le Mardi 22 septembre 2026

L’envoi de plus de 1 200 lettres dans la communauté l’automne dernier a permis d’amasser un montant de 46 000 $, ce qui représente moins de la moitié de la somme souhaitée. Au total, la Fabrique a besoin de 120 000 $ pour compléter le montage financier de 400 000 $ nécessaire à la réalisation des travaux.
 
Le président de la Fabrique, Léonce Arsenault, qui espérait une contribution moyenne de 100 $ par famille, constate que plusieurs résidants ont plus ou moins bien répondu à son appel. «On est content du montant  amassé jusqu’à présent, mais ce n’est pas suffisant», a-t-il mentionné, ajoutant qu’il souhaiterait que l’effort collectif soit plus soutenu.
 
Des activités de financement à venir  
 
Les membres de la Fabrique se réuniront jeudi pour réfléchir à différents moyens de financement. «On souhaite boucler le budget d’ici le mois de juin. Alors, c’est sûr qu’il y aura des activités dans les mois d’avril et mai», prévoit M. Arsenault.
 
Conscient que la marche est haute, le président demeure confiant d’amasser la somme nécessaire. «On fera une méga-activité s’il le faut», dit-il.
 
Dans le passé, la communauté de Maria a fait preuve de générosité envers la Fabrique. L’an dernier,  une collecte de fonds et deux concerts-bénéfices avaient suffi pour récolter les 20 000 $ nécessaires à l’achat d’un nouvel orgue.
 
Des travaux «nécessaires»
 
Selon M. Arsenault, les rénovations prévues à l’église de Maria sont essentielles pour éviter que le bâtiment ne se détériore au cours des prochaines années. «C’est important de s’en occuper avant de tomber en mode urgence», souligne-t-il.
 
Rappelons que les travaux, qui seront coordonnés par la firme de Rimouski Les Architectes Proulx et Savard, viseront à rénover les portes, les fenêtres et la toiture de l’église. Des travaux de maçonnerie sont aussi prévus

Réunis en assemblée générale de grève mardi et mercredi, les membres de l’Association générale des étudiants ont décidé d’adhérer au mouvement de grève étudiante contre la hausse des frais de scolarité.   

Selon les chiffres rendus publics par l’association, 54 % des étudiants présents aux assemblées ont voté en faveur du débrayage, 43 % ont voté contre et 3 % ont annulé leur bulletin de vote. Au total, 355 cégépiens se sont déplacés pour faire valoir leur droit de vote, ce qui représente un taux de participation de 56 %.

Les étudiants se prononceront sur une reconduction de grève le 26 mars prochain en assemblée générale.

Même s’il admet que le vote a été serré, le président de l’association étudiante, Vincent Olivier-Bastien, estime que ce dénouement démontre «clairement»  que les étudiants du campus de Gaspé sont en faveur du moyen de pression proposé. «Nous sommes satisfaits de pouvoir rejoindre le reste de la Gaspésie dans le mouvement de grève», a-t-il déclaré en marge de l’assemblée.

Dès le 8 mars au matin, M. Bastien et les autres étudiants mobilisés formeront des lignes de piquetage aux différentes entrées du cégep pour s’assurer que les cours soient suspendus. Des étudiants prévoient également participer à la manifestation nationale prévue le 22 mars à Montréal.  

Moyen de dernier recours

Le représentant est d’avis que les étudiants ont utilisé tous les moyens nécessaires avant d’en venir à considérer la grève. «Depuis déjà des mois, on essaye de se faire entendre, mais rien ne fonctionne. Ce qui nous reste comme moyen, c’est la grève», a-t-il tranché.

M. Bastien croit par ailleurs que la hausse des frais de scolarité annoncée par le gouvernement Charest aura des impacts sociaux importants en Gaspésie. «Pour notre région, c’est très dommageable. Le taux de chômage est élevé et les salaires sont plus bas qu’ailleurs. C’est déjà difficile pour la classe moyenne de payer pour les études. L’augmentation des frais est injustifiée», lance-t-il.

La hausse prévue se fera de façon graduelle au cours des prochaines années. Au total, l’augmentation atteindra 1 625 $ dans cinq ans.

