le Mardi 22 septembre 2026

«Je siègerai à la rencontre des membres de la Table de concertation en sécurité alimentaire (TCSAGÎM) avec le député de Gaspé, Gaétan Lelièvre le 2 juillet prochain, pour demander une augmentation des subventions,» explique la coordinatrice du Collectif Aliment-terre, Cindy Delarosbil, devant une vingtaine de membres venus assister à l’assemblée générale annuelle.

L’association qui propose des services de dépannage alimentaire d’urgence de Port-Daniel à Saint-Siméon, a touché cette année 68 000 $ de l’Agence de santé et des services sociaux de la région: un montant qui permet à l’association d’ouvrir ses portes d’août à mars. «Selon les critères du cadre de financement des organismes communautaires de l’Agence de santé, notre collectif devait avoir un seuil plancher, ce qui signifie minimum, de 150 000$ de subventions. On en touche 45 % et on nous demande des comptes ensuite parce qu’on n’est pas ouvert à l’année,» soulève Mme Delarosbil.

Il y a quand même eu une augmentation des aides d’année en année. Le collectif fermé depuis le 31 mars dernier, a ainsi pu ouvrir ses portes trois semaines au mois de juin. «Cela a permis aux gens très touchés par le trou-noir de venir et de recevoir le dépannage alimentaire,» explique Mme Delarosbil. Les cuisines d’urgence ont été également ouvertes.

Faute de sous, les jardins communautaires sont fermés depuis deux ans. Le collectif privilégie les cuisines partagées et les ateliers d’information. «Il faut que ça continue et que ça puisse rester ouvert toute l’année,» demande une des cuisinières participantes, Micheline Duchesneau.

146 dépannages alimentaires

Ces groupes achètent des produits et confectionnent des repas en groupe. Mme Duchesneau y vient pour apprendre à cuisiner mais surtout pour rencontrer le monde. Selon les données du collectif, la majorité des bénéficiaires sont des personnes seules.

En 2012, c’est au total, 146 dépannages alimentaires qui ont été réalisés pour des situations d’urgence. «On a eu aussi 34 nouvelles inscriptions au dépannage, c’est beaucoup,» constate la coordinatrice du collectif.  

Rappelons qu’Aliment-Terre existe depuis 2004. Il travaille à soulager la faim sur le territoire et sensibilise la population au phénomène de la pauvreté.

Texte modifié le 1er juillet, 21 h 00.

Les films seront diffusés dans la chapelle du village. Louise Portal, actrice et écrivaine, sera de l’évènement pour présenter les films et animer la rencontre qui suivra avec les réalisateurs et le public.

Le samedi 29 juin à 20 h, c’est le film réalisé par Brigitte Poupart qui sera diffusé gratuitement. Over my dead body, raconte le quotidien du danseur et chorégraphe, Dave St-Pierre, qui est atteint de fibrose kystique à 34 ans alors que l’espérance de vie moyenne des personnes atteintes est de 37 ans.

Dans un autre style, Les Dames en bleu sera diffusé le 6 juillet. Le documentaire de Claude Demers propose de se glisser dans le quotidien de cinq femmes, de différentes générations, fanes de Michel Louvain. Ce film retrace ainsi le paradoxe entre l’attirance qu’elles ont pour l’icône de la chanson populaire québécoise des années soixante, et leur vie ordinaire, voire solitaire. En d’autres mots, comment atteindre l’inatteignable ?

La programmation

«En ce qui concerne la programmation, nous avons décidé en comité de ne pas la  »caner » pour laisser place aux artistes,» précise la bénévole, Caroline l’Archevêque. Elle annonce toutefois la venue de la compagnie Théâtre Témoin, de Marie-Anne Dubé et Valérie Bertand-Lemay. La chapelle recevra aussi le projet Mange-Racine, mêlant danse, musique et théâtre avec la violoniste Marie Lys Trudel.

Rappelons que le comité La Chapelle de Cap-au-Renard en Couleurs existe depuis 2009.

«C’est un élément complémentaire au plan stratégique gouvernemental pour la région et qui tire dans le même sens,» explique le président de la CRÉGÎM, Bertrand Berger.  Ce plan quinquennal de développement devrait être mis en œuvre de 2013 à 2018. 

Au total, six grands enjeux régionaux tournent autour de la thématique : Une région naturellement attractive. Le CRÉGÎM mise ainsi sur la mise à niveau des infrastructures et des services publics, la valorisation des entreprises et leurs innovations, l’éducation et la formation professionnelle, l’attractivité de la région d’un point de vue démographique, l’environnement et le sentiment d’appartenance.

