le Mardi 22 septembre 2026

Pour l’occasion,les Cowboys Fringants, Paul Daraîche, Pixie Lee Band, Lucky Uke, Sylvain Cossette, Marc Dupré et ses invités de l’émission La Voix et la formation Glow fouleront la scène Desjardins du Festi-Plage de Cap d’Espoir.

L’évènement familial tenu directement sur la plage comprend des spectacles et des activités sportives, ainsi que des concours. Chaque année, le weekend d’activités se conclut par la saucette, où les festivaliers se jettent à la mer.

Pour la première fois, les organisateurs de l’évènement ont adressé des demandes de subvention à la Conférence régionale des élus et au ministère du Tourisme. Avec un budget d’opération de 325 000 $, soit 75 000 $ de plus que l’année dernière et plus de dix fois le budget de démarrage d’il y a dix ans, les quelque 50 000 à 60 000 $ amassés par les commanditaires de la région pourraient être bonifiés par des partenaires d’envergure. Actuellement, le festival génère ses revenus par les commanditaires locaux, les entrées et les ventes au bar. Avec une moyenne de 8 000 visiteurs par année, le président du conseil d’administration du Festi-Plage, Ghislain Pitre, espère attirer 12 000 visiteurs en 2014.

Dépendants du beau temps

Pour qu’un évènement de la sorte soit rentable, les entrées sur le site doivent être nombreuses. « L’année dernière, le mauvais temps nous a forcés à annuler une soirée. On a fini le festival avec seulement 5 000 dollars de profit », indique Ghislain Pitre. Pour parer à des imprévus de la sorte, le comité organisateur bénévole a accumulé, au fil des années, un surplus de 85 000 dollars. Selon les membres du comité, il suffit de quelques jours de mauvais temps pour que ce coussin de sécurité ne s’envole. « On met nos chapelets sur la corde à linge », lance à la blague Ghislain Pitre, en expliquant que l’évènement dépend totalement de la météo.

Dix ans d’évolution

Le Festi-Plage a été fondé dans les années 80 sous le nom de Beach Party de Cap d’Espoir. L’évènement s’est éteint pendant les années 90 pour renaitre en 2005, puis prendre le nom de Festi-Plage en 2010. Lors de sa renaissance en 2005, l’évènement fonctionnait avec un budget de 25 000 dollars. « Aujourd’hui, on ne panique pas quand on paie les cachets d’artistes à 30 000 dollars », précise Gilles Pitre. Petit à petit, le festival a pris racine et attire désormais un public comprenant 38 % de touristes, générant plus de 2521 nuitées dans les environs.

Bien connu dans la région de par son succès radiophonique « À l’arrière de ma maison », l’artiste combine dans ce nouvel album une variété de genres musicaux. Du country au rock en passant par le folk, chacun de ses morceaux porte toutefois la signature distincte de Gaëtan Essiambre.

D’abord musicien à Montréal, notamment pour la télévision, le parcours de l’artiste est marqué par la composition de nombreux thèmes d’émissions comme Salut Bonjour ou Un gars, une fille et Lance et compte.

C’est après plusieurs années de travail, de cumul d’inspirations et de sélection que Gaëtan Essiambre lancait enfin son album à Percé dans les dernières semaines, avant de le lancer à Montréal.  « C’était important pour moi de faire le lancement ici. J’ai enregistré le disque à La Vieille-Usine, j’habite Percé, et ici, on est comme en famille », dit-il. Le lancement s’est effectué dans une salle comble, au pub Pit Caribou. L’artiste a joué quelques pièces, accompagné de ses musiciens, et le public en redemandait. L’accueil chaleureux envers le produit final et la demande insistante du public l’a poussé à jouer une chanson supplémentaire.

Cette première étape précède la préparation d’une tournée de spectacles cet été pour Gaëtan Essiambre. « On va essayer de faire le tour des salles du ROSEQ », précise-t-il.

