le Mardi 22 septembre 2026

Pour la trentaine de bénévoles qui travaillent depuis plus de trois ans à concrétiser ce projet, il s’agit d’une preuve que Chandler peut se départir de son image de ville sans dynamisme depuis la fermeture de la Gaspésia. Leur but : offrir aux citoyens de Chandler et de la MRC du Rocher-Percé un lieu de rencontres et de diffusion culturelle.

«Chandler a été longtemps une ville mono-industrielle et on ne se cachera pas que la population locale a, pendant plusieurs années, oublié de développer d’autres créneaux. Avec ce café multigénérationnel, on veut démontrer qu’il est possible de le faire», déclare Pierre-Luc Arsenault, le coordonnateur du projet.

L’endroit se veut beaucoup plus qu’un simple café, précise M. Arsenault. «Il y aura des spectacles, des ateliers de cuisine, des soirées de danses, des projections de films, illustre-il. C’est quelque chose qui n’existe pas dans le coin.» Il espère aussi que le café devienne un lieu d’arrêt pour les artistes en tournée en Gaspésie. «On a peut-être maintenant des chances qu’ils s’arrêtent à Chandler.»

Une vision communautaire

Afin de mieux orienter le projet, M. Arsenault et son équipe ont commandé, il y quelques années, une étude de marché. Le constat : les jeunes, les moins jeunes et les nouveaux arrivants de la MRC du Rocher-Percé s’ennuient et ont une soif d’entreprendre des projets. C’est pour cette raison que les gestionnaires de La Mutinerie offriront la possibilité aux citoyens de proposer et d’organiser des événements. «On veut que toute la communauté s’y implique, qu’elle s’approprie le lieu», explique le coordonnateur.

La Mutinerie est chapeauté par l’organisme sans but lucratif Centre Patro-Jeunesse. Tous les profits reliés aux activités du café culturel seront d’ailleurs remis à cet organisme.

Deux employés à temps complet et un à temps partiel seront engagés. M. Arsenault ne s’est pas avancé au sujet des investissements nécessaires à la réalisation du projet, disant ne pas avoir les chiffres exacts. Les principaux partenaires sont notamment le CLD du Rocher-Percé, la Ville de Chandler, Emploi Québec et la Caisse populaire du Centre-sud gaspésien.

La soirée d’ouverture du nouveau café culturel débutera à 19 h le 4 février. Pour l’occasion, la formation Saturnin Acoustique offrira un spectacle.

*Cet article a été mis à jour le vendredi 27 janvier à 22h00.

Un bris dans une conduite d’eau a causé une mauvaise surprise aux propriétaires de l’établissement lors de la fin de semaine du 17 décembre, soit quelques jours avant les fêtes, une période fort achalandée. «C’est assez majeur. L’eau s’est infiltrée rapidement et a fortement endommagé nos installations. Le plancher du café est à refaire au complet. Nous devons aussi refaire toute la partie arrière, au rez-de-chaussée et au sous-sol», explique le copropriétaire Philippe Gauthier.

Le 10 janvier dernier, un représentant des assurances, un expert en sinistre et un entrepreneur en construction sont venus évaluer l’ampleur des dégâts «On parle d’environ 100 000 $ de dommages», laisse savoir M. Gauthier précisant que les assurances couvriront probablement l’ensemble des frais matériels. «Mais c’est sûr qu’il y aura des pertes de revenus causées par la fermeture temporaire», dit-il.

Malgré ce sinistre, les propriétaires se considèrent chanceux dans leur malchance. M. Gauthier explique que la santé financière du commerce dépend largement de la clientèle touristique et que si un tel sinistre était arrivé en plein mois de juillet, lui et ses collègues auraient été dans l’embarras. «C’est sûr qu’on aurait connu une année déficitaire. Ce n’est pas une bonne nouvelle, mais, au moins, on ferme dans le mois de février, un des moins achalandés de l’année», mentionne M. Gauthier ajoutant que, normalement, La Mie Véritable ferme en janvier pour des vacances annuelles.

Les employés du commerce retourneront au travail au début mars alors les activités de production, de vente et de restauration reprendront.

