Le ministre responsable de la région, Yves Bolduc, a annoncé cette mesure lors de son passage à Gaspé samedi dernier.
Avec cette nouvelle source de financement, le Réseau de transport collectif de la Gaspésie et des Îles (RéGÎM) souhaite assurer la viabilité de son service. «On était rendu au bout de l’aide financière au démarrage. Alors, si on voulait continuer à offrir le service, il fallait trouver des solutions», explique la responsable des opérations au RéGÎM, Sarah Gonthier, qui se réjouit de cette annonce.
Cette nouvelle taxe, qui sera prélevée par le ministère des Finances, ne s’appliquera cependant pas au carburant diesel pour éviter «un impact sur les prix des biens de consommation», précise Mme Gonthier.
Au total, le réseau prévoit recueillir pas moins de 1,5 million $ par année grâce à cette mesure. La nouvelle taxe lui permettra donc d’ajouter des trajets dans des municipalités non desservies et d’augmenter la fréquence de trajets existant. «On prévoit doubler notre offre au cours des prochaines années», laisse savoir Mme Gonthier.
Un effort minime
Mme Gonthier, qui préfère parler de «contribution des automobilistes» plutôt que de taxes sur l’essence, estime que la mesure aura un impact négligeable sur le portefeuille de la population gaspésienne. «Ça représente environ un café par mois. Et en plus, on saura qu’une partie du prix payé à la pompe restera dans la région pour financer un projet d’ici», souligne-t-elle.
L’implantation de cette taxe sur l’essence pour le transport collectif serait une première pour une région rurale du Québec, une situation «réjouissante», selon la responsable des opérations. «On est les premiers à se doter ce que les grands ont», mentionne-t-elle en faisant référence aux taxes sur le carburant dans les grands centres urbains pour financer leurs réseaux de transport en commun.
À son avis, avec le RéGÎM, la Gaspésie a fait preuve d’innovation, et plusieurs régions du Québec regardent maintenant ce qui se fait ici pour instaurer leur propre système. «On a une bonne longueur d’avance sur plusieurs régions, alors il faut, collectivement, se donner les moyens de poursuivre le projet.»
Au cours des derniers jours, M. Painchaud était aux Îles-de-la-Madeleine pour rencontrer les personnes qui ont fait valoir leur intérêt à militer pour la CAQ. Dans deux semaines, il sera de passage dans les circonscriptions de Bonaventure et de Gaspé pour les mêmes raisons.
Maintenant coordonnateur de la CAQ dans la région, M. Painchaud explique que son mandat consiste à mettre sur pied des organisations électorales qui accompagneront les futurs candidats. «On ne parle pas d’association de circonscription pour le moment. L’idée est de regrouper des équipes pour la prochaine élection. Après la campagne, on s’attardera plus à notre base militante», explique-t-il tout en ajoutant que son rôle n’est pas de recruter des candidats. «Ma mission est strictement organisationnelle», dit-il.
M. Painchaud doit aussi prévoir la mise en place d’un bureau régional de la CAQ qui regroupera les circonscriptions de Bonaventure, Gaspé et les Îles-de-la-Madeleine. Le lieu de ce bureau n’a toujours pas été déterminé, car les organisateurs du parti préfèrent laisser choisir «les gens du milieu».
De l’intérêt assure la CAQ
Alors que plusieurs se demandent qui seront les candidats de la CAQ en Gaspésie et aux Îles, l’organisateur de la formation politique pour l’Est-du-Québec et ancien député de l’ADQ dans Lévis, Christian Lévesque, fait savoir que le parti a reçu «beaucoup de candidatures» en provenance de la région. Plusieurs auraient même déjà rencontré le chef, François Legault, au cours des derniers mois, soutient M. Lévesque.
Il ajoute que le parti a approché «plusieurs personnes» et assure que la région sera «bien représentée». M. Lévesque n’a pas voulu s’avancer sur le nombre de candidatures potentielles. «Aucune sélection n’a encore été faite. Vous le saurez au moment venu.»
Le représentant de la troupe de M. Legault a indiqué qu’une dizaine de candidatures seront annoncées à l’échelle provinciale d’ici la fin du mois de février, mais a refusé de mentionner si certaines d’entre elles concernent la Gaspésie ou les Îles.