Cette tournée, il l’a amorcée au lendemain de son lancement par un spectacle à Paspébiac, avant de prendre la route vers les grands centres où l’attend un public tout aussi vaste que sa région d’appartenance.

Fort de son bagage et de la qualité longuement murie de ses oeuvres, dont les textes aux registres variés sont tous assortis d’une justesse, d’une finesse et d’une solidité à toute épreuve, c’est en toute modestie qu’il entame ses démarches de promotion à travers la province. « J’ai toujours travaillé un peu dans l’ombre. Je me sens tout jeune là-dedans », dit-il.

« Certainement », lance Mme St-Onge lorsqu’on lui pose la question, après l’avoir confirmé aux militants rassemblés à Rivière-au-Renard pour vivre la soirée électorale.

Elle entend surveiller de près la circonscription, même si elle n’a pas obtenu de mandat de la part des électeurs. « Notre équipe forme le gouvernement. On est là pour quatre ans. J’ai confiance à notre équipe qui va avoir une écoute attentive du comté de Gaspé. Je serai toujours là à veiller sur mon comté », indique Mme St-Onge.

Elle aura récolté 34,1 % des voix, une amélioration de 6 % par rapport au scrutin de 2012 alors que le député libéral sortant, Georges Mamelonet, avait mordu la poussière face au péquiste Gaétan Lelièvre. Il a obtenu 52,2 % des votes lundi soir. La majorité péquiste a été réduite à 3359 alors qu’elle était de 5972 à la dernière élection.

« J’ai fait une très bonne campagne. J’ai été très présente sur le terrain. C’était important pour moi. J’ai gagné des appuis. J’espère avoir donné une nouvelle dimension de faire de la politique », souligne la libérale.

Une polarisation du vote

Les cinq autres candidats à l’élection générale dans la circonscription de Gaspé ont recueilli un total de 13,6 %.

Le candidat de la Coalition avenir Québec, Yvan Blanchard, n’a obtenu que 6,2 % du suffrage alors qu’il avait récolté 9,4 % en 2012. La position de son parti dans les dossiers de la cimenterie et de l’éolien a rendu sa tâche difficile. « C’est sûr que ça ne nous a pas aidé dans la région. Je le reconnais et ça a rendu la campagne difficile », indique-t-il, précisant qu’il partageait tout de même la vision de son chef. « Mon objectif était de battre mon résultat de 2012. J’ai trouvé que ma campagne était plus belle que 2012 », souligne tout de même le candidat caquiste.

Québec solidaire a amélioré son résultat par rapport à 2012, alors que Daniel Leboeuf  a obtenu 4,5 %, un gain de 0,76 %. « L’important, c’est qu’on a fait une plus large campagne. On est satisfait de la campagne qu’on a menée. On a élargi notre base. On a de nouveaux membres qui ont rejoint le mouvement », estime M. Leboeuf. « Je trouve déplorable la vague libérale pour les personnes à faible revenu. Qu’est-ce qui va advenir pour ces personnes-là? C’est notre plus grande déception », analyse le solidaire.

Le candidat indépendantiste, Frédérick DeRoy, n’en revient pas de constater que les Québécois se sont donné un gouvernement libéral majoritaire. « C’est assez déconcertant. Le PQ n’a pas livré la marchandise, analyse M. DeRoy. Je m’attendais à ce que M. Lelièvre soit réélu. Mais majoritaire libéral, je dirais que c’est dur à avaler. » Il voit dans ces résultats davantage un vote contre le PQ que contre l’indépendance du Québec.

Le conservateur Christian Rioux prend acte du résultat. « Je ne m’attendais pas à avoir un nombre de votes important. Je ne m’attendais pas avec des idées qui peuvent déranger. Mon but était de faire connaître des idées différentes des vieux partis », avoue franchement M. Rioux, avec 0,56 % des voix.

