L’événement bluegrass du Québec se tiendra comme à chaque année au Village gaspésien de l’héritage britannique. Le festival accueille depuis onze ans des artistes de musique bluegrass de l’Amérique du Nord et, depuis peu, des musiciens country et traditionnels de la Gaspésie.
La programmation
Le chanteur bluegrass, Doyle Lawson, accompagné de son groupe, Quicksilver viendra pour la première fois à New Richmond, le 1er septembre. Junior Sisk et Ramblers Choice redonneront un concert, après un passage apprécié par les festivaliers en 2011. Il y aura aussi le groupe Special Consensus qui fait du bluegrass depuis plus de 35 ans.
Après les concerts du jeudi au dimanche, des animations gratuites (entrée au village, barbecue, spectacles dans la grange) sont proposées jusqu’au mercredi.
«Le Bluegrass c’est une musique acoustique, en général jouée juste avec des cordes, comme la guitare, la contrebasse, la mandoline, et avec beaucoup d’harmonie. C’est un style qui prend ses racines dans la musique country et les chants des esclaves, un mix de tout ça. Cela a débuté aux États-Unis dans les années 1800-1900,» explique le coordonateur de l’événement, Mike Geraghty.
Plus de 5000 festivaliers
«L’an passé, on a compté plus de 4200 entrées payantes et, autour de 1500 personnes aux spectacles gratuits», explique Mike Geraghty. Selon lui, l’achalandage du festival a augmenté de 47 % depuis 2010. La moitié de ces amateurs de bluegrass viennent de l’extérieur du Québec.
«C’est surtout des gens des provinces maritimes, des États-Unis, de Floride, du Maine, du Tennessee et même de Belgique», raconte le coordonateur. Ces touristes viennent en même temps faire le tour de la Gaspésie.
Quand le directeur du Village de l’héritage britannique, Walter Ouellet, a lancé le festival pour animer le site historique, il pensait que ça allait durer deux ans.
Un village dans le village
Lors du festival, un petit village se forme, rassemblant en moyenne 300 véhicules récréatifs. «Les concerts commencent le matin et durent jusqu’à minuit et, le soir, il y a encore des jam au camping ou dans la grange. Il y a de la musique presque 24h/24h,» raconte le coordinateur.
Chaque année, près de 200 artistes demandent à venir à New Richmond, pour une quinzaine de représentations possibles seulement. «L’an prochain, nous ferons encore plus de place aux groupes de musique traditionnelle locale, folk, country ou québécoise … pour attirer plus de gaspésiens,» confie M. Geraghty.
C’est la première fois que l’Association Maritime du Québec organise une fête nautique au niveau de la province. La péninsule ne pouvait échapper à ces deux jours de festivités, destinés à rendre plus accessibles les sports nautiques.
Au programme : animations à la plage, balades sur l’eau ou régates de voiliers, initiations et feux de grève afin de découvrir le Saint-Laurent et la Baie-des-Chaleurs d’une autre façon. Ces activités sont gratuites et ouvertes à tous.
Des professionnels locaux encadreront les ateliers de sports nautiques divers comme des excursions en zodiaque, la voile et la pêche.
En Gaspésie, il y aura des animations à Mont-Louis, Gaspé, L’Anse-à-Beaufils, et Bonaventure. Plus d’informations sur le site internet de l’événement :
http://www.fetedunautisme.ca/affiche-progregion.php?r_id=26
Les élus voudraient une réponse du Québec sur la demande de mise en place d’un programme d’évaluation environnementale stratégique pour la Gaspésie.
M. Arseneau, vice-président de la CRÉGÎM, avait déjà constaté le déséquilibre entre la Gaspésie, l’île d’Anticosti et le Bas-Saint-Laurent dans une entrevue avec GRAFFICI.CA lors des forums sur les hydrocarbures. « Le gouvernement manque de cohérence. Il faudrait une approche plus globale, un cadre législatif clair et moderne,» dit M. Arseneau. «On y va à tâtons sur les précautions prises : un projet de loi sur les mines, peut être un sur les hydrocarbures à l’automne, une nouvelle loi fédérale sur l’exploitation gazière et pétrolière maritimes,» énumère le vice-président de la CRÉGÎM, M. Arseneau.
