien réelle. M. Toone rappelle que le processus de redécoupage de la carte électorale est principalement basé sur la population.

Or, selon les données du recensement effectué en 2011, les 78 circonscriptions fédérales du Québec comptent en moyenne 101 320 habitants. Et selon la Loi sur la révision des limites des circonscriptions électorales, Élections Canada peut autoriser une variation de plus ou moins 25 % par rapport à la moyenne. Au Québec, une circonscription peut donc compter entre 75 990 à 126 651 habitants.

Dans l’Est-du-Québec, la circonscription Haute-Gaspésie-La Mitis-Matane est la seule qui se retrouve à l’extérieur de cette fourchette, avec 73 140 personnes. «Nous sommes conscients de cette réalité et nous savons que la bataille sera difficile à mener. C’est pour cette raison que nous souhaitons dès maintenant faire valoir notre point de vue», déclare le député de la Gaspésie-les-Îles.

Ce dernier espère que la commission sur la délimitation tiendra compte des communautés d’intérêts, de l’identité des communautés, de l’évolution historique des circonscriptions et qu’elle s’assura que la superficie de ces dernières ne soit pas trop vaste. «En vertu de la loi, la commission doit considérer ces éléments. Nous espérons maintenant qu’elle le fera», souhaite M. Toone.

Les quatre députés de la Gaspésie-les-Îles et du Bas-Saint-Laurent invitent les citoyens à participer aux audiences publiques sur le redécoupage des circonscriptions fédérales qui se tiendront entre juillet et novembre 2012.

Rappelons que ces organismes ont demandé à Québec de rehausser leur financement afin d’assurer leur pérennité. De passage dans la région le 8 mars dernier, le ministre Bolduc a rencontré les représentants de ces organismes pour leur indiquer qu’aucun argent neuf ne leur sera alloué.

Présente à cette rencontre, la porte-parole du Regroupement et directrice du Centre Accalmie de Pointe-à-la-Croix, Dominique Bouchard, a sévèrement critiqué l’attitude de M. Bolduc. Selon elle, le ministre ne comprend pas la situation.

Elle l’accuse notamment de minimiser la fermeture éventuelle de ces organismes en prétendant que les établissements de santé pourraient prendre le relais s’il y avait une rupture de service. Selon Mme Bouchard, il est illusoire de penser que les hôpitaux pourraient convenablement prendre en charge la clientèle des maisons d’hébergement.

En mode solution, selon le député

Le député de Bonaventure, qui a aussi assisté à cette rencontre, a une toute autre lecture de la situation. L’élu estime que M. Bolduc «comprend très bien la situation», mais qu’il doit faire face à des restrictions budgétaires importantes.

Selon M. Arsenault, l’idée de M. Bolduc n’était pas de dire «vous n’aurez pas d’argent de plus, arrangez-vous avec ce que vous avez», mais plutôt de faire une «bonne équation entre ce que avez et ce que vous devez avoir comme mission.»

Le ministre souhaite que l’Agence de la santé et des services sociaux discute de cette problématique avec les maisons d’hébergement. Et advenant le cas où ces dernières ne seraient plus en mesure de répondre à la demande, M. Bolduc croit, contrairement à Mme Bouchard, que les établissements de santé pourraient récupérer la clientèle.

M. Arsenault appuie le ministre dans cette démarche. Selon lui, Mme Bouchard «devance un peu les choses» en concluant que les établissements ne seraient pas en mesure de prendre en charge la clientèle.

«Il reste à voir comment l’Agence va composer avec tout ça. Je suis convaincu qu’avec de la bonne volonté, il y a moyen de bien servir la population. Ce serait souhaitable que le budget soit bonifié et d’aucune façon, la mission des maisons d’hébergement est remise en cause.  Le ministre a simplement dit que s’il y a avait un bris de service, le gouvernement a l’obligation de trouver des solutions pour couvrir les besoins.»

L’étude de la mise en place de cette voie cyclable s’inscrit dans le projet de réfection et d’aménagement du boulevard Perron actuellement élaboré par la Ville de Carleton-sur-Mer et le ministère des Transports du Québec.

Ce projet vise notamment l’amélioration de la circulation automobile, la sécurité des piétons et la remise à neuf du système d’aqueduc et d’égout sur le boulevard Perron. L’ajout d’aménagements urbains, comme des bancs de parcs, des zones vertes, des arbres et des traverses piétonnières, est également dans les cartons de la Ville.

Le maire, Denis Henry, précise que le plan prévoit accorder une place importante aux cyclistes. «Plusieurs scénarios sont envisagés. Ce qu’on souhaite, c’est offrir un espace réservé aux cyclistes. Ça pourrait être une surface à l’extérieur de la route, délimitée par du gazon ou un trottoir», mentionne le maire, en ajoutant que tout dépendra de l’espace disponible.