Fait à noter, la candidate du Parti nul, Catherine Beau-Ferron, qui n’a pas fait campagne, a récolté 1,31 % des votes.

Un peu plus de 18 500 électeurs se sont prévalus de leur droit de vote sur un total de 30 850 inscrits, pour un taux de participation de 62,16 %. C’est moins que les 67,52 % enregistré en 2012.

Le fait que la candidate libérale Annie St-Onge, principale adversaire du député péquiste sortant soit arrivée en retard dans la course aura permis au à Gaétan Lelièvre de se positionner rapidement dans cette bataille. Il a pu occuper le terrain durant pratiquement une semaine.

Même si elle a une expérience politique, ayant travaillé avec l’ex-député libéral de Gaspé, Georges Mamelonet, et dans l’entourage de Geoffrey Kelly, Nathalie Normandeau et Jean Charest, elle n’a pas été en mesure d’établir des positions claires sur ce que le comté de Gaspé deviendrait si elle était élue.

Bref, affronter Gaétan Lelièvre, un ministre délégué par-dessus le marché, rendait la tâche ardue pour la recrue politique qui aura gagné en assurance au fur et à mesure que la campagne progressait.

Sur le terrain, une très grande majorité d’élus et de citoyens reconnaît le travail effectué par le député sortant, ce qui rend encore plus difficile la lutte pour les autres adversaires.

C’est aussi en bonne partie sur son bilan que M. Lelièvre mise pour garder son poste le 7 avril. Sa campagne pourrait se résumer à : « voici ce que j’ai fait depuis 18 mois et donnez-moi la chance de poursuivre ce que j’ai amorcé ». À cet égard, le plan de relance de la Gaspésie constitue sa bible pour la continuité.

Le candidat de la Coalition avenir Québec, Yvan Blanchard, tentait à nouveau sa chance après avoir été de la course en 2012. Les positions de son parti sur la filière éolienne et la cimenterie, exprimées par son chef, François Legault, juste avant la campagne électorale lors de son passage en Gaspésie, ont compliqué la vie du caquiste tout au long de la joute.

Il a même admis lors du débat de Sainte-Anne-des-Monts, « des bons coups » de Gaétan Lelièvre en Haute-Gaspésie. M. Blanchard aura réussi à glisser quelques idées régionales, notamment un pan du Plan Saint-Laurent de son parti dans le secteur des pêches où il a lancé que 75 millions étaient réservés pour moderniser la flotte de bateaux et le transport intermodal.

Frédéric DeRoy, d’Option nationale, n’a jamais eu peur de dire que son parti était « indépendantiste ». Selon lui, une partie des problèmes de la Gaspésie pourrait se régler si le Québec était maître de sa destinée. Son parti prône une décentralisation des pouvoirs vers les régions.

Le représentant du Parti conservateur du Québec, Christian Rioux, a misé sur le fait que l’État prenait beaucoup trop de place dans la vie des citoyens, prônant un virage à droite tous azimuts de l’appareil gouvernemental. Il a remis en question notamment tout le développement de la filière éolienne. Il suggère d’exploiter les ressources naturelles afin de renflouer les finances publiques.

Le candidat de Québec solidaire, Daniel Leboeuf, un autre retardataire, s’est fait assez discret durant la campagne alors que son organisation n’a tenu qu’une conférence de presse pour le présenter et qu’aucune communication pour développer des thèmes de campagne n’a été transmise aux médias. Il n’a participé qu’à un seul débat – celui de Gaspé – et s’est présenté à celui de Sainte-Anne-des-Monts.

Finalement, la candidate pour le Parti nul, Catherine Beau-Ferron, n’a fait pas fait campagne.

Sa position exprimée en point de presse hier est beaucoup plus claire que celle exprimée en début de campagne alors qu’il indiquait « avoir de l’espoir et que ça prenait une volonté gouvernementale ».

