le Mardi 22 septembre 2026

Depuis le lancement des opérations du RÉGÎM en mai 2010, l’utilisation de plusieurs trajets du réseau nécessite de réserver sa place à l’avance.

La responsable aux opérations du RÉGÎM, Sarah Gonthier, explique que plusieurs utilisateurs du secteur de Gaspé demandaient depuis un bon moment que cette situation change en rendant tous les trajets de ce secteur sans réservation. «Avec le bassin de population du Grand Gaspé, on peut se permettre de passer par un système complètement sans réservation», explique-t-elle.  

Le secteur de Gaspé devient ainsi le premier des six du territoire desservi par le transport collectif à être touché par ce «virage vers la simplicité», précise Mme Gonthier.

Pour tous les trajets, les utilisateurs du transport collectif peuvent désormais se rendre directement à l’arrêt le plus près de chez eux cinq minutes avant l’heure de passage indiquée dans les horaires affichés sur le site Web du RÉGÎM.

Mme Gonthier suggère par ailleurs de signaler sa présence au chauffeur lorsque le minibus s’approche.

Leur voix douces et leurs mélodies accrocheuses ont véritablement charmé les membres du jury et le public. Il reste maintenant deux soirées préliminaires au concours et les jeunes gaspésiennes se classeront parmi les neuf demi-finalistes qui poursuivront l’aventure.
 
L’une d’elles, Stéphanie, trouve peu de mots pour expliquer cette percée aux Francouvertes, qui a notamment vu passé Karkwa, Bernard Adamus et Alfa Rococo. «Je ne sais pas. Ç’a a déboulé vraiment vite. On a saisi notre chance en donnant tout sur scène», raconte l’aînée des deux sœurs.
 
Les deux jeunes artistes, qui ont développé leur amour pour la musique dans la Baie-des-Chaleurs, n’en sont pas à leur première expérience dans des événements majeurs de musique émergente. L’an dernier, Mélanie s’est illustrée au Festival de la chanson de Granby en remportant trois prix, dont un qui lui a permis de suivre un atelier avec Gilles Vigneault. Quant à Stéphanie, elle a été nommée meilleure interprète à Ma première Place des arts en 2007 en plus de participer au Festival en chansons de Petite-Vallée en 2008.
 
Mais c’est la première fois qu’elles participent ensemble à un concours depuis qu’elles forment officiellement un duo. Une aventure qui a spontanément débuté lorsqu’elles ont décidé de placer une vidéo d’elles interprétant The Boxer de Simon and Garfunkel, tournée dans leur appartement de Montréal. «J’avais cette chanson dans mon iPod et j’ai demandé à ma sœur si ça lui tentait de tourner cette vidéo. Une fois qu’on l’a placée sur notre Facebook, on a reçu des centaines de commentaires et des mots de félicitation», se rappelle Stéphanie.
 
Encouragées par l’engouement du public, les deux sœurs ont récidivé en publiant d’autres capsules musicales sur les réseaux sociaux. «C’était vraiment juste pour le fun, il n’y avait aucune ambition derrière ça», lance humblement la jeune chanteuse.
 
Quelques semaines plus tard, les deux sœurs ont constaté que ces vidéos réalisées «juste pour le fun» pouvaient leur ouvrir des portes. «Le téléphone a commencé à sonner et les gens ont commencé à nous inviter à jouer dans leurs événements. On a donc rapidement monté un show ensemble.»
 
Elles ont par la suite eu la chance de faire la partie hors-concours de la finale locale de Cégep en spectacles à Carleton-sur-Mer en février 2011. L’été dernier, l’aventure s’est poursuivie avec le public gaspésien, alors qu’elles se sont produites notamment à la microbrasserie Le Naufrageur à Carleton-sur-Mer, au Fou du Village de Bonaventure et à la Vieille Usine de L’Anse-à-Beaufils.
 
Une intuition  
 
Les sœurs Boulay ont maintenant «l’intuition» qu’elles doivent «pousser à fond» leur projet artistique. «Ça fait des années qu’on fait de la musique et ça n’avait jamais autant levé», fait savoir l’aînée des sœurs.  
 
Questionnée sur les raisons de cet engouement envers leur musique, Stéphanie Boulay répond qu’il s’agit probablement d’un mélange entre l’image qu’elles projettent et le style de musique qu’elles proposent. «Je pense que la famille a quelque chose d’attachant et, en même temps, il y a un intérêt grandissant pour la musique épurée à la sonorité folk. Et c’est ce que nous proposons. Deux sœurs, une brune, une blonde, deux voix, pas de drum, une guitare, un ukulélé, c’est une formule gagnante, j’ai l’impression», dit-elle en ricanant.
 
