Organisé par la Société de développement et de mise en valeur de Carleton-sur-Mer (SDMC), en collaboration avec une firme de l’Estrie, Endurance Aventure, l’événement devrait donner une visibilité médiatique importante à la région. Les raids d’aventure suscitent généralement l’intérêt de nombreux médias à travers le monde. Celui organisé au Nunavik en mars 2012 avait fait l’objet de plus de 100 reportages, notamment en Afrique du Sud, au Mexique et en Angleterre. Pour l’épreuve gaspésienne, des journalistes de l’Italie, de la France et de l’Afrique du Sud ont déjà démontré leur intérêt.
Le raid est une compétition multisports d’endurance et d’orientation. Ici, les athlètes parcourront 300 kilomètres pendant quatre jours entre Nouvelle et Cascapédia-Saint-Jules, ainsi que dans l’arrière-pays. Le trajet sera connu seulement la veille du départ, précise un des propriétaires d’Endurance Aventure, Daniel Poirier. « Les meilleurs au monde devront franchir les points de contrôle tout au long de l’itinéraire, à l’aide de vélo de montagne, de kayak, à la course, à pied. Il y aura des sections de jour et des sections de nuit », explique-t-il.
Simon Côté de Gaspé et Ian Beaulieu de Baie-Comeau ont déjà confirmé leur participation. Ils avaient remporté le Raid du Nunavik devant une équipe américaine.
Travail de longue haleine
Le SDMC travaille à la réalisation de ce projet depuis maintenant deux ans par l’entremise du comité du Raid international Gaspésie, présidé par Daniel Labillois. Ce dernier estime que l’événement répond « aux priorités ciblées par la région » au cours des dernières années. « Le raid aura une visibilité nationale et internationale. Il permettra de mettre en valeur des coins extraordinaires, qui sont davantage connus par les gens locaux. L’événement prolongera aussi la saison touristique et fera la promotion des saines habitudes de vie », énumère le président.
Le Raid aventure inclura également un volet jeunesse. Le comité s’est associé avec la Commission scolaire René-Lévesque dans l’organisation du prologue jeunesse. Des équipes composées de jeunes du secondaire auront la chance de côtoyer les compétiteurs internationaux. Par ailleurs, une compétition intergénérationnelle se tiendra lors de la dernière journée du raid.
L’événement dispose d’un budget de 700 000 $, dont 70 % est assuré par Endurance Aventure. La différence provient principalement de partenaires publics, dont la Ville de Carleton-sur-Mer, les gouvernements du Québec et du Canada.
Après plusieurs actions entreprises par le collectif, le CSSSBC avait convenu, à l’été 2012, de mettre en place un comité visant l’implantation du service. La porte-parole du collectif, Marie-Josée Racine, soutient que depuis ce temps, les dirigeants ne cessent de repousser sa concrétisation. « Le dossier traîne, déplore-t-elle. On attendait la mise en place de la table de travail pour l’automne 2012 et il n’y a toujours rien de fait à ce jour. »
Rappelons que dans sa politique de prénatalité, le gouvernement souhaite faire augmenter à 10 % le nombre d’accouchements pris en charge par les sages-femmes d’ici 2018.
Un service rentable
La porte-parole du collectif dit « comprendre » le contexte budgétaire de l’établissement de santé, mais soutient que l’implantation du service peut être rentable. « Des études démontrent que les sages-femmes font économiser. Comme elles travaillent beaucoup en prévention, ça évite des complications pendant la grossesse, pendant l’accouchement. C’est un service qui coûte moins cher à l’État aussi », pense-t-elle.
Le collectif peut compter sur l’appui de plusieurs groupes de femmes de la région, dont Centr’Elles. La coordonnatrice, Nathalie Babin, juge important d’offrir le choix aux femmes « À mon avis, c’est un incontournable. Il faut permettre aux femmes et aux familles de faire leur choix, de connaître la pratique sage-femme et de l’utiliser », dit-elle.
Québec a fait connaître sa volonté d’exiger des commissions scolaires qu’elles remboursent 100 millions de dollars en deux ans aux contribuables. Le gouvernement leur reproche de ne pas avoir coupé suffisamment dans leurs dépenses administratives et d’avoir refilé la facture aux citoyens pour atteindre l’équilibre budgétaire.