Gaétan Lelièvre a parcouru les études commandées par la Société du chemin de fer de la Gaspésie (SCFG) sur les coûts de mise à niveau du réseau du chemin de fer gaspésien, mais surtout celle de la mise en marché du rail.
« À partir de la lecture que j’ai faite, oui, je crois qu’on doit investir dans le maintien du réseau ferroviaire », a lancé M. Lelièvre dans un dernier point de presse sur son programme électoral, jeudi, à Gaspé.

« Il y a des chiffres qui démontrent qu’il y a un marché. À partir des perspectives de revenus qui sont inscrits et de l’importance (…) que le chemin de fer peut avoir pour le maintien et le développement de futures entreprises, je considère qu’il y a une belle perspective d’investissements », justifie M. Lelièvre. 

100 millions $ nécessaires

Selon ces études qui n’ont pas encore été dévoilées publiquement par la SCFG, il manquerait quelque 100 millions de dollars pour remettre le rail en état pour les 25 prochaines années. Québec a déjà allongé 30 millions jusqu’à maintenant.

Gaétan Lelièvre va plus loin que son collègue Sylvain Roy dans Bonaventure, qui disait cette semaine favoriser le transfert d’une partie du budget routier vers le rail.

« On met entre 100 et 150 millions [par année] sur le réseau routier en Gaspésie. Est-ce que prendre 5 millions sur l’entretien du réseau routier pendant 20 ans, est-ce que ça a des conséquences négatives sur l’entretien du réseau? Je pense que c’est quelque chose de réaliste. Ça fait partie des scénarios possibles, mais il ne faudra jamais négliger le réseau routier », indique M. Lelièvre.

Il s’engage à ce que son gouvernement statue dès 2014 sur la réalisation de ce dossier qu’il qualifie « d’important » pour la région.

Secteur de l’Estran

Il a également livré un autre élément de son programme électoral, notamment sur le réseau routier.

Gaétan Lelièvre s’engage, s’il est réélu, à le préserver et à l’améliorer.
La route 132 dans le secteur de l’Estran est visée : « C’est un secteur qui a été négligé par le passé. C’est une priorité en terme de reconstruction et non pas d’entretien de cette route entre Cloridorme et Grande-Vallée », explique M. Lelièvre.

Le dossier des ressources naturelles amène un débat partagé lorsqu’on tente de faire un bilan. Autant les gens sont satisfaits de voir que le dossier de l’appel d’offres dans le secteur éolien qui assure en partie la pérennité de ce secteur majeur du développement économique, autant le débat sur les hydrocarbures n’a pas avancé.

« En ce qui concerne Haldimand, ce qui nous déçoit, c’est qu’on avait réussi à travers une démarche citoyenne de faire valoir le droit d’une municipalité de protéger son eau potable », indique la présidente d’Ensemble pour l’avenir durable du Grand Gaspé, Lise Chartrand.

Elle souligne que la loi provinciale viendra supplanter la réglementation municipale. « Quand le ministre délégué à l’ensemble des régions vient de la même ville [Gaspé], on se questionne sur le pouvoir qu’a M. Lelièvre sur les ministres Blanchet et Ouellet », avance Mme Chartrand.

La position du maire de Gaspé est plus nuancée : « Le dossier a avancé. On a fait des pas en avant. Cependant, on n’a pas encore de réglementation sur l’eau potable, le cadre législatif du développement des hydrocarbures n’a pas été mis au jour aussi. Ça ne va pas aussi vite qu’on voudrait, mais on avance », ajoute Daniel Côté.

M. Lelièvre croit que les gens font fausse route en misant exclusivement sur le règlement sur l’eau potable. « C’est un élément important, mais ce n’est pas le seul élément qui va permettre de protéger l’environnement », estime le député sortant.

Il rappelle qu’un an plus tard, Pétrolia n’a toujours pas fait de forage à Haldimand 4. « C’est parce que le gouvernement a d’autres moyens et a pris ses responsabilités. On reçoit les préoccupations des gens de Haldimand et on en tient compte », indique le député sortant.