Ce document a été établi en concertation avec les acteurs du développement de la région et des commentaires de 400 citoyens sur internet. Une rencontre sera tenue le 7 octobre, afin de positionner le rôle de chacun dans ce plan quinquennal et de préciser les indicateurs d’évaluation des résultats.

Budget amputé

L’avenir des Conseil régionaux des élus est cependant incertain. Le budget du CRÉGÎM sera amputé l’an prochain d’un millions de dollars et selon le plan d’action prévu, l’organisme finira l’année avec tout juste 1 000 $.  «Nous avions fait attention l’an passé, nous nous en sortons donc cette année malgré les coupures,» raconte le directeur général, Gilbert Scantland.

Selon lui le Fond de développement régional, source principal de financement des CRÉ, existera toujours l’an prochain, mais il ne sait pas à quelle hauteur, ni comment va être appliqué la volonté de décentralisation et d’occupation du territoire.

 Foresterie

Les représentants de la CRÉGÎM ont profité de cette rencontre pour souligner l’urgence d’une prise de décision rapide au sujet des travaux sylvicoles qui n’ont pas reçu l’argent du gouvernement provincial.  «Les travailleurs forestiers ne peuvent rentrer dans le bois à cause des retards dans les discussions, cela pénalise une centaine d’emplois,» alerte M. Berger. 

L’art contemporain s’installe à Carleton pour l’été. Sous la direction de la commissaire et chargée de projet Marie-Hélène Leblanc, huit artistes ont élaboré des œuvres qui resteront dans des lieux fréquentés et directement liés aux activités et aux déplacements de la population locale et touristique.

Mme Leblanc, native de Carleton, s’est inspirée de son premier emploi d’été, pour créer ce projet en collaboration avec les professionnels de huit centres d’artistes autogérés du Québec. «Beaucoup de gens venaient au Quai des Arts et me demandaient des renseignements sur les choses à voir, alors j’ai pensé à jouer avec ce concept : entre art et tourisme,» explique-t-elle.

Au centre de l’exposition : une carte de la ville, sous forme de dépliant touristique qui répertorie par des pictogrammes, les lieux d’expositions artistiques et les lieux à visiter. Les partenaires y sont aussi placés.

«Un office de tourisme» est aussi installé au Quai des Arts, mais cette salle d’exposition présente seulement les œuvres des artistes. «C’est confondant, les gens viennent présentement, en pensant trouver le véritable office de tourisme,» raconte Mme Leblanc.

Ancré dans le paysage Le centre d’artistes Vaste et Vague prépare ce projet depuis trois ans. Les artistes sont venus en résidence pendant une semaine à Carleton pour s’inspirer de la ville et créer une œuvre qui va altérer, transformer, le paysage pendant deux mois.

Parmi eux, l’artiste Marc Dulude et son œuvre, Souvenir. Il est parti du déménagement du cimetière de Carleton, lors de la construction de la route 132. Il a créé une sculpture nomade, qui représente une grande butte de terre sur laquelle sont posés des animaux en taxidermie, protégés par du plexiglas. «Je me suis demandé comment on pouvait déménager un élément du patrimoine comme un cimetière, cette sculpture relève de l’absurde et de l’allégorique,» raconte M. Dulude.

Les habitants verront aussi leur quotidien modifié par des installations de passage plus intimistes. Les photographies d’oiseaux en migration de l’artiste Sylvie Crépeault seront par exemple, de passage sur la clôture longeant le barachois et cohabiteront avec les espèces protégées.

Vandalisme

Ces œuvres sont fragiles et exposées au vandalisme. «On aimerait que la communauté soit responsable de nos œuvres, pour que tous les gens puissent regarder ce qu’on fait,» demande M. Dulude et ses collègues.

«On est déjà sur une belle lancée, l’économie de Percé se porte un peu mieux qu’il y a quelques années.» affirme-t-il. M. Boudreau dit vouloir poursuivre le travail entamé par ses prédécesseurs.

Pour André Boudreau, un bon maire est un leader. Il estime pouvoir assumer ce rôle dans la communauté. «C’est quelqu’un qui rassemble autour d’une idée commune.» précise-t-il.

Rassembler

Selon André Boudreau, Percé a un problème majeur : le manque de population. «Il faut trouver un moyen d’attirer les gens ici, tant les citoyens que les touristes. C’est à ça que je veux travailler.» lance-t-il. Il compte travailler sur l’intérêt de ce milieu. Il estime que son expérience en recrutement médicale peut lui servir à cette fin.