Réunis en conseil mardi, les commissaires ont adopté une résolution pour critiquer l’attitude du gouvernement Marois et pour affirmer leur intention de « maintenir le cap sur les services aux élèves ».
Compressions effectuées
Le président, Jean Couture, soutient que son organisation n’a pas l’intention d’envisager un remboursement au détriment de la qualité des services offerts, alors qu’elle a dû composer avec des coupures de 1,4 million de dollars. « On dénonce le blâme adressé aux commissions scolaires. Ici, nous avons fait nos devoirs », dit-il. De fait, les dépenses administratives ont été réduites de 631 000 $ et le montant maximal autorisé du surplus accumulé a été utilisé, soit 231 000 $. Les commissaires scolaires avertissent que des compressions supplémentaires affecteraient les services directs aux élèves.
Par ailleurs, au moment où Québec souhaite mettre en place un comité chargé d’évaluer la gouvernance des écoles primaires et secondaires, le conseil s’inquiète de l’avenir des commissions scolaires. Ces derniers se sont d’ailleurs entendus pour interpeller le ministre responsable de la région, Gaétan Lelièvre et le député de Bonaventure, Sylvain Roy, à ce sujet.
« Notre structure en est une de proximité. Nous ne sommes pas intéressés à une gestion régionale tout dirigée par Rimouski, par exemple. On va inviter nos élus à réfléchir là-dessus avec nous. On va les inviter, ils sont les bienvenus », souligne M. Couture.
Une lettre leur sera adressée au cours des prochains jours.
Réunie en assemblée générale récemment à Gesgapegiag, la fédération régionale de l’Union des producteurs agricoles (UPA) a adopté une résolution en ce sens. L’organisation s’est engagée à faire pression sur les autorités pour le maintien du service ferroviaire, mais elle estime que « l’apparence de menace de fermeture est palpable ». Alors que certains terrains ont été obtenus par expropriation, l’UPA estime que ceux-ci devraient être remis aux producteurs, s’il y a démantèlement.
Le président régional, Christian Côté, soutient que des clubs de VTT ont fait part de leur intérêt à utiliser les terrains à des fins récréatives, ce qui fait craindre le pire aux producteurs. « Le rail traverse de nombreuses terres agricoles. Les clôtures ont toujours été entretenues par [les gestionnaires] du chemin fer. Mais avec un démantèlement, les troupeaux pourraient circuler librement, ce qui serait dangereux pour les animaux et pour ceux qui se serviraient de la voie », explique-t-il.
Prématurée, dit la SCFG
La Société du chemin de fer de la Gaspésie (SCFG) juge prématurée de faire allusion à un éventuel démantèlement du rail. Un des administrateurs, Jean-Guy Poirier, soutient que ce scénario est loin de figurer dans les plans et questionne la sortie publique de l’UPA. « Si j’image ça, c’est comme si une personne n’était pas encore décédée et que d’autres tenteraient de décider qui aura ses biens, une fois qu’elle sera morte. Le moment n’était pas propice pour faire cette sortie », déclare-t-il, avant de qualifier la résolution de « farfelue ».
M. Poirier craint que la position des producteurs nuise aux chances de la région d’obtenir le financement nécessaire pour remettre le rail à niveau. « Ça ne nous aide certainement pas dans nos démarches auprès des autorités. Les gouvernements pourraient nous dire que la région a déjà mis une croix sur le chemin de fer, car des gens sont en train d’identifier qui aura la succession », déplore-t-il.
Un total de 24 concurrents se feront la lutte dans 12 catégories. Le jury a dû choisir parmi 68 candidatures en provenance de 41 entreprises ou organismes. Sept critères de sélection ont été considérés, dont la croissance de l’entreprise, la rentabilité, le marketing et les défis relevés.
Le Festival Western de Bonaventure, Solution Infomédia, Dame Rondeur, Rail GD, Pesca environnement, le Groupement Forestier Coopératif Baie-des-Chaleurs, Services Arbres Gaspésie, CIEU-FM, les Habitations Mont-Carleton, l’Hostellerie Baie Bleue, EP Poirier et Subaru New Richmond sont en nomination dans deux catégories.