Avec leurs titres accrocheurs, comme Des shooters de fort sur ton bras, les sœurs Boulay souhaitent maintenant attirer l’attention d’une maison de disques pour réaliser un album et «jouer le plus souvent possible devant le public».
 
Elles espèrent ainsi profiter de la vitrine des Francouvertes, dont le jury est composé de plusieurs représentants de l’industrie de la musique du Québec. «Il y a beaucoup de décideurs aux Francouvertes. Mais en même temps, on ne se fait pas d’idées. Ça pourrait autant ne rien changer que tout changer dans nos vies», souligne Stéphanie.

Les soeurs Boulay ont sorti il y a quelques semaines un EP, contenant cinq de leurs compositions.

La demi-finale du concours aura lieu les 10, 11 et 12 avril au Lion d’Or.

 

*Cet article a été mis à jour le mardi 13 mars à 8h. 

L’étude d’achalandage, de provenance et de retombées économiques, qui a été commandée par l’organisation de l’événement, révèle que l’édition 2011 a généré des dépenses directes de 9 668 456 $ et a attiré 113 062 visiteurs dans les 13 municipalités-hôtes présentant des expositions.

Le directeur général et artistique des Rencontres, Claude Goulet, soutient que ces chiffres démontrent que l’événement est devenu un acteur important du tourisme culturel en Gaspésie et au Québec. «Nous sommes très satisfaits de ces retombées. Ces chiffres nous aideront à démontrer à nos bailleurs de fonds, qu’ils soient gouvernementaux, municipaux, ou privés, toute notre crédibilité», mentionne celui qui souhaite positionner la Gaspésie parmi les leaders du développement culturel et de la photographie sur la scène mondiale.

La renommée internationale de ce jeune événement, ajoute M. Goulet, permet déjà de convaincre des photographes de renom à exposer sur la péninsule gaspésienne. C’est le cas de la Britannique Vanessa Winship, qui s’est méritée en 2011 le prestigieux prix Henri-Cartier-Bresson, et qui exposera en Gaspésie.

Le directeur donne aussi en exemple le photographe canadien Edward Burtynsky, qui expose dans les plus grands musées du monde. «S’ils acceptent de venir, c’est parce qu’ils sentent la crédibilité et le sérieux de notre événement», mentionne M. Goulet.

Renommée internationale, succès local

L’enquête démontre aussi que l’événement attire autant la population locale que les touristes venant de l’extérieur de la région.
 
De fait, 50,5 % des visiteurs, soit 57 096 personnes, étaient des touristes résidant à plus de 40 kilomètres de l’événement et ayant passé en moyenne 13 nuits hors de leur foyer. Parmi eux, 82,2 % proviennent du Québec, 9,2 % d’Europe, 5 % du Canada et moins de 2 % des États-Unis ou d’ailleurs dans le monde.

Le nombre de visiteurs locaux résidant à 40 kilomètres ou moins de l’une des 13 municipalités-hôtes se chiffrent quant à lui à 49 295.

La différence, soit 5,9 % des visiteurs, représente des excursionnistes résidant dans un rayon de plus de 40 kilomètres de l’événement qui ont fait un voyage aller-retour la même journée pour visiter l’une des expositions.

«C’est très important pour nous d’être ancré dans le milieu. C’est pour cette raison qu’on travaille avec les 13 municipalités-hôtes et des comités locaux. Nous tenons à ce que l’événement vienne du cœur de la Gaspésie», commente le directeur.

Préparation de la 3e édition

Les organisateurs sont actuellement à pied d’œuvre afin de préparer la 3e édition de l’événement. Cette année, la semaine professionnelle des Rencontres, qui réunira tous les photographes, se déroulera du 18 au 25 août. Le public sera invité à rencontrer la trentaine de photographes professionnels et émergents de la Gaspésie, du Québec, du Canada, et aussi d’ailleurs dans le monde.

Les touristes et la population locale pourront visiter les expositions photographiques du 6 juillet au 10 septembre dans les 13 municipalités-hôtes, qui sont les mêmes que l’année dernière.

