le Dimanche 20 septembre 2026

Le préfet de la MRC de Bonaventure, qui siège au sein de la Fédération québécoise des municipalités (FQM) et qui a participé aux négociations entourant le renouvellement du pacte fiscal Québec-Municipalités est direct : « On s’attend du gouvernement qu’il commence sérieusement à s’occuper des municipalités. On parle de réfection des routes, de l’asphalte, les lignes et des panneaux de sécurité, ce sont des sommes d’argent très considérables », indique Jean-Guy Poirier.

Une position partagée par son voisin d’Avignon : « Au niveau des routes municipales, on vit avec le même budget depuis près de 25 ans avec la réforme Ryan. Il faudrait que le gouvernement bouge afin de remettre nos chemins à niveau », ajoute Guy Gallant.
Outre la voirie locale, l’incapacité financière des petites municipalités à investir dans la réfection des réseaux d’aqueduc et d’égouts retient aussi l’attention : « Tu ne peux pas demander aux municipalités dévitalisées comme Port-Daniel-Gascons d’investir 15 millions $ dans un projet de 30 millions $ », indique la préfète de la MRC du Rocher-Percé, Diane Lebouthillier.

Sa collègue de la Côte-de-Gaspé, Délisca Ritchie-Roussy va plus loin : « Il faut avoir le maximum d’aide. Les petites municipalités n’ont pas les moyens de donner 50 % de la facture. Il faudrait qu’elles n’aient que 5 pour cent à verser pour tous les projets d’aqueduc et d’égout », dit-elle.

La rénovation des aéroports régionaux de Grande-Rivière, Gaspé et Sainte-Anne-des-Monts est aussi évoquée par les préfets. C’est le cas de celui de la Haute-Gaspésie : « L’aéroport à Sainte-Anne-des-Monts est important. Le tourisme hivernal est en développement. Pour se faire, ça nous prend un aéroport à niveau. Si on veut obtenir l’avion-ambulance, la piste doit être allongée et élargie. Il est important aussi pour le développement économique », souligne Allen Cormier.

Plusieurs autres sujets

Le développement économique et la santé sont aussi des enjeux abordés par les préfets.
Dans Rocher-Percé, on souhaite que le prochain gouvernement poursuive dans les traces du plan de relance de la Gaspésie alors qu’en Haute-Gaspésie, on réclame toujours du bois supplémentaire pour que la scierie du groupe Deniso Lebel puisse être relancée.

En santé, le maintien des effectifs dans les CLSC de Murdochville et Grande-Vallée préoccupe Délisca Ritchie-Roussy, alors qu’Allen Cormier souhaite que les budgets en santé soient maintenus à leur niveau actuel.

Les premières flèches sont venues de Damien Arsenault lors de son lancement de campagne vendredi dernier à New Richmond. Celui qui a remporté l’investiture de son parti en septembre face à André Poirier et François Whitton a fustigé le bilan du Parti québécois, lui reprochant d’avoir renier son engagement d’atteindre le déficit zéro et d’abolir la taxe santé. Selon lui, le gouvernement Marois « a trompé la population ».

Plus près de nous, dans Bonaventure, M. Arsenault a reproché au député sortant « d’avoir échoué dans son rôle de représenter les citoyens » de la circonscription. « Plusieurs décideurs m’ont confirmé n’avoir jamais rencontré leur député. D’autres disent avoir aucun ou très peu de suivi de leurs dossiers », a-t-il déclaré.

Le candidat libéral a ajouté que Sylvain Roy a « fait beaucoup de promesses qu’il n’a pas respectées » pendant son mandat. « Je peux vous parler de la Maison Le Radeau à Chandler. M. Roy était supposé de s’occuper de ça, mais à ma connaissance, les responsables ont lancé la serviette », faisant ainsi référence à la fermeture définitive de la maison de soins palliatifs, causée par des difficultés financières.

