Selon le ministère des Pêches et des Océans, M. Mamelonet a enfreint la Loi sur les pêches. Il aurait pêché l’oursin sans détenir de permis.
Georges Mamelonet doit comparaître au palais de justice de Percé au début du mois d’avril.
S’il est reconnu coupable, il est passible d’une amende pouvant aller jusqu’à 100 000 $.
Joint au téléphone par GRAFFICI.CA, le député de Gaspé a confirmé qu’il n’a pas l’intention de plaider coupable même s’il admet avoir pêché de 40 à 50 livres d’oursins entre le 1er juillet et le 30 août 2011 sans détenir de permis.
M. Mamelonet précise que le permis exploratoire qu’il détenait depuis les années 80, lui permettant de pêcher une petite quantité d’oursins chaque année, n’a pas été renouvelé au début des années 2000 en raison de changements administratifs chez Pêches et Océans.
Malgré ces modifications, le député libéral confirme qu’il a continué à pêcher tout en sachant qu’il ne détenait pas de permis. Ses récoltes était destinées à son restaurant de Percé. «Les recettes d’oursins sont parmi les plus populaires à mon restaurant. Je ne pouvais pas arrêter. Je ne me suis jamais caché de cette pratique. J’ai toujours pêché à la même place à la vue de tous», explique-t-il.
Au début de l’été dernier, des agents de Pêches et Océans ont rappelé à M. Mamelonet qu’il n’avait pas le droit de poursuivre cette pêche sans permis. «J’ai répondu que j’allais continuer et j’ai par la suite appelé à la direction régionale pour trouver une solution, mais je n’ai pas eu de retour d’appel», indique le député.
M. Mamelonet estime qu’il n’a rien à se reprocher. Il a l’intention de défendre son «droit acquis» devant le tribunal. «Écoutez, tout le monde était au courant que je pêchais de petites quantités d’oursins pour mon restaurant. Je le fais depuis trente ans en tout respect des écosystèmes. Soyez assuré que je défendrai mon point de vue en avril prochain», a-t-il lancé.
Le député de Gaspé dit avoir prévenu le bureau du premier ministre, Jean Charest, et le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, Pierre Corbeil, dès la réception de l’avis de comparution au palais de justice de Percé.
Il affirme qu’il respectera la décision du premier ministre s’il lui retire ses responsabilités d’adjoint parlementaire au ministre Corbeil.
Le Parti québécois demande d’ailleurs à Jean Charest d’agir en ce sens. «Un élu a l’obligation de montrer l’exemple. Dans le cas présent, il est troublant de constater que le député de Gaspé aurait commis un geste illégal pour le bénéfice de son entreprise», a déclaré par voie de communiqué le député de Matane, Pascal Bérubé.
En marge de l’inauguration officielle de la coopérative Rue de la Cité à Bonaventure, M. Berger a mentionné que la population gaspésienne ne comprend pas toujours l’importance de l’immigration. «Dans beaucoup de cas [plusieurs] voient ça de façon négative. On pense que ce sont des gens qui viennent nous envahir, qui arrivent avec une autre culture ou encore qu’ils viennent prendre nos jobs. Mais si on explique comme il faut qu’est-ce qu’une population immigrante, je pense que les gens vont comprendre son importance», a-t-il déclaré.
Le président de la CRÉGÎM estime que le forum sur l’immigration, qui aura lieu le 23 février à Carleton-sur-Mer sous le thème Se réunir pour mieux accueillir : une question d’avenir, constitue une excellente occasion pour sensibiliser la population au phénomène de l’immigration.
Une nécessité
Alors qu’Emploi-Québec prévoit la création de 9 000 nouveaux emplois en Gaspésie et aux Îles d’ici 2015, M. Berger soutient que l’immigration est nécessaire pour combler les besoins de main-d’œuvre dans la région. «Je ne dis pas que c’est la seule solution, mais l’immigration peut nous être d’un grand support. Ça fait des années que c’est commencé dans plusieurs endroits du Québec. Si on ne veut pas manquer le trafic, si on veut combler nos besoins, il faut s’occuper de cet aspect-là», a-t-il avancé.
Il a par ailleurs salué au passage l’importance des organismes d’accueil et d’intégration des immigrants comme Rue de la Cité à Bonaventure. «C’est essentiel pour favoriser leur intégration et leur rétention», a-t-il mentionné. Dans la région, deux autres organismes ont le même mandat, soit Le Pouvoir des mots à Gaspé et la MRC de la Haute-Gaspésie.
