Près de trois mois après avoir annoncé s’être entendu pour demander au gouvernement de créer deux entités territoriales indépendantes, Québec n’a toujours pas reçu de demande officielle. Les deux parties avaient qualifié l’entente « d’historique ».
Le député de Bonaventure, Sylvain Roy, a rencontré le maire de Pointe-à-la-Croix lundi et rencontrera prochainement le chef de Listuguj pour faire le point sur la situation.
L’élu a bon espoir que la demande officielle pourra bientôt être envoyée au ministère des Affaires municipales. Selon M. Roy, des vérifications légales du conseil de bande de Listuguj sont à l’origine du délai. « Le dossier chemine très bien. Par contre, il reste quelques petites modifications à faire. Les parties souhaitent s’assurer que la traduction anglaise du texte correspond bien à sa version française », précise-t-il.
Rappelons qu’avec la délimitation actuelle, les résidants de Listuguj peuvent légalement se présenter aux élections municipales de Pointe-à-la-Croix. Au dernier rendez-vous électoral, un Micmac avait d’ailleurs brigué la mairie et deux autres tentaient de se faire élire comme conseiller. Ces derniers s’étaient retirés de la course quelques jours avant le jour du vote, après l’annonce officielle de l’entente.
Une situation similaire s’était également produite lors de la campagne municipale de 2009. Les candidats autochtones s’étaient finalement retirés avant le jour du scrutin, à la suite d’une intervention de la ministre responsable de la Gaspésie de l’époque, Nathalie Normandeau. Aucune entente n’avait cependant été signée entre les deux communautés.
Le chemin forestier 597, qui traverse la Gaspésie du nord au sud, est utilisé depuis plusieurs années comme sentier de motoneige. Une partie du tronçon est cependant devenue impraticable, en raison de travaux forestiers effectués pour la Coopérative forestière de Saint-Elzéar. Une situation qui a suscité la grogne des clubs de motoneige du secteur et qui a forcé une rencontre entre notamment le ministère des Ressources naturelles, l’industrie forestière, la MRC du Rocher-Percé et le bureau du ministre responsable de la région, Gaétan Lelièvre.
Pour dénouer la crise, Québec, la MRC et le CLD du Rocher-Percé ont débloqué une somme totale de 30 000 $ pour mettre sur pied une voie de contournement.
Même s’ils doivent maintenant faire un détour d’une trentaine de kilomètres pour accéder au réseau via le chemin de Pellegrin, les motoneigistes de l’est de la péninsule sont heureux du dénouement, souligne le président du club de motoneige Les Sentiers du Rocher-Percé, Ghislain Méthot. « C’est le seul et unique chemin qui peut relier Gaspé et Murdochville, alors c’était la seule solution pour l’instant. Les gens qui roulent en motoneige sont satisfaits », dit-il, ajoutant qu’il ne s’agit pas de la solution parfaite, mais qu’elle « fait l’affaire à court terme ».
M. Méthot affirme cependant qu’un plan à long terme devra être développé. « On nous a dit que le chemin sera utilisé par l’industrie forestière pour les deux ou trois prochaines années. On va le savoir au mois de juin. Si c’est le cas, l’idéal sera de faire un nouveau chemin à côté, qui pourrait aussi être utilisé par les VTT l’été », dit-il.
Rappelons que le ministère a accepté d’offrir une expertise technique à la municipalité. Après avoir rencontré les principaux utilisateurs de l’infrastructure, le MTQ a élaboré un total de cinq scénarios.
Le responsable du développement économique et touristique de Carleton-sur-Mer, Alain Bernier, s’est récemment rendu à Québec pour prendre connaissance des travaux du ministère. Sans dévoiler les détails des scénarios envisagés, M. Bernier précise que le volet industriel ne fait pas partie du plan. « Dans les scénarios, il faut consolider et développer davantage les volets pêche, touristique, mariculture et nautique. Pour ce qui est du volet industriel, c’est difficile de justifier une réparation par la maintien de cette vocation-là », souligne M. Bernier.
Le propriétaire du quai, Transport Canada, l’a d’ailleurs inscrit sur la liste de ses quais excédentaires dans les années 1990, faute d’activités industrielles qui y transitent. Et pour des raisons de sécurité, une bonne partie du quai est fermée à la circulation depuis 2008. Transport Canada n’a pas l’intention d’investir dans sa réfection et a proposé un transfert de propriété pour qu’un éventuel acquéreur fasse les réparations nécessaires, en tenant compte de l’orientation qu’il souhaite lui donner.
