le Mardi 22 septembre 2026

En 33 jours, les membres du parti dans le comté sont passés de 60 à 102, une augmentation «inespérée», selon la candidate Patricia Chartier. «Plusieurs personnes ont réalisé qu’on propose un beau projet de société et veulent s’impliquer. On connaît une belle progression et nos idées font en sorte que les gens s’intéressent à la politique», analyse-t-elle.

Mme Chartier précise que la plupart des nouveaux membres de son parti sont des jeunes de 35 ans et moins. «Notre message est très bien reçu par les jeunes. C’est très positif pour l’avenir», dit-elle.

Contrairement aux grands partis, Québec solidaire ne bénéficie pas de «grosses machines» pour faire sortir le vote, selon Mme Chartier. Elle prévoit donc mettre à profit ses nouveaux militants pour recenser ses sympathisants dans le comté afin de mieux les solliciter lors des prochaines élections générales.

Une «victoire»

Même si elle est arrivée troisième derrière le libéral Damien Arsenault et le péquiste Sylvain Roy, Mme Chartier refuse de considérer le résultat de l’élection partielle comme une défaite. «Notre objectif n’était pas d’être élu. On a triplé les résultats de la dernière fois. On a bien travaillé et même nos adversaires ont reconnu qu’on a mené une bonne campagne.»

Mme Chartier reçoit donc les résultats comme une «victoire» et espère pouvoir profiter du fait qu’elle est de plus en plus connue dans le comté pour faire mieux la prochaine fois. «Avec le temps, je vais créer des liens de confiance avec la population, ce qui me permettra d’encore mieux faire connaître mon parti.»

L’insatisfaction contre le gouvernement Charest à l’échelle provinciale n’aura donc pas eu raison du fief libéral de Bonaventure. Les électeurs ont opté pour la continuité en accordant leur confiance à Damien Arsenault pour succéder à la très populaire Nathalie Normandeau, qui a démissionné le 7 septembre dernier.

L’héritage de l’ex-députée semble d’ailleurs avoir fortement aidé M. Arsenault à remporter les élections. Un sondage réalisé pour GRAFFICI.CA et CIEU-FM publié la semaine dernière a révélé que parmi les personnes interrogées qui avaient l’intention de voter pour le PLQ, 44 % se disaient motivées par leur satisfaction envers le travail de Mme Normandeau.

Visiblement enchanté par les résultats du scrutin, M. Arsenault a promis d’être à l’écoute de tous les citoyens de Bonaventure. «Ce soir, la population m’a donné le mandat de continuer à développer nos communautés et c’est ce que je ferai. Je serai le député de tous les citoyens. Ma priorité c’est le secteur forestier. C’est ce sur quoi je vais me préoccuper rapidement pour que les gens retrouvent leur emploi», a mentionné celui qui poursuit une longue tradition libérale dans le comté.

Le Parti libéral règne sur le comté depuis plus de 50 ans, à l’exception de la période de 1994 à 1998, période pendant laquelle le péquiste Marcel Landry représentait les gens de Bonaventure à Québec. Mme Normandeau a facilement battu le PQ lors des trois dernières élections. En 2008, elle a obtenu 64,2 % des voix contre 29 % pour le PQ.

En récoltant 49,4 % des voix, le PLQ subit donc une baisse de 15 % par rapport aux dernières élections. Pour sa part, le PQ augmente ses appuis de 8 %.

Autres résultats

Comme le PLQ, Québec solidaire (QS) peut crier victoire. Sa candidate, Patricia Chartier, a obtenu 8,9 % des voix, ce qui représente une hausse de six points comparativement à l’élection générale de 2008, alors qu’elle avait recueilli 3 % de l’appui populaire.

Le candidat de l’Action démocratique du Québec, George Painchaud a obtenu 2,2 % des voix dans ce qui pourrait être la dernière campagne de l’histoire de son parti, s’il se fusionne avec la Coalition avenir Québec.

Les deux autres candidats, Jean Cloutier du Parti vert et Martin Zibeau de la Coalition Sans-parti, ont récolté respectivement 1,29 % et 0,82 %.

Le taux de participation des électeurs a atteint 54,55 %, un résultat honnête pour une partielle. Il est cependant inférieur au taux de participation de 58,02 % enregistré lors de l’élection en 2008. Un total de 29 481 étaient inscrits sur la liste électorale.