M. Berger espère maintenant que les deux autres MRC, Avignon et Rocher-Percé, puissent éventuellement bénéficier de ces mêmes services sur leur territoire.
Cette initiative vise à sensibiliser les employeurs de la région au bassin de travailleurs handicapés ou vivant avec une incapacité fonctionnelle aptes à occuper un emploi.
La chargée de projet au RAPHGÎ, Nancy Girard, indique que 8 % de la population active de la Gaspésie, soit environ 5400 personnes, font partie de ce groupe, selon une étude publiée en 2009-2010. «On veut faire connaître ces personnes auprès des employeurs et surtout les informer des services disponibles dans la région, mentionne-t-elle. Beaucoup d’aides et de programmes existent pour soutenir ceux qui souhaitent engager des personnes handicapées, mais on se rend compte que ce n’est pas connu.»
Briser les tabous
Ces journées d’échanges serviront par ailleurs à briser certains tabous, poursuit M. Girard. «On entend souvent dire que les personnes handicapées ne sont pas formées, mais c’est faux. Au cours des dernières années, le nombre d’étudiants handicapés a augmenté de 300 % dans le réseau collégial et 200 % dans le réseau universitaire», explique celle qui considère que le préjugé du manque de formation ne devrait donc plus constituer un frein à l’embauche de personnes handicapées.
La responsable du projet soutient aussi que les employeurs craignent souvent que la main-d’œuvre handicapée soit moins productive et qu’elle doive s’absenter plus souvent. «Ce sont des tabous que nous voulons faire tomber. Et s’il y a une diminution de la productivité, il existe des mesures d’aide pour compenser ses pertes», dit-elle.
Les journées d’échanges visent par ailleurs à sensibiliser les personnes handicapées désireuses et aptes à occuper un emploi à la réalité du marché du travail. «Bien souvent, elles ont seulement besoin qu’on les encadre dans la recherche d’emploi. C’est ce que nous leur expliquerons lors de ces journées», précise M. Girard.
Les rencontres auront lieu le 14 février à Gaspé, le 15 février à Chandler, le 22 février à Sainte-Anne-des-Monts, le 1er mars à Carleton-sur-Mer, le 2 mars à Bonaventure et le 14 mars aux Îles-de-la-Madeleine.
L’ouverture de ce nouvel espace marque un tournant important dans l’histoire de cette jeune coopérative de solidarité. Sa coordonnatrice, Catherine Landry, mentionne que l’organisme peut maintenant se concentrer sur sa mission, soit d’offrir un service d’accueil et d’intégration aux personnes immigrantes et un lieu de socialisation aux jeunes adultes.
«Avec ce lieu physique, on est maintenant en mesure de démarrer plus officiellement nos activités. Ça nous permet d’avoir un espace pour recevoir les jeunes adultes, les immigrants, faire des réunions et offrir différentes activités», a mentionné Mme Landry.
La coordonnatrice invite maintenant la population à s’approprier l’endroit en proposant des événements et en participant à différentes activités de socialisation. «Ce qu’on veut, c’est que les gens nous suggèrent des idées, comme des ateliers de langue, de cuisine, des conférences, des sorties plein air. Rue de la Cité est un organisme ouvert à tous et les possibilités sont infinies», a-t-elle expliqué.
Déjà, une dizaine d’événements figurent au calendrier de la coopérative, dont une dégustation de bières et fromages dans le cadre d’un encan d’œuvres d’artistes de la région le 25 février et une conférence culturelle sur le Mali le 9 mars.
Un long parcours
Rappelons que ce projet est né il y a plus de neuf ans d’une demande des jeunes adultes de la MRC de Bonaventure. Ces derniers souhaitaient avoir un espace pour se retrouver et socialiser. Au fil du temps, le projet a évolué et, récemment, un service d’accueil et d’intégration aux personnes immigrantes est venu se greffer à la mission de l’organisme.
Une stratégie qui a permis à la coopérative d’obtenir du financement, dont près de 35 000 $ du Fonds de soutien à l’établissement de services d’accueil et d’intégration des personnes immigrantes 2010-2012, géré par la Conférence régionale des élus de la Gaspésie-les-Îles (CRÉGÎM).