Ailleurs en Gaspésie, les étudiants du campus de Carleton-sur-Mer seront en grève les 5 et 6 mars prochain.

Les images de cette échauffourée, qui circulent sur YouTube depuis dimanche, rappellent les incidents impliquant le fils de Patrick Roy, Jonathan, qui avait attaqué le gardien d’une équipe adverse en mars 2008 alors qu’il évoluait avec les Remparts de Québec.
 
Cette fois, l’altercation ne concerne pas des joueurs de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, mais plutôt des joueurs midgets A âgés entre 15 et 18 ans. Dans la vidéo, le gardien de but des Pêcheurs de Lamèque/Shippagan traverse la glace et attaque le gardien de l’équipe de Rivière-au-Renard. Par la suite, une bagarre générale éclate et les officiels mettent plus d’une minute avant de contrôler la situation.
 
Cet incident, qui soulève encore une fois la question de la violence au hockey, s’est produit à la toute fin de la troisième période, alors que l’Ohméga de Rivière-au-Renard menait par la marque de 6 à 3. Rappelons que les bagarres sont formellement interdites au hockey mineur.
 
Les organisateurs du tournoi se désolent
 
Présent lors de cette partie, le directeur du tournoi, Mike Geraghty, a fortement déploré cet événement. «En trente ans d’implication dans le hockey mineur, c’est la deuxième fois que je vois ça. C’est vraiment désolant. Par chance, il n’y a pas eu de blessé», a-t-il déclaré en entrevue téléphonique.
 
M. Geraghty s’explique mal les causes de cette malheureuse situation. Malgré les 29 pénalités décernées par les officiels lors de cette partie, le directeur du tournoi indique que rien ne laissait présager ce violent débordement.
 
Pouvons-nous alors penser que ces gestes ont été planifiés par une des deux équipes ? «Je ne pense pas qu’on pourrait le prouver. Mais à première vue, j’ai l’impression que l’équipe qui faisait face à l’élimination a provoqué la bagarre», a-t-il analysé.
 
Le directeur du tournoi assure que toutes les mesures nécessaires sont appliquées pour éviter ce genre de situation. «On exige la présence de quatre officiels», a-t-il précisé avant d’ajouter que ceux qui étaient sur la glace lors de l’incident ont bien fait leur travail. «Quand ça arrive, la priorité est d’assurer la sécurité des jeunes. Et c’est ce qu’ils ont fait. En quelques secondes, ils ont séparé les joueurs avant de les envoyer au vestiaire.»

Même s’il considère que cet incident est un cas «isolé», l’organisateur admet que la compétition favorise parfois les débordements chez les jeunes joueurs de 15 à 18 ans. «Il y a beaucoup de travail à faire chez les parents et les entraîneurs. Il ne faut jamais oublier que les jeunes sont là pour s’amuser et non pas pour se blesser. La violence au hockey mineur n’a pas sa place», a-t-il plaidé.

Des sanctions
 
Le Tournoi midget gaspésien pourrait sévir contre l’une des deux équipes ou les deux au cours des prochains jours, poursuit M. Geraghty. «Les organisateurs analyseront la situation et réfléchiront à des sanctions», a-t-il dit. Ces dernières pourraient aller à jusqu’à l’exclusion du tournoi des équipes pendant deux ans.  
 
Au Nouveau-Brunswick, l’équipe des Pêcheurs de Lamèque/Shippagan, qui évolue dans la Ligue de hockey mineur de la Côte-Nord, est suspendue pour une période «indéterminée», confirme le directeur l’Association du hockey mineur de Lamèque/Shippagan, Gilles Cormier.
 
Au cours des prochains jours, un comité fera enquête sur les causes de l’incident et des sanctions plus sévères pourraient être appliquées. «Ça pourrait aller à l’expulsion de l’équipe jusqu’à la fin de la saison», indique M. Cormier.
 
Ce dernier juge par ailleurs que la bataille générale est «déplorable» en ajoutant qu’il s’agit d’un événement isolé.  
 