Après les forums
La CRÉGÎM souhaite appuyer la ville de Gaspé et celles de la municipalité des Îles-de-la-Madeleine, concernant le projet de règlement sur la protection de l’eau potable. Elle émet des recommandations précises en ce sens.
Les distances séparatrices règlementaires entre un forage et une zone d’approvisionnement en eau de 300 m sont remises en question. «Pourquoi 300 mètres ? D’où provient ce chiffre, on nous dit que c’est la norme la plus sévère en Amérique du nord et qu’elle peut être plus stricte selon les cas. On émet un doute sur les critères et les paramètres pris en compte car la distance séparatrice établie à Gaspé et aux Îles est plus grande, parfois établie à 2 km, pourquoi les réduire ? » explique perplexe, Joël Arseneau. «Ce règlement dicte à l’industrie quoi faire. Une fois voté, il aura préséance sur les règlements municipaux, » précise-t-il.
Indépendance
Les membres de la CRÉGÎM demandent ainsi au gouvernement plus de précision dans son règlement, sur le type de professionnels qui serviront de références pour encadrer les travaux d’exploration et d’exploitation. Elle l’incite à recruter des experts dans ses ministères. La CRÉGÎM compte sur le gouvernement pour tenir sa promesse de rendre public tous les documents qui ne sont pas d’ordre commercial.
La CRÉGÎM juge également insuffisantes les périodes qui sont allouées au suivi après la fermeture d’un puit, qui sont actuellement de 10 ans. Elle recommande au moins 30 ans pour plus de précautions.
Le comité Célébrations Canada Gaspé s’est associé à Parcs Canada afin d’offrir une programmation variée attirant les familles.
Interprétation sur les animaux au parc Forillon, découverte du territoire, croisières aux baleines et un spectacle pour enfants de l’artiste Gallantine ont attiré, selon Parcs Canada, environ 2000 visiteurs.
Du côté de Gaspé, une cérémonie officielle a été tenue au monument des Braves, attirant une cinquantaine de personnes. Puis un spectacle de Pamela Rooney and the exceptions et Pascal Bessette tenu au centre récréatif Luc-Germain a attiré environ 500 personnes.
La présidente du comité Célébrations Canada Gaspé, Nancy Rochefort, estime que cette association avec Parcs Canada a pu diversifier la programmation pour permettre à un plus grand nombre de personnes de bénéficier des festivités.
Le beau temps était au rendez-vous. Selon les organisateurs de l’événement, tant du côté de Parcs Canada que de Célébrations Canada Gaspé, les festivités représentent un succès.
Le biologiste Gilles Ouellet et le guide de rivière Serge Landry ont présenté leurs conclusions en juin. «La rivière est dans un état lamentable de surexploitation de l’omble de fontaine ou d’habitats insuffisants pour se reproduire,» explique le biologiste.
Les membres de l’ARN constataient depuis plusieurs décennies la diminution de cette espèce dans la rivière. Ils pointaient également du doigt un manque de suivi depuis la création de la ZEC-Rivière Nouvelle et l’implantation du Saumon atlantique comme ressource exploitable.
Ce sont les bénévoles M. Ouellet et Landry qui ont réalisé cette étude l’été 2012. Ils ont passé 1440 heures sur un tronçon de 8.5 km de la rivière Nouvelle et trouvé 70 jeunes ombles de fontaine. L’utilisation de trappes en acier dans la rivière a constitué une méthode d’inventaire simple et peu coûteuse, mais nécessitait une bonne connaissance de la rivière.
Période de reproduction
«Au Québec, la moyenne est de sept à 10 juvéniles trouvés par heure, lors de nos recherches nous n’en capturions parfois aucun, parfois un seul,» ajoute-t-il.
L’omble de fontaine vit dans les 22 rivières à saumons de la Gaspésie, selon l’expert. Une partie de l’espèce s’alimente en eau salée, grossissant ainsi plus rapidement que celles qui restent en rivière. Les poissons remontent tous en eau douce pour se reproduire. Selon le biologiste, «on tue trop d’adultes. On pêche en septembre, comme c’est une rivière à saumons au moment de leur reproduction. L’espèce est en difficulté mais ce n’est pas irréversible.»
