le Mardi 22 septembre 2026

La décision a été prise mardi soir lors de l’assemblée du conseil. «Ça s’est super bien passé et on a senti un appui de la ville. Disons qu’avec l’accord de notre voisinage, on avait de bons arguments», commente l’un des copropriétaires de la microbrasserie, Sébastien Valade.
 
Un règlement de zonage interdisait au commerce de construire à moins de 1,5 mètres de l’extrémité de sa propriété. Les plans du marché public prévoient plutôt des marges allant de 43 cm à 64 cm entre le bâtiment et la limite du terrain. La dérogation rend maintenant conforme la future construction.
 
M. Valade a indiqué que la mise en chantier du marché public débutera au cours des deux prochaines semaines. «On veut être prêt pour le printemps», explique-t-il. L’infrastructure sera située à l’est du stationnement sur une longueur de 80 pieds et une largeur de 8 pieds.
 
Le marché pourra accueillir au départ une douzaine de producteurs à la fois. Selon M. Valade, plus d’une trentaine d’entre eux sont déjà prêts à y vendre leurs produits. Il ajoute que le marché public fonctionnera par consigne, ce qui évitera aux producteurs d’être toujours sur place. La microbrasserie prévoit employer un gérant pour s’occuper du nouveau service.
 
Le maire satisfait
 
Le maire de Carleton-sur-Mer, Denis Henry, est heureux de s’être entendu avec les propriétaires de l’établissement. «Le projet fait d’une pierre deux coups. L’infrastructure permettra de minimiser l’impact du bruit relié aux activités de la terrasse sur le voisinage. Et en plus, ça va permettre aux producteurs locaux d’offrir leur marchandise à Carleton», mentionne-t-il.
 
Rappelons que pour éviter la fermeture de leur terrasse, les propriétaires de la microbrasserie s’étaient entendus au printemps dernier avec la ville et des citoyens pour ériger un mur antibruit sur le côté est du commerce. Le coût élevé du projet, qui était évalué à 30 000 $, a cependant forcé l’équipe du Naufrageur à réfléchir à une autre idée, dont le marché public.  
 
La mise en place du marché nécessite un investissement de 95 000 $. La microbrasserie est prête à payer un montant de 40 000 $. Jusqu’à présent, le ministère du Développement économique du Québec, le CLD d’Avignon et le MAPAQ se sont engagés à participer au montage financier.

La vague de débrayage des travailleurs de la construction n’a pas échappé à la Gaspésie. Hier, les chantiers d’Invenergy sur les Plateaux de Matapédia et celui de TransAlta-Venterre à New Richmond ont été perturbés par l’interruption de travail des syndiqués. Ces derniers protestent contre le projet de loi 33, une pièce législative qui vise à éliminer le placement syndical sur les chantiers de construction.

Le directeur au développement des affaires chez Invenergy, Frits De Kiewit, affirme que chaque journée de travail perdue peut avoir un impact sur l’échéancier. «La construction avançait bien. Mais on est maintenant à la fin du chantier et ça devient serré. On ne peut pas se permettre ça. Le débrayage nous affecte de façon importante», déclare-t-il.

M. De Kiewit n’exclut pas l’idée de remettre à une date ultérieure la mise en service du parc éolien si l’interruption de travail s’échelonne sur plusieurs jours. «Ce n’est pas impossible», avance-t-il à ce sujet.

Meilleure marge de manœuvre pour TransAlta-Venterre

Quant au parc éolien à New Richmond, la chargée de projet de Transalta-Venterre, Julie Turgeon, se veut un peu plus rassurante. «On suit l’évolution de près. C’est sûr que si ça se prolonge, il faudra penser à des solutions pour respecter l’échéancier.»

Mme Turgeon confirme qu’une cinquantaine d’employés ne se sont pas présentés ou ont quitté pendant la journée hier. Ce nombre représente 50 % des travailleurs du chantier.
 
Puisque la mise en service de parc éolien de TransAlta-Venterre est prévue pour le 1er décembre 2012, l’entreprise dispose d’une meilleure marge de manœuvre que Invenergy. «On pourrait sacrifier notre pause hivernale, travailler le soir, les week-ends », explique Mme Turgeon.

En plus de ces deux parcs, ceux de Cartier à Gros Morne près de Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine et de la Montagne sèche, près de Petite-Vallée auraient également été touchés hier par le débrayage de ses travailleurs.