M. Cormier a aussi démenti une information qui circule dans les médias sociaux selon laquelle l’entraîneur des Pêcheurs aurait incité ses joueurs à se battre à la fin de la partie. «J’ai parlé à la gérante et je peux vous confirmer que c’est complètement faux.»

Selon les chiffres rendus publics à la fin de l’assemblée, 128 étudiants (69,6%) ont voté en faveur de cette grève de deux jours et 56 (30,4%) ont voté contre. Au total, 184 cégépiens ont fait valoir leur droit de vote, ce qui représente un taux de participation de 60,3 %.

«Même si nous ne sommes pas beaucoup d’étudiants ici, nous souhaitons démontrer que nous sommes solidaires envers le mouvement étudiant. Il se passe quelque chose un peu partout au Québec et on veut répondre qu’on est présents. Les étudiants en région sont les premiers touchés par la hausse des frais de scolarité. Pour étudier à l’université, ils sont obligés de déménager, payer un logement et l’épicerie», a déclaré la présidente de l’Association étudiante, Myralie Sauvé.

Cette prise de position des étudiants du campus de Carleton-sur-Mer ne va pas aussi loin de celle de plus de 60 000 étudiants du Québec qui sont actuellement en grève générale illimitée pour dénoncer la hausse des frais de scolarité de 1 625 $ d’ici cinq ans annoncée par le gouvernement Charest.

Myralie Sauvé estime qu’une proposition de grève générale illimitée aurait sans doute «fait peur» aux étudiants. «Nous constatons que les avis sont très partagés sur la tenue d’une grève générale illimité. On est seulement 300 étudiants, en région, alors la plupart pensent que ça n’aurait pas d’impact», explique-t-elle.

Selon Mme Sauvé, la grève de deux jours pourrait cependant être «le début» d’une lutte de longue haleine. «Si beaucoup d’étudiants participent aux deux jours de débrayage, il se pourrait qu’on tienne un autre vote pour renouveler la grève», a-t-elle précisé avant d’ajouter qu’il est important que les étudiants gaspésiens fassent valoir leurs opinions.

Ailleurs en Gaspésie, les étudiants du campus de Gaspé tiendront leurs assemblées générales de grève mardi et mercredi.

Le Relais pour la vie est un grand événement de collecte de fonds pour la lutte au cancer. Il a été créé pour célébrer la survie des victimes du cancer, rendre hommage aux survivants et lutter contre la maladie. L’an passé, le Relais pour la vie Baie-des-Chaleurs avait réuni 100 équipes, soit plus de 1000 participants. L’événement avait permis d’amasser 250 000 $, une récolte qui avait dépassé les objectifs.

«Chaque année, notre objectif est de récolter 200 000 $ et on l’a toujours atteint. C’est très impressionnant pour la densité de la population de notre région», commente la porte-parole de l’événement Pascale Boyer, rappelant fièrement que le Relais pour la vie Baie-des-Chaleurs est l’un de ceux qui amassent le plus de dons parmi les 85 au Québec.

Au-delà de la collecte de fonds

La marche, qui est nocturne pour rappeler que le cancer ne dort jamais, débute par un premier tour de piste de survivants ou de personnes qui luttent contre la maladie. L’an passé, ces «porteurs d’espoir» ont été plus de 200 à amorcer l’activité sur le site enchanteur de New Richmond. «Le Relais pour la vie est beaucoup plus qu’une collecte de fonds. C’est un événement humain qui amène les gens à être solidaires. C’est très touchant», raconte Mme Boyer.

Un peu après le crépuscule, vers 22 h, des lampions, vendus au public au profit de la recherche, sont allumés et installés le long du trajet. «Ce geste est posé en mémoire des disparus. Ce moment est très intense. Le cancer touche tout le monde de manière directe ou indirecte. On connaît tous une personne qui a été touchée par la maladie», souligne la porte-parole.

Pour l’édition 2012, les organisateurs souhaitent recruter 100 équipes et 200 survivants. Les équipes sont en moyenne composées de dix personnes qui s’engagent à amasser des dons dans leur entourage. Au Québec, 85 Relais pour la vie auront lieu cette année et l’objectif est de récolter 15 millions $.