Place au développement

Selon M. Boudreau, il y a une place pour le développement touristique à Percé. «On peut faire tellement plus.» dit-il. Le Géoparc s’inscrit dans les démarches qu’il souhaite encourager. «On a besoin de plusieurs projets comme ça et il y a de la place pour tellement d’idées.» affirme-t-il.

Chacun son rôle

Pour André Boudreau, le travail d’équipe avec le conseil et les employés municipaux est essentiel : «Je ne sais pas comment ça marche, moi, un égout. Mais je sais comment fonctionnent des formulaires de subvention. Je peux accompagner les employés municipaux dans les démarches à faire.»

En ce qui concerne la participation citoyenne, il affirme que le conseil élu représente la majorité. C’est donc son rôle d’établir les lignes directrices des projets. Une fois ces lignes établies, il estime que la consultation est la meilleure façon de bonifier un projet.

Infrastructures

Bien qu’il compte poursuivre le travail amorcé pour le maintien du quai et de la promenade, il estime que la population est trop petite pour assumer de telles infrastructures. «On a hérité d’un bien mauvais cadeau.» dit-il.

«Il n’y a pas eu de concertation comme celle-là depuis 1997, à la création des unités régionales, rappelle M. Méthot. Depuis 2002, il n’y a eu aucun ajustement au financement et on nous a ajouté des mandats.»

Le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport a présenté lundi un livre vert destiné à lancer les discussions. Il servira à élaborer avec les partenaires nationaux, régionaux et locaux une future politique nationale.

«Avec l’évolution rapide d’aujourd’hui et l’avènement des initiatives comme Québec en forme, il est important de coordonner tous ces éléments afin d’arriver à atteindre les objectifs du gouvernement», ajoute M. Méthot.

Des consultations

Ainsi, le livre vert prévoit couvrir quatre enjeux : l’accès aux activités, la qualité des expériences, la valorisation de la pratique et la concertation entre les différents partenaires.

«Ce sont des aspects que nous avions identifié au niveau de la qualité des formations et de l’importance de l’accessibilité monétaire et de temps. On avait du mal à faire reconnaître les loisirs et les sports au niveau des élus. Là, on dit qu’on veut mettre ces activités de l’avant», explique le directeur général.

Les rencontres entre les partenaires devraient démarrer le 18 juin. L’URLS de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine déposera un mémoire au ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport et participera activement à la tournée qui devrait passer à Bonaventure cet automne. Les partenaires locaux de la région sont invités à participer à ces échanges. 

Une consultation publique en parallèle sera organisée en ligne cet l’été.

Positif

L’URLS dit adopter une attitude positive face à ces annonces. «On est tout à fait en accord avec l’argumentaire qui présente le sport comme pivot du développement économique, social et de toutes sortes de domaines», décrit M. Méthot qui se disait exclu de la stratégie pour la Gaspésie.

«J’espère que ceux qui ont écrit la stratégie, rajouteront un chapitre pour le sport et les loisirs», propose-t-il à ce sujet.

Des projets

L’URLS aimerait entre autres, mettre à niveau les équipements sportifs de la région et en ajouter, proposer des transports collectifs le soir et les fins de semaines et pouvoir faire bénéficier aux gens du municipal des tarifs préférentiels aux aménagements municipaux.

Modules de jeux modernes, terrain de soccer en synthétique, murets autour des terrains de bale, jeux peints au sol, nombreuses sont les modifications qui ont contribué à cette transformation radicale du milieu d’exercice des élèves. Certains jeux sont adaptés et accessibles aux personnes handicapées.

D’une envergure de 670 000$, le projet a été financé à près de 50% par des entreprises du milieu. Le reste du financement provient du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport et de la ville de Gaspé.

Les membres de la Fondation de l’école Saint-Rosaire travaillent sur le projet depuis 2009. Ils ont profité de l’inauguration pour remercier les élèves pour leur support, ainsi que leur patience lors des travaux.

Parc public

En dehors des heures de classes, la cour d’école demeure accessible pour les familles qui désirent l’utiliser comme parc urbain. Située en plein centre-ville de Gaspé, il s’agit d’une infrastructure au service de la municipalité comme de l’école.

Fierté

«J’en vois beaucoup, des cours d’école, mais je peux vous assurer que dans toute la commission scolaire, vous avez la plus belle.» a lancé le président de la commission scolaire des Chic-Chocs Jean-Pierre Pigeon en s’adressant aux enfants présents pour l’inauguration.