Le président de l’événement, Jacques Henry, raconte que la sélection des finalistes n’a été une tâche facile pour les membres du jury. « L’exercice a été très difficile. Il y a des catégories où nous avons reçu huit entreprises, d’autres 11. La différence est parfois minime entre les candidatures. C’est souvent ce qui a été fait par une entreprise pour se démarquer par rapport à une autre qui est ressortie qui fait la différence », a-t-il expliqué quelques minutes après le dévoilement des finalistes.
Reconnaître le développement
Une fois de plus, l’événement vise à reconnaître et à souligner l’effort des entrepreneurs de la Baie-des-Chaleurs. « Ça permet de donner une bonne tape dans le dos à ceux et celles qui prennent l’initiative de développer la région, de se démarquer et de maintenir des emplois sur notre territoire », a ajouté M. Henry.
Le gala se tiendra le 9 novembre au Centre des congrès de Carleton-sur-Mer. En plus des gagnants dans les 12 catégories, l’entreprise de l’année, la personnalité de l’année ainsi que la jeune personnalité de l’année y seront dévoilées.
Depuis l’organisation du 1er Gala Reconnaissance il y a cinq ans, le nombre de membres de la chambre de commerce est passé de 86 à 360. Son directeur, Maurice Quesnel, souhaite atteindre 500 membres dans les prochaines années.
Liste des finalistes par catégorie
Organisme à but non lucratif (subventionné à -25%)
– Association des pêcheurs sportifs de Bonaventure
– CIEU-FM
– Festival western de Bonaventure
Organisme à but non lucratif (subventionné à +25%)
– Gaspésie Gourmande
– Place aux Jeunes Baie-des-Chaleurs – Les Plateaux
– Salle de spectacle régionale Desjardins à New Richmond
Jeune entreprise
– Dame rondeur
– Rail GD
– Services Arbres Gaspésie
Industrie de fabrication, transformation, innovation
– Les Habitations Mont-Carleton
– Rail GD
– Solution Infomédia
Professionnel et entreprise de service (petite)
– CIEU-FM
– Services Arbres Gaspésie
– Solution Infomédia
Professionnel et entreprise de service (grande)
– Activa Environnement inc.
– Groupement forestier Coopératif Baie-des-Chaleurs
– Pesca Environnement
Attrait touristique
– Excursions L’Omirlou
– Festival western Bonaventure
– Hostellerie Baie Bleue
Restauration et hébergement
– Aux 4 vents
– Hostellerie Baie Bleue
– Restaurant le Vieux marché
Commerce de détail (petit)
– Le Coin du travailleur
– Dame Rondeur
– La Dé-coupe
Commerce de détail (grand)
– EP Poirier Ltée
– Marché Viens Métro
– Subaru New Richmond
Transmission et relève d’entreprise
– Armand Automobiles
– EP Poirier Ltée
– Subaru New Richmond
Gestion des Ressources humaines
– Groupement forestier Coopératif Baie-des-Chaleurs
– Les Habitations Mont-Carleton
– Pesca Environnement
Réunis mercredi à Carleton-sur-Mer, les représentants des groupes écologistes Environnement Vert-Plus, Tache d’huile et la Coalition Éco-Vigilance Baie-des-Chaleurs ont dénoncé la décision du gouvernement Marois de donner le feu vert au projet sans tenir des audiences publiques.
Selon eux, le gouvernement ne tient pas compte de son engagement de réduire de 20 % d’ici 2020 les émissions de gaz à effet de serre (GES) par rapport à 1990. Les environnementalistes s’inquiètent particulièrement des émissions des GES qui seront relâchées par la cimenterie.
Selon une étude environnementale du projet datant de 1996, la cimenterie pourrait émettre 1,35 million de tonnes de GES par année en produisant 1 million de tonnes de ciment. En 2013, le projet prévoit produire environ le double de ciment, ce qui fait craindre le pire aux écologistes. « Si on veut être sérieux dans l’objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre, seulement une consultation publique dans le cadre d’un BAPE peut nous donne l’heure juste », a déclaré le porte-parole de la Coalition Éco-Vigilance Baie-des-Chaleurs, Michel Goudreau, qui évalue que le projet actuel pourrait émettre plus de 1,5 million de tonnes de GES par année.
Alors que l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) et Greenpeace soutiennent que la future cimenterie pourrait utiliser le coke de pétrole issu des sables bitumineux de l’Alberta comme combustible, les groupes environnementalistes souhaitent que Québec change son fusil d’épaule et soumettre le projet au BAPE.