Rivière à saumons
L’ANR voudrait que la rivière Nouvelle perde son statut de rivière à saumons. «C’est trop onéreux et long pour pêcher un saumon, on voudrait simplement pouvoir emmener nos enfants et petits-enfants à la rivière,» demande M. Ouellet.
C’est la première fois qu’une telle étude est menée par des bénévoles. L’ANR voudrait réitérer cette expérience tous les ans, afin de se doter d’une expertise pour restaurer et mettre en valeur la rivière.
Depuis environ une semaine, une dizaine de vols ont été déclarés à la Sûreté du Québec dans le secteur de Pointe-à-la-Croix.
Tous survenus dans des véhicules laissés déverrouillés, les vols ont été commis aussi bien dans des lieux publics que dans des cours résidentielles.
Selon le sergent Claude Doiron, la situation doit être prise au sérieux et la population doit porter une attention particulière au verrouillage des portières.
«Toutes sortes d’objets ont été dérobés : des disques compacts, de l’argent, etc.», affirme M. Doiron.
Conseils
Pour éviter que ne surviennent d’autres vols dans des véhicules, la Sûreté du Québec recommande de bien verrouiller les portières, de ne laisser aucun objet à la vue dans le véhicule, ni même un support indiquant la présence potentielle d’un GPS. Il est également recommandé de ne laisser aucune carte de crédit, clé ou pièce d’identité dans un véhicule et de ne pas laisser une voiture en marche sans surveillance.
La Sûreté du Québec invite également la population à signaler tout acte criminel.
Michel Rail, le propriétaire de Calèches du Rocher, vient d’acquérir une calèche toute neuve. «C’est une Voitures Robert et elle est magnifique !» lance fièrement l’homme d’affaires. Toute blanche, ornée de coussins rouges, sa voiture vis-à-vis classique de luxe est tirée par un percheron noir.
Michel Rail connaît les chevaux depuis toujours : «Quand j’étais jeune, on travaillait dans la forêt pour sortir du bois de pulpe. Je conduisais une jument là. On allait aussi chercher les patates avec les chevaux», se rappelle le passionné d’attelage. Depuis deux ans, M. Rail travaille sur le projet des Calèches du Rocher afin d’implanter son service à Percé. Il est allé se former auprès des cochers expérimentés à Québec et il a démarré ses activités le 24 juin.
Parcours historique
Pendant le jour, les visiteurs peuvent choisir deux longueurs de trajets, lesquels sont agrémentés d’un discours sur l’histoire, l’architecture et le patrimoine de Percé. Le trajet emprunté se concentre sur le Mont Joli et dans les rues secondaires de la municipalité. En soirée, M. Rail offre un service de taxi en calèche dans le village de Percé. Son cocher, Daniel Groleau, prend en charge une partie des visites.
En complément, Michel Rail offre des services de découverte en nature sur sa terre de Val-d’Espoir. Dans une calèche rustique, son cheval mène les intéressés à travers une érablière et auprès d’une rivière typiquement gaspésienne.
C’est sur scène, à l’occasion du Festival en chanson de Petite-Vallée, que l’artiste Guillaume Arsenault, a reçu ce prix, assorti d’un montant de 5000$. La cérémonie officielle s’est déroulée au centre socioculturel de Grande-Vallée, lors du spectacle hommage à Laurence Jalbert.
L’artiste natif de Bonaventure est fier de sa région. Il est devenu, selon la CALQ, l’un de ses plus méritants ambassadeurs.
Guillaume Arsenault a créé son propre style musical, qu’il qualifie de «nouvelle chanson folk-concrète-électronique.» Il a déjà trois albums à son actif, dont il a écrit les textes et la musique : Guillaume et l’Arbre, Le Rang, des Îles et GÉOPHONIK. La CALQ a récompensé sa constance dans l’exploration de sons nouveaux et la qualité de ses textes.