Santé

Lors de la campagne de 2012, l’hôpital de Sainte-Anne-des-Monts traversait une grave crise de confiance au niveau des relations de travail. Dix-huit mois plus tard, la situation s’est passablement améliorée.

« Ça se règle. Il y a eu un nouveau directeur, le niveau de satisfaction s’améliore. On a de nouveaux médecins et d’autres arrivent », indique la mairesse de Sainte-Anne-des-Monts, Micheline Pelletier.

Jacques Mimeault, du Conseil central de la CSN Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, a vécu de près la crise. Il était le porte-parole des syndicats de la santé pendant le tumulte. « On peut dire que la situation est moins tendue dans l’hôpital. Les relations de travail s’améliorent. Il reste des choses à compléter, mais ce n’est pas de même nature », indique-t-il.

Gaétan Lelièvre rappelle que c’était le dossier prioritaire en Haute-Gaspésie.
« Je crois que la situation a été prise en charge par le milieu. Je suis en contact régulièrement avec le conseil d’administration. On sent que c’est dans la bonne voie. Il y a encore beaucoup de défis. L’administration et les employés travaillent ensemble », indique le député sortant.
 
Transport

Les promesses étaient importantes au niveau des transports : réfection de la voie ferrée, modernisation des aéroports, la barre a été placée très haute par Gaétan Lelièvre, ce qui laisse présager une déception de la part des acteurs.

Dix-huit mois plus tard, tous ces dossiers sont toujours au même point.
« Ce sont des dossiers de longue haleine. Sur le chemin de fer, on a sécurisé le tronçon Gaspé-Percé. Dans les 18 derniers mois, on a mis à niveau les évaluations de l’état du rail et de l’achalandage. On fera une évaluation du dossier quand on aura les chiffres exacts », indique M. Lelièvre.
Même chose pour les aéroports où des études sont en cours autant du côté de l’aéroport régional du Rocher-Percé et que celui de Sainte-Anne-des-Monts, confirment la mairesse de Sainte-Anne-des Monts, Micheline Pelletier, et la préfète de la MRC du Rocher-Percé, Diane Lebouthillier.

Autres sujets

Le préfet de la MRC de la Haute-Gaspésie, Allen Cormier, souligne que les dossiers en éducation dans son secteur ont été réglés. Il pense notamment à la nouvelle formation de monteur de ligne ou le développement de la formation collégiale.

« Formation professionnelle. Il manquait 2 millions pour attacher le projet. C’est fait. Développement de la formation collégiale, il a participé aussi », dit M. Cormier.

Le préfet souligne que la question du bois pour les usines de Deniso Lebel et Damabois n’est pas réglée. L’usine Lebel a toujours besoin de 45 000 mètres cubes de bois pour relancer ses activités.

« Jusqu’à maintenant, il ne fait pas de promesse à tort et à travers. Il ne promet pas ce qu’il n’est pas capable d’obtenir. Et si on demande trop, il nous le dit », indique la mairesse de Sainte-Anne-des-Monts.

Aucun des intervenants consultés par GRAFFICI.CA n’a voulu jouer le jeu de mettre une note sur 100 au député sortant.

Dans une lettre ouverte, le conseil rappelle que « les dépenses de l’administration publique en culture en Gaspésie et aux Îles ont diminué de 13,1 % de 2007 à 2012 pour ce qui est du fonctionnement (…) comparativement à une hausse de 1 % pour l’ensemble du Québec ».

La candidate libérale dans la circonscription de Gaspé, Annie St-Onge, n’est pas du même avis : « De 2003 à 2012, les budgets de la culture ont augmenté de 35 % et les budgets pour la Gaspésie de la même manière », citant en exemple les investissements au Musée de la Gaspésie ou les augmentations des budgets des ententes culturelles avec Percé.