Sylvain Roy réplique

Il aura fallu attendre mercredi avant d’entendre la réponse du député sortant, qui est venue lors de son lancement de campagne à Carleton-sur-Mer. D’entrée de jeu, le péquiste a déclaré n’avoir « pas beaucoup de temps à perdre à discréditer les candidats des autres partis », mais a tenu à répliquer à M. Arsenault. « Quand j’entends le candidat du Parti libéral dire que notre élection, c’est un accident, c’est d’avoir très peu de respect pour le jugement de la population », a-t-il mentionné.

M. Roy rejette pars ailleurs les critiques voulant qu’il ait échoué dans son rôle de représenter les citoyens. Selon lui, les propos de M. Arsenault sont une stratégie « pour discréditer l’action » de son gouvernement. « J’ai trois bureaux, quatre employés. Je suis dans la circonscription du vendredi au lundi du matin au soir à recevoir les gens. Nous n’avons jamais refusé une rencontre avec qui que ce soit », a-t-il dit sèchement déclaré.

Le Radeau

En ce qui concerne la Maison le Radeau, M. Roy refuse d’encaisser les critiques formulées par son vis-à-vis libéral. Le péquiste considère que ce dossier a été l’un des plus ardues depuis qu’il est en politique. « On n’était pas dans des questions de sous, dans des questions de dynamiques interpersonnelles. On avait un fichu problème à assoir tout le monde autour de la table. Gaétan Lelièvre a essayé, j’ai essayé. On a tout fait ce qu’on a pu. Ce n’est pas qu’on n’a pas essayé », s’est-il défendu.

Questionné à ce sujet, le président du conseil d’administration de la Maison Le Radeau, Jean-Yves Abdelnour, donne raison à M. Roy, en ne jetant pas le blâme ni sur lui, ni sur son prédécesseur. Ce dernier précise qu’il ne s’agit pas d’une question politique, mais que le blocage provenait plutôt de l’Agence de la santé et des services sociaux de la Gaspésie-les-Îles et du CSSS du Rocher-Percé. « On a eu des appuis des députés péquistes et du député libéral du temps, mais ça n’a jamais débloqué », raconte le président du CA, rappelant que la maison aurait eu besoin d’un financement supplémentaire du réseau de la santé. « L’Agence est souveraine dans ses décisions. C’est comme si un député essayait de faire des pressions sur un juge », a-t-il insisté pour illustrer qu’aucun blâme des administrateurs n’est adressé aux élus locaux dans ce dossier.

Par maximiser, M. Roy veut dire s’assurer que « les entrepreneurs et les travailleurs gaspésiens seront d’abord considérés » pour les contrats et les emplois qui découleront de la construction et de l’exploitation de l’initiative de Ciment McInnis, un projet totalisant 1 milliard $, dont 800 millions $ à investir à Port-Daniel-Gascons.

« On pense à “l’après”, à un parc industriel, à l’urbanisme, pour les gens de l’extérieur qui s’installeront. On réfléchit déjà aux loisirs culturels », précise M. Roy en entretien téléphonique.

À 49 ans, l’ex-professeur de sociologie qu’il est accepte-t-il bien qu’un projet de cette envergure reçoive les autorisations environnementales sans processus d’examen devant public?

« Je sais que ça crée des discussions. Ça dégénère des fois. Je me fais harceler de façon très intransigeante (…) Le permis a été émis avant telle date et la réalité, c’est que pour l’environnement, les règles ont été suivies. Ça correspond aux attentes du ministère, attentes qui sont claires (…) Je fais confiance aux fonctionnaires du ministère », précise Sylvain Roy.

Il dit appuyer le projet pour « des raisons de santé publique », parce que le secteur de sa circonscription qui l’accueillera a besoin de stimulation, et « qu’une meilleure situation économique est l’un des déterminants de la santé ».

Il sait que la cimenterie produira beaucoup d’émissions de gaz à effet de serre, mais il croit qu’il sera possible « d’accompagner » Ciment McInnis vers une démarche « de réductions des émissions », mais qu’avant, « on va laisser l’usine se construire ».