Le président de l’organisation syndicale, Éric Boulay, qui a rencontré aujourd’hui les étudiants en grève, est convaincu que la hausse des frais de scolarité appauvrira les familles gaspésiennes. «Nous n’avons pas d’université en Gaspésie. Les étudiants qui souhaitent s’instruire doivent donc payer pour un loyer, les déplacements, l’épicerie. La hausse va ajouter un fardeau aux familles qui payent déjà assez», justifie-t-il.

Dénonciation du comportement des policiers

Le syndicaliste critique par ailleurs sévèrement le comportement des policiers lors des manifestations étudiantes. «C’est inacceptable», dit-il en faisant référence à l’étudiant qui risque de perdre l’usage de son œil après avoir été atteint au visage par une grenade assourdissante lancée par des policiers lors d’une manifestation à Montréal. «C’est carrément de l’intimidation. C’est nos adultes de demain, les bâtisseurs de l’avenir et on leur dit si vous manifestez, on va vous punir», dénonce-t-il.

Rappelons que les étudiants du campus de Gaspé seront en grève jusqu’au 26 mars prochain pour dénoncer la hausse des frais de scolarité de 1 625 $ sur cinq ans.

Les cégépiens du campus de Carleton-sur-Mer ont quant à eux décidé mercredi en assemblée générale de ne pas renouveler leur grève.

Comment expliquer que la région affiche un taux de chômage beaucoup plus élevé que la moyenne québécoise et qu’il existe ici un grand nombre d’emplois qui ne trouvent pas preneur et qu’Emploi-Québec prévoit que 9 000 emplois seront disponibles d’ici 2016 dans la région ? C’est pour tenter de comprendre ce phénomène que le professeur au Département de management à l’Université Laval, Yvon Gasse, a mené cette étude pour le ministère.

Afin de bien saisir les problématiques du marché du travail dans la région, l’équipe de M. Gasse a interviewé différents intervenants en employabilité, comme des agents d’Emploi-Québec, des CLD, des SADC et différents OSBL qui s’intéressent à l’emploi.

Cette étape préliminaire a permis de dégager un certain nombre d’enjeux afin de mieux orienter l’étude, explique M. Gasse. «La stabilité de la main-d’œuvre, la difficulté de recruter une main-d’œuvre qualifiée, les emplois disponibles trop loin du lieu de résidence des travailleurs potentiels, le manque de formation, l’attrait de l’assurance-emploi et les salaires pas suffisamment élevés, nous ont été décrits comme des obstacles importants à l’employabilité», souligne le professeur.

À partir de ce portrait, les chercheurs ont interrogé 900 personnes de la région âgées entre 24 et 65 ans, comprenant des travailleurs réguliers (à longueur d’année), irréguliers (saisonniers ou temporaires) et inactifs (aptent à travailler, mais sans emploi) et 200 répondants d’entreprises privées réparties sur le territoire de la région.

Objectif ambitieux

Une fois les résultats de cette enquête analysés, M. Gasse constate que l’objectif de la direction régionale d’Emploi-Québec pour la Gaspésie-les-Îles d’inciter plus de 5 000 personnes inactives à retourner sur le marché du travail afin de ramener le taux de chômage de la région au même niveau que celui du reste du Québec est ambitieux. «Les emplois seront disponibles, mais je vois difficilement de quelle façon ce sera possible. Avant toute chose, des efforts devront être faits pour valoriser le travail et encourager la formation et l’éducation», dit-il.

Le jumelage entre les travailleurs inactifs et les besoins du marché du travail est déficient, note le chercheur «Plusieurs travailleurs potentiels n’ont pas la formation, les expériences ou tout simplement la disponibilité nécessaire pour occuper les emplois.»

À ce sujet, l’étude révèle que 87 % des emplois disponibles visent le remplacement de gens qui partent à la retraite. «Bien souvent, ces postes nécessitent de la formation et de l’expérience. Et plus du tiers des travailleurs inactifs et occasionnels âgés entre 25 et 45 ans n’ont pas de formation, ce qui ajoute une difficulté», poursuit M. Gasse.

Le professeur remarque aussi que les emplois disponibles ne sont pas distribués également sur le territoire. «Si un poste intéressant pour une personne vivant à Mont-Louis s’ouvre à Carleton-sur-Mer, les chances de le combler s’amenuisent. Dans nos entrevues, les travailleurs inactifs nous disaient souvent que les emplois intéressants sont trop loin de leur lieu de résidence», rapporte le chercheur. «Et si le salaire n’est pas concurrentiel, c’est encore plus difficile.»