La construction de cette voie cyclable vise à rendre la circulation plus sécuritaire sur le boulevard Perron, autant pour automobilistes que pour les cyclistes ou les piétons. «Une telle infrastructure inciterait tout le monde à être plus prudent. Et en plus, elle rendrait la municipalité plus attrayante», soutient M. Henry.

Des millions de dollars

Le maire indique que le conseil municipal a déjà une bonne idée du coût total du projet de réfection et de réaménagement du boulevard Perron, mais préfère ne pas le divulguer publiquement pour «éviter les surenchères» au moment de la publication des appels d’offres.

Au début du mois de mars, le ministère des Transports a annoncé qu’un budget approximatif de 1 à 5 millions de dollars serait accordé à l’asphaltage de la route 132 sur une courte distance à partir de la route du Quai vers l’ouest.

En raison de son projet de réfection, la Ville demandera que les travaux, prévus pour cette année, soient reportés au moment où sera entamé le réaménagement, soit en 2013 ou 2014.

Rappelons que la Ville de Carleton-sur-Mer présentera à ses citoyens son vaste plan de développement pour les dix prochaines années ce soir au Quai des arts de la municipalité.

C’est ce qu’il a déclaré lundi matin alors qu’il a rencontré la presse régionale pour présenter le bilan de ses trois premiers mois de travail comme député de la circonscription.

«Je crois que malgré les critiques de l’opposition, on est partis dans une belle aventure avec le Plan Nord. Je suis convaincu que les retombées de ce projet profiteront aux régions, dont la nôtre. C’est à nous de profiter de l’occasion», a-t-il déclaré.

À son avis, avec le Plan Nord, les occasions d’affaires sont nombreuses pour plusieurs entreprises de la Gaspésie. Il a donné en exemple Gaspésie Diesel, de New Richmond, qui a signé un contrat avec la compagnie minière Rio Tinto afin de réparer des wagons qui seront utilisés pour transporter des travailleurs entre Havre-Saint-Pierre et la mine Tio.

Bon pour le marché du travail

Contrairement au prochain candidat péquiste dans Bonaventure, Sylvain Roy, M. Arsenault estime que le développement de ce territoire ne nuira pas au marché du travail et aux familles de la Gaspésie. «On n’est plus à l’époque de la Baie-James, quand les travailleurs quittaient la région pour trois mois. Maintenant, les séjours sont moins longs et les transports mieux développés. La plupart des travailleurs qui vont dans le Nord ne déménagent pas», a-t-il soutenu, ajoutant que le Plan Nord peut «améliorer le pouvoir d’achat» de bon nombre de Gaspésiens.

Le député libéral soutient aussi que les emplois alléchants dans le Nord peuvent contribuer à rendre disponibles des postes intéressants dans la région. «Si quelqu’un de la Gaspésie choisit de travailler dans le Nord, l’emploi qu’il occupait devient une opportunité pour quelqu’un d’autre ici», a-t-il analysé.

M. Arsenault admet cependant que la concurrence du marché du travail dans le Nord peut accentuer la pénurie de main-d’œuvre dans la région. C’est pour cette raison, croit-il, que des programmes doivent être créés pour «qualifier la main-d’œuvre» disponible.

Une ressource bientôt

Afin de soutenir les entreprises et les travailleurs intéressés par les opportunités reliées au développement du Nord, M. Arsenault travaille à l’embauche d’une ressource dans la circonscription. Il précise que la démarche «avance bien» et qu’il devrait être en mesure d’annoncer la concrétisation de ce projet «très bientôt».

Autres dossiers

Plus de trois mois après avoir été élu député de Bonaventure, M. Arsenault se dit satisfait du travail qu’il a effectué jusqu’à présent. Après avoir passé les premières semaines à se familiariser avec ses nouvelles responsabilités, le député assure qu’il s’est mis au travail très rapidement.

Depuis son assermentation, le libéral a multiplié les rencontres avec les municipalités, les organismes et les citoyens. «Au total, nous avons une centaine de dossiers que nous suivons de près», a-t-il précisé.

Parmi ses priorités, M. Arsenault a rappelé qu’il travaillait toujours à l’implantation d’une table de synergie avec les industriels forestiers et à l’organisation d’un forum sur le développement durable.

Au sujet de sa promesse de soutenir l’industrie forestière, le libéral assure que les dossiers «avancent bien», depuis son élection. «Dans le cas de la Coopérative de Saint-Elzéar, elle a déposé la semaine dernière un plan de relance à ses créanciers. On devrait connaître les opportunités de relance bientôt. Et je sais que Rosario finalise une proposition formelle», a-t-il précisé.