Une fois le scénario du MTQ choisi par les utilisateurs de l’infrastructure, des démarches en vue du transfert de propriété seront entreprise pour mettre en branle le réaménagement, poursuit M. Bernier. « C’est pratiquement impossible que ce soit la Ville de Carleton-sur-Mer qui se porte acquéreur seule. Il va falloir d’autres intervenants. Et évidemment, si le quai conserve sa vocation de pêche et de mariculture, on ne peut pas passer à côté de Pêches et Océans », affirme le responsable du développement économique, qui ajoute « que si rien n’est fait », le quai sera « un jour fermé. Il faut agir rapidement, être en mode solution ».
Rappelons que les administrations municipales de la Gaspésie se disent victime d’un monopole détenu par la firme Pavages Beau Bassin, qui ferait grimper les prix de 30 à 50 %, selon eux.
Depuis maintenant près de deux ans, les élus municipaux demandent au gouvernement du Québec de trouver une solution. À l’automne 2012, le ministre des Transports, Sylvain Gaudreault, a créé un comité pour étudier différents scénarios. Un an plus tard, plusieurs élus de la région avaient cependant dénoncé la « lenteur » de l’évolution du dossier, en affirmant que les agglomérations en avaient assez de payer plus cher que le MTQ. Le ministre Gaudreault s’était alors défendu de ne pas agir rapidement et avait du même coup promis d’accélérer le processus pour s’attaquer à la problématique.
L’élu a notamment demandé au comité, qui est composé d’élus municipaux, du député de Bonaventure et des directions régionales du MTQ et du ministère des Affaires municipales, de lui soumettre différents scénarios le plus rapidement possible.
Les membres de ce comité, dont la dernière rencontre remonte à lundi dernier, ont convenu de ne pas rendre publiques les solutions envisagées, mais assurent que le dossier chemine bien. « Après les Fêtes, on devrait être en mesure de proposer des choses très significatives au ministre », affirme le député Sylvain Roy, qui demande aux municipalités de patienter. « Je sais que ça fait des années que ça traîne. Mais là, on n’a jamais été aussi près d’une solution », dit-il.
Peu importe les solutions qui seront proposées, ce sera au ministre de trancher la question. Le député de Bonaventure espère que son collègue sera en mesure d’analyser le rapport du comité et de prendre une décision d’ici mai 2014.
Près de deux ans après la fermeture du bar, le bâtiment aura droit à une autre vie. Trois hommes d’affaires, dont Stéphane Boudreau, ont signé la promesse d’achat mercredi.
Dès le mois de janvier, les entrepreneurs débuteront les travaux de rénovation en vue d’y installer un resto-pub, à l’image du pub St-Joseph de Carleton-sur-Mer, tout en y ajoutant une saveur locale, précise Stéphane Boudreau. « Il y avait une fenêtre d’opportunité vraiment intéressante. Ça va être un concept de resto-pub, où les gens pourront manger et boire. On va s’assurer de respecter ce qu’a été ce bâtiment-là, tout en lui redonnant une autre vie. Je pense que les gens vont apprécier », dit l’homme d’affaires, qui ajoute vouloir « conserver l’identité » de l’endroit. « On veut garder l’identité acadienne, l’identité festive et engager des gens de la place », dit-il. Des activités culturelles et des spectacles pourront y être organisés, ajoute M. Boudreau.
Le projet nécessite un investissement de plusieurs centaines de milliers de dollars. La toiture doit être changée, l’extérieur revampé et l’intérieur réaménagé. Une aire de cuisine devra aussi être construite. « Il y a beaucoup de travaux à faire sur plusieurs mois. C’est un gros investissement pour nous, mais avec les inspections qui ont été faites, la base du bâtiment est solide. Je pense qu’on est capable de faire quelque chose d’extraordinaire avec l’endroit, qui a un cachet exceptionnel », poursuit M. Boudreau.
Les hommes d’affaires souhaitent ouvrir le resto-pub au début du mois de juin 2014.
Le conseil municipal a déposé hier soir devant une centaine de personnes un nouvel avis de motion qui prévoit faire passer le salaire annuel du premier magistrat de 13 000 à 43 800 $. Son allocation de dépenses passera de 6 500 à 15 787 $, pour une rémunération totale d’environ 60 000 $.