Les représentants des entreprises suivront de près l’évolution de la situation aujourd’hui.

Ce projet qui nécessite un investissement de 11,8 millions $ de la société d’État permettra de transporter l’électricité produite au parc éolien du promoteur albertain, TransAlta, au poste d’Hydro-Québec de Cascapédia.
 
Cette nouvelle ligne s’étendra sur 10,2 kilomètres entre le 3e et 6e rang. Elle longera un tracé déjà en place sur environ 3,5 kilomètres. Le reste de la ligne traversera un boisé.
 
Une majeure partie du tracé traversera des terres privées. En conséquence, les propriétaires touchés par le projet recevront des redevances en vertu de l’Entente Hydro-Québec – UPA sur le passage des lignes de transport en milieux agricole et forestier. «Une équipe d’Hydro-Québec rencontre actuellement les propriétaires pour évaluer les redevances. Plusieurs critères sont considérés, comme le type de terres ou de bois et la superficie cultivable perdue», explique la porte-parole d’Hydro-Québec, Catherine Bujold.
 
Un projet qui se concrétise
 
La mairesse de New Richmond, Nicole Appleby, se réjouit de l’avancement des travaux. «On est très contents, d’autant plus que ça se fait avec l’accord de la communauté», commente-t-elle. Au départ, le tracé proposé par Hydro-Québec avait déplu à certains citoyens. «Ils ont demandé de le modifier et ça a été fait. Jusqu’à présent, personne ne s’est plaint du nouveau tracé», ajoute-t-elle.
 
Hydro-Québec prévoit mettre en service la nouvelle ligne de transport en août 2012, soit quelques mois avant la mise en service du parc éolien prévue pour le 1er décembre 2012. Selon Catherine Bujold, une centaine d’employés seront mis à contribution pour réaliser les travaux.

M. Bérubé souhaite que les membres du Parti libéral du comté de Matane et ceux de la Gaspésie profitent du congrès du PLQ qui se tient en fin de semaine à Québec pour tenter de convaincre les élus du parti à rappeler le projet de loi 19. «Il y a urgence d’agir. J’invite les militants libéraux de la région à faire pression de façon informelle ou formelle sur leur parti», dit-il.

En vertu de ce projet de loi, les trois circonscriptions éliminées par la nouvelle carte électorale du Québec seraient temporairement sauvées, soit Matane, Kamouraska-Témiscouata et Lotbinière.

Pour assurer un nombre équitable d’électeurs dans les circonscriptions du Québec, trois autres comtés seraient créés dans la région de Montréal, portant ainsi le nombre de sièges à 128 à l’Assemblée nationale.

Selon le péquiste, les militants pourraient jouer un rôle important lors du congrès. «Ils ont la possibilité de mettre en place des propositions d’urgence. On ne les a pas encore entendus sur ce dossier-là. L’occasion est bonne pour eux de démontrer leur appui envers le comté de Matane», poursuit-il.

Le président du Parti libéral pour la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Serge Houde, n’a pas retourné nos appels.

Les entrepreneurs locaux du secteur rencontrés par GRAFFICI.CA sont unanimes : l’implantation du commerce sur la route 132 ne leur apportera rien de bon. D’un autre côté, ils comptent saisir l’occasion pour se distinguer davantage.

C’est le cas de la Brûlerie du Quai située sur le boulevard Perron au centre-ville. Sa gérante, Mélanie Langlois, confirme que l’ouverture du Tim Hortons a eu un impact significatif sur l’achalandage de son commerce, mais ne s’inquiète pas pour autant. «Disons que lundi, c’était plutôt désert. Si mon employée avait eu la seule tâche d’accueillir les clients, elle aurait trouvé le temps long. On a eu un début de semaine assez rude», raconte-t-elle.

Se démarquer

La gérante refuse cependant de jeter le blâme sur l’implantation du nouveau commerce, tout comme le président de la firme, Dany Marquis. «C’est à nous de s’ajuster, dit-il. On va se donner un coup de pied pour être plus innovateur et miser davantage sur nos forces, comme l’ambiance et le service de proximité. Il y aura plus d’événements et on va construire une nouvelle terrasse qui sera prête le printemps prochain», annonce-t-il.   