C’est l’un des constats qui ressort du Forum sur l’immigration de la MRC d’Avignon qui s’est tenu jeudi à Carleton-sur-Mer et qui a réuni plus d’une centaine de participants, dont des élus, des employeurs, des entrepreneurs, des intervenants d’organismes et des personnes immigrantes.

Lors des ateliers proposés, les participants ont eu l’occasion de dégager des pistes d’action pour inciter les immigrants à s’établir dans la MRC d’Avignon, favoriser leur accueil et assurer leur intégration.

Présent lors du forum, le préfet de la MRC d’Avignon, Bertrand Berger, a noté que, malgré les  besoins diversifiés exprimés par les participants,  tous semblaient être d’accord pour dire que la communauté d’Avignon doit se mobiliser pour mettre sur pied un lieu de services en lien avec l’immigration. «Tout le monde qui était ici convient qu’il faut s’occuper de cet aspect-là. Et puis ce qui est retenu, entre autres, est la création d’un lieu de distribution unique pour dispenser des services, tant pour les entrepreneurs qui veulent recruter des immigrants, que pour les immigrants, une fois qu’ils sont arrivés dans la région», a-t-il déclaré.

Le rôle de la MRC

M. Berger estime par ailleurs qu’il revient à la MRC d’Avignon et à son Centre local de développement d’assurer la mise sur pied de ce nouveau service. «C’est carrément leur rôle de faire le nécessaire pour le structurer», a-t-il déclaré en ajoutant que la Conférence régionale des élus, dont il est le président, pourrait contribuer financièrement grâce au Fonds de soutien à l’établissement de services d’accueil et d’intégration de personnes immigrantes.

Au-delà de l’accueil

La directrice générale du CLD d’Avignon, Élaine Bernier, croit aussi à la pertinence de ce «nouveau lieu de services», mais tient à ce qu’il ne soit pas limité à une vocation d’accueil et d’intégration. «On veut un endroit où il y aura une coordination dans des efforts de recrutement de personnes immigrantes, de promotion de la région et de sensibilisation de notre milieu», tient-elle à préciser.

Mme Bernier croit par ailleurs qu’il est possible de mettre en place ce service sans nécessairement créer de nouvelles structures. «On a suffisamment de structures en place qui peuvent très bien intégrer une ressource pour s’occuper du volet immigration», a-t-elle mentionné.

Rappelons que la tenue du forum a été rendue possible grâce à la collaboration entre le CLD d’Avignon (promoteur), le Cégep de la Gaspésie et des Îles – Campus de Carleton-sur-Mer, la Conférence régionale des élus Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Femmessor Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, la MRC d’Avignon et Place aux jeunes Baie-des-Chaleurs/Les Plateaux.

Le bâtiment, qui comprendra notamment un gymnase et une salle de conditionnement physique, sera prêt pour la rentrée scolaire au mois d’août 2012, assure la directrice de l’établissement, Françoise Leblanc Perreault.

«Il y a un petit retard actuellement, car certains ajustements non prévus ont dû être faits sur le plan de l’électricité, de la ventilation et de la dimension des fenêtres. Mais ce n’est rien de majeur. Les travaux seront achevés d’ici la fin du mois d’avril et on sera prêt pour l’inauguration à la fin de l’été», indique-t-elle.

Mme Perrault mentionne par ailleurs que la dernière mise à jour budgétaire du projet, soit 4,5 millions $, est jusqu’à présent respectée. «On se garde même une marge au cas où certaines modifications au projet pourraient engendrer des augmentations de coût. Mais, on en est pas là pour le moment.»

Les quelque 300 étudiants du campus de Carleton-sur-Mer auront priorité pour l’utilisation du Centre sportif, mais grâce à un partenariat avec la Ville, les citoyens du secteur pourront aussi profiter des installations pour des activités sportives ou communautaires le soir et la fin de semaine.

Plus tôt cette semaine, la Société canadienne du cancer, l’Institut national de santé publique et l’Association des dermatologues du Québec ont recommandé en commission parlementaire d’interdire l’accès aux salons de bronzage aux mineurs.  