Sa position sur le pétrole

Au sujet de l’exploration pétrolière, comme celle que son gouvernement encourage, argent à l’appui, sur l’île d’Anticosti sans étude d’impact environnemental préalable, Sylvain Roy avance que « s’il y a du pétrole, il y aura un BAPE (une évaluation du Bureau d’audiences publiques en environnement) et potentiellement exploitation ».

Il répond à ceux qui dénoncent le statut « d’état pétrolier » de son gouvernement. « Nous avons annoncé l’électrification des transports, un programme Éco-réno (pour augmenter les économies d’énergie) dans lequel nous investissons près de 600 millions et qui générera 1,2 milliard $ en investissements. Nous avons fermé Gentilly (une centrale nucléaire). Mais on se promène avec des autos, pas des chameaux ».

Comment accueille-t-il PKP?

Il accueille favorablement la candidature de Pierre-Karl Péladeau pour le Parti québécois, même si l’homme d’affaires a envoyé des centaines de ses employés en « lockouts » au fil des ans, et qu’il en a remplacé par des briseurs de grève.

« Personne n’a le contrôle sur tout. Ça (cette candidature) ne fait pas l’affaire de tout le monde, mais il a beaucoup d’expérience. C’est un homme articulé (…) Un individu ne pourra contrôler l’ensemble de l’appareil gouvernement (…) Je ne crois pas qu’il va arriver et dire : “On rentre dans les syndicats”. Je ne pense pas qu’il va imposer à l’État une philosophie particulière. Quand on jase entre nous, dans le caucus, on s’influence l’un l’autre. Madame Marois (Pauline, la première ministre) écoute attentivement tout le monde. Personne ne peut prendre toute la place », conclut Sylvain Roy.

Sylvain Roy vit sa troisième campagne électorale en 30 mois. Son expérience politique préalable venait notamment de son rôle de conseiller municipal à Escuminac, où il vit. Il est père de deux enfants et il a profité de son rôle d’enseignant au Cégep de Carleton pour fonder, avec des collègues, le Centre d’initiation à la recherche et d’aide au développement durable.

De passage en Gaspésie cette semaine, le chef de la formation souverainiste, qui succède à Jean-Martin Aussant, reproche au Parti québécois de ne pas parler suffisamment de l’indépendance du Québec. « Depuis le référendum de 1995, le Parti québécois remet aux calendes grecques l’objectif de faire l’indépendance en disant vouloir tenir un référendum au moment approprié. Le parti ne prend pas l’engagement ferme de le faire. Il conforte sa base électorale avec ça, mais on ne peut pas réaliser un tel projet sans un engagement clair, sans être honnête et transparent », dit-il.

M. Zanetti compte aussi profiter de la campagne pour présenter son projet de nationalisation des ressources naturelles, qui permettrait de donner un élan au développement des régions, comme la Gaspésie. Selon lui, la nationalisation permettrait que « les ressources puissent profiter au plus de Québécois possibles » et permettrait à l’État d’utiliser les profits pour « faire des investissements stratégiques et structurants pour les régions du Québec ».

M. Zanetti, qui a enseigné la philosophie au Cégep pendant six ans dans la région de Québec, est peu connu du grand public. Ce dernier espère pouvoir profiter de la campagne pour se présenter à la population. « La présente campagne sera un moyen exceptionnel pour faire connaître les idées du parti et ses différents porte-parole, moi inclus », espère M. Zanetti.

Son candidat dans Bonaventure, Louis-Patrick St-Pierre, qui se présente devant l’électorat pour une 2e fois consécutive, souligne être mieux organisé que lors de la campagne de l’été 2012. « Entre les deux élections, j’ai continué à aller rencontrer les gens. On a maintenant une équipe, plus de membres. Disons que les derniers mois ont servi à consolider notre présence dans la circonscription », précise-t-il.

Dans Gaspé, le candidat Frédérick DeRoy, qui est aussi à une 2e campagne, avait obtenu un peu moins de 2 % des voix.

Le chef Zanetti conclura sa tournée gaspésienne vendredi à Sainte-Anne-des-Monts.