Le président d’Environnement Vert-Plus, Bilbo Cyr, s’explique mal pourquoi le gouvernement donne son aval, alors que l’étude d’impact sur l’environnement, qui a été réclamée au promoteur, n’est toujours pas publique. « La publication de l’étude a été promise par Ciment McInnis, qui disait qu’une fois que le gouvernement donnera son accord, elle sera publiée. Ça fait un mois que le gouvernement a donné son accord et on a seulement accès à la page couverture », critique-t-il.
Outre les groupes régionaux, l’AQLPA, Greenpeace et Équiterre souhaitent aussi que le projet soit soumis au BAPE. Le député fédéral de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Philip Toone, est le premier élu à demander des audiences publiques.
Réunis en assemblée générale extraordinaire samedi dernier, les membres ont autorisé à l’unanimité le conseil d’administration à se départir du bâtiment et de procéder à la dissolution de la coopérative.
L’organisme, qui a dû modifier sa mission au cours des années afin d’assurer sa pérennité, faisait face à un manque de relève et n’avait plus suffisamment de revenus pour continuer à offrir des services.
Le projet est né il y a plus de huit ans d’une demande des jeunes adultes de la MRC de Bonaventure. Ces derniers souhaitaient avoir un espace pour socialiser et pour organiser des activités. Au fil du temps, le projet a évolué et, en 2012, un service d’accueil et d’intégration des personnes immigrantes est venu se greffer à la mission de l’organisme.
Cette stratégie a permis à la coopérative d’obtenir du financement, dont près de 35 000 $ du Fonds de soutien à l’établissement des personnes immigrantes, géré par la Conférence régionale des élus.
Gestion du bâtiment difficile
Le président, Yan Tremblay, rapporte que la gestion du bâtiment accaparait maintenant trop de temps aux administrateurs, au détriment de la mission. « Ça devenait difficile de faire la recherche de financement ou de structurer des activités. Le conseil d’administration devait gérer surtout des activités immobilières avec le bâtiment, alors qu’au départ, les administrateurs s’étaient impliqués pour développer des projets », souligne-t-il.
Une personne a été engagée en 2012 pour développer le service d’accueil, mais cette dernière a été confrontée aux mêmes problèmes que les administrateurs, soutient M. Tremblay. « On avait la bonne volonté de remplir le mandat d’immigration. Mais comme la ressource était la seule employée, elle est devenue le seul contact de tous les partenaires, des membres, de la communauté et des locataires. Alors, la personne n’avait pas suffisamment de temps et de ressources pour le mandat. Les administrateurs ont jugé que ce serait dans le meilleur intérêt de la communauté de laisser à un autre organisme ce mandat », explique le président.
Au cours des prochains mois, les administrateurs concentreront leurs efforts afin de se départir de leur bâtiment, situé sur l’avenue de Grand-Pré, que la coopérative avait acheté en 2011. « Il est bien situé avec beaucoup de potentiel. La dissolution pourra se faire sans vendre, mais la vente faciliterait la fermeture », dit M. Tremblay.
Éric Dubé et Anita Bujold ont officiellement déposé leur candidature en vue de remplacer Nicole Appleby.
M. Dubé tente un retour en politique, après avoir été conseiller pendant 10 ans. Propriétaire des Conserveries de la Baie, le candidat s’est aussi impliqué au sein de l’Union des producteurs agricoles du Québec pendant plusieurs années.
Le candidat dit « bien connaître les dossiers » de la Ville et souhaite poursuivre le travail entrepris au cours des dernières années. Il souhaite « continuer le plan » mis en place pour récupérer les pertes de revenus fiscaux causées par la fermeture de la Smurfitt Stone. « Il faut poursuivre le développement », affirme-t-il, ajoutant que le centre intergénérationnel, l’avenir du Festival d’été et la réfection des rues sont les dossiers dans sa mire.
Dans la continuité pour Anita Bujold
De son côté, Mme Bujold, qui s’est longtemps impliquée au Centre d’action bénévole et au Club des 50 ans et plus, dit aussi vouloir continuer le travail de l’actuelle administration. « Plusieurs dossiers en marchent doivent être réglés. Je pense à la modernisation des infrastructures en place », précisant que le projet du centre intergénérationnel « doit être une priorité ».