Ces organismes soutiennent que les mineurs sont la clientèle le plus à risque parce que leur peau est plus vulnérable et qu’ils fréquentent les salons de bronzage en grand nombre sans en connaître les effets nocifs.

Ils souhaitent donc que le gouvernement du Québec se conforme à une recommandation de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en interdisant les cabines de bronzage artificiel aux moins de 18 ans.

Des commerçants sceptiques

Les quatre propriétaires de lits de bronzage consultés par GRAFFICI.CA ne partagent cependant pas cet avis. Même s’ils estiment qu’interdire l’accès aux cabines de bronzage aux mineurs aurait un effet négligeable sur les revenus de leurs commerces, ils considèrent que cette mesure n’est pas souhaitable.

«Je pense qu’il faut plutôt continuer nos efforts de sensibilisation», commente Marie-Andrée Côté, propriétaire du salon Le Soleil des Tropiques à Paspébiac.

Mme Côté admet que l’abus du bronzage artificiel peut avoir un impact très dommageable sur la santé de la peau, mais que la responsabilité de prévenir revient aux commerçants et aux parents. «On est au courant de ça. Et c’est pour cette raison qu’on dit à nos clients l’importance de minimiser les séances et leur durée, spécialement chez les jeunes», explique-t-elle.

Anick Michel, qui opère aussi un salon de bronzage à Paspébiac, partage cet avis. «Utilisé avec modération, le bronzage, ce n’est pas si pire que ça. C’est à nous et aux parents de bien éduquer les mineurs. Même si on leur interdit le bronzage artificiel, ils pourront toujours prendre des bains de soleil de façon abusive à l’extérieur», dit-elle

Une minorité  

Le propriétaire du Centre énergie santé de Chandler, Karl Grenier, croit pour sa part que bloquer l’accès aux cabines de bronzage aux mineurs punirait l’ensemble des jeunes pour une minorité qui abuse. «La grande majorité de mes jeunes clients en font une utilisation responsable. Et quand un jeune abuse, je ne me gêne pas pour lui dire», raconte-t-il.

M. Grenier note par ailleurs que ceux qui font un usage excessif des cabines de bronzage sont en grande partie des adultes entre 30 et 50 ans. «Ce n’est pas mieux. Va-t-on pour autant leur interdire l’accès?», questionne-t-il.

Quant à lui, le propriétaire de Bronzage JL Vidéo de Grande-Rivière, Luc Couture, croit que si le gouvernement doit légiférer, l’âge légal pour accéder à une cabine de bronzage devrait être de 16 ans. «Je trouve ça particulier que certaines personnes souhaitent donner le droit de vote aux jeunes de 16 ans et que d’autres souhaitent leur interdire l’accès à des services de bronzage artificiels», dit-il.  

Une question d’habitude
 
Invité à réagir aux propos des commerçants interrogés, le porte-parole de la Société canadienne du cancer, André Beaulieu, ne se dit pas contre la sensibilisation, mais déclare que cette stratégie comporte certaines limites. «Ça fait 25 ans qu’on sensibilise et, pourtant, les jeunes continuent à fréquenter beaucoup trop les salons de bronzage», dit-il.  
 
L’interdiction de permettre aux jeunes de moins de 18 ans de s’offrir des séances de bronzage artificiel, comme le propose l’OMS, permettrait, selon lui, de «briser l’habitude» chez plusieurs mineurs. Conséquemment, dans quelques années, il y aurait beaucoup moins de clients adultes dans les salons de bronzage. «À court terme, les utilisateurs ne réalisent pas les effets négatifs. Mais au cours des dernières années, les cas de mélanomes chez les jeunes dans la vingtaine ont doublé, c’est inquiétant», dit-il.
 
Au Canada, la Nouvelle-Écosse et le district de Victoria, en Colombie-Britannique, interdisent déjà la vente de séances de bronzage aux personnes d’âge mineur. La France, la Belgique, l’Irlande, l’Écosse, la Norvège et certains États américains imposent la même restriction.

M. Bérubé a fait cette annonce mardi martin, soit quatre jours après la confirmation du départ de la députée de Matapédia, Danielle Doyer. Cette dernière a fait savoir vendredi dernier son intention de ne pas solliciter un nouveau mandat.