La demande provient du Réseau des alliés des communautés gaies et lesbiennes, une initiative de l’Agence de la santé et des services sociaux de la Gaspésie-les-Îles. Ce regroupement a recensé une centaine d’intervenants de divers milieux, dont la santé, « sensibilisés » aux réalités vécues par les gais et lesbiennes de la région. L’idée est de rendre disponibles des ressources pour soutenir ceux et celles qui ont besoin d’aide et d’écoute.

 

Appuyé par l’Association LGBT Baie-des-Chaleurs, le Réseau des alliés demande à chaque conseil municipal des deux MRC d’adopter une résolution proclamant le 17 mai Journée internationale contre l’homophobie et de hisser le drapeau gai pour l’occasion. « Si les municipalités font de telles actions, elles vont clairement envoyer un message d’inclusion, dire aux gais et lesbiennes qu’ils et qu’elles peuvent vivre bien en Gaspésie, qu’il n’y a pas de problème. Je pense, qu’en 2014, nous sommes rendus là », explique Luc Potvin, responsable du dossier au CSSS Baie-des-Chaleurs.

 

L’adoption d’une résolution et hisser le drapeau arc-en-ciel aidera-t-il réellement à lutter contre l’homophobie? « C’est un geste symbolique », reconnaît Brian Carey, le coordonnateur de l’Association. « Mais ça amène une discussion, une réflexion. Si les municipalités déclarent publiquement qu’elles sont non seulement tolérantes, mais inclusives, ce serait superbe, ce serait un pas dans la bonne direction », poursuit-il.

 

Les deux intervenants ont présenté leur demande lors du dernier conseil de la MRC d’Avignon. Certains maires se sont montrés intéressés au projet en demandant où ils pouvaient se procurer le drapeau.

 

D’autres ont fait part de leur réticence, notamment le maire de Carleton-sur-Mer, Denis Henry. L’élu a souligné à grand trait qu’il était ouvert à lutter contre l’homophobie, mais a questionné l’idée de hisser le drapeau pour le faire. Ce dernier se questionne sur la pertinence pour les municipalités de se positionner chaque fois qu’un groupe qui défend une cause leur demande de le faire.

 

Dans la région, en marge des Jeux Olympiques de Sotchi, les municipalités de Chandler et de Gaspé ont hissé le drapeau arc-en-ciel pour contester la loi russe qui interdit la « propagande homosexuelle ». 

 Installée au pavillon Benoît-Martin, l’unité regroupe les services spécialisés de 2e ligne de pédiatrie, gynécologie, chirurgie, d’urologie et de médecine de jour. L’idée derrière le mode de fonctionnement ambulatoire est de recevoir, de diagnostiquer et de traiter les patients, en leur évitant de passer par l’urgence ou d’être hospitalisés.

Pour réduire au maximum le recours à l’urgence, un nouveau service d’accueil clinique s’ajoute à l’unité. Avec ce service, les médecins en CLSC ou en cabinet privé pourront référer directement leurs patients à l’unité ambulatoire. « Par exemple, si un omnipraticien en cabinet externe suspecte une phlébite, il va appeler ici à l’unité pour mettre en place le protocole, plutôt que de l’envoyer à l’urgence de Maria »,  donne en exemple la PDG de l’Agence régionale de la santé et des services sociaux de la Gaspésie-les-Îles, Yolaine Galarneau. L’établissement soutient que ces patients seront plus rapidement pris en charge avec cette nouvelle façon de faire. Autrement dit, le transfert de la première à la deuxième ligne de services sera optimisé.

Le regroupement permettra aussi de réduire les risques d’infection. Auparavant, les 8000 visites par année des patients étaient dispersées sur tous les étages de l’hôpital. « Les 8000 patients et familles se promenaient d’une unité à courte durée à une autre. Alors ça ne favorisait pas nécessairement la non transmission des infections », déclare la directrice du réseau de santé physique et de soins infirmiers du CSSS Baie-des-Chaleurs, Renée Rivière.