Changer les mentalités

Le professeur de l’Université Laval pointe aussi du doigt la «culture des emplois temporaires ou occasionnels» pour expliquer la difficulté des entreprises à combler leur besoin en main-d’œuvre. «Au total, 10 % des travailleurs nous ont dit qu’ils avaient l’habitude de travailler le temps nécessaire, soit 14 semaines, pour se qualifier à l’assurance-emploi. Pour eux, cette façon de vivre est devenue normale.»

Le chercheur estime que ce phénomène est en quelque sorte un «sujet tabou» dans la région, mais que ce n’est pas une raison pour ne pas en parler. «De notre côté, ça concerne 10 % des travailleurs interrogés. Mais des entreprises nous ont dit que ça pouvait parfois toucher 60 % de leur bassin de travailleurs potentiels.»

Recommandations  

La valorisation des études, de la formation et du travail constitue, selon le chercheur, une avenue intéressante pour inciter les travailleurs inactifs à retourner sur le marché du travail. «Il faut encourager les valeurs entrepreneuriales et du travail, notamment chez les jeunes à l’école. Il faut rendre le travail attrayant», dit-il.  

Le chercheur recommande également de multiplier l’offre de programmes d’alternance études-travail sur le territoire de la Gaspésie et de continuer les efforts pour ajuster certains programmes de formation aux besoins particuliers de la région.

Afin de mieux cibler les travailleurs potentiels, le professeur suggère par ailleurs de créer un inventaire des emplois disponibles centralisés et de mettre en place une stratégie de communication auprès des groupes cibles. «Il faut donner un coup de main aux employeurs qui souhaitent recruter. Et pour ramener les travailleurs inactifs sur le marché du travail, il faut s’assurer qu’on les rejoint.»

Yvon Gasse a présenté les faits saillants de son étude le 16 février dernier au pavillon Palasis-Prince de l’Université Laval.

Réunis en assemblée générale mercredi après-midi, les étudiants ont refusé de poursuivre  leur grève dans une proportion de 50,6 % contre 47,4 %. La différence (2%) représente ceux qui ont  annulé leur bulletin de vote.

La proposition était de tenir une journée de grève vendredi et une semaine de piquetage du 19 au 23 mars, au retour de la semaine de relâche.

«C’est sûr que l’Association est déçue. Par contre, même si la proposition avait été acceptée avec un faible pourcentage, ça n’aurait pas été l’idéal. Nous respectons la décision des étudiants», a commenté la présidente de l’Association, Myralie Sauvé, visiblement affectée par la tournure des événements.

La représentante étudiante a tout de même tenu à spécifier qu’elle était «fier» des membres qui ont érigé un piquet de grève lors de la grève de deux jours, lundi et mardi. «L’effort y était pour quelques-uns», a déclaré celle qui estime que le rejet de la grève est attribuable à la «crainte» de devoir reprendre le temps à la fin de l’année.

Débat mouvementé

Alors que la première assemblée générale de grève, tenue la semaine dernière, s’était déroulée dans le calme, celle de mercredi a donné lieu à des échanges musclés entre les étudiants. Pendant plus de 45 minutes, les cégépiens ont débattu sur les enjeux liés à la poursuite ou non de la grève.

Myralie Sauvé a donné le ton en faisant valoir la «déception» de l’Association quant au nombre d’étudiants présents sur le piquet de grève au début de la semaine.

Un étudiant a par la suite renchéri en affirmant que la situation était «pathétique». Selon lui, plusieurs des étudiants ont voté en faveur de la grève de deux jours pour obtenir des congés. «C’est stupide, 70 % des membres ont voté en faveur, mais seulement une trentaine étaient sur le piquet de grève. Ça aurait été le fun de voir moins de personnes prendre leur snowboard pour aller à Pin Rouge», a-t-il fustigé, ce qui lui a valu des applaudissements.

Une étudiante contre la poursuite de la grève s’est quant à elle plainte du manque de communication de l’Association étudiante auprès des étudiants en formation continue avec le groupe Collégia. «On a su aujourd’hui qu’il y avait une assemblée de grève et on a dû annuler notre cours. Nous, on vit un contexte différent. Avec la formation continue, nous avons seulement deux semaines de vacances dans l’été, alors il nous serait impossible de reprendre le temps», a-t-elle fait valoir.  

En grève le 22 mars ?

Malgré la division chez les étudiants, ces derniers ont convenu de se réunir en assemblée générale au cours des prochaines semaines pour voter sur la tenue d’une grève d’une journée le 22 mars, alors que se tiendra une grande manifestation nationale à Montréal.