Fort de sa majorité, le gouvernement conservateur a fait adopter son projet de loi C-19 prévoyant l’abolition du registre des armes d’épaule mercredi à la Chambre des communes.
Déposé à l’automne dernier, la pièce législative, qui prévoit aussi la destruction des données, a été adoptée à 159 voix contre 130, un dénouement «heureux», selon Alain Poitras, le président de la FédéCP Gaspésie-les-Îles. «Enfin, depuis le temps qu’on l’attendait cette loi!», commente-t-il.
À son avis, cette nouvelle facilitera la vie des chasseurs du pays. «Écoutez, le registre a toujours été un poids administratif inutile pour nous. On devait enregistrer deux fois nos armes, une fois chez le commerçant et une fois au gouvernement. On n’a pas besoin de ça», lance-t-il.
M. Poitras ne croit pas à l’argument selon lequel le registre assurerait une meilleure sécurité à la population et aux policiers. Il estime que les milliards dépensés pour la mise en place du registre auraient pu servir à la création de programmes de prévention et de sensibilisation sur l’utilisation des armes à feu. «Et pour les policiers, le registre n’est pas la seule façon de savoir si des suspects ont des armes. Ils peuvent aussi consulter les données de permis de possession et d’acquisition», ajoute-t-il.
La suite des choses
Bien que son organisme se réjouisse de l’abolition du registre, M. Poitras précise que la bataille «n’est pas nécessairement terminée». Il craint maintenant que le gouvernement du Québec essaye de récupérer les données pour créer un registre provincial. Le gouvernement Charest a d’ailleurs déjà annoncé qu’il s’adressera aux tribunaux si Ottawa ne change pas d’avis sur la destruction de ces données.
Dans une conférence de presse tenue jeudi matin, le ministre de la Sécurité publique, Vic Toews, n’a pas voulu s’avancer pour préciser dans combien de temps les données du registre seront détruites.
L’aspirant chef du NPD a fait cette déclaration à l’occasion de son passage en Gaspésie cette semaine. M. Mulcair ne ferme pas la porte à une éventuelle exploitation, mais affirme qu’il est impossible, «pour le moment», d’exploiter cette ressource de façon sécuritaire. «Il faut regarder ce qui s’est passé dans le golfe du Mexique pour réaliser que si on n’applique pas les principes du développement durable, on court le même risque», a-t-il déclaré.
À son avis, un gouvernement responsable doit absolument appliquer le principe de «précaution» dans ce dossier. M. Mulcair souhaite donc que des techniques plus éprouvées soient découvertes avant d’exploiter. «Je pense qu’il faut être extrêmement prudent avant de brader ces ressource à des intérêts étrangers», a-t-il ajouté.
«Pays colonisé»
Si le gouvernement autorise l’exploitation de la ressource dans l’état actuel des choses, M. Mulcair estime qu’il s’agit d’un comportement digne d’un «pays colonisé». Il mentionne que la population ne doit jamais perdre de vue que les ressources naturelles lui appartiennent. «Si on croit qu’elles appartiennent à ceux qui ont payé des peanuts pour des droits de forage, on est en train de revenir un pays colonisé», a-t-il lancé.
Si les intérêts privés souhaitent investir dans cette industrie, M. Mulcair appelle à la vigilance. «Il faut s’assurer que nous, le peuple, gardions les fruits de l’exploitation.» Il donne en exemple la Norvège où il existe des partenariats avec les entreprises privées afin que le pays perçoive «sa juste part du gâteau».
M. Mulcair a par ailleurs rappelé qu’il est à l’origine du moratoire de 10 ans sur l’exploitation et l’exploration des hydrocarbures dans le golfe du Saint-Laurent. «Comme ministre de l’Environnement, c’est moi qui a imposé ce moratoire.»
Le gouvernement actuel a reconduit ce moratoire, mais une évaluation environnementale stratégique est actuellement réalisée dans le golfe. Le gouvernement du Québec devra donc éventuellement trancher si, oui ou non, il autorise l’exploitation de la ressource.
À peine plus de deux mois après l’élection partielle dans Bonaventure, Mme Chartier a mentionné être prête à livrer bataille sur tous les fronts. Consciente que c’est le premier ministre Jean Charest qui contrôle l’ordre du jour, elle assure que son équipe pourrait commencer le travail dès maintenant. «Mes affiches sont prêtes et on a commencé à préparer le comité électoral. Même si on est encore sur les relents de la dernière campagne, on demeure sur nos gardes», a-t-elle déclaré en entrevue téléphonique.