Les deux candidats retrouvent donc Michel Lacroix, qui avait annoncé ses intentions la semaine dernière.
L’ancien maire de Carleton-sur-Mer qui a confirmé la semaine dernière son intention de briguer la mairie, soutient que New Richmond « doit vivre selon ses moyens. »
M. Lacroix estime que la localité doit éviter de se lancer dans des projets susceptibles d’alourdir son fardeau financier. « Il y a eu un fonds d’aide qui est venu après la fermeture de la Smurfit Stone. Mais ce fonds d’aide-là est fini. Il faut aller de l’avant autrement, il faut utiliser l’argent qu’on a et non l’argent qu’on aura peut-être », affirme-t-il, ajoutant qu’il ne souhaite pas « l’arrêt du développement », mais considérer davantage la capacité de la municipalité à payer.
Selon lui, l’amélioration des finances publiques passent par la consolidation des infrastructures en place, comme l’aréna et la piscine, et non pas par de nouveaux projets. Il estime par ailleurs que la Ville doit continuer à développer la Station touristique Pin Rouge, mais « pas au détriment du reste », avant de mentionner qu’il fera le nécessaire pour éviter qu’elle ne devienne « un boulet financier » pour la Ville, s’il est élu le 3 novembre.
Coup de barre à Pin Rouge
Pin Rouge est un « atout majeur pour New Richmond », pense-t-il, mais un coup de barre s’impose pour réduire les pertes qu’elle engendre. « Ça occupe une trop grande partie du budget. Est-ce qu’on doit limiter ses opérations? Est-ce que la gestion pourrait être cédée à un organisme privé? Est-ce que nos voisins et nos voisines seraient prêts à en payer une part? », questionne-t-il, annonçant ainsi qu’il souhaite une réflexion à ce sujet.
Enfin M. Lacroix soutient que son passage à la mairie de Carleton-sur-Mer lui sera bénéfique. « J’ai quatre années d’expérience comme maire, c’est positif. Il y a des choses que je referais sans hésitation et d’autres que je ne referais pas. L’expérience ne s’achète pas », conclut le candidat.
Les écoles des Deux-Rivières à Matapédia, Saint-Donat à Maria, des Audomarois à Saint-Omer, Saint-Paul à Pabos et le Centre d’éducation des adultes de Maria font face à ce problème. La Commission scolaire indique que la situation touche « quelques locaux » et qu’elle n’est pas « généralisée » dans les bâtiments.
Dans la plupart de ces locaux, le taux est de moins de 400 becquerels par mètre cube d’air, alors que la norme de Santé Canada est de 200. Les taux relevés sont considérés comme étant de modérés à légers par l’organisme fédéral, selon la commission scolaire. Seul celui enregistré à l’école des Deux-Rivières à Matapédia est plus problématique, alors qu’il s’élève à plus de 600 becquerels par mètre cube d’air, trois fois supérieur à la norme.
Des travaux à venir
Le directeur des ressources matérielles, Gilles Cavanagh, assure que des travaux ont été et seront effectués pour corriger rapidement le tir. « Dans le cas de Matapédia, ils ont été faits dans les deux semaines après la divulgation des résultats », précise-t-il, ajoutant que des « mesures correctives » ont débuté dans les autres bâtiments. « Nous aimerions les avoir terminé en janvier 2014 afin faire de nouveaux tests au cours de l’hiver. »
Les travaux visent entre autre la calibration du système de ventilation, l’installation de systèmes supplémentaires et le scellement des fissures et périmètres des dalles de bétons des soubassements. Les parents, les élèves et les membres du personnel ont été informés, souligne la commission scolaire.
Le radon est un gaz radioactif naturel provenant de la désintégration de l’uranium présent dans la croûte terrestre. Il peut s’infiltrer dans les bâtiments, essentiellement par les fissures dans le soubassement. Un humain exposé à des concentrations élevées pendant plusieurs décennies augmente ses risques de développer un cancer du poumon, selon Santé Canada.
La Commission scolaire a mesuré les concentrations de radon dans plus de 700 locaux de ses bâtiments pendant trois mois en 2013. Cette opération répond à une directive du ministère de l’Éducation, qui vise à tester toutes les écoles primaires et secondaires du Québec.
Respect de la vie privée