Originaire de Matane, M. Lapointe pratique depuis plus de six ans l’art action, un mode d’expression artistique où le corps en mouvement, combiné à l’utilisation d’objets, forment des œuvres singulières. Le résultat n’est pas fixe ni tangible comme un tableau ou une photo, mais plutôt une «performance» unique animée par le «sentiment du moment», a expliqué M. Lapointe, lorsque rencontré dans sa galerie.

Dans le cadre du projet issu de sa résidence à Carleton-sur-Mer, intitulé Déclinaisons synesthésiques, M. Lapointe souhaite faire évoluer son concept de TextActions, soit l’exécution d’une suite d’actions exprimant des mots et des lettres par les gestes, le son et la manipulation d’objets. Son but : réaliser une œuvre qui exprime la difficulté des êtres humains de se faire comprendre.

«C’est une sorte de déconstruction du langage. Ayant fait carrière en traduction, j’ai toujours aimé la communication et la transformation des formes d’expression, ce qui se reflète sur mon travail», dit-il en parlant de son évolution artistique.

Cette fois, M. Lapointe explore les possibilités de sonorisation du braille, le système d’écriture à points saillants tactiles pour les personnes non voyantes. «Plutôt que de traduire d’une langue à une autre, je traduis le système braille en une série de sons. Bref, je transmets l’expression braille sous une autre forme», explique M. Lapointe.

Pour ce faire, l’artiste s’est inspiré du système de l’alphabet braille pour créer une «plaque braille» faite d’élastiques, de bois et de six casseroles. Chacune de ces six casseroles représente un point de l’alphabet braille et occasionne un son lorsque frappée par une partie du corps (voir la vidéo). Chaque coup équivaut à l’expression sonore d’une lettre. «J’ai écrit un texte, intitulé La résistance, que je livre de cette façon avec mon corps, des objets et des sons. C’est ce qu’on appelle l’alphabétisation de l’art action», précise-t-il.

Une interprétation électroacoustique

Le passionné de l’art action n’est pas seul dans ce projet. L’artiste montréalais, Alexis Bellavance, s’est récemment joint à lui. L’essentiel de son travail est de transformer les sons acoustiques de M. Lapointe en des sons électroacoustiques. «J’interprète la livraison de Rodolphe-Yves et j’en fais une création électroacoustique retransmise en temps réel quand il performe», explique M. Bellevance.

Cette collaboration, soutient M. Lapointe, ajoute au sens de l’œuvre. «Ça exprime bien les difficultés de communiquer, car c’est un filtre de plus. On part d’un texte écrit, traduit en braille, livré avec des gestes, des objets et des sons et, finalement, interprété par un autre artiste pour en faire des sons électroacoustiques», résume-t-il.

Les deux artistes présenteront le résultat de leurs explorations au public à la salle Desjardins du Centre d’artistes Vaste et Vague, au Quai des arts de Carleton-sur-Mer, le vendredi 27 janvier à 17 h 30.

Pour la majorité des enfants, un voyage comme celui-là génère à tout le moins un surplus d’excitation. Pour ces 18 jeunes qui fouleront le sol gaspésien pour la première fois de leur vie, cela peut représenter un réel défi. «Les jeunes TED sont reconnus pour être confortables dans une routine. Coucher à l’extérieur de chez-eux, faire un voyage en transport en commun, être loin de leur famille pendant plusieurs jours, ça sort de l’ordinaire», explique Francis-Germain Jannard, un des enseignants responsable du projet.
 
Malgré les difficultés avec lesquelles les enfants TED doivent composer, l’enseignant est persuadé qu’ils ont les capacités de bien mener à terme l’aventure. «Ils peuvent le faire. Nous voulons sortir ces enfants TED de leur zone de confort, travailler les habiletés sociales, leur donner confiance en eux et, jusqu’à présent, ils nous prouvent qu’ils en sont capables», assure l’enseignant.
 
M. Jannard et ses collègues, l’enseignante Patricia Gignac ainsi que deux éducatrices, Marie-Noëlle Roy et Audrey Ouellet, ont cependant senti beaucoup d’inquiétudes chez les parents des élèves au moment de leur présenter le projet. «Plusieurs nous ont presque traité de fous, mentionne à la blague M. Jannard. Plus sérieusement, c’est sûr qu’ils n’étaient pas rassurés, mais on a démontré tout le sérieux de notre projet et ils ont par la suite embarqué.»
 