La date de cette assemblée sera fixée dans les prochains jours.

Une vingtaine d’étudiants ont érigé tôt ce matin un piquet de grève devant le Cégep pour bloquer l’entrée aux professeurs de l’établissement.

Ils manifesteront aux abords de la route 132 tout au long de la journée pour sensibiliser la population aux conséquences de la hausse des frais de scolarité de 1 625 $ sur cinq ans.

«Le système était déjà bien, selon nous. Et c’est déjà assez cher aller à l’université, surtout pour les étudiants en région. Augmenter les frais de scolarité, c’est tout simplement impensable», a déclaré la présidente de l’Association étudiante, Myralie Sauvé.

Les étudiants notent par ailleurs un fort appui de la population. «Beaucoup d’automobilistes klaxonnent et nous applaudissent de leur voiture. C’est encourageant», raconte la présidente.

Rappelons que le Syndicat des enseignants du campus de Carleton-sur-Mer et l’organisme Femmes en Mouvement appuient les étudiants.

Participation décevante

L’Association étudiante estime cependant que la mobilisation aurait pu connaître un plus grand succès. Malgré un mandat de grève voté à 70 %, entre 30 et 50 étudiants participent aux activités militantes depuis lundi.

Néanmoins, une assemblée générale aura lieu mercredi pour proposer aux cégépiens le renouvellement de la grève. L’Association souhaite tenir une autre journée de grève vendredi et une semaine de piquetage du 19 au 23 mars.

Ailleurs sur la péninsule gaspésienne, les étudiants du campus de Gaspé seront en grève du 8 au 26 mars. Au Québec, près de 125 000 étudiants sont actuellement en grève, réunis dans 93 associations. Une manifestation nationale est prévue le 22 mars à Montréal.

Moins d’un an après avoir annoncé son départ de la politique fédérale, M. Blais replonge en politique active en tentant de devenir le prochain député provincial de Bonaventure. Le candidat défait du Parti québécois (PQ) lors de la dernière élection partielle, Sylvain Roy, aura donc de la compétition à l’investiture péquiste.

«J’ai le goût de servir à nouveau mes concitoyens, de poursuivre mon travail politique», a déclaré M. Blais, ajoutant que la tentation de servir au provincial l’appelait depuis quelques années. «J’ai envie de travailler pour la communauté, proche des gens, et les dossiers provinciaux, comme la santé, l’éducation, le développement régional, le permettent.»

M. Blais affirme que les quelques mois passés en dehors de la vie politique lui ont permis de «refaire le plein d’énergie» et assure que ses «batteries sont maintenant rechargées» pour s’engager politiquement.

Il admet que l’agrandissement vers l’est de la circonscription de Bonaventure a fortement influencé sa décision. «La ville où j’habite, Chandler, fait maintenant partie du comté, alors c’est tout naturel pour moi de se présenter dans Bonaventure», a-t-il expliqué.

Le nouveau découpage de la carte électorale pourrait, selon lui, favoriser l’élection du PQ dans la circonscription. «Les chiffres démontrent que les citoyens des environs de Chandler ont un préjugé favorable au PQ. Ça ne peut pas nuire», a-t-il mentionné en précisant cependant qu’il ne tient «rien pour acquis».

«Pas contre Sylvain Roy»

L’ancien bloquiste a déjà fait part de ses intentions à l’autre candidat à l’investiture, Sylvain Roy. «Je ne me sens pas contre M. Roy. Nous représentons le même parti, nous défendons les mêmes idées et nous nous sommes entendus que peu importe qui gagnerait, nous allons nous appuyer lors de la prochaine campagne», a-t-il certifié.

Selon M. Blais, ses trois mandats en tant que député fédéral et ses quatre campagnes électorales représentent «un atout» pour convaincre les membres du PQ d’opter pour lui.

L’ex-bloquiste organise une première réunion avec ses sympathisants mardi soir à la salle de conférence du motel Chandler. L’investiture du parti aura lieu les 17 mars à Port-Daniel et 18 mars à Maria.

Raynald Blais, ex-journaliste et syndicaliste, a été député du Bloc québécois dans la circonscription de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine de 2004 à 2011. 

L’échauffourée a eu lieu lors d’un match opposant l’Ohméga de Rivière-au-Renard aux Pêcheurs de Lamèque-Shippagan alors que l’équipe du Nouveau-Brunswick tirait de l’arrière 6 à 3 et qu’il restait quelques minutes à jouer. Les images de cet incident, disponibles sur YouTube,  font le tour du pays depuis dimanche dernier.