« Nous nous engageons à rétablir le financement au niveau précédant les coupes imposées par le gouvernement actuel. La diminution des investissements sur notre territoire ne me semble être qu’un manque de détermination des élus en place pour défendre les particularités de notre territoire », soutient Mme St-Onge.

La candidate de Québec solidaire dans Bonaventure, Patricia Chartier, souligne que le programme de son parti prévoit soutenir la relève et les institutions. « Ce sont nos deux priorités. On veut valoriser la culture », dit-elle.

« On voudrait subventionner les écoles pour favoriser l’accès à la culture via l’éducation. Déjà, cela permettrait de créer un public, des gens qui apprécieraient la culture et de faire de l’éducation », explique Mme Chartier.

Le candidat de la Coalition avenir Québec (CAQ) dans Bonaventure, Jean-Marc Landry, souligne que les gens de la culture doivent se battre pour boucler leur budget, mais ne prend  pas d’engagement précis : « Les vieux partis font des promesses qu’ils ne sont pas en mesure de tenir. En éliminant le gaspillage et des avantages financiers qu’un petit nombre de personnes bénéficie, on pourra avoir une vision pour que tous les organismes puissent avoir accès [aux fonds] », analyse M. Landry.

Au Parti québécois, le candidat dans Gaspé, Gaétan Lelièvre, rappelle que les efforts budgétaires demandés dans l’atteinte de l’équilibre budgétaire expliquent les réductions dans l’ensemble de l’appareil de l’État.

« Je suis conscient que ce n’est pas facile. Il y a un exercice effectué par le ministre de la Culture pour réévaluer l’ensemble des sites, notamment les musées. Chaque région aura une nouvelle grille d’évaluation et un nouveau financement sera rattaché », indique M. Lelièvre.

Dans un point de presse dédié à l’éducation, la jeunesse et l’environnement, Gaétan Lelièvre se dit préoccupé par le bilan migratoire qui, malgré une embellie des dernières années, demeure négatif.

« C’est clair que l’économie est incontournable. Il faut développer l’emploi. C’est toujours l’éternel enjeu : le développement économique versus la protection de l’environnement », indique le député sortant qui affirme que la majorité de la population a cette position.

Pour lui, il faut faire du développement intégré : « il faut trouver une position qui est raisonnable et responsable et éviter les extrêmes. Je ne suis pas un développeur économique industriel à outrance. Je ne suis pas un environnementaliste vert foncé à outrance. Je travaille sur la base du gros bon sens », dit M. Lelièvre.

Éducation

Au chapitre de l’éducation, M. Lelièvre prône le développement de l’enseignement postsecondaire et professionnel dans chaque MRC de la Gaspésie.

« Avec le développement de nouvelles technologies, chaque MRC pourrait avoir un centre de téléenseignement au niveau collégial, universitaire et professionnel », avance M. Lelièvre.

L’exemple de la Haute-Gaspésie pourrait servir aux autres MRC du territoire. Un tel centre a été mis en place grâce à la collaboration de la commission scolaire des Chic-Chocs, du Cégep de Matane et du CSSS de la Haute-Gaspésie.

« On veut rapprocher les lieux de formation des clientèles », explique le candidat péquiste qui avance que le taux de chômage d’un jeune sans diplôme est en moyenne de 40 pour cent, contre 2 pour cent pour un diplômé universitaire.

Le Cégep de la Gaspésie et des Îles a fait des demandes d’aide financière auprès du ministère de l’Enseignement supérieur afin d’éponger une partie de la facture dans le but de faire du recrutement d’étudiants. L’établissement a reçu une fin de non-recevoir. M. Lelièvre ne s’est pas engagé. Un rapport a été commandé et il attend les recommandations, mais il croit qu’il y aura des mesures pour les cégeps et les universités en régions.
« Il y a 75 000 étudiants qui sont refusés dans les centres urbains du Québec. Est-ce qu’on peut penser à mettre en place un incitatif pour qu’une partie de ceux qui ont la possibilité de se déplacer puisse se rendre en régions? Ça fait partie des alternatives qu’on regarde », explique M. Lelièvre.