Victoire importante

La victoire du Parti libéral revêt une grande importance pour le gouvernement libéral. Ébranlé par les scandales dans l’industrie de la construction et faisant face à un taux d’insatisfaction considérable, les libéraux peuvent souffler un peu avec cette victoire de M. Arsenault.

À l’opposé, il s’agit d’un coup dur pour la chef péquiste, Pauline Marois, dont le parti n’a pas réussi à capitaliser sur l’insatisfaction à l’égard du gouvernement pour arracher le comté aux libéraux.

Mme Marois, qui a toujours refusé de considérer cette partielle comme un test, a promis de revenir en Gaspésie en déclarant que «la prochaine fois sera la bonne». Elle a ajouté vouloir continuer à expliquer les idées de son parti pour «changer la politique» et pour «bâtir un pays».

Pour sa part, la candidate de QS, Patricia Chartier, reçoit les résultats de cette élection comme une «victoire» et estime que les 33 derniers jours ont été un «bon entraînement» pour la prochaine élection générale. «C’est inespéré. On a triplé notre résultat de la dernière fois. Notre équipe a bien travaillé avec les moyens qu’elle avait. On a bien réussi à faire valoir nos idées», a-t-elle déclaré. 

Du pain sur la planche

Âgé de 51 ans, père de quatre enfants, Damien Arsenault passe donc de maire de Saint-Elzéar à député provincial de Bonaventure. Comme il l’a répété au cours de sa campagne électorale, il travaillera à la création d’une table de synergie avec les industriels du milieu forestier pour relancer l’industrie forestière dans Bonaventure.

Il mettra aussi en place un forum sur le développement durable pour s’assurer de l’acceptabilité sociale de tout projet d’exploration ou d’exploitation des ressources naturelles, dont les hydrocarbures.

Les résultats

Damien Arsenault, Parti libéral du Québec : 7887 voix ; 49,46 %
Sylvain Roy, Parti québécois : 5935 voix ; 37,22 %
Patricia Chartier, Québec solidaire : 1422 voix ; 8,92 %
Georges Painchaud, Action démocratique du Québec : 365 voix ; 2,29 %
Jean Cloutier, Parti vert du Québec : 205 ; 1,29 %
Martin Zibeau, indépendant : 131 voix ; 0,82 %

Des 29 481 électeurs inscrits sur la liste électorale, près de 12 % ont déjà exercé leur droit du vote par anticipation les 27 et 28 novembre dernier.

Rappelons que chaque électeur devra fournir son nom et son adresse au scrutateur pour se prévaloir de son droit de vote. Il devra prouver son identité en présentant soit sa carte d’assurance maladie du Québec, son permis de conduire, son passeport canadien, son certificat de statut d’Indien ou sa carte d’identité des Forces canadiennes.

Des photos sur les bulletins de vote

Pour la première fois au cours d’une élection provinciale au Québec, les électeurs utiliseront un bulletin de vote sur lequel apparaissent les photos des candidats. L’objectif est de faciliter la participation au vote des personnes âgées, des personnes handicapées et des personnes analphabètes.

Cette méthode sera évaluée dans un rapport qui sera acheminé aux chefs de parti. Si l’expérience est concluante,  il est possible que le rapport recommande de modifier la Loi électorale de façon à étendre cette pratique à d’autres élections.

Les électeurs devront choisir entre le libéral Damien Arsenault, la solidaire Patricia Chartier, le vert Jean Cloutier, l’adéquiste Georges Painchaud, le péquiste Sylvain Roy et le sans-parti Marin Zibeau.

«Patricia a mené une excellente campagne. Sa participation dans les débats a été remarquée et elle a réussi à faire entendre de façon claire et simple les idées de Québec solidaire. On a l’impression que lundi, on aura beaucoup plus d’appuis que la dernière fois», a-t-elle déclaré vendredi après-midi au cours d’un point de presse à Carleton-sur-Mer.

Mme David n’est pas surprise des résultats du sondage Segma-GRAFFICI.CA/CIEU-FM publié en début de semaine. Ce coup de sonde donne 9 % des intentions de vote à son parti, ce qui représenterait une augmentation de six points par rapport aux élections générales de 2008.  