L’Association du hockey mineur de Lamèque-Shippagan a suspendu son équipe, Les Pêcheurs, pour le reste de la saison, incluant les séries éliminatoires. Quant à lui, l’entraîneur-chef voit sa suspension se prolonger pour toute la saison suivante.

Le gardien de but de la formation néo-brunswickoise, qui a provoqué les hostilités en traversant la glace pour attaquer le gardien adverse, est pour sa part banni des activités du hockey mineur à Lamèque et à Shippagan jusqu’à la fin de la saison 2012-2013.

D’autres joueurs fautifs pourraient éventuellement voir leurs suspensions se poursuivre l’année prochaine, car Hockey Nouveau-Brunswick se penchera sur leurs cas.

Le directeur de l’Association du hockey mineur de Lamèque-Shippagan, Gilles Cormier, souhaite «envoyer le message que ces gestes sont inacceptables» auprès des jeunes et du personnel entraîneur. «C’est malheureux, car cet incident est venu ternir l’image du hockey mineur. On veut démontrer que c’est tolérance zéro», commente-t-il.

M. Cormier espère aussi faire réfléchir les entraîneurs des équipes mineures avec la suspension de celui des Pêcheurs. «Il aurait dû retenir ses joueurs sur la glace et voir venir le coup. C’était sa responsabilité et c’est pour ça qu’on le suspend pour toute la saison prochaine», dit-il.

La directeur a cependant tenu à démentir les informations selon lesquelles l’entraîneur-chef aurait incité ses joueurs à aller se battre à la fin du match.

Le dépôt du budget fédéral, prévu le 29 mars prochain, fait craindre le pire à plusieurs employés de l’État, dont ceux de Service Canada à New Richmond. Ces derniers attendent toujours la mise en oeuvre de la restructuration de leurs services à l’échelle canadienne, qui pourrait forcer le transfert de dizaines d’emplois du bureau de New Richmond vers le bureau de Thetford Mines.

À moins d’un mois de la présentation du budget, les syndiqués ont tenu à dénoncer les compressions budgétaires chez Service Canada, mais aussi dans l’ensemble des organismes gouvernementaux. «Que ce soit chez Pêches et Océans, la Sécurité publique, Poste Canada, Revenu Canada, toute la population sera touchée par cette décision. Aujourd’hui, on manifeste pour lancer un cri d’alarme au fédéral», a lancé la présidente locale du Syndicat de l’emploi et de l’immigration du Canada, France Loubert.

Le gouvernement fédéral a annoncé qu’il comptait réduire ses dépenses de 4 à 8 milliards de dollars dans l’appareil gouvernemental. Le ministre des Finances, Jim Flaherty, vise toujours le retour à l’équilibre budgétaire en 2015-2016. L’Alliance de la fonction publique du Canada prévoit que 100 000 emplois dans les secteurs publics et privés pourraient être éliminés à la suite du budget.

Selon Mme Loubert, ce plan est «austère» et aura des conséquences «dévastatrices» pour l’ensemble des Canadiens. «Près de nous, les coupures chez Service Canada auront un impact social énorme sur la Gaspésie. Les gens devront aller voir ailleurs si jamais ils perdent leur poste ici», a-t-elle dénoncé.

La représentante syndicale souligne que les employés du bureau de New Richmond vivent des moments difficiles depuis quelques mois. «La seule chose qu’on sait, c’est que le bureau va fermer. On n’a pas de date, c’est l’inconnu. Un jour, on recevra une lettre et on apprendra que c’est terminé.»

Une enquête

Depuis l’annonce du transfert éventuel d’une dizaine d’emplois du bureau de New Richmond vers Thetford Mines, l’opposition officielle a plusieurs fois dénoncé l’éthique de ce déménagement, car la nouvelle localisation se retrouve dans la circonscription du ministre conservateur Christian Paradis. Le journal La Presse a même révélé que les nouveaux bureaux seraient situés dans un édifice appartenant à un ex-associé de M. Paradis.

Le Nouveau Parti démocratique a mainte fois demandé au commissaire à l’éthique de faire enquête sur cette apparence de conflits d’intérêts. La commissaire aux conflits d’intérêts et à l’éthique du Canada, Mary Dawson, a confirmé mercredi qu’elle enquêtera sur cette affaire.

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