Présent à l’ouverture des locaux, le président de la CRÉGÎM, Bertrand Berger, a d’ailleurs déclaré que le service de Rue de la Cité prend tout son sens à une époque où l’immigration est nécessaire pour combler les besoins de main-d’œuvre dans la région. «On prévoit la création de 9000 nouveaux postes en Gaspésie d’ici deux ans. Alors c’est clair que l’immigration pourrait nous être d’un grand support. Et pour accueillir les immigrants, les assister dans leur intégration et s’assurer qu’ils demeurent ici, on a besoin d’organismes comme Rue de la Cité», a déclaré celui qu’il qualifie l’inauguration de la coopérative comme un «moment historique» pour la MRC de Bonaventure.
Déjà à pied d’œuvre
Même s’il s’agissait d’un lancement officiel, Mme Landry a précisé que la coopérative est à pied d’œuvre depuis déjà un bon moment. Récemment, elle a eu l’occasion de mettre à profit la nouvelle vocation d’accueil et d’intégration aux personnes immigrantes en soutenant Hideaki Koizumi, un japonais établi dans la région depuis le mois de juillet dernier avec sa femme originaire de Montréal et ses deux enfants.
M. Koizumi, qui a vécu sept ans en Colombie-Britannique, a déménagé en Gaspésie sans aucune connaissance de la langue française. Au départ, il admet qu’il était un peu découragé. «J’étais sûr qu’il n’était pas possible d’obtenir des cours de francisation dans la région. Et puisque je ne connais pas beaucoup de monde, c’est difficile d’apprendre au jour le jour. Mais quand on m’a présenté à Rue de la Cité, j’ai appris que des cours de français sont disponibles pour les immigrants», a-t-il mentionné.
La coopérative est soutenue financièrement notamment par la CRÉGÎM, le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles, le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale, l’Agence de santé des services sociaux Gaspésie-les-Îles, la Commission jeunesse Gaspésie-les-Îles, la Caisse populaire Desjardins des Quatre-Vents de Bonaventure, la MRC de Bonaventure et la Ville de Bonaventure.
Ce programme du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport vise à favoriser les activités sportives et de loisir chez les personnes handicapées en soutenant financièrement des organismes qui souhaitent leur offrir un service d’accompagnement.
L’agente de développement à l’Unité régionale loisir et sport Gaspésie-les-Îles-de-la-Madeleine, Magalie Forest, mentionne que les besoins en accompagnement sont énormes dans la région et que le ministère peine à répondre à la demande. «Il y un réel besoin. On a reçu des demandes pour plus de 150 000 $, alors qu’on dispose d’un budget de 18 000 $», dit-elle.
Selon elle, il est clair que le programme souffre d’un sous-financement et que l’aide apportée est loin d’être «suffisante» pour combler les besoins. «On aide en partie, mais on est conscient que les organismes doivent aussi chercher ailleurs pour boucler leur budget.»
L’an passé, plus de 200 personnes atteintes d’une déficience physique, visuelle ou intellectuelle ont bénéficié de ce programme en Gaspésie et aux Îles, dont une quarantaine d’enfants.
Cet événement, organisé par le Club de motoneige Mont Carleton, l’Hostellerie Baie Bleue et le Centre des congrès de la Gaspésie, se tiendra les 18 et 19 février prochain.
Les activités débuteront le samedi matin alors que les motoneigistes sont invités à se rendre au Club Mont Carleton pour participer au «Rally Poker Motoneige». Les participants circuleront sur deux circuits, un de 150 kilomètres et l’autre de 300.
Ces randonnées se termineront à l’Hostellerie Baie Bleue en fin d’après-midi où un bar de glace sera aménagé sur la terrasse extérieure du Pub St-Joseph pour les participants. Ces derniers auront par la suite droit à un souper et une soirée avec projections de vidéos extrêmes sur écrans géants et un spectacle de la formation country Pamela Rooney & The Exceptions. Le lendemain matin, un brunch sera servi avant que les motoneigistes reprennent d’assaut les sentiers.
Des retombées économiques
Le directeur des communications de l’Hostellerie Baie Bleue et organisateur de l’activité, David Thibault Lévesque, s’attend à recevoir plus d’une centaine de personnes au cours de la fin de semaine. «Des invitations ont été lancées dans plusieurs clubs de motoneige du Québec et du Nouveau-Brunswick. Déjà, les réservations commencent à rentrer», se réjouit-il.