La co-porte-parole estime que les positions de QS trouvent de plus en plus d’échos dans Bonaventure. «Nos idées sont bien reçues. On croit que les ressources naturelles devraient appartenir aux Québécois et que les gens des régions [devraient en être] les premiers bénéficiaires. On prône une agriculture plus verte, plus biologique, plus familiale. Cette vision progressiste est bien accueillie.»

Forteresse libérale

Même si elle déclare que «tous les espoirs sont permis» en vue de l’élection de lundi prochain, Mme David est consciente que sa candidate fait campagne dans un comté à forte tradition libérale. Une situation qui ne semble cependant pas l’intimider. «Des traditions, ça s’ébranle. C’est comme les ceintures fléchées, on n’en porte plus de nos jours», a-t-elle lancé.

Peu importe les résultats, sa candidate a l’intention de continuer à défendre les couleurs de Québec solidaire. «Je suis confiante, mais quoiqu’il arrive, je suis là pour rester», a indiqué Patricia Chartier.

Depuis le mois de mai, Julie Zaolie Tessier, Jasmine Martin et Nicole Ouellette travaillent d’arrache-pied pour fabriquer des créations à partir de vieux tissus.

Motivées par la valorisation de matières textiles recyclées, elles se sont notamment illustrées en confectionnant les porte-documents de l’Université rurale québécoise Baie-des-Chaleurs/Les Plateaux et en fabriquant des jambières et des liseuses qu’elles distribuent en Gaspésie.

Installées dans l’ancienne mercerie du village, sur la rue principale, Les RackModeuses étaient impatientes d’ouvrir leurs portes au public. «Depuis le 1er mai, il y a du papier brun dans les fenêtres et les gens du village commencent à être curieux. On a hâte de leur montrer comment on fonctionne», se réjouit Julie Zaolie Tessier.

Recycler et transformer

Recycler, transformer et transmettre des connaissances constituent l’essence du projet des RackModeuses. Les jeunes entrepreneures récupèrent les surplus du comptoir d’entraide de Nouvelle pour en faire des créations originales. «Et tout ce qui n’est pas utile est envoyé dans des centres de défibrage à Québec et à Montréal», précise Mme Tessier. «Ce qu’on souhaite finalement, c’est donner une seconde vie à des tissus qui étaient destinés à des sites d’enfouissement.»

Pour le moment, les produits des RackModeuses sont vendus exclusivement en Gaspésie, mais Les RackModeuses souhaitent élargir leur marché. «Si une boutique du Japon nous appelle, on leur envoie du stock», rigole Mme Tessier. Plus sérieusement, elle mentionne vouloir éventuellement distribuer ses produits à Québec et à Montréal.

Partage des connaissances

Les RackModeuses prévoient par ailleurs organiser des ateliers de couture intergénérationnels pour transmettre leur savoir-faire aux gens du milieu. «En plus de ces activités, on met à la disposition du public un espace créatif muni de deux petites machines à coudre. L’idée est de valoriser la mémoire collective de nos parents pour qui la réutilisation des tissus faisait partie du quotidien», explique-t-elle.

Un choix de cœur

Pourquoi s’être établi à Saint-Alexis-de-Matapédia, un village qui n’est pas très fréquenté, pour se lancer en affaires? «Trois des membres fondatrices viennent d’ici, alors c’est un choix de cœur. On voulait créer un peu plus de dynamisme dans le village. Et en plus, c’est beaucoup moins coûteux qu’à Carleton, par exemple», souligne Mme Tessier, originaire de Saint-Omer.

Elle mentionne que l’accueil des gens du milieu est chaleureux. «J’ai rarement vu ça», dit-elle tout en soulignant que la coopérative bénéficie du soutien du maire, Guy Gallant. «Je pense que ça procure quelque chose de particulier dans le village.»

Organisée par la station de radio CHNC et GRAFFICI.CA, cette troisième confrontation publique s’est déroulée dans le respect et n’a pas provoqué de grandes surprises. Tour à tour, les six candidats ont dévoilé leur vision sur le développement économique, la santé, l’éducation et l’environnement.

Industrie forestière

La relance de l’industrie forestière a occupé la majeure partie des échanges sur le thème du développement économique.