Il s’agit de Catherine Beau-Ferron pour Gaspé et de Patrick Dubois pour Bonaventure. Pour les candidats du parti Nul, il n’est pas question de faire campagne, encore moins de se promouvoir à titre personnel.
« On est là pour prêter notre nom, pour que des citoyens puissent vraiment annuler leur vote en cochant  »nul » », souligne Catherine Beau-Ferron, en mentionnant que le vote blanc, en général est considéré comme un vote rejeté. « On veut pouvoir comptabiliser ceux qui choisissent de ne pas voter pour les partis en place », précise-t-elle.

Catherine Beau-Ferron ajoute qu’une case d’annulation de vote pourrait être incluse sur les bulletins, mais qu’à défaut d’y trouver cette option, son parti s’en charge. 

Patrick Dubois se sert de sa page Facebook pour faire circuler son message. Il y écrit : « Le Parti Nul est un vote de contestation, un dernier recours. Assurez-vous d’avoir bien considéré toutes les autres options. »

Le Parti Nul mène donc une anticampagne. Son objectif n’est pas de récolter des votes, mais, comme l’indique Patrick Dubois sur sa page : « Si des gens sortent de chez eux pour aller annuler leur vote, c’est qu’ils ont quelque chose à dire. »

Pour Catherine Beau-Ferron, le fait de voter pour le parti Nul permet de profiter de son droit de vote, tout en affirmant qu’il est possible de ne pas se reconnaitre dans les options présentées. « Ça permet d’exprimer un malaise face à la politique ou, tout simplement, un désintérêt », ajoute-t-elle.

Il n’y a que chez les libéraux qu’on s’engage à rétablir le financement des infrastructures « après les coupures imposées par le parti Québécois ». « On est persuadé de l’importance d’investir dans les infrastructures pour nos générations futures, d’autant plus que ça stimule l’économie et l’emploi en plus de maintenir nos installations sécuritaires », dit Annie Saint-Onge, candidate libérale dans Gaspé qui n’a pas donné d’exemple précis des investissements à venir dans sa circonscription.

Le député sortant de Bonaventure, le péquiste Sylvain Roy, comprend que les demandes sont importantes, mais il souligne que les dossiers sont traités selon les priorités et avec équité.  « Je ne peux pas m’engager à dire que l’ensemble des municipalités aura ce qu’elles veulent pour les routes. C’est sûr qu’on va appuyer autant que faire se peut l’ensemble des besoins, mais on est toujours tributaire de ressources limitées dans un monde de besoins illimités », souligne M. Roy.
Même prudence du côté de la Coalition avenir Québec (CAQ).

« On est toujours ouverts à fournir au moins 80 et 85 pour cent des coûts [d’un projet]. Mais il faut voir la capacité de payer des citoyens au niveau des taxes municipales », indique le candidat caquiste dans Gaspé, Yvan Blanchard, qui précise que les budgets actuellement dévolus aux projets d’infrastructures seront gelés à leur niveau actuel jusqu’au moment où un gouvernement de la CAQ dégagera des marges de manœuvre.Il faudra prioriser les projets, dit-il, donnant comme exemple le cas de La Martre, en Haute-Gaspésie, où les citoyens doivent faire bouillir leur eau en permanence depuis 2000.

À Québec solidaire, on promet un nouveau pacte fiscal Québec-Municipalités comme piste de solution. « On permettra aux municipalités la possibilité de générer de nouveaux revenus autonomes afin de briser la dépendance aux taxes foncières », explique le candidat solidaire dans Gaspé, Daniel Leboeuf.Il souligne que ce nouveau pacte fiscal transférera également des ressources de l’État vers les instances municipales ou régionales de façon à optimiser la qualité des services.

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