Des jeunes qui participent
 
Depuis le mois de septembre, le groupe de jeunes consacre de cinq à six périodes de 60 minutes par semaine à la préparation de leur périple dans l’Est du Québec. «Ils sont très motivés et on souhaite les impliquer au maximum dans les démarches. Par exemple, dans le temps des fêtes, chaque élève a dû vendre des recettes de pots Mason qu’ils avaient préparées en classe. Ils accumulent aussi des canettes vides qu’ils rapportent à l’épicerie une fois par mois», explique M. Jannard.
 
Visiter Gaspé et les alentours
 
Au cours de leur séjour sur la péninsule gaspésienne, les jeunes TED logeront au Cégep de la Gaspésie-les-Îles et visiteront, entre autres, Gaspé et ses alentours, le Parc Forillon, Percé, l’Île Bonaventure et Gespeg. «Les jeunes sont conscients de ce qui les attendent et je peux vous assurer qu’ils sont très excité», déclare M. Jannard.

Et pourquoi avoir choisi la Gaspésie ? Pour ces nombreux attraits à proximité de Gaspé, répond-il. «Au début, on a pensé à Halifax, mais il y tellement d’activités intéressantes dans un rayon de 200 kilomètres autour de Gaspé, alors le choix n’a pas été difficile à faire.»
 
Financement
 
Pour que le voyage en Gaspésie se transforme de rêve en réalité, les responsables doivent se casser la tête pour conclure des ententes avec des partenaires et des commanditaires. Jusqu’à présent, VIA Rail a accepté d’offrir au groupe des tarifs privilégiés pour le trajet Montréal-Gaspé. Les organisateurs espèrent donc maintenant que le service ferroviaire sera rétabli en juin.
 
M. Jannard sollicite par ailleurs l’aide des entreprises gaspésiennes. «Si certaines souhaitent nous soutenir financièrement ou nous offrir des services, ils peuvent nous contacter à l’école», dit-il.
 
Le voyage aura lieu du 3 au 8 juin 2012. Les dix-huit élèves TED seront accompagnés de six adultes, dont des professeurs et des intervenants.

L’agence régionale se conforme ainsi à la directive du ministère de la Santé et des Services sociaux qui, en octobre 2010, lui demandait de revoir sa politique afin d’améliorer l’accès au programme d’aide. La politique de déplacement des usagers n’avait pas été révisée depuis 2004 en Gaspésie.

De l’avis du directeur général de l’agence, Gilles Pelletier, il s’agit d’une excellente nouvelle pour les bénéficiaires de soins de santé dans la région. «On sait qu’en raison de l’étendue de notre territoire, les déplacements sont choses courantes pour recevoir des services médicaux. Il fallait donc trouver des moyens pour compenser financièrement le plus grand nombre de personnes possibles», dit-il.

M. Pelletier explique que la nouvelle politique pourra maintenant dédommager les gens qui doivent se déplacer à l’intérieur du territoire administratif de la Gaspésie pour recevoir des soins. «En réduisant la distance à 200 kilomètres, une personne qui voyage de Gaspé à Maria pour recevoir, par exemple, des services en ophtalmologie sera désormais admissible au programme», illustre le directeur général.

La Politique de déplacement des usagers s’adresse à des personnes qui doivent se déplacer sur de longues distances pour recevoir des soins ou des services médicaux qui ne se donnent pas dans l’établissement le plus près de chez eux.

Les paramètres de dédommagement dépendent de la nature des services et ne prévoient par le remboursement total des frais reliés au déplacement. Il vise plutôt à alléger les coûts.

En 2010-2011, l’agence régionale a déboursé plus de 9 millions $ en allocations de déplacement dans la région.

Accessible au www.rmpg.qc.ca, la nouvelle plateforme vise à accorder une meilleure visibilité numérique aux 21 membres de la jeune organisation. «Plusieurs d’entre eux n’ont pas les moyens et les ressources d’avoir un site Internet. Alors, ils ont eu l’idée de se regrouper dans la même vitrine. C’était devenu une priorité», explique la coordonnatrice du réseau, Nadia Guérette.