Rappelons que Mme Chartier est arrivée troisième derrière le libéral Damien Arsenault et le péquiste Sylvain Roy en récoltant 8,9 % des voix lors du dernier scrutin. Un résultat qui représente une hausse de six points par rapport à l’élection en 2008. «Nous sommes sur la bonne voie. Cette campagne nous a permis de nous faire connaître et de nous positionner comme une alternative sérieuse», analyse-t-elle.
Avec l’arrivée de la Coalition avenir Québec, Mme Chartier croit que la prochaine campagne dans Bonaventure sera une lutte à quatre, une situation qu’elle juge «avantageuse» pour QS. «Je pense qu’on pourrait passer et que les résultats vont nous étonner.» Elle demeure cependant modeste en indiquant que son équipe continuera à «travailler fort» sur le terrain.
Une annonce du gouvernement dans Bonaventure ?
La candidate de la formation de gauche s’attend par ailleurs à une annonce importante du gouvernement libéral à Chandler avant le déclenchement des élections, une ville qui fait maintenant partie de la circonscription de Bonaventure. «On sait que les citoyens de Chandler ont toujours plus voté PQ, alors ça va être plus difficile pour les libéraux. Je pense qu’il y aura beaucoup de cadeaux pour les gens de ce coin», a-t-elle mentionné.
Mme Chartier croit l’intention du premier ministre de ne pas déclencher les élections avant le 21 avril. Elle s’attend plutôt à un déclenchement au milieu du mois de mai.
Le président de l’association, Vincent-Olivier Bastien, confirme que l’exécutif proposera la tenue de ce vote à ses membres lors de la prochaine assemblée générale qui se tiendra le mercredi 22 février. «Alors que le mouvement prend forme un peu partout au Québec, on sent que le moment est opportun pour organiser le vote de grève», a-t-il mentionné.
L’exécutif souhaite tenir cette assemblée spéciale de grève le 28 février prochain. «C’est notre proposition. Maintenant, ce sera aux membres de décider du moment et de la forme. Nous, ce qu’on souhaite, c’est une grève générale illimitée, car c’est vers ce moyen que semble se diriger le mouvement étudiant», justifie l’étudiant.
M. Bastien estime que les cégépiens ont utilisé tous les moyens avant d’en venir à considérer une grève. «C’est sûr qu’il y a des côtés négatifs, mais d’un autre côté, c’est ce qu’il nous reste pour faire valoir notre point de vue», dit-il.
Le représentant étudiant croit que la hausse des frais de scolarité au niveau universitaire de 1 635 $ sur cinq ans est «inacceptable» et constitue un «frein au développement» de la Gaspésie. «D’ici cinq ans, 9000 postes seront à combler dans la région, alors ce n’est pas en nuisant à l’accessibilité aux études qu’on réussira à le faire», déclare-t-il en ajoutant que cette hausse est «injuste et destructrice.»
Les Gaspésiens, les premiers touchés
M. Bastien estime que les étudiants en région sont les premières victimes de l’augmentation des droits de scolarité. «En Gaspésie, tous les étudiants qui souhaitent aller à l’université doivent sortir de la région, dit-il. Si on ajoute cette augmentation aux dépenses reliées aux déplacements, à l’appartement, à l’épicerie, ça devient démesuré.» Il propose plutôt un gel des frais de scolarité effectif en 2012 et la mise en application de règles plus sévères pour régir les dépenses universitaires.
Le campus de Carleton-sur-Mer pourrait également être touché par cette grève. La présidente de l’Association étudiante, Myralie Sauvé, a indiqué que son exécutif proposera une assemblée spéciale pour voter le mandat de grève au cours des prochaines semaines.
C’est ce qu’il a déclaré en marge d’une rencontre publique réunissant une vingtaine de citoyens mardi soir à la microbrasserie Le Naufrageur à Carleton-sur-Mer. «Écoutez, c’est un chemin de fer qui a été mis en place dans les années 1800 et on n’est même pas capable de le faire fonctionner correctement au 21e siècle. C’est une blague», a-t-il pesté.
