le Mercredi 23 septembre 2026

Le parti souverainiste a proposé sa vision du développement régional, devant une vingtaine de personnes, à Carleton-sur-Mer, récemment. Cette vision s’articule autour de Conseils régionaux. «Nous voudrions un gouvernement régional pour la Gaspésie afin de décentraliser les décisions au niveau des services sociaux, du tourisme… […] après avoir obtenu la souveraineté du Québec», explique le président du conseil exécutif d’Option nationale-Bonaventure, Louis-Patrick Saint-Pierre.

«À la différence de la CRÉGÎM [Conférence régionale des élus], nous voulons un organisme qui soit autonome financièrement, qui ne serait pas financé par le provincial et guidé par les volontés de Québec», ajoute-t-il.

Jean Bouchard, étudiant en foresterie et homologue de M. Saint-Pierre dans Montmorency était aussi présent afin de démontrer les possibilités qui s’offrent autour du bois en Gaspésie. Il a parlé des nouveaux débouchés liés aux nouvelles composantes en bois : un nouveau matériau aussi résistant que l’acier et le bioplastique.

Le parti politique tente de se faire connaître et propose désormais des assemblées de cuisines.

Option nationale compterait, selon M. Saint-Pierre, 24 membres dans Bonaventure.

Impliqué à 19 ans

Âgé de 19 ans, cet ancien candidat d’Option nationale dans Bonaventure aux dernières élections vient de terminer sa première année d’histoire à l’Université Laval. Il a été élu président de sa circonscription en janvier et est originaire de Nouvelle. Il vise les élections provinciales. «C’est sûr que la politique municipale me touche plus, elle est plus proche de moi, mais je crois en l’indépendantisme, pour cela je dois aller au niveau provincial», décrit-il.

L’assemblée générale annuelle du parti et l’assemblée d’investiture devraient avoir lieu au même moment, à la fin de l’été. 

C’est dans le cadre du comité culturel étudiant que le projet a réellement pris forme. Grâce au soutien de son école, la contribution des Productions de la Salle Comble et l’appui de Maxime Blanchette qui a assuré plusieurs tâches touchant la publicité et l’aspect technique de l’évènement, Pierre-Luc Pelletier a réuni deux acolytes dont Vincent Lemieux, humoriste en herbe et Serge-Yvan Bourque.

Emballé par la cause et la formule dynamique du spectacle, Serge-Yvan Bourque, diplômé de l’École nationale de l’humour, a accepté de participer au spectacle Les Comiques s’impliquent avec enthousiasme. Ayant été très apprécié par le public lors de la Tournée des finissants de l’école de l’humour, l’humoriste rimouskois appuiera l’événement en présentant un numéro unique. La soirée sera aussi ponctuée de matchs d’improvisation lors de la première partie et de l’entracte.

Les jeunes humoristes ont relevé tout un défi en jonglant avec toutes les étapes de la production d’un spectacle en moins de deux mois. Directeur du Centre d’Action bénévole des Chics-Chocs, Marc-Antoine DeRoy explique que cette implication était inattendue. «Je suis ravi de voir que des jeunes se mobilisent de façon originale pour amasser des fonds», dit-il. Les profits seront répartis, à parts égales, à deux causes, soit la Marche de la Mémoire et les Paniers de Noël.

Passionnés d’humour, Pierre-Luc Pelletier, Maxime Blanchette et Vincent Lemieux espèrent prouver à la communauté que les jeunes peuvent s’impliquer et contribuer au développement de la société. Certes, en orchestrant un tel événement, ces jeunes peuvent avoir la fierté d’avoir innové tout en ayant mobilisé plusieurs acteurs de la région autour d’un même objectif.

Les billets sont présentement disponibles à la billetterie des Productions de la Salle Combe. Le spectacle aura lieu vendredi à l’auditorium de l’école Gabriel-le-Courtois. Les spectateurs pourront aussi contribuer au Centre d’Action bénévole des Chics Chocs en faisant un don ou encore, donner un coup de pouce à Partagence en apportant des denrées alimentaires.

«Le cancer ne dors jamais», illustre le coordinateur régional de la Société canadienne du cancer, Alain Raymond. C’est pourquoi les marches du Relais pour la vie se déroulent de 19h à 7h le matin.

D’après lui, c’est aussi un moment où les malades sont plus stressés et seuls. «C’est alors une manière pour les familles, les amis, les proches de se mobiliser pour les accompagner», précise-t-il.

 «Un des objectifs est bien entendu de collecter plus de fonds que les années précédentes», explique M. Raymond. Le Relais de la vie de Gaspé, organisé depuis six ans, a récolté 115 000 $ l’an passé grâce à une cinquantaine d’équipes. Dans la Baie-des-Chaleurs, une centaine de groupes avaient permis d’amasser 247 000 $ pour la lutte contre le cancer. Aux Îles-de-la-Madeleine, un comité organisateur s’est formé l’an passé et 73 équipes ont participé.

La recherche et les services

Ces fonds financent en grande partie la recherche. «On investit par exemple avec un chercheur qui développe une puce électronique pour détecter les cancer du sein sans avoir besoin de faire de mammographie, c’est un type de recherche très concrète», décrit M. Raymond.

Les fonds sont aussi destinés aux services de soutien que l’association dispense en région. En Gaspésie, il y a notamment des aides financières aux déplacements pour que les malades se rendent sur les lieux de soins.

Les porteurs d’espoir

Chaque marche propose un hommage aux personnes qui ont gagné ou perdu leur combat contre le cancer. Il est symbolisé entre autres par une piste de marche bordée de luminaires. Des survivants de cancer seront aussi invités à témoigner. Ces «porteurs d’espoirs» seront vêtus de jaune.

Selon les organisations, ce sera aussi un moment festif. «Dans la Baie-des-Chaleurs, il y a vraiment le regroupement des communautés francophone, anglophone et autochtone et c’est souvent haut en couleur», raconte M. Raymond. Un spectacle musical est d’ailleurs