Le site est un outil de référence autant pour les travailleurs culturels que pour les visiteurs. Il présente le RMPG dans son ensemble, des informations sur chacun de ses membres et une section réservée aux actualités patrimoniales de la Gaspésie, mais aussi d’ailleurs au Québec.

Impliquer les écoles

Une zone scolaire sera aussi développée dans les prochaines semaines, se réjouit Mme Guérette.  Cette dernière explique que depuis quelques années, plusieurs institutions touristiques de la Gaspésie, comme Exploramer à Sainte-Anne-des-Monts, offrent des programmes éducatifs destinés aux élèves du primaire et du secondaire. C’est aussi le cas du Bioparc de Bonaventure qui est sur le point de finaliser un important projet éducatif.

Mme Guérette souhaite donc regrouper ces programmes sur le site du réseau afin de les populariser. Le but est aussi d’aider les enseignants à choisir des programmes adaptés aux jeunes. «Ce n’est pas toujours évident d’aller rejoindre le milieu scolaire. Souvent, les écoles vont préférer les activités sportives pour leurs élèves, plutôt que des sorties culturelles ou éducatives. Alors, c’est à nous de leur faciliter l’accès aux programmes qu’on leur propose», mentionne la coordonnatrice. La section permettra aux enseignants de «magasiner» leurs activités comme dans un «catalogue», précise-t-elle.

Le Réseau muséal et patrimonial de la Gaspésie existe depuis plus de deux ans et son principal objectif est de faire rayonner le tourisme culturel de la région. Il souhaite également renforcer les liens et les collaborations entre ses 21 membres.

Ses principaux bailleurs de fonds sont le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine et la Conférence régionale des élus Gaspésie-les-Îles.

Son projet Web, réalisé par la firme Audace de Sainte-Anne-des-Monts, a nécessité un investissement avoisinant les 7 000 $ et a été rendu possible grâce à la collaboration de la SADC de la Côte-de-Gaspé et du CLD Haute-Gaspésie.

Ce rapport, dont Le Devoir a obtenu copie, date du 9 décembre dernier et a été remis au ministère du Transport du Québec et à Développement économique Canada trois jours plus tard.

Ce rapport fait état de la désuétude avancée des installations ferroviaires de la région. «Nous sommes au point culminant de 30 ans de report de travaux, et, pour des raisons de responsabilité civile (pour éviter de nous retrouver au niveau de la responsabilité criminelle), le temps d’étirer l’élastique est malheureusement terminée», peut-on y lire.

Les ponts en piètre état

Les éléments disponibles dans ce rapport au sujet des ponts ferroviaires laissent transparaître une certaine inquiétude des ingénieurs de la firme Rail Term. Selon eux, l’information nécessaire à l’analyse tarde à arriver étant donné que «la quantité d’informations à traiter est colossale, considérant le nombre de structures à évaluer et l’état pitoyable dans lequel elles se trouvent.» Le rapport stipule que les ingénieurs se concentrent sur les structures les plus problématiques et «ce qu’ils trouvent les rend plutôt nerveux.» Par contre, ces derniers demeurent pragmatiques et ne souhaitent pas verser dans la panique, précise la firme.

Rappelons que ne nombreux élus, gens d’affaires et citoyens se sont rassemblés mardi matin à New Carlisle pour témoigner de l’importance de sauvegarder le chemin de fer de la Gaspésie. Cette mobilisation vise à convaincre les deux paliers gouvernementaux d’investir 93,5 millions $ au cours des cinq prochaines années afin de remettre à niveau le réseau ferroviaire de la région.

Si Société du chemin de fer de la Gaspésie n’obtient pas une réponse positive d’ici la fin de son entente avec les gouvernements, soit le 31 mars 2012, le chemin de fer pourrait fermer.

La jeune gaspésienne de 17 ans et ses collègues profitent de la Semaine québécoise pour un avenir sans tabac pour interpeller les principaux fournisseurs de cigarettes aux jeunes Québécois dans une courte vidéo disponible sur YouTube.