L’aspirant chef du NPD estime que la mise à niveau du rail en Gaspésie devrait être une priorité pour les conservateurs. «Je suis le dossier de près avec Philip Toone et je trouve que c’est scandaleux que le gouvernement fédéral ne soit pas en train de s’occuper de ça», a-t-il ajouté.
M. Mulcair promet de s’acharner afin de convaincre le gouvernement pour qu’il débloque les fonds nécessaires afin de réparer les installations ferroviaires de la région, s’il devient chef du NPD. «Soyez assuré que ça va être pour moi une priorité dès que je deviens chef. Il n’y aura pas une journée qui va passer sans que je pose une question là-dessus [à la Chambre des communes].»
Satisfait du membership dans la région
M. Mulcair se réjouit par ailleurs que, depuis l’élection du 2 mai dernier, les membres du NPD en Gaspésie soient passés de 64 à 130. «Je pense que c’est [un nombre] merveilleux. Il ne faut pas oublier qu’avant le 2 mai, les membres du NPD étaient peu nombreux au Québec», a-t-il rappelé.
À son avis, son parti est sur une pente «ascendante» partout au Québec et aussi en Gaspésie. «On est en train de bâtir l’infrastructure pour les prochaines élections. La première étape est de mettre en place des associations de circonscriptions, bâtir le membership. Pour la Gaspésie, c’est 130 membres la première année. C’est une très bonne courbe», a-t-il mentionné.
Les membres du NPD éliront leur nouveau chef le 24 mars prochain. Ils doivent choisir entre Thomas Mulcair, Brian Topp, Paul Dewar, Peggy Nash, Niki Asthon, Nathan Cullen et Martin Singh.
Selon un sondage publié cette semaine par l’organisation du candidat Paul Dewar, Thomas Mulcair mène la course en recueillant 25,5 % des intentions de vote, loin devant Peggy Nash (16,8%) et Paul Dewar (15,1%)
M. Mulcair peut compter sur l’appui de 34 députés néo-démocrates du Québec, cinq de l’Ontario et un de la Colombie-Britannique
Après quelques jours de réflexion, il a pris cette décision pour éliminer «tout imbroglio», a-t-il affirmé par voie de communiqué. Il a tenu à rassurer les communautés côtières «quant à la poursuite de son travail d’assistance, de représentativité et de défense de leurs intérêts à Québec.»
Rappelons que le ministère des Pêches et Océans a déposé, la semaine dernière, une accusation à son endroit pour avoir pêché l’oursin sans détenir de permis. M. Mamelonet doit comparaitre au palais de justice le 2 avril prochain.
Il prévoit déposer un plaidoyer de non-culpabilité, même s’il admet avoir pêché de 40 à 50 livres d’oursins entre le 1er juillet et le 30 août 2011 sans détenir de permis.
M. Mamelonet a mentionné se dit «profondément désolé de la tournure des événements compte tenu de sa ferveur à promouvoir cette espèce abondante et non exploitée du golfe et ce, dans le plus grand respect de la faune marine.»
Cette fois, le litige ne concerne pas le tracé de la nouvelle ligne qui reliera le poste du promoteur éolien, TransAtla, au poste d’électricité de la Cascapédia, mais plutôt des travaux de déboisement destinés à l’aménagement d’une aire pour le déplacement de la machinerie près de la route qui mène à la ligne de transmission.
«Le 9 janvier dernier, je suis arrivé sur mon terrain et j’ai vu que le sous-traitant d’Hydro-Québec avait bulldozé pour aménager ce stationnement temporaire. Je comprends que ça facilite le transport et l’entreposage de leur machinerie, mais j’aurais aimé ça qu’on me demande l’autorisation. Ça m’aurait fait plaisir de trouver un terrain d’entente. Si ça continue comme ça, tout le monde va pouvoir faire ce qu’il veut chez nous», explique M. Audet, visiblement choqué.
Depuis cette date, M. Audet a rencontré plusieurs fois des représentants d’Hydro-Québec pour leur faire part de la situation. Même s’il n’est pas parvenu à conclure une entente avec la société d’État, il affirme que les travailleurs ne passent plus sur sa propriété. «Ils sont venus poser des clôtures pour délimiter l’endroit. Mais le mal est fait. La végétation prendra beaucoup de temps à repousser», affirme-t-il.