«C’est la deuxième plus grosse perte d’abeille que j’ai connu dans ma carrière,» explique l’apiculteur John Forest. Installé à Maria, le plus gros producteur de miel en Gaspésie a perdu 40 % de ses abeilles, en un an. Il possède 750 colonies d’abeilles et disperse ses ruches dans une trentaine d’endroits de la Baie-des-Chaleurs.

À Gaspé, Manon Houle a perdu quatre ruches sur 12 cet hiver, à Percé. L’an passé, elle avait perdu la moitié de ses ruches. L’apicultrice surveille aussi l’état de 50 colonies de particuliers. « Il y a eu des ruchers par ici et Gaspé avec des records de survie,» décrit-elle.

Un hiver rigoureux

Les abeilles et les reines ont été retrouvées mortes après l’hiver. Au Québec, les hivers sont longs et le dernier a été particulièrement humide. « Les abeilles détestent encore plus l’humidité que le froid, » explique Manon Houle. Mais selon elle, plusieurs facteurs doivent être considérés : «C’est surtout dû à de mauvais emplacements, au ruissellement de l’eau, à l’exposition aux vents ou à la hauteur du sol de la ruche.»

Des causes « mystérieuses »

La première grande perte de M. Forest, lui avait coûté 800 ruches sur 1000, en 2003. Le varroa était une des causes principales de cette hécatombe. Cet acarien venu d’Asie s’accroche aux abeilles. Il se nourrit de leur lymphe (leur sang) ce qui les affaiblit. Une fois entré dans la ruche, il s’attaque aux larves dont il se nourrit et laisse plusieurs abeilles naissantes handicapées.

Depuis 10 ans, les apiculteurs utilisent une technique biologique et peu couteuse. « Le varroa tombe à 99% si on traite régulièrement, mais il y a toujours un pour cent qui reste dans les œufs et qui repart le bal, » dit Manon Houle. «Le printemps chaud et hâtif, combiné à l’été plus long, ont été propices à l’infestation du varroa,» analyse le médecin vétérinaire responsable du réseau sentinelle apicole, MAPAQ, Claude Boucher.

Mais selon John Forest, les pertes qu’il a connu cette année sont «mystérieuses». « Le taux de mortalité de mes abeilles est en moyenne de 2 % à 6% en hiver, » décrit l’apiculteur installé en Gaspésie depuis 36 ans. « L’an passé, il était de 8 %, et cette année de 40 %, » dit-il.

Les pesticides ?

Cette année a été particulièrement difficile pour les apiculteurs au Québec. Certains experts pointent du doigt les pesticides néonicotinoïdes qu’on retrouve essentiellement dans les cultures de maïs, de soja et de canola.

«Les semences sont enrobées de ces pesticides et mises en terres, le produit va ensuite atteindre le pollen lorsque la plante grandit et forme une fleur,» explique la professeure associée au département biologique de l’Université du Québec à Montréal, Madeleine Chagnon. Les abeilles qui butinent ces pollens sont intoxiquées par «des doses infimes et sous-létal. Cela agit à retardement, et petit à petit elles meurent. C’est très difficile à analyser,» décrypte Mme Chagnon.

Ces pesticides sont «très persistants dans nos sols tempérés, ils y restent presque deux ans,» ajoute Mme Chagnon.

Une synergie de facteurs

En Gaspésie, les cultures de maïs et de soja, bien que traitées,restent peu nombreuses.

Comment peut-on alors expliquer la mortalité de ces abeilles dans des régions où les pesticides sont peu présents ? Il n’y a pas eu d’analyse scientifique en Gaspésie, mais cela peut être une synergie de facteurs. « Si les abeilles doivent combattre les pesticides ou/et sont fragilisées par le froid ou l’humidité, leur système s’épuise et elles succombent plus vite aux maladies opportunistes comme le varroa, » analyse M. Chagnon.

Une affaire mondiale

La mortalité des abeilles est une problématique mondiale qui touche le Québec depuis 20-25 ans selon le médecin vétérinaire, Claude Boucher. «La mortalité hivernale est en moyenne de 30 % au Québec, elle est en partie reliée au problème de l’environnement, de l’agriculture intensive, et à l’appauvrissement de l’environnement floral,» décrit-il.

Cette instabilité rend difficile l’activité des apiculteurs et leur demande du travail supplémentaire pour garder en vie les insectes garants de leur chiffre d’affaires.

«Les abeilles sont le baromètre de l’environnement,» constate Manon Houle. La mortalité des abeilles inquiète aussi les scientifiques sur la santé des polinisateurs sauvages. Leur survie est essentielle aux productions maraîchères et florales.