Leur objectif : lancer un cri d’alarme à la population québécoise. «Il faut que ça cesse. C’est vraiment un jeu d’enfant pour un adolescent de se procurer des cigarettes», affirme Marie-Lou Denis.

Même si elle constate qu’il y a de moins en moins de fumeurs dans son cercle d’amis, la jeune fille confirme que beaucoup d’adultes acceptent de «sortir» des cigarettes aux mineurs. «Souvent, ce sont des amis majeurs, des parents ou même des gens dans la rue qui acceptent de le faire de façon complaisante», dit-elle.

Dans les faits, selon une étude de Santé Canada, un dépanneur ou autre détaillant sur cinq a vendu des cigarettes ou des petits cigares aux mineurs entre 2005 et 2010. Une étude de l’Institut de la statistique du Québec a par ailleurs révélé en 2008 que le tiers des élèves fumeurs du secondaire achètent eux-mêmes leurs cigarettes dans un commerce.

Les proches représentent aussi des sources d’approvisionnement pour les jeunes. Pas moins de 12 % des jeunes fumeurs ont déclaré obtenir gratuitement des cigarettes de leurs parents et 8 % de leur frère ou de leur sœur.

«Il y encore au-delà de 100 000 adolescents qui fument au Québec. C’est énorme quand on sait que de 80 à 90 % des fumeurs adultes ont commencé à fumer en âge mineur. Pour s’attaquer au fléau du tabagisme au Québec, les adultes doivent cesser d’être complices dans l’achat de produits de tabac aux ados», estime Mario Bujold, directeur général du Conseil québécois sur le tabac et la santé.
 
Selon M. Bujold, les Québécois sont de plus en plus sensibilisés aux dangers reliés à la consommation de cigarettes, mais beaucoup de travail reste à faire. «C’est important de répéter que les problèmes reliés au tabagisme sont la première cause de mortalité au Québec. C’est 10 000 décès par jour, soit 21 fois plus de morts causés par les accidents de la route. C’est un enjeu de santé publique majeur et il faut continuer à sensibiliser», rappelle-t-il.
 
Le taux de tabagisme, qui s’élève à 23 % au Québec, est stable depuis environ cinq ans. Selon Statistique Canada, 15,5 % des jeunes de 12 à 19 fument tous les jours ou à l’occasion. Dans la région Gaspésie-les-Îles-de-la-Madeleine, ce pourcentage s’élève plutôt à 17,6 %.
 
Le Réseau conseil de la gang allumée est un regroupement national formé de 16 garçons et filles, à raison d’un membre par région du Québec, dont le mandat est de conseiller le ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, sur le tabagisme juvénile.

M. Caire a déposé lundi une lettre au commissaire réclamant une enquête à propos de l’embauche de Nathalie Normandeau comme vice-présidente au développement stratégique pour la firme d’experts comptables Raymond Chabot Grant Thornton (RCGT). Il demande au commissaire Jacques Saint-Laurent, «comme le permet le Code d’éthique et de déontologie des membres de l’Assemblée nationale de faire enquête sur madame Nathalie Normandeau», qui assumera ses nouvelles fonctions dans le secteur privé dès le mois de mai 2012.

Quelques heures plus tard, le commissaire a confirmé qu’il a mis en branle le processus pour savoir si la plainte formulée par Éric Caire est fondée. Au cours de cette étape, il entendra à huis clos notamment les versions de Mme Normandeau et celle de M. Caire. En vertu de la loi, Me Saint-Laurent devra faire connaître son avis dans les trente jours suivants le dépôt de la demande.

Rappelons que moins de cinq mois après sa démission de son poste de vice-première ministre et ministre responsable du Plan Nord, Mme Normandeau a été engagée par la firme RCGT, dont un des mandats est de conseiller des compagnies exploitant des ressources naturelles et des sociétés minières.

Un manquement à l’éthique ?
 
Dans sa lettre, Éric Caire a écrit au commissaire «vous n’êtes pas sans savoir que Mme Normandeau, anciennement ministre responsable du Plan Nord du gouvernement du Québec, occupera dorénavant un poste de haute direction dans une firme très active auprès des sociétés minières et qui a publiquement fait connaître son intérêt dans le Plan Nord.»
 