Le propriétaire et gérant du restaurant Au Fin gourmet, situé en face du Tim Hortons, Pierre-Olivier Bujold, admet aussi que l’ouverture de son nouveau concurrent a eu un effet sur ses ventes. «Mais ça va se replacer. Les gens cherchent du nouveau, c’est normal. Il ne faut pas oublier que c’est aussi le temps de la chasse», mentionne-t-il tout en ajoutant qu’il s’attendait à des répercussions plus importantes.

Avec son équipe, M. Bujold se prépare depuis déjà quelques mois pour encaisser l’impact de l’ouverture du Tim Hortons sur ses activités. «On savait que ça s’en venait, alors on a préparé un plan de match. Je ne peux pas faire d’annonce pour l’instant, mais il y aura du nouveau dans la prochaine année.»

La mise en chantier des nouvelles installations pourrait débuter dès la semaine prochaine, si le conseil municipal accepte de modifier le règlement de zonage qui interdit aux propriétaires de construire à moins de 1,5 mètres de leur ligne de terrain.

Les plans de construction du marché public prévoient plutôt des marges allant de 43 cm à 64 cm entre le bâtiment et la limite du terrain. Les élus municipaux prendront une décision lors de la prochaine assemblée du conseil le 24 octobre.

À la place d’un mur

Rappelons que pour éviter la fermeture de leur terrasse, les propriétaires s’étaient entendus au printemps dernier avec la ville et des citoyens pour ériger un mur antibruit sur le côté est de leur commerce.
 
Les coûts élevés du projet ont cependant forcé l’équipe du Naufrageur à réfléchir à une autre idée. «On s’est dit que tant qu’à payer 30 000 $ pour ça, on pourrait construire un bâtiment qui accueillerait un marché public. Au moins, ça servirait à quelque chose», explique l’un des copropriétaires, Sébastien Valade.

M. Valade ajoute qu’il a obtenu l’appui du voisinage et que plusieurs producteurs de la région sont intéressés à prendre part au projet. Il espère maintenant que les élus municipaux accepteront de modifier le règlement.

Pour sa part, le maire de la municipalité, Denis Henry, considère que l’initiative est intéressante pour toute la communauté. «Nous sommes ouverts à l’idée d’un marché public à Carleton. L’ensemble des citoyens pourrait en bénéficier», dit-il.

Ouverture au printemps prochain ?

Si les propriétaires obtiennent l’autorisation de construire,  le marché public pourrait ouvrir ses portes dès le printemps prochain. L’infrastructure serait située à l’est du stationnement sur une longueur de 80 pieds et une largeur de 8 pieds.

Le marché pourrait accueillir au départ une douzaine de producteurs à la fois. Selon M. Valade, plus d’une trentaine d’entre eux sont déjà prêts à y vendre leurs produits au printemps prochain. «On va fonctionner par consigne, ce qui évitera au producteur d’être toujours présent sur place», explique-t-il.  La microbrasserie prévoit employer un gérant pour s’occuper du nouveau service.

La mise en place du marché nécessiterait un investissement de 95 000 $. La microbrasserie est prête à payer un montant de 40 000 $. Jusqu’à présent, le ministère du Développement économique du Québec, le CLD d’Avignon et le MAPAQ se sont engagés à participer au montage financier.

La direction de l’école a officiellement inauguré les nouvelles installations cet après-midi en compagnie de parents, d’enseignants et d’une centaine d’élèves, visiblement enchantés par leur nouveau terrain de jeux.

Le projet de revitalisation de la cour d’école a été initié en 2008 par des parents, des enseignants et la direction de l’établissement. Ces derniers jugeaient que les jeux mis à la disposition des enfants avaient besoin d’une cure de rajeunissement. «Ça faisait longtemps que la cour n’avait pas été rénovée. Ce n’était pas un luxe. On a alors créé un comité pour mettre en place le projet», explique la directrice de l’école, Édith Roussel.

 Trois ans plus tard, les élèves ont maintenant deux nouveaux carrés de sable, un terrain de basketball asphalté, un module de jeux et un abri muni d’électricité et d’une connexion Internet. Celui-ci fait d’ailleurs la joie de la directrice de l’établissement. «Les professeurs pourront maintenant faire des présentations multimédias à l’extérieur», souligne-t-elle.

 Promouvoir l’activité physique

Selon la directrice de l’école, les établissements scolaires ont intérêt à investir dans leurs infrastructures sportives si elles souhaitent développer de bonnes habitudes chez les jeunes. «On est dans une ère où on veut que nos enfants soient en santé. On veut les faire bouger. La base est donc de leur offrir une cour de récréation qui les incite à bouger. Ils sont ici deux fois par jour, après l’école et parfois la fin de semaine. C’est vraiment un plus pour eux, et pour toute la communauté», mentionne-t-elle.