Rappelons qu’un premier avis de motion déposé en novembre prévoyait plutôt un salaire s’élevant à quelque 76 000 $, ce qui avait suscité beaucoup de contestation dans la population. Par ailleurs, le nouveau projet de règlement ne prévoit pas d’augmentation salariale pour les conseillers.
En acceptant de revoir à la baisse l’augmentation de sa rémunération, le maire Roch Audet dit avoir écouté les préoccupations des citoyens. Ce dernier admet que la proposition initiale était maladroite. « On est content de voir que les citoyens puissent prendre position et que le conseil, avec toute sa maturité, ait pris une sage décision de reprendre cette maladresse-là », a-t-il dit. L’élu assure avoir fait l’analyse avec son conseil des tâches qu’il devra réaliser en tant que maire à temps plein et conclut que sa proposition est justifiée. Ce dernier a par ailleurs présenté son plan d’action aux personnes présentes à la séance publique.
Pour leur part, les citoyens demeurent encore divisés. Plusieurs ont pris la parole pour appuyer la démarche du maire en soutenant que les électeurs auront le loisir de le juger au prochain scrutin. D’autres souhaiteraient un salaire plus bas, qui pourrait être révisé en cours de mandat, en tenant compte des résultats de la mairie. Certains ont par ailleurs remis en question l’idée d’avoir un maire à temps complet pour une municipalité de 2800 habitants.
De son côté, le maire assure que son conseil est uni derrière la proposition et laisse entendre qu’elle sera facilement adoptée lors de la prochaine séance du conseil, prévue le 8 janvier. « Pour l’instant, on n’envisage pas de revoir le règlement. On passe à travers un exercice qui est très demandant en terme d’énergie. On aimerait mieux se concentrer sur d’autres dossiers. Alors ce que le conseil souhaite, c’est de partir pour quatre ans. Et dans quatre ans, on aura démontré qu’on a fait des actions. C’est ce qui est important à retenir », a soutenu le maire, avant d’admettre que la controverse entourant la question salariale des élus a augmenté la pression sur son conseil.
Membres de la famille, citoyens, politiciens et acteurs socioéconomiques se sont réunis pour honorer la mémoire de celui qui a défendu la Gaspésie jusqu’à la fin. Empreinte d’émotion, la cérémonie a duré environ 1 h 30.
Tour à tour, l’ex-président de la Centrale des syndicats du Québec, Yvon Charbonneau, le directeur général de la Conférence régionale des élus Gaspésie-les-Îles (CRÉGÎM), Gilbert Scantland ainsi que deux neveux et une nièce de Bertrand Berger ont livré des témoignages sentis devant l’assistance.
Sur le parvis de l’église, les mots ne manquaient pas pour qualifier cet ardent défenseur des intérêts des Gaspésiens, qui a notamment été maire d’Escuminac, préfet de la MRC d’Avignon et président de la CRÉGÎM.
Combattant, intègre, travailleur acharné, juste, meneur, mobilisateur : les gens interrogés s’entendent pour dire que Bertrand Berger a été l’un des grands leaders politiques de la Gaspésie des dernières années. Le maire de Carleton-sur-Mer, Denis Henry, l’a décrit comme un exemple de combativité. « M. Berger a légué le don de défendre les Gaspésiens, les Gaspésiennes. Il faut toujours se battre contre les grands centres. M. Berger nous a enseigné ça. Il ne faut jamais baisser les bras, il faut continuer à se battre », a-t-il déclaré.
Plusieurs ont par ailleurs insisté sur la capacité à Bertrand Berger de rallier les élus et la population derrière des objectifs communs. L’ancien vice-président de la CRÉGÎM, Joël Arseneau, estime qu’il est celui qui a incarné « l’unité régionale » au cours des dix dernières années.
« Vous savez que la région est riche de sa diversité. On peut parler de la Haute-Gaspésie, de la Baie-des-Chaleurs, de la Côte-de-Gaspé et des Îles-de-la-Madeleine. Et M. Berger savait souder les gens autour d’objectifs communs. Il ne prenait aucune décision, aucune orientation pour sa MRC. Sa communauté était celle de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine », a mentionné M. Arseneau, avant d’ajouter que le plus grand héritage de M. Berger est d’avoir réussi à convaincre plusieurs à penser « Gaspésie » et de « dépasser ce qui a souvent plongé les dossiers dans des guerres de clocher ».