Selon le nouveau code d’éthique et de déontologie des membres de l’Assemblée nationale, un élu qui quitte le conseil des ministres ne peut «dans les deux ans qui suivent la cessation de ses fonctions de ministre accepter une nomination là où il aurait eu des rapports officiels, directs et importants au cours de l’année qui a précédé la cessation de ses fonctions.»
 
Mme Normandeau a mentionné la semaine dernière ne pas être soumise à ce nouveau code d’éthique puisque celui-ci est entré en vigueur le 1er janvier dernier, soit près de quatre mois après sa démission. L’ex-ministre a cependant assuré qu’elle respecterait «l’esprit» de ce code d’éthique.
 
«Ça c’est extrêmement malheureux. Mme Normandeau a contribué à la mise en place de ce code et le défendait lorsqu’elle était à l’Assemblée nationale. Elle nous dit maintenant que c’est bon pour les autres, mais que ce n’est pas bon pour elle», a commenté M. Caire en entrevue téléphonique. Selon lui, l’ex-ministre a l’obligation morale de se conformer au code même si elle n’y est pas assujettie.
 
La firme RCGT a assuré par voie de communiqué, vendredi, être au courant de certaines contraintes auxquelles Mme Normandeau doit se soumettre à l’égard du code d’éthique de l’Assemblée nationale et de la Loi sur la transparence et l’éthique en matière de lobbyisme. «Autant Mme Normandeau que la firme, nous avons l’intention de nous y conformer», a précisé RCGT.
 
«Dans ce domaine-là, on ne peut se fier à des professions de foi. L’Assemblée nationale a décidé de nommer un arbitre chargé de faire appliquer ce code d’éthique. C’est sur lui qu’il faut se fier», a lancé M. Caire.
 
Jeter les balises
 
En plus de demander au commissaire de statuer sur le cas de Nathalie Normandeau, Éric Caire exige de ce dernier de rendre clair pour la population s’il y a violation du code dans le cas où un ministre qui aurait démissionné après le 1er janvier 2012 (date d’entrée en vigueur du code) se retrouvait dans une situation similaire. Un tel avis pourrait servir de balise pour les futurs ministres, croit M. Caire.

*Cet article a été mis à jour le mardi 17 janvier à 8h00

Parmi la quarantaine d’activités offertes entre le 25 novembre et le 1er janvier, trois ont dû être annulées, explique Chantale Arseneault, coordonnatrice à la Corporation de développement touristique de New Richmond. «Malheureusement, les tours de calèche et de traîneaux à chiens au centre-ville n’ont pas eu lieu. Il ventait beaucoup trop et la chaussée était glacée, des conditions qui ne se prêtent pas à ce genre d’activités», précise-t-elle.

L’excursion photo en train à Percé est également tombée à l’eau en raison de l’arrêt de service sur la voie ferroviaire et d’un manque de disponibilité de wagons. «La solution proposée, soit de faire l’excursion en autobus, n’a pas suscité l’intérêt souhaité», se désole Mme Arseneault.

Les activités les plus populaires

Les organisateurs de l’événement se réjouissent cependant du succès qu’ont connu d’autres activités. Encore cette année, le Noël d’antan au Village gaspésien de l’héritage britannique a attiré les foules en réunissant plus de 500 personnes au cours de la journée du 26 décembre. «C’est l’activité idéale pour les familles. L’ambiance était magique avec les chevaux, les brioches qui cuisaient sur le feu de bois», commente Mme Arseneault.

Les organisateurs sont par ailleurs particulièrement fiers de la veillée du jour de l’An qui a réuni plus de 1000 personnes au parc de la Pointe-Taylor. «Le groupe Chaffrail, de l’Acadie, et le Pixie Lee Band, de Saint-Siméon, ont fait swinguer la foule jusqu’aux petites heures du matin.» Les fêtards ont aussi eu droit à un feu d’artifice «d’envergure et impressionnant», selon Mme Arseneault.

Noël en Gaspésie en sera à une dixième édition en 2012. L’événement totalise un budget avoisinant les 100 000 $ et vise à convaincre la population locale de demeurer en Gaspésie pendant les vacances du temps des fêtes.

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