Un album en septembre
Son influence auprès des jeunes a aussi été remarquée. Pour le 250e anniversaire de Bonaventure, il a produit deux albums en collaboration avec les élèves de l’école primaire de François-Thibault, intitulé J’ai jasé avec mon village.
Figure importante de la jeune chanson québécoise, il multiplie les honneurs. Il a remporté une première fois, le prix de la CALQ en 2006. Dans la région, il a été lauréat Auteur-compositeur-interprète, Prix du public et Prix Télé-Québec au festival en chanson de Petite-Vallée (2001). Il a aussi bénéficié en avril dernier d’une bourse de 9600 $ pour un projet de carte sonore de la Gaspésie, dans le cadre du Programme pour les arts et les lettres de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine. Il présente également ses créations ailleurs au Québec et à l’étranger.
Guillaume Arsenault, sortira un quatrième album, Oasis Station-Service, en septembre.
Après une longue hospitalisation ou après certaines épreuves, les patients en santé mentale peuvent éprouver une difficulté à réintégrer le monde en toute autonomie. Une maison de transition en santé mentale a été inaugurée en juin dernier à Gaspé afin de permettre à cette clientèle de vivre une transition harmonieuse entre la vie à l’hôpital et la vie autonome.
Accompagnés par des intervenants à temps partiel, les patients vont apprendre à réintégrer un rythme de vie sain : gérer un budget, cuisiner, faire le ménage, gérer leur emploi du temps, leurs médication, leurs loisirs et leur vie sociale. Ces étapes seront franchies au rythme des patients et leur permettront de réintégrer leur communauté.
La maison compte quatre chambres. Les places étant limitées, les patients qui y vivront une transition sont déterminés par le personnel du CSSS de la Côte de Gaspé.
Un avantage pour le CSSS
La Fondation du CSSS percevra les loyers de cet établissement afin de les réinvestir dans le bien-être des patients du CSSS.
Les patients avant tout
«C’était un projet inespéré. Il a fallu plus d’une vingtaine d’années pour aboutir à quelque chose. Je suis très content pour nos clients. Ils vont pouvoir retourner dans la société beaucoup plus facilement qu’auparavant», affirme le chef du département de psychiatrie, Dr François Denis. «Les gens en santé mentale avaient une vision. Ils nous répétaient sans cesse qu’il manquait des ressources. Aujourd’hui, voici le fruit de leurs efforts. On s’en va vers quelque chose de très bien. Un outil comme celui-ci témoigne du fait que le client est au cœur des soins», ajoute Jean-François Sénéchal, directeur adjoint à la direction des services professionnels au CSSS de la Côte de Gaspé.
Près de 700 femmes ont été honorées dans un registre déposé au pied du monument «En mémoire d’Elle» situé sur le site du musée de la Gaspésie.
Hommage aux femmes qui ont nourri, soigné, aidé à bâtir le pays, le projet continue de vivre et de se construire à travers un fonds d’archives au Musée de la Gaspésie où il est possible d’enregistrer des histoires, des témoignages sur Elles.
Le monument de 5 mètres de haut a été façonné par l’artiste Renée-Mao Clavet. Il représente une femme enceinte porteuse d’éducation, de soins et de musique.
Une fierté pour Gaspé
Le maire François Roussy a reçu avec fierté l’érection de ce monument sur son territoire. «C’est un moment important de notre histoire. On vient commémorer l’immense contribution des femmes au développement de la Gaspésie, du Québec, du Canada. (…) Par de grands gestes et très souvent par de petits gestes, vous faites une différence dans notre qualité de vie.» affirme-t-il en s’adressant aux femmes.
Le projet collectif est supporté par la SADC Côte de Gaspé, par le Musée de la Gaspésie, par la ville de Gaspé et principalement par le public qui a donné un montant pour voir figurer au registre le nom d’une femme en particulier. Ce financement de la part du public a contribué pour 80% du montant nécessaire à la réalisation du projet En mémoire d’Elle. Danielle Rail, présidente du collectif En mémoire d’Elle, s’est dit très satisfaite de l’inauguration : Je voulais que ce rassemblement prenne des allures de fête familiale. Mon rêve est réalisé, vous voilà rassemblés de partout au Québec», a-t-elle lancé.
Respect de la vie privée