Un « grand syndicaliste »
En plus d’avoir été une figure politique importante en Gaspésie, Bertrand Berger a marqué le milieu des travailleurs. Le monde syndical lui a d’ailleurs rendu un vibrant hommage.
La présidente de la Centrale des syndicats du Québec, Louise Chabot, ainsi que trois de ses prédécesseurs, Réjean Parent, Yvon Charbonneau et Monique Richard tenaient à assister à ses obsèques pour saluer sa contribution. Selon eux, le milieu syndical doit beaucoup à Bertrand Berger, qui a notamment été président du Syndicat de l’enseignement de l’Est-du-Québec pendant plus de 25 ans.
Réjean Parent dit perdre un « grand ami », qui a marqué le syndicalisme québécois. « C’est l’un de nos fondateurs, c’est l’une des personnes qui a tracé la ligne et la personnalité de notre organisation. Et c’est un homme attachant qui était pragmatique dans son approche syndicale », a mentionné M. Parent.
Bertrand Berger était aussi un fin stratège, dont les actions suivaient les paroles, a ajouté Monique Richard. « C’était un ténor sur le plan national, tout en étant proche des volontés des gens qu’il représentait. Il était capable de livrer la marchandise de la mobilisation quand il le fallait. À la parole s’ajoutait le geste dans toutes ses actions syndicales », s’est-elle rappelée
Québec a récemment annoncé un appui de 85 M$ à la filière hydrolienne. Cette aide vise à soutenir le développement d’un projet de parc hydrolien de démonstration dans le fleuve Saint-Laurent. D’abord, le soutien gouvernemental permettra d’installer six turbines hydroliennes d’une capacité de 0,75 mégawatt (MW) près du pont de la Concorde à Montréal. Ces dernières serviront à analyser la technologie utilisée. Par la suite, en 2016, un parc de démonstration de 40 hydroliennes d’une capacité de neuf MW sera installé au même endroit.
L’énergie hydrolienne est produite à partir d’une turbine placée dans un cours d’eau. Le courant, ou les marées l’a fait tourner, générant ainsi de l’électricité.
Le projet devrait permettre la création de 75 emplois chez RER Hydro, principalement dans son usine de Bécancour, où les 46 turbines seront fabriquées.
Le gouvernement souhaite ainsi que ces recherches aident à la commercialisation de cette filière à l’échelle internationale et fasse du Québec un leader en matière de fabrication. À terme, si la technologie fonctionne, l’usine de Bécancour pourrait fabriquer 500 turbines par année, espère le gouvernement Marois.
Bien que cette annonce concerne la vallée du Saint-Laurent et que le projet de RER Hydro ne prévoit pas pour le moment la construction d’hydrolienne en mer, le député Sylvain Roy estime possible que la Gaspésie puisse en tirer profit indirectement à long terme.
« L’expertise de l’éolien développée en Gaspésie va peut-être servir à l’hydrolien. On est dans le même terrain de jeu. Tout est possible », souligne-t-il, ajoutant cependant qu’il « n’est pas prêt à dire » que des composantes pourraient être construites dans la région.
M. Roy ajoute que l’énergie hydrolienne est complémentaire à l’éolien et à l’hydro-électricité. Selon lui, l’appui envers cette filière démontre la « volonté » gouvernementale de soutenir l’économie verte.
La direction de la Caisse populaire Desjardins des Quatre-Vents, dont le siège social est situé à Bonaventure, a annoncé lors d’une rencontre publique tenue la semaine dernière, sa volonté de réduire ses heures d’ouverture à son centre de services de Saint-Alphonse.
La caisse est actuellement ouverte du lundi au vendredi pour un total de 23 heures par semaine. Mais en raison des « nouvelles habitudes » des membres, le conseil d’administration réduira la disponibilité de ses services au comptoir. Le scénario envisagé est d’offrir de huit à douze heures d’ouverture par semaine, étalées sur deux à trois jours.
« Nous devons faire face à une diminution importante des utilisateurs. Nous sommes dans un mode de plus en plus axé vers l’automatisation, vers les cartes, vers l’informatique. Le service comptoir est moins utilisé et nous devons nous adapter », justifie le directeur de la caisse, Jacques Henry.