Le candidat libéral, Damien Arsenault, a ouvert les hostilités en rappelant son intention de mettre en place une table de synergie avec les quatre industries de ce secteur dans le comté de Bonaventure. «On a une écoute privilégiée du gouvernement qui a l’intention de les soutenir. Il y a des plans de relance. Nathalie Normandeau a mis les choses en place et j’espère contribuer à rendre à terme son travail», a-t-il indiqué.

Le bilan libéral attaqué

Le péquiste, Sylvain Roy, a aussitôt réagi en demandant de quelle façon M. Arsenault pourrait développer cette industrie si Mme Normandeau n’a pas réussi à le faire. Selon lui, l’industrie forestière est «sur le respirateur artificiel» depuis trop longtemps et seulement un règlement obligeant l’utilisation du bois dans toutes les constructions gouvernementales pourrait la relancer. «Il faut ouvrir un marché intérieur. Une table de synergie ne suffit pas», a-t-il lancé à M. Arsenault.

De son côté, la candidate de Québec solidaire, Patricia Chartier, a attaqué le bilan du gouvernement libéral dans le dossier de la Coopérative forestière de Saint-Elzéar. «Si le gouvernement était sincère, le problème de l’entreprise serait déjà réglé. Et je ne suis pas sûr qu’un député d’arrière-ban va beaucoup aider», a-t-elle déclaré en faisant référence à une victoire éventuelle du candidat libéral.

Le candidat de l’Action démocratique du Québec, Georges Painchaud, a pour sa part critiqué avec force la gestion des ressources naturelles sur la péninsule. «Il faut arrêter d’emplir les poches des grosses compagnies qui partent avec le capital une fois qu’ils ont reçu les subventions gouvernementales», a-t-il dit.

Le candidat libéral a semblé surpris par cette déclaration en lui rappelant que les quatre entreprises de l’industrie forestières du comté de Bonaventure ne sont pas de «grosses multinationales», ce qui lui a valu les applaudissements de la foule.

Quant à lui, le candidat du Parti vert, Jean Cloutier, a rappelé son souhait de «faire travailler les forestiers autrement» en faisant référence à son idée d’aménager un sentier le long de la Baie-des-Chaleurs.

Le candidat de la Coalition Sans-parti, Martin Zibeau, a critiqué le «paternalisme» des partis politiques qui, selon lui,  proposent des idées à la population plutôt que d’écouter ses préoccupations.

Présence universitaire en Gaspésie

L’idée d’offrir des formations universitaires sur le territoire gaspésien a par ailleurs suscité des échanges vigoureux entre les candidats.

M. Arsenault a critiqué la proposition du péquiste voulant que le Gaspésie se dote d’un campus universitaire. Le libéral voit d’un mauvais œil l’établissement d’une nouvelle «infrastructure» dans la région. «C’est déjà difficile de maintenir notre Cégep. Ce qu’il faut, c’est plutôt un pôle universitaire, pas de nouveaux bureaux.»

Le péquiste a répondu en indiquant que le Cégep de Carleton-sur-Mer était déjà  «plein à craquer» et qu’il y a de la place pour un campus universitaire en Gaspésie. «Là où il y a une université, il y a du développement. L’idée est d’avoir des chercheurs ici qui encadrent nos entrepreneurs», pense-t-il.

Ouverte à l’idée d’offrir des cours universitaires dans la région, Patricia Chartier, a ajouté qu’elle souhaite également des formations professionnelles plus soutenues. «Ça prendrait aussi des écoles de métier, en ébénisterie et en couture», a-t-elle donnée en exemple.

Avant d’investir dans l’offre de formations universitaires dans la région, M. Painchaud estime pour sa part qu’il vaut mieux s’attarder au décrochage scolaire. «Quand j’entends dire qu’il y a 40 % des jeunes qui décrochent et qu’on veut faire des universités, il y a un problème», a-t-il lancé aux autres candidats.

Interpellé sur les questions de l’éducation, le candidat vert estime pour sa part que les efforts doivent être mis sur la prévention. «Il faut apprendre à nos jeunes à l’école à mieux manger et à mieux planifier leur vie comme futur environnementaliste», a-t-il fait valoir.