L’établissement offre aussi sur l’étage un nouveau service externe de 2e ligne pour la clientèle jeunesse en santé mentale. La mise en place du mode ambulatoire permettra à l’hôpital d’économiser 200 000 $, espère son directeur Jean-Philippe Legault. Ce dernier n’est cependant pas en mesure de chiffrer les objectifs de réduction des hospitalisations.

La région de la Gaspésie-les-Îles doit améliorer son bilan en cette matière. La PDG de l’Agence  précise que le taux d’hospitalisation est de 30 à 50% fois plus élevé que la moyenne provinciale, mais qu’il se compare aux taux des régions comme la Côte-Nord et l’Abitibi-Témiscamingue. En Gaspésie, les hôpitaux de Chandler et de Gaspé ont aussi entrepris un virage ambulatoire.

L’Agence a soutenu financièrement le projet en accordant une aide au démarrage pour le service d’accueil clinique. Le CSSS Baie-des-Chaleurs pourra par ailleurs compter sur un budget annuel de 200 000$ de l’Agence pour financer les opérations du nouveau service en santé mentale jeunesse.

 

 

Selon un décompte réalisé à partir du Registre des résidences pour personnes âgées, 41 des 57 habitations privées ne sont pas munies d’un tel système. Huit sont partiellement équipées de gicleurs et sept en totalité. L’information n’est pas disponible pour un établissement.

 

L’incendie qui a ravagé la Résidence du Havre de l’Isle-Verte a relancé le débat autour de l’obligation de munir les résidences pour aînés de gicleurs. La plus vieille partie du bâtiment, qui n’avait pas de gicleurs, a complètement été rasé. Notons toutefois que les autorités ne connaissent toujours pas les causes de l’incendie.

 

Le Regroupement québécois des résidences pour aînés demande au gouvernement du Québec de rendre obligatoire ce type de système. Et dans la région, plusieurs intervenants interrogés sont du même avis.

 

Le président de la Table régionale des aînés, Laval Cavanagh, s’explique mal pourquoi il est possible d’exploiter des résidences sans gicleurs. Ce dernier estime que personne ne devrait « lésiner » sur la sécurité des occupants, mais tient à préciser que ce n’est pas au gouvernement d’assumer seul cette responsabilité. « C’est une priorité. Il pourrait y avoir des programmes pour aider les propriétaires, mais une certaine partie pourrait être supportée par les locataires, avec des hausses de frais de résidence. Chacun doit faire son effort », dit-il. .

 

L’exploitant du manoir Lady Maria et du Manoir St-Charles, Francis Vadnais, croit aussi que Québec devrait rendre les gicleurs obligatoires. Alors que sa résidence à Maria est partiellement équipée de gicleurs et celle de Caplan en totalité, ce dernier soutient cependant qu’un délai et des programmes d’aide sont nécessaires. « Il y a un coût financier et ce n’est pas tous les propriétaires qui ont les reins assez solides pour prendre en charge les coûts à court terme. On est prêt à se gicler, mais le gouvernement doit nous donner du temps et des avantages financiers. »

 

Le ministre de la Santé, Réjean Hébert, a déclaré que son gouvernement souhaite rendre obligatoires les gicleurs, mais étudie encore de quelle façon cette réglementation sera déployée. Un comité se penche actuellement sur la question. M. Hébert a ajouté que l’idée de créer un programme d’aide pour les plus petites résidences faisait partie de la réflexion du comité.

 

Pas infaillible

 

Si les gicleurs dans les bâtiments permettent de réduire les risques d’incendie généralisé, ils comportent certaines limites, selon les experts en incendie consultés.

 

Le préventionniste en sécurité incendie à la MRC Bonaventure, David Thibault, notamment, reconnaît leur efficacité, mais prévient que leur déploiement ne serait pas possible dans certains secteurs. « Il y a des municipalités qui ne sont pas en mesure de fournir le débit avec leur réseau d’aqueduc pour alimenter des gicleurs. Par exemple, si on voulait bâtir une résidence pour personnes âgées avec des gicleurs à St-Elzéar, le réseau d’aqueduc n’est pas conforme pour fournir », affirme-t-il. 