Une étude, poursuit-il, a d’ailleurs révélé qu’en 2011, une transaction à l’heure était effectuée au comptoir. « Si on refaisait l’étude aujourd’hui, il y en aurait moins que ça », soutient M. Henry. Le service conseil sera dorénavant disponible « sur demande ». La population pourra cependant continuer à accéder au guichet automatique, qui demeurera ouvert 24 heures sur 24. Les employés touchés seront transférés dans les autres centres de la caisse, affirme la direction.
Les administrateurs se donnent encore quelques mois avant de statuer au sujet du prochain horaire de services. La direction promet que les commentaires et les suggestions des utilisateurs seront considérés. La clientèle est d’ailleurs invitée à répondre à un sondage.
Par ailleurs, M. Henry assure que le conseil d’administration n’a pas l’intention de fermer complètement la caisse. Selon lui, la réduction des heures d’ouverture permettra justement de maintenir des services « adaptés aux besoins » et « aux habitudes » de la clientèle.
La lutte se poursuit dans les Plateaux
Plus de quatre mois après la fermeture des trois points de service Desjardins dans les Plateaux de la Matapédia, la grogne populaire ne s’estompe pas.
Le comité ACCORDONS-nous, un groupe qui revendique le retour d’un point de service à Saint-François-d’Assise, poursuit ses actions. Le groupe a d’ailleurs remis la semaine dernière une pétition de quelque 700 signatures à la direction de la Caisse Desjardins des Monts et Rivières.
Le groupe a par ailleurs entrepris des démarches auprès d’un autre établissement bancaire pour desservir le secteur.
Une quinzaine de personnes, dont 10 à temps plein, perdent leur emploi. Alors qu’ils devaient faire face à des déficit de quelque 50 000$ par année, les administrateurs ont dû faire face à la réalité et mettre la clef dans la porte, explique le président du conseil d’administration, Mario Arsenault. « Le marché n’était plus rentable. On n’avait plus assez de ventes, ce qui a affecté nos liquidités. On gère serré, mais ce n’est plus suffisant. Il aurait fallu avoir plus d’affluence dans notre marché », souligne-t-il.
M. Arsenault ne cache pas que le magasin ne parvenait plus à concurrencer les plus grands joueurs du marché de l’alimentation du secteur. « Les gens de St-Siméon et des municipalités avoisinantes reçoivent des circulaires et choisissent leur marché en tenant compte des rabais. S’il y a un spécial sur le poulet aux IGA ou MAXI, ils vont y aller. Nous sommes un petit marché si on se compare à ces plus grandes surfaces-là. On n’est pas capable de survivre à cette concurrence », ajoute le président du C.A.
Le maire déçu, mais pas surpris
Déçu de la fermeture du marché, le maire de St-Siméon assure que la municipalité a fait les efforts nécessaires pour le maintenir ouvert.
Au début de l’année 2013, l’administration municipale a cautionné un prêt de 25 000$ au commerce pour l’aider à équilibrer son budget. Jean-Guy Poirier affirme qu’il est trop tôt pour savoir si la municipalité aura à débourser le montant.
Ce dernier est déçu, mais pas surpris de la fermeture du magasin, considérant la compétition de plus en plus féroce dans le secteur de l’alimentation. « Si la COOP ferme aujourd’hui, ça ne dépend pas des conseils municipaux. Ça dépend des citoyens de St-Siméon qui ont décidé de ne pas acheter à la COOP et d’aller ailleurs. Nous ne sommes pas la seule municipalité qui vit avec cette problématique. De nos jours, les gens voyagent, sont mobiles et magasinent à l’extérieur. Mais quand même, c’est une grande déception pour moi cette fermeture-là », dit M. Poirier.
Le maire croit que les citoyens « réaliseront les impacts » une fois le commerce fermé. «Quelqu’un qui manque d’épice un samedi après-midi va être obligé de faire 15-20 kilomètres pour s’en procurer. À ce moment-là, les gens vont s’apercevoir des conséquences de ne pas avoir un service d’alimentation dans leur municipalité. Et ça va devenir problématique pour ceux qui n’ont pas de véhicule, comme plusieurs personnes âgées », se désole le premier magistrat.
M. Poirier ne ferme pas la porte à l’implication de la municipalité pour tenter de relancer ou d’attirer une entreprise, mais demeure prudent. « Rien n’est exclut, mais le dossier est encore trop chaud pour s’avancer là-dessus. Le propriétaire de l’immeuble a des idées, mais c’est prématuré d’en parler », se contente de mentionner le maire.
Respect de la vie privée