La revitalisation de la cour de récréation a nécessité un investissement de près de 80 000 $. Elle a été rendue possible grâce à l’appui de la caisse Desjardins de Tracadièche, de la Commission scolaire René-Lévesque, de Cartier Énergie et du gouvernement du Québec.

Une entente adoptée unanimement lors du conseil des maires de la MRC mardi dernier, applicable jusqu’en 2018 et portant le nom de Programme d’aide aux municipalités.

D’abord, les onze municipalités de la MRC auront droit à des redevances annuelles égales pendant la durée de l’entente. Selon les estimations de la MRC, celles-ci pourraient recevoir dès 2011 un montant minimum de 16 000 $. En 2018, ce montant pourrait atteindre un peu plus de 43 000 $.

Le programme prévoit aussi une prime de proximité de 6 000 $ de plus annuellement pour les trois municipalités situées près du parc éolien, soit L’Ascension-de-Patapédia, Saint-François-d’Assise et Saint-Alexis-de-Matapédia. La MRC obtiendra aussi sa part au même titre qu’une municipalité. Ce système favorise les plus petites municipalités. Pour ne pas trop pénaliser les plus grandes, une réduction de 10 % sera appliquée pour toutes les municipalités sur les quotes-parts qu’elles versent déjà à la MRC. Comme celles-ci sont calculées en fonction de la richesse foncière uniformisée des municipalités, plus une municipalité est riche, plus sa réduction est grande.

L’entente du compromis

Selon le préfet de la MRC d’Avignon, Bertrand Berger, cette entente est la preuve que les municipalités ont fait des compromis pour trouver un terrain d’entente équitable pour tous. «C’est sûr qu’avec un montant égal, les plus petites municipalités en bénéficieront plus. En contrepartie, la diminution de la quote-part de 10 % représente un montant beaucoup plus important pour les municipalités plus populeuses, comme Carleton et Maria», dit-il.

M. Berger ajoute que l’entente laisse transparaître une maturité municipale. «Chacune des municipalités a été capable de comprendre les réalités des autres. Il y a une belle solidarité régionale dans ce dossier-là», souligne-t-il. Il précise que les municipalités pourront utiliser les redevances en fonction de leurs priorités et que la MRC n’aura pas droit de regard sur leur utilisation.

Le maire de Carleton, Denis Henry, a accueilli favorablement l’entente. «Ce n’est pas nécessairement ce qu’on avait prévu au départ, mais on est tout de même très satisfait. Personne ne s’est déchiré sur la place publique. Je crois qu’on a tous fait preuve d’une solidarité exemplaire», soutient-il.

Près de 12 millions en redevance

L’exploitation du parc éolien Le Plateau par l’entreprise Invenergy pourrait rapporter une somme de près de 12 millions $ en redevances sur 20 ans, selon les estimations de la MRC d’Avignon.

Ce calcul est d’abord basé sur les revenus qui seront tirés du parc le Plateau 1 de 138,6 mégawatts, dont la mise en service débutera en décembre prochain. La MRC calcule aussi les revenus qui proviendront de la seconde phase du projet, Le Plateau 2, qui prévoit l’ajout de neuf éoliennes en 2013. Cette phase fera grimper la capacité du parc à 150 mégawatts. Les redevances tirées de ces deux phases du projet atteignent annuellement 2 400 $ par mégawatt.

Les redevances qui proviendront du projet communautaire de 23 mégawatts de la Régie intermunicipale de l’énergie Gaspésie-les-Îles-de-la-Madeleine, qui prévoit une extension du parc, sont aussi prises en considération dans le calcul. Avec ce projet, la MRC obtiendra annuellement des redevances de 5 000 $ par mégawatt.

L’étudiante en médecine à l’Université Laval a réalisé un temps de 14 minutes, soit 25 secondes de moins que l’ancienne marque. Il s’agissait de la deuxième compétition provinciale de la saison sur le circuit universitaire de cross-country. Ce record lui a valu le titre de l’athlète Plus de la semaine du Rouge et Or.

«Ça fait toujours plaisir de recevoir ce genre d’honneur. Pour une athlète, c’est encourageant de réaliser que nos efforts sont reconnus», commente celle qui pratique la course depuis quatre ans.