La directrice générale de CASA, Cathy Brown, travaille depuis 2004 avec sept partenaires pour mettre en œuvre ce plan qui vise à améliorer l’offre de services auprès des jeunes anglophones de la Gaspésie et de renforcer leur sentiment d’appartenance à la région.

Le plan couvrira trois principaux thèmes, soit le développement des compétences d’employabilité, la préparation pour l’avenir et le renforcement du sentiment d’appartenance à la région. Trois coordonnateurs seront embauchés pour organiser des activités et des projets en lien avec chacune de ces thématiques. Plus de 2000 jeunes anglophones sont visés par ce projet.

Plus d’appartenance

Mme Brown fait le constat que les jeunes anglophones sont beaucoup moins attachés à la péninsule comparativement aux francophones. «C’est une situation qui doit changer si on souhaite que notre communauté se développe. Actuellement, nos jeunes quittent et ne reviennent plus», explique-t-elle

Pour renverser cette tendance, le plan d’action prévoit la tenue de 5 à 7, la création d’un forum des jeunes ambassadeurs et l’organisation d’une campagne de promotion ayant pour thème la Gaspésie. Cette dernière prendra la forme de productions animées destinées aux élèves du secondaire.

Des emplois

Toujours selon la directrice de CASA, les principales causes de l’exode définitif des jeunes anglophones est l’absence d’établissement collégial anglophone sur le territoire et les «préjugés» envers la situation de l’emploi en Gaspésie. «Une fois leurs études terminées, la plupart n’ont pas le réflexe de revenir, pensant qu’il n’y a pas d’emploi ici», dit-elle en précisant que les jeunes anglophones ne participent pas aux ateliers d’employabilité offerts par le secteur francophone

C’est pour cette raison, explique Mme Brown, que le plan d’action prévoit aussi offrir aux jeunes anglophones des ateliers sur l’entrepreneuriat et l’employabilité. Une campagne afin de promouvoir les programmes d’emplois pour les jeunes sera aussi lancée. L’objectif est de leur présenter les possibilités qu’offre la Gaspésie et de les inciter à prendre leur place dans la région.

Le Plan d’action jeunesse 2011-2015 bénéficie d’un budget de 500 000 $ et est rendu possible grâce au partenariat entre CASA, la Conférence régionale des élus de la Gaspésie-les-Îles, la Commission jeunesse Gaspésie-les-Îles, le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale, la Commission scolaire Eastern Shores, la Corporation d’employabilité et de développement économique communautaire et Vision Gaspé-Percé Now.

M. Arsenault estime qu’il a parlé des «vrais enjeux» de façon «positive» tout au long de la campagne. L’aspirant député dit avoir rencontré des centaines de personnes sur le terrain pour mieux comprendre les besoins des électeurs de Bonaventure.

«J’ai eu des discussions très intéressantes avec des jeunes, des aînés, des gens d’affaires et des membres de la communauté autochtone. C’est un privilège pour moi», a-t-il déclaré.

M. Arsenault estime que son «Plan Bonaventure» a reçu un très bon accueil. «Les gens avaient besoin d’entendre parler d’économie, de consolidation des entreprises forestières, du potentiel éolien. Je sens qu’ils reconnaissent que j’ai l’intention de travailleur pour eux.»

Du pain sur la planche

Selon le candidat libéral, l’amélioration des indicateurs socioéconomiques dans le comté de Bonaventure est liée à la prise du pouvoir par le gouvernement Charest en 2003. «Le taux de chômage diminue,  les entreprises prennent de l’expansion, les jeunes reviennent. C’est très encourageant, mais il faut continuer dans ce sens-là.»

Il considère que «beaucoup de choses» restent à faire, notamment pour combler les besoins en main-d’œuvre dans la région. Il promet de «poursuivre cet élan»  et «d’être à l’écoute» des citoyens de Bonaventure, s’il est élu le 5 décembre prochain.

«C’est emmerdant de voir nos candidats appuyer un autre parti», a déclaré le chef de la formation environnementaliste avant d’ajouter que M. Cloutier «travaille contre nous.»

Rappelons que lors du deuxième débat des candidats qui s’est tenu hier à la Salle de spectacles de New Richmond, M. Cloutier a incité les électeurs souverainistes à opter pour le PQ plutôt que pour Québec solidaire afin d’éviter la réélection des libéraux.