M. Lévesque ajoute que les motoneigistes sont une «excellente source de revenus» pour son commerce tout au long de la saison hivernale et que ce genre d’événement donne un sérieux coup de pouce à l’entreprise lors de cette période de ralentissement. «Les affaires tournent au ralenti l’hiver, alors on essaye d’organiser des choses pour créer de l’activité économique à Carleton-sur-Mer», explique-t-il tout en ajoutant que cette fin de semaine donnera une belle visibilité à la municipalité chez les amateurs de motoneige partout au Québec.
L’école des pêches et de l’aquaculture du Québec de Grande-Rivière (ÉPAQ) a été sélectionnée par le Ministère des Affaires étrangères et du commerce international (MAECI) pour un projet de conception et d’évaluation technique dans le but de mettre sur pied une école de pêche en Haïti.
Avec l’aide de son partenaire, l’ONG Saïra international, le Cégep soutiendra deux organisations haïtiennes, l’Institut supérieur d’agriculture et de formation professionnelle et l’Union des partisans du développement rural, qui envisagent la mise sur pied de cette école.
Le coordonnateur de cette mission et responsable du développement international au groupe Collégia, Nicolas Simeray, souhaite que la contribution du Cégep serve de levier pour initier une coopération à long terme avec ses partenaires. «Cette première étape vise à concevoir le projet. Tout est à construire. Le but est de mettre sur pied un modèle haïtien qui répond aux besoins de leur communauté. Par la suite, on présentera notre plan à des bailleurs de fonds», explique-t-il.
Au cours de cette première étape, une délégation haïtienne viendra d’abord à l’ÉPAQ pour une durée de deux semaines et une délégation du Cégep se rendra pour la même durée en Haïti. Lors de leur voyage en Gaspésie, les représentants haïtiens suivront des formations en création de programmes, visiteront l’ÉPAQ et participeront à des sessions de travail avec la délégation du Cégep. Pour sa part, cette dernière se rendra en Haïti pour visiter le site de la future école, étudier l’état de l’industrie des pêches haïtienne et recevoir des formations en recherche de financement.
Malgré les difficultés socioéconomiques que traverse Haïti, M. Simeray demeure confiant quant à la concrétisation du projet à plus long terme. «Ce n’est pas notre première expérience de coopération dans des pays pris avec des situations sociales peu favorables. La principale difficulté en Haïti a été l’absence d’un gouvernement pendant une longue période, ce qui est chose du passé. Une fois la première phase réalisée, on aura un plan conceptuel complet pour trouver du financement», dit-il.
Le partenaire du Cégep de la Gaspésie dans ce projet, l’ONG Saïra international, a comme mission la recherche et le développement de projets éducatifs et communautaires en région non industrialisée. Ce partenariat, qui a démarré en 2010, a pour but, entre autres, d’apporter un soutien au secteur de la formation technique et professionnelle en Haïti.
À cinq ans de cet anniversaire qui se tiendra en 2017, ce comité, composé de six citoyens et de deux employés de la Ville, aura comme mandat de proposer les grandes orientations et les thématiques de l’événement. Il devra aussi proposer des concepts pour commencer à définir sa programmation.
Le directeur responsable des loisirs, de la culture et du tourisme de la municipalité, Pascal Alain, explique que l’idée derrière l’implantation de ce groupe est l’organisation d’un événement à l’image de la communauté. «Ce sera l’anniversaire de la municipalité, mais aussi de tous ses résidents. La participation des citoyens est fondamentale pour en faire quelque chose proche des gens», mentionne-t-il.
Ce groupe de réflexion, poursuit M. Alain, sera composé de personnes dont les intérêts touchent un peu à tout. «On veut ratisser le plus large possible en incluant des gens des loisirs, de la culture, du monde des affaires et du tourisme», précise-t-il. Le comité aura une durée de vie de deux ans. Par la suite, il passera le relais à un comité organisateur.
L’Histoire au cœur de la fête
Sans entrer dans les détails, l’administration municipale a déjà ciblé certaines thématiques qu’elle souhaite mettre de l’avant. «C’est sûr que le volet historique sera un incontournable. Carleton-sur-Mer, dit Tracadièche, a été développée par des réfugiés acadiens. L’endroit a une histoire riche en couleur qu’on souhaite faire connaître», explique-t-il tout en ajoutant que le 250e pourrait être une occasion de produire des publications historiques sur la ville.