«C’est un choix naturel pour poursuivre mon engagement politique. Il s’agit de la circonscription où j’habite avec ma famille et j’ai la volonté de continuer mon travail de député», mentionne M. Bérubé. Rappelons que la nouvelle circonscription est issue de la fusion de Matane et de Matapédia.

Le péquiste est conscient qu’avec une circonscription deux fois plus grande, il devra travailler d’arrache-pied pour obtenir l’appui des électeurs. «C’est un défi important. Je passe d’une circonscription de 27 000 à 47 000 habitants. Mais à 37 ans, j’ai l’énergie et la volonté de le relever», indique-t-il.

Il précise qu’il abordera son rôle avec «humilité» en ne tenant «rien pour acquis» afin de bien saisir les enjeux de la population dans la Matapédia et la Mitis. «Même si le territoire est plus grand, je continuerai à être présent sur le terrain, à proximité de mes électeurs.»

Hommage à Danielle Doyer

Alors que Mme Doyer a indiqué la semaine dernière qu’elle se sentait poussée vers la sortie par M. Bérubé, ce dernier a tenu à lui rendre hommage. «Je respecte sa décision qui a été prise librement. Je tiens aussi à souligner le travail qu’elle a fait pour ses concitoyens», souligne-t-il en ajoutant «qu’elle a été une source d’inspiration» pour lui.

L’assemblée d’investiture dans la nouvelle circonscription Matapédia-Matane aura lieu le 11 mars à Saint-Damase.

 

À l’automne dernier, M. Langlois a été invité à faire parvenir son curriculum vitae à l’entourage du chef de la formation politique, François Legault.

Quelques semaines plus tard, M. Langlois s’est rendu à Québec pour rencontrer des représentants de la CAQ. «Il y a eu un premier échange et je dois dire que j’étais vraiment intéressé. Par la suite, on m’a rappelé entre Noël et le jour de l’an pour dire que j’allais avoir bientôt des nouvelles», raconte-t-il.

Même s’il admet être en accord avec une bonne partie des idées de la CAQ, M. Langlois tient à mentionner que «rien n’est coulé dans le béton» et qu’il est toujours en réflexion. «Ma décision n’est pas prise et, de toute façon, je n’ai pas eu de nouvelles du parti depuis les fêtes. Et même s’il me rappelle, je devrai encore réfléchir. Je suis père monoparental, alors la famille est pour moi une priorité», précise le conseiller municipal.

M. Langlois se demande par ailleurs si le délai de réponse du Parti politique de M. Legault peut être interprété comme un manque d’intérêt envers la Gaspésie. «Une chose est sûre, si je  sens que le parti n’accorde pas une place suffisamment importante à la Gaspésie et aux régions, ce sera un non catégorique», prévient-il.

De son côté, l’organisateur de la formation politique pour l’Est-du-Québec et ancien député de l’ADQ dans Lévis, Christian Lévesque, assure que le délai est «tout à fait normal» en raison du «grand nombre de potentielles candidatures» un peu partout au Québec. «Dans chacune des 125 circonscriptions, il y a beaucoup de choix. C’est donc un travail qui prend du temps dans l’ensemble de la province», dit-il.
 
M. Lévesque a par ailleurs indiqué qu’une dizaine de candidatures seront annoncées à l’échelle provinciale d’ici la fin du mois de février, mais a refusé de mentionner si certaines d’entre elles concernent la Gaspésie ou les Îles.

La CAQ s’organise dans la région

Rappelons que le candidat défait de l’Action démocratique du Québec lors de la dernière campagne électorale dans Bonaventure, Georges Painchaud, a été nommé coordonnateur de la CAQ pour les circonscriptions de Bonaventure, de Gaspé et des Îles-de-la-Madeleine.

Il a passé les dernières semaines aux Îles pour organiser l’équipe électorale qui appuiera le candidat lors de la prochaine campagne. Dans deux semaines, il sera de passage dans Bonaventure et Gaspé pour les mêmes raisons.
M. Painchaud doit aussi prévoir la mise en place d’un bureau régional de la CAQ qui regroupera les trois circonscriptions qu’il coordonne.

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