Du succès à revendre

Ce n’est pas la première marque de reconnaissance que l’athlète gaspésienne reçoit au cours de sa carrière. En 2008, elle a remporté le championnat provincial universitaire de cross-country pour ensuite se classer deuxième à la compétition canadienne.  

Ces succès sur le circuit universitaire national lui ont permis de participer au championnat mondial de cross-country 2009 en Jordanie. Elle a alors réalisé le meilleur temps parmi les Canadiennes participantes pour se classer 39e sur 150 femmes. «Pour un début de carrière, disons que ça allait bien mes affaires», dit-elle.

Plus récemment, elle est arrivée première au demi-marathon à l’occasion du 21e marathon de Montréal qui a eu lieu le 25 septembre dernier.

Tout a commencé à Bonaventure

Mme Cormier, qui a longtemps fait partie du club de natation les Saumoneaux de New Richmond, a commencé à faire de la course par hasard. Après avoir fait partie de l’équipe de natation du Rouge et Or pendant deux ans, elle a participé pour le plaisir au demi-marathon de Bonaventure à l’été 2008. «J’ai réalisé le meilleur temps, gars et fille confondus. C’est venu aux oreilles d’un entraîneur en cross-country du Rouge et Or, et il m’a convaincu de courir au lieu de nager», raconte-t-elle.

Concilier les études et la compétition

Depuis ce temps, la jeune athlète se concentre sur la course tout en poursuivant ses études en médecine. Un rythme de vie qui lui demande beaucoup de concessions, admet-elle. «J’y arrive, mais ça demande de la discipline. Mon horaire est chargé, organisé, et je dois souvent refuser des sorties pour m’entraîner», explique-t-elle.  

Ses obligations scolaires l’empêcheront d’ailleurs cette année de participer aux championnats mondiaux de cross-country. En contrepartie, elle prévoit participer au championnat provincial universitaire en défendant les couleurs du Rouge et Or le 29 octobre à Chicoutimi et au championnat national qui aura lieu le 12 novembre sur les plaines d’Abraham. «Dans les deux cas, mon objectif est de gagner», espère celle qui aimerait un jour pratiquer la médecine familiale en Gaspésie.

Cette démarche vise à mieux positionner la région auprès de la ministre de la Famille, Yolande James, qui prévoit annoncer un appel de projets dans les prochaines semaines en vue d’attribuer 15 000 nouvelles places en services de garde éducatifs à 7 $.  

La CRÉ fait déjà partie d’un comité consultatif du ministère de la Famille et des Aînés (MFA) qui a pour mandat de conseiller la ministre sur les besoins et sur les priorités en garderie dans la région.

Le directeur général de la CRÉ, Gilbert Scantland, juge cependant que les consultations auprès de ce dernier n’ont pas permis pas de donner l’heure juste à la ministre. «Il n’y avait pas suffisamment de temps et le comité n’est pas parvenu pas à livrer un portrait représentatif de la situation, dit-il. La CRÉ a donc jugé pertinent de mener sa propre consultation.»

Demandes précises ?

M. Scantland mentionne que cette consultation pourrait mener à des demandes précises quant au nombre de places à 7 $ dans la région. «Tout dépendra de ce que les gens du milieu nous diront», indique-t-il tout en précisant que ce n’est cependant pas  le seul objectif. «Il ne s’agit pas seulement d’évaluer le nombre de places. On souhaite savoir s’il y a suffisamment de ressources, s’il y a des besoins particuliers dans la région», illustre-t-il.

Places insuffisantes

Les différents responsables des CPE interrogés par GRAFFICI.CA doivent tous gérer des listes d’attente imposantes. Au Centre de la petite enfance Pouce-Pousse à New Richmond, plus de 200 personnes attendent qu’une place se libère. «C’est minimum deux ans et demi d’attente», mentionne la directrice générale par intérim de l’établissement qui accueille 55 enfants, Doris Morin.

Cette dernière prévoit d’ailleurs présenter un projet pour recevoir plus de poupons. «Pour le moment, on n’est pas en mesure de répondre à la demande», explique-t-elle.

La directrice générale du CPE La Belle Journée, qui gère deux installations à Chandler et Grande-Rivière, Hélène McInnis, note également une demande croissante pour les places poupon. «Sur 145 demandes sur notre liste, 75 sont pour des bébés de moins de 18 mois. C’est énorme», dit-elle. 

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