Développement des infrastructures ?
Les anniversaires de fondation des villes sont par ailleurs souvent des opportunités pour les municipalités de se doter d’infrastructures. Dans ce contexte, M. Alain souhaiterait que Carleton-sur-Mer profite de son 250e anniversaire pour concrétiser des projets de développement, comme celui d’un bâtiment multifonctionnel sur la pointe au bout de la route du camping. «Ça fait déjà un bon bout de temps qu’on en parle. Pourquoi ne pas se servir du contexte du 250e pour implanter ce bâtiment qui servirait à mettre la culture de la région à l’avant-plan», questionne-t-il ?
À cinq ans de l’événement, M. Alain ignore quel sera le budget disponible pour organiser les festivités. Il précise qu’il existe plusieurs programmes de subventions publiques disponibles et que la Ville de Carleton-sur-Mer sera appelée à contribuer.
Les gens intéressés à siéger au comité de réflexion doivent communiquer avec la Ville avant le vendredi 3 février. Le groupe se rencontrera de quatre à six fois par année.
Rappelons que la ministre des Ressources humaines, Diane Finley, avait annoncé en août dernier que les compressions visant à rétablir l’équilibre budgétaire à Ottawa conduiront le gouvernement à réduire de 120 à 22 le nombre de centres traitant les demandes d’assurance-emploi au pays. Celui de New Richmond ne figurerait pas sur la liste des 22 centres épargnés.
Cette situation pourrait forcer le transfert de dizaines d’emplois du bureau de New Richmond vers le bureau de Thetford Mines. Entre 30 et 40 emplois dans la municipalité de la Baie-des-Chaleurs seraient donc en péril.
De l’avis du conseiller régional de la FTQ, Alain Harrisson, ce geste est «inacceptable» et devrait être dénoncé «haut et fort» par la population locale. «En plus de mettre au chômage des dizaines de bons salariés, cette décision entraînera une perte de services dans la région, comme si les citoyens d’ici sont de seconde zone. Les conservateurs se moquent carrément des Gaspésiens. Ils les ont abandonnés», peste-t-il.
Retour à «l’époque Duplessis»
M. Harrisson juge par ailleurs inacceptable la possibilité que les emplois de New Richmond soient transférés à Thetford Mines, la circonscription du ministre conservateur Christian Paradis. «Sommes-nous revenus à l’époque Duplessis, lorsque le gouvernement récompensait les comtés qui avaient voté pour lui ? Ce n’est pas aux Gaspésiens de faire les frais de décisions politiques et partisanes», laisse-t-il entendre.
La FTQ, tout comme le SEIC, estime que les conservateurs ont encore le temps de reculer avant le dépôt du prochain budget. «Le gouvernement doit revenir sur ses décisions. Il est impératif de poursuivre l’investissement dans les ressources et le service à la clientèle dans la région Gaspésie-les-Îles», a fait valoir la présidente de la section locale du SEIC, Lynda Fortier.
Cet avertissement concerne la zone couverte par le bulletin des Chics-Chocs réunissant le mont Albert, le mont Hog’s Back, le mont Vallières-de-Saint-Réal, le mont Blanche-Lamontagne, le mont Lyall, Champ-de-Mars et Mines-Madeleine.
La tempête, qui vient d’atteindre les Chics-Chocs, pourrait laisser de 20 à 35 centimètres de neiges accompagnés de vents forts en altitude. Des conditions, explique le directeur général du Centre, Dominic Boucher, qui augmentent fortement les risques d’avalanche. «Ça crée de l’instabilité au niveau de la croûte formée par la pluie au cours des derniers jours. On suggère alors fortement aux amateurs d’éviter les grandes pentes dégagées. Il vaut mieux privilégier des endroits peu pentus où il y des arbres pour minimiser les risques», recommande-t-il.
Le Centre d’avalanche en profite par ailleurs pour mettre en garde tous les utilisateurs de l’arrière-pays que la gestion du risque d’avalanche requiert des connaissances approfondies. Il invite aussi les amateurs de sports de glisse à consulter le bulletin des Chics-Chocs pour obtenir de l’information sur la stabilité de la neige et sur les indices de danger pour chaque jour de prévision.
Respect de la vie privée