Chemin de fer

Le successeur de Nathalie Normandeau semble également convaincu que son gouvernement annoncera dans les prochaines semaines un soutien financier à la Société du chemin de fer de la Gaspésie (SCFG).

Rappelons que cette dernière a déposé, l’automne dernier, un plan d’affaires aux deux paliers gouvernementaux visant à remettre à neuf la voie verrée entre Matapédia et Gaspé.

Ce projet nécessite, selon le SCFG, des investissements publics de 93,5 millions de dollars au cours des cinq prochaines années.

L’organisme attend une réponse avant que son entente avec les gouvernements ne prenne fin, le 31 mars. «Je crois que cet objectif est toujours réaliste», a dit M. Arsenault, ajoutant que le gouvernement du Québec n’a pas l’intention de «laisser tomber» la Gaspésie dans ce dossier.

Les membres du Parti québécois (PQ) l’ont préféré à l’ex-député fédéral de la Gaspésie-les-Îles, Raynald Blais, lors de l’assemblée d’investiture du parti qui s’est déroulée samedi à Port-Daniel et dimanche à Maria. Au total, 124 membres du PQ ont exercé leur droit de vote.

L’enseignant de sociologie au campus de Carleton-sur-Mer, qui a récolté 37,2 % des voix contre 49,4 % pour Damien Arsenault au dernier scrutin, pourra donc poursuivre le travail qu’il a entamé en 2011.

M. Roy est d’ailleurs convaincu que la bataille qu’il a livrée au libéral Damien Arsenault a joué en sa faveur.  «Ça fait plaisir, ça prouve que notre travail est reconnu. On a fortement réduit l’avance des libéraux dans leur propre forteresse et les gens souhaitent qu’on continue sur cette lancée», a-t-il déclaré quelques minutes après avoir appris le résultat du vote.

Le candidat péquiste estime que les membres du parti ont jugé que la constance constitue le meilleur moyen de ravir la circonscription aux libéraux. «Si on change trop souvent de candidat, ça devient difficile de consolider les équipes et de garder les structures en place», a-t-il souligné, en prenant soin de remercier son adversaire Raynald Blais. «C’était un excellent candidat et je suis content de pouvoir compter sur son appui.»

Pleine confiance

Sylvain Roy est par ailleurs confiant de devenir le prochain représentant de Bonaventure à l’Assemblée nationale, affirmant que les libéraux «n’ont plus aucune crédibilité» dans la circonscription. «Lors de la dernière campagne, l’aura de Mme Normandeau flottait encore, mais on sait maintenant qu’elle est devenue consultante pour des entreprises intéressées au Plan Nord. Pour ce qui est de Damien Arsenault, je ne veux pas critiquer l’individu, mais sa contribution à notre développement est très minime», a lancé celui qui espère un «grand renversement» favorisant le PQ à l’élection générale.

Un plan de relance

Au cours des prochaines semaines, l’enseignant de sociologie se rendra à Québec pour rencontrer les députés péquistes et participer à des formations. Il entend profiter de l’occasion pour faire valider sa prochaine plateforme électorale régionale par le PQ. «Je ne veux pas faire de promesse en l’air et je veux être sûr de pouvoir livrer la marchandise.»

Sans entrer dans les détails, M. Roy promet de présenter un plan «ambitieux» à la population pour «relancer» la Gaspésie. «Mme Marois s’est engagée à être responsable d’un plan de relance pour la région et moi je m’engage à le bâtir avec elle et les acteurs locaux», a-t-il fait savoir.

Raynald Blais appelle ses sympathisants à appuyer Roy

Visiblement déçu, l’ex-député fédéral, Raynald Blais, qui tentait un retour en politique moins d’un an après avoir annoncé son départ du Bloc québécois, accepte la décision des membres et se rallie au nouveau candidat. «Je pense qu’avec Sylvain Roy, le PQ a de bonnes chances. La côte sera abrupte et je serai là pour lui donner un coup de main», a-t-il assuré. L’ancien élu demande aussi à tous ses sympathisants d’accorder leur confiance à Sylvain Roy.

M. Blais n’a pas non plus voulu confirmer s’il s’agissait pour lui d’une dernière tentative de faire le saut en politique active. «On ne peut jamais dire jamais. J’ai encore beaucoup de politique à donner», a-t-il déclaré. 

C’est du moins l’un des projets du plan de développement des dix prochaines années de la municipalité qui sera présenté à la population le 20 mars au Quai des arts. Un plan qui fait suite à une vaste consultation publique au cours de laquelle les citoyens ont été invités à suggérer des idées pour l’avenir de la municipalité.