 

Pour aller plus loin :

Abeilles empoisonnées: les apiculteurs se mobilisent au Québec

La Russie avertit Obama: une guerre globale sur la disparition des abeilles menace

 

De la maternelle à la sixième année, les jeunes se sont rassemblés devant parents et amis pour présenter leurs réalisations en théâtre en en musique. C’était également l’occasion de souligner la fin de l’année scolaire.

Gestes posés

Une brigade verte a vu le jour en mars dernier. Cette brigade a vu au développement de potagers pour chaque classe, à l’aménagement d’un coin récupération, compostage et collecte de goupilles de cannettes, cartouches d’encres et autres matériaux.

Échanges de livres, récupération de contenants de médicaments pour la clinique vétérinaire de Gaspé, apprentissage de l’utilisation de l’électricité de façon responsable, construction de nichoirs, boîtes à lunch sans déchets, cueillette de piles et le nettoyage des berges avec la communauté sont quelques uns des gestes à teneur écologique que les jeunes ont mis en application.

En plus de poser des gestes écologiques, les jeunes évoluent dans un milieu scolaire qui les responsabilise. Ils utilisent de la vaisselle réutilisable, ils nettoient eux-mêmes leur cour d’école, ils célèbrent le jour de la terre ,ils utilisent des matériaux recyclés pour leurs travaux artistiques, et ils sont appelés à toujours peaufiner leurs connaissances en matière d’environnement.

C’est devant une salle comble que les élèves ont présenté leurs réalisations. Famille, amis et professeurs ont chaudement applaudi leurs gestes ainsi que le spectacle varié et original qui a servi de véhicule créatif pour transmettre le message.

Le comité citoyen ACCORDons-nous a appelé la population à se mobiliser contre la fermeture des points de service sur les Plateaux vendredi, date de fermeture annoncée par les caisses Desjardins.

L’action choisie est originale : Les habitants ont été invités à se rendre au point de service de leur municipalité respective afin de déposer un petit montant (entre $1 et $5.) et ce, de préférence plus d’une fois dans la journée et en groupe.

Les membres du comité ont de leur côté rencontré les représentants de la caisse populaire Desjardins pour expliquer encore une fois que supprimer ces points de service serait aussi coûteux que les accommodations proposées en contrepartie. Ils ont ainsi rencontré le vice-président de la Fédération régionale des caisses populaires Desjardins, Michel Roussy. Il a évoqué sa volonté d’écoute et de transparence au début de la rencontre.

«Nous sommes en cours de négociations, il y a eu des points positifs pendant cette rencontre,» explique le Maire de Saint-François-d’Assise, Ghislain Michaud. M. Roussy aurait notamment expliqué au comité qu’il ferait part de leurs recommandations à la fédération des caisses Desjardins.

Fermeture définitive ?

Selon la porte parole du mouvement ACCORDons-nous, Sylvie Gallant, M. Roussy a refusé  pour le moment, toutes les demandes des habitants qui étaient : maintenir les points de service même à court terme, repousser la date butoir jusqu’à la fin de l’année fiscale, demander à la directrice de la Caisse des Monts-et-Rivières, Mme Wells de ne pas fermer les points de service lundi matin.

Lors de cette rencontre, le comité a déploré un manque d’évaluation chiffrée sur l’impact des fermetures, ainsi que sur la mis en place de services spéciaux pour y pallier. Selon Mme Gallant, M. Roussy a en revanche donné beaucoup de précisions sur les coûts qu’engendrerait le maintien des points de service en respectant les normes de sécurité imposées par Desjardins.

Pour le moment les habitants des plateaux de la Matapédia sont obligés de se rendre à Matapédia, à une trentaine de kilomètres. Les commerçants sont mécontents.

La mobilisation continue

Le comité ACCORDons-nous, ne baisse pas les bras pour autant. «Les citoyens sont déçus, ont leur demande d’attendre encore une ou deux semaines, on fait ce qu’on peut, après ils feront ce qu’ils veulent», dit M. Michaud.

La porte-parole du comité a soulevé la possibilité de frapper à la porte de la présidente du mouvement Desjardins, Monique Leroux.  «C’est un problème collectif, ce n’est pas qu’un village,» analyse Mme Gallant.

Dans un courrier adressé à Mme Leroux, la présidente de Solidarité rurale, Claire Bolduc, s’inquiète du désengagement de la caisse des communautés rurales, constatant plusieurs fermetures semblables à celles des Plateaux.

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