La Coalition, dont fait partie Exploramer, les Jardins de Métis et le site historique Mary Travers dite La Bolduc, demande au ministre un financement équitable avec les musées soutenus.

 

Un groupe de travail sur l’avenir muséal mandaté par M. Kotto a reconnu l’automne dernier l’inéquité subie par les musées non-soutenus, mais a recommandé d’attendre 2015-2016 avant de rendre disponible du soutien à leur fonctionnement.

 

La Coalition, qui s’était dit déçue par cette recommandation, a rencontré la semaine dernière le bureau du ministre de la culture pour demander des mesures transitoires d’ici 2015-2016 « L’idée est de permettre aux 65 musées du Québec non-soutenus d’avoir accès à des dépenses de financement pour une somme d’environ 8M $, ce qui équivaut à la moyenne des musées qui sont déjà soutenus », précise la directrice d’Exploramer Sandra Gauthier, qui a participé à la rencontre.

 

Mme Gauthier fonde cependant peu d’espoir d’obtenir une réponse positive au prochain budget, compte tenu du contexte budgétaire de Québec. « Ils comprennent bien notre demande, notre problématique que ça occassionne, mais il n’y a pas de sommes disponibles », dit-elle.

 

Si des mesures transistoires ne sont pas annoncés, les établissements muséals devront répéter ce qu’ils font chaque année : quémander auprès du ministre régional. « Il va falloir poursuivre nos discussions et tenter, comme les autres années, de trouver un financement ad hoc », mentionne Mme Gauthier, qui évalue à 260 000$ les sommes manquantes d’Exploramer pour boucler son budget de 900 000$. 

Par voie de résolution, les maires blâment les entreprises qui font appel à une main-d’oeuvre non locale, alors que des travailleurs gaspésiens sont disponibles. « Le gouvernement avait mentionné qu’il y aurait un minimum de 60 % de contenu régional dans le dossier éolien, tous travaux ou fourniture confondus », est-il écrit dans la résolution.

Les élus de la MRC demandent au gouvernement du Québec d’intervenir « pour apporter un correctif immédiatement », souligne le préfet, Jean-Guy Poirier.

 

Rappel

Il y a deux semaines, une quinzaine de grutiers ont bloqué un chantier du parc éolien de Transalta pour dénoncer la compagnie Enercon, qui a fait appel à une firme de Montréal, JM Francoeur, pour effectuer des travaux de maintenance. Aucun Gaspésien n’a été engagé, malgré la disponibilité d’une main-d’oeuvre locale et qualifiée. 

Le groupe a assuré une présence sur le site pendant trois jours pour empêcher les grutiers de l’extérieur d’accéder au site. Les manifestants ont quitté les lieux jeudi, après l’intervention de la Commission de la construction du Québec (CCQ). Cette dernière les a menacés de les mettre à l’amende et a fait référence à une éventuelle menace d’injonction du propriétaire. Selon la CCQ, Enercon respecte la Loi sur les relations du travail, la formation professionnelle et la gestion de la main-d’oeuvre dans l’industrie en faisant appel à des travailleurs de l’extérieur.

Une situation dénoncée par l’un des grutiers qui manifestait. « Avec les nouvelles lois de la construction, les compagnies d’extérieur peuvent venir et, nous, on regarde le train passer », avait dit Jean Babin, en faisant référence aux nouvelles règles contre le placement syndical.

 

« Aujourd’hui, la bataille est peut-être perdue, mais ce sera pour mieux rebondir. En Gaspésie, on n’a pas les moyens de perdre les emplois disponibles. Là, on a la chance d’avoir le travail qu’on fait depuis des années, pour lequel on est qualifié, mais on n’y a pas accès », avait-il déclaré, à la suite de l’intervention de la CCQ au parc éolien.