Avant d’acheminer sa demande d’indemnisation le 25 janvier dernier, M. Audet a vérifié auprès de la Ville de New Richmond que des parties de son terrain, le lot 521 au troisième rang, avaient bel et bien été touchées par le déboisement. «Selon les plans, le chemin de la Ville a trente pieds de large. Et le déboisement a clairement dépassé cette limite», se désole-t-il.
Dans sa lettre, M. Audet demande un dédommagement de 2 000 $ pour les «dégâts» fait sans permission sur son terrain le 8 janvier dernier. Il réclame par ailleurs «la remise du terrain en condition avec pelle mécanique pour ramener l’humus» et ainsi favoriser la repousse des arbres.
La conseillère aux relations avec le milieu chez Hydro-Québec, Catherine Bujold, a refusé de nous accorder une entrevue, sous prétexte que l’entreprise étatique ne souhaite pas commenter publiquement les négociations en cours avec M. Audet.
Pas le premier litige
Rappelons qu’il ne s’agit pas de la première prise de bec entre M. Audet et Hydro-Québec. Il y a environ un mois, lui et son voisin, Raynald Murphy, avaient dénoncé publiquement la société en mentionnant qu’elle leur offrait un prix dérisoire pour l’accès à leur terrain afin de construire la ligne de transport d’électricité. M. Murphy s’était notamment vu offrir environ 1 300 $ pour la terre sur laquelle il a planté 500 arbres en 1986.
Les deux citoyens n’ont toujours pas cédé à la demande d’Hydro-Québec. Si les parties n’en viennent pas à une entente, un tribunal administratif pourrait être appelé à trancher et une expropriation pourrait être recommandée.
Cet ouvrage présente des photos d’œuvres en art visuel et des textes littéraires réalisés par près de 75 élèves et une vingtaine d’intervenants provenant de quatre établissements scolaires de la Baie-des-Chaleurs, soient l’école Antoine-Bernard de Carleton-sur-Mer, les centres d’éducation des adultes de Maria et l’Odyssée de Bonaventure ainsi que le Centre d’études collégiales Baie-des-Chaleurs.
Les œuvres qui se retrouvent dans le livre sont inspirées par le parcours de 26 femmes de la région qui ont choisi des métiers traditionnellement masculins. L’objectif de la production artistique est de briser les préjugés au sujet de la pratique de métiers masculins par les femmes. «Plus le livre sera diffusé, plus on va sensibiliser les gens, alors c’est un plus. Nous sommes très heureuses de faire partie des finalistes. C’est aussi très valorisant pour ceux qui ont participé à ce projet éducatif», commente Mireille Chartrand, de la Table de concertation des femmes.
Au-delà du concours
Bien qu’elle se réjouisse de cette nomination, Mme Chartrand a tenu à mentionner que le livre vise à améliorer les conditions économiques des femmes de la région en favorisant leur intégration dans des milieux de travail traditionnellement masculin. Et à son avis, ce réflexe n’est pas encore suffisamment développé. «Il y a encore un énorme blocage. On remarque que les femmes sont plus portées à choisir de façon automatique des métiers traditionnellement féminins. Pourtant, en tant que société, je pense qu’on est rendu là», mentionne-t-elle.
Selon Mme Chartrand, plus il y aura de femmes qui pratiqueront des métiers traditionnellement masculins, plus la condition de la femme aura tendance à s’améliorer. «Les métiers dits masculins, comme ceux de la construction, les professions qui touchent l’ingénierie, la plomberie, l’électricité sont généralement bien rémunérés, alors c’est certain que ça peut diminuer l’écart salarial entre les femmes et les hommes», dit-elle.
Remise du prix
Délivrés par le ministère de la Culture des Communications et de la Condition féminine, les prix Égalité récompensent des projets qui encouragent l’égalité entre les hommes et les femmes. Un Métier, ça n’a pas de sexe est finaliste dans la catégorie égalité économique, l’une des six catégories du concours. Les gagnants seront dévoilés par la ministre Christine St-Pierre au théâtre Capitole de Québec lors d’un gala animé par Geneviève Borne le 29 février. Le projet Coup de coeur, déterminé par le vote du public, sera aussi remis à cette occasion. Il est possible de voter en ligne avant le 24 février au www.prixegalite.gouv.qc.ca.
Respect de la vie privée