Le maire, Denis Henry, explique que l’idée d’adopter un slogan et de développer une image propre à Carleton-sur-Mer a souvent été évoquée par les citoyens au cours de la consultation. «Nous retenons la pertinence de développer une image qui va au-delà de notre situation géographique, soit entre la mer et les montagnes», précise-t-il.

Selon l’élu, l’association de Carleton-sur-Mer à l’image «entre mer et montagne» a «fait son temps» et que, sans nécessairement s’en départir, il est possible de réfléchir à un axe de communication un peu plus raffiné. «On ne peut pas changer notre géographie, mais l’évolution constante de notre ville, de notre population, doit se refléter dans l’image qu’on projette», pense-t-il.

Meilleure identification
 
M. Henry ajoute par ailleurs que l’administration municipale souhaite améliorer l’identification de la Ville à l’entrée ouest de son territoire. «Depuis la fusion, le territoire s’est agrandi et il manque d’identification pour indiquer aux gens qui circulent sur la route 132 qu’ils se retrouvent à Carleton-sur-Mer», souligne l’élu.

Au cours des prochains mois, l’administration municipale réalisera un sondage auprès de la population au sujet du nouveau slogan.

Le mandat de redéfinir l’image de la Ville a été confié au responsable du développement économique et touristique, Alain Bernier.

Cette planification stratégique est le résultat d’un long processus, qui a débuté en novembre 2010, lorsque la Ville a lancé une consultation publique sur l’avenir de la municipalité.

Les élus souhaitaient à ce moment connaître l’avis de sa population sur les projets que l’administration municipale devait réaliser en priorité. La question était simple : Comment voyez-vous Carleton-sur-Mer dans 10 ans ?

Le maire de la municipalité, Denis Henry, mentionne que son administration a eu droit à un véritable foisonnement d’idées. «Ce n’est pas les projets qui manquent chez nos citoyens. Ça prouve que notre communauté est proactive», se réjouit-il.

Après un travail de sélection et de traitement des propositions ainsi que l’ajout de certains projets, le conseil municipal a adopté, lors de la séance du 6 février dernier, un plan de développement qui s’échelonnera jusqu’en 2022. «Évidemment, le travail de sélection s’est fait par rapport à nos moyens financiers. Plusieurs étaient intéressants, mais non réalisables à moyen terme», commente M. Henry.

Cette vaste planification comprend une cinquantaine de projets dans les domaines du développement économique, des loisirs, de la culture, de la vie communautaire, des infrastructures, du logement, du tourisme et de l’administration générale.

Les citoyens de Carleton-sur-Mer pourront prendre connaissance de ce plan le mardi 20 mars à 19h, au Studio Hydro-Québec du Quai des arts.

Il y a un an, l’Agence a confié à l’organisme Choix transition action changement (C-TA-C) de Rimouski le mandat de développer pour la Gaspésie des services dédiés aux hommes ayant des comportements violents.

Le coordonnateur du projet, Jean-Jacques Élie, a donc passé les derniers mois à mettre en place un réseau d’intervenants afin de commencer à offrir des services dans la région.

Depuis le mois de septembre, C-TA-C offre ainsi des services d’accompagnement et une ligne d’écoute dans la MRC de la Haute-Gaspésie. Depuis le mois de décembre, son territoire d’intervention s’est élargi aux MRC de la Côte-de-Gaspé et du Rocher-Percé. «L’idée était de commencer à offrir des services et de mettre sur pied un organisme typiquement gaspésien pour qu’il reprenne le flambeau», explique M. Élie.

Grâce à la reconnaissance de l’Agence, la structure mise en place par C-TA-C Rimouski sera officiellement transférée à Convergence le 31 mars et l’organisme aura droit à un soutien financier.

Un besoin

Selon Jean-Jacques Élie, Convergence viendra combler un besoin criant dans la région. «Un taux de chômage élevé, une grande mobilité de la main-d’œuvre, des revenus moindres sont tous des facteurs qui rendent des familles propices à des situations explosives», dit celui qui intervient auprès des hommes violents depuis plus de 20 ans.

Même s’il admet que les hommes ont parfois plus de difficulté à demander de l’aide, M. Élie note qu’une fois pris en charge, ils développent une réelle volonté de s’en sortir. «La première étape est d’établir une relation de confiance. Une fois cela fait, on évalue et on propose un plan d’intervention adapté à la situation des hommes», explique l’intervenant.

Pour le moment, les intervenants psychosociaux de Convergence peuvent offrir des thérapies de groupe de 15 semaines et des suivis cliniques individuels. Les services sont offerts dans la MRC de la Haute-Gaspésie, de la Côte-de-Gaspé, du Rocher-Percé et devraient éventuellement être disponibles dans Bonaventure et Avignon.

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