 

Poirier de retour à la FQM

Par ailleurs, le maire de St-Siméon et préfet de la MRC Bonaventure, Jean-Guy Poirier, a été réélu administrateur à la Fédération québécoise des municipalités. Le maire des Îles-de-la-Madeleine, Jonathan Lapierre a quant à lui été élu. Avec la mairesse de Murdochville, la Gaspésie-les-Îles compte trois administrateurs au sein de l’organisation. 

Ce service spécialisé est actuellement offert à l’hôpital de Chandler, le CSSS du Rocher-Percé ayant le mandat de desservir l’ensemble de la Gaspésie. Mais depuis plusieurs années, le CSSS Baie-des-Chaleurs souhaite implanter un service satellite à l’hôpital de Maria. La Fondation santé Baie-des-Chaleurs a d’ailleurs fait de ce projet son principal objectif au cours des dernières années. Cette dernière a amassé un total d’un million de dollars pour soutenir l’établissement.

Mais les patients n’ont toujours pas accès au service. Lors de la dernière Assemblée générale de la Fondation, le directeur du CSSS Baie-des-Chaleurs, Jean-Philippe Legault, a indiqué que son organisation réévalue les besoins et la pertinence du projet, en raison des contraintes budgétaires. Il a précisé que la direction mène une consultation auprès de son personnel médical pour déterminer la suite des choses.

 

L’Agence ferme la porte

 

Alors qu’un montant annuel de 300 000 $ est nécessaire pour assurer le fonctionnement du service, M. Legault a déclaré que la balle est dans le camp de l’Agence régionale de la santé et des services sociaux de la Gaspésie-les-Îles et des instances gouvernementales. Autrement dit, aucun projet de développement ne sera entrepris au CSSS, sans un engagement financier de l’Agence. Et cette dernière est catégorique : aucun fonds ne sera débloqué pour la médecine nucléaire à Maria, d’autant plus que le service à Chandler s’est amélioré, soutient le médecin-conseil, Claude Mercier. « À l’époque, la liste d’attente à Rocher-Percé était relativement longue. Le ministère était confortable avec l’idée que l’établissement développe un service satellite, s’il s’entendait avec le CSSS Baie-des-Chaleurs. Mais beaucoup de travail a été effectué depuis, et les délais d’attente ont été réduits », souligne-t-il.

 

M. Mercier rappelle que l’Agence avait appuyé l’idée, à condition que le budget de fonctionnement soit assuré par le CSSS Baie-des-Chaleurs. Bref, l’Agence ne s’est jamais engagée financièrement. Ce dernier salue par ailleurs la réflexion entamée par la direction de l’hôpital de Maria. « La décision leur appartient. Mais si l’établissement voit que les besoins ont évolué et décide que l’argent amassé serve à d’autres équipements plus utiles pour la communauté locale, l’Agence sera très à l’aise avec ça », dit-il.

 

La Fondation maintient le cap

 

Mais les administrateurs de la Fondation gardent le cap sur leur objectif. Alors qu’elle a convaincu les donateurs pour un montant s’élevant à un million de dollars pour concrétiser le projet, ces derniers s’attendent à ce que le CSSS puisse convaincre l’Agence et le gouvernement d’implanter le service satellite. Son vice-président, Gilles Tremblay, mentionne qu’il s’agit d’une question de crédibilité pour la Fondation. « Il faut pouvoir donner des comptes. Et si on veut rester crédible, il faut livrer la marchandise », lance-t-il.

Mais si le service devait ne pas se concrétiser, les donateurs auront un droit de regard sur l’utilisation des fonds, ajoute M. Mercier. « Il faut dire que l’argent est dans les coffres, il est disponible. Mais encore faudrait-il avoir l’aval des donateurs, si le projet se modifiait ou devenait impossible », prévient-il.

 

Nathalie Normandeau persiste et signe

 

Nouvellement élue administratrice de la Fondation, Nathalie Normandeau promet de se battre pour rendre disponible la médecine nucléaire à Maria. « Les gens veulent la médecine nucléaire, alors ce sera mon cheval de bataille. La Fondation est allée convaincre les donateurs de dédier leur don pour ce projet, alors il y a une question de crédibilité dans les circonstances », pense-t-elle. 

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