«Je suis déçu de cette affirmation», a déclaré Claude Sabourin qui n’avait pas été averti de cette volte-face. Selon lui, c’est la chef du Parti québécois, Pauline Marois, qui serait à l’origine de cette situation. «On m’a informé qu’elle a rencontré mon candidat afin qu’il dise en public qu’il appuyait son candidat. C’est du maraudage en pleine campagne», accuse M. Sabourin.

Pas de ligne de parti

Le chef du PVQ explique qu’il n’a pas de ligne de parti au sein de sa formation politique et que son candidat est libre d’agir comme il l’entend.

Cependant, il estime que M. Cloutier lui a «tourné le dos» en rappelant que lors d’un congrès en 2006, le PVQ s’est positionné contre les fusions ou les alliances avec d’autres partis.

Il ajoute que le lien de confiance entre M. Cloutier et le PVQ est fortement ébranlé. «Le conseil exécutif aura certainement une décision à prendre au cours des prochaines semaines», a-t-il mentionné.

Jean Cloutier est vice-président du PVQ et président de l’aile québécoise de Parti vert du Canada. Il n’a pas retourné nos appels.

Le candidat libéral, qui récolte 49 % des intentions de vote, reçoit ces résultats avec prudence en mentionnant que le «vrai sondage» aura lieu le 5 décembre prochain. «Je n’aime pas me fier aux sondages. C’est encourageant, mais ça n’influencera pas ma façon de travailler. Je ne tiens rien pour acquis et je vais continuer à rencontrer les gens sur le terrain», mentionne-t-il.

Alors que 44 % des personnes qui ont l’intention de voter pour le Parti libéral ont mentionné être motivées par leur satisfaction envers le travail de Nathalie Normandeau, M. Arsenault a voulu se dissocier de l’héritage de l’ex-députée. «Ce qu’on a à offrir, ce n’est pas l’héritage de Mme Normandeau, mais une vision d’avenir pour la région.  Les gens évaluent les candidats par rapport à leur capacité et à leur détermination», déclare-t-il.

Selon le coup de sonde,  35 % des personnes qui souhaitent voter pour le Parti libéral disent que leur choix est motivé par le candidat.

Bon deuxième avec 35 % des intentions de vote, le péquiste Sylvain Roy a préféré ne pas commenter.

Québec solidaire encouragé

Seule candidate à avoir fait des gains significatifs dans les intentions de vote depuis le début de la campagne (5 % à 9 %), la candidate de Québec solidaire, Patricia Chartier, mentionne que ces résultats sont à l’image de ce qu’elle perçoit sur le terrain. «Plus les gens nous connaissent, plus ils adhérent à nos positions. Je fais une campagne positive en n’ayant pas de cassette et ça semble plaire aux électeurs», mentionne-t-elle.

Mme Chartier estime que ce coup de sonde démontre que Québec solidaire peut aussi percer dans les comtés en région. «On dit souvent que notre parti est pour la ville, mais ça prouve que ce n’est pas vrai», indique-t-elle.

«Ce n’est pas terminé»

Le candidat de l’Action démocratique du Québec (ADQ), Georges Painchaud, récolte seulement 4 %, ce qui ne semble pas le décourager. «Il faut dire qu’on a commencé la campagne une semaine en retard. Ce n’est pas terminé, j’ai espoir que le résultat puisse changer», commente-t-il
 
M. Painchaud espère au moins profiter des derniers jours de la campagne pour faire valoir les idées de l’ADQ. «Même si les électeurs ne choisissent pas notre parti, nos orientations seront écoutées», poursuit-il.

Pour sa part, le candidat indépendant du Manifeste sans parti, Martin Zibeau se réjouit des 0,4 % d’électeurs parmi les 439 répondants qui voteraient pour lui dans Bonaventure tout en admettant que son option – d’éliminer les partis dans une réforme du système politique – peut effrayer la population. M. Zibeau rappelle par ailleurs que déjà près de 500 personnes ont signé le manifeste au Québec.  

Nous attendons la réaction du candidat du Parti vert, Jean Cloutier, qui obtient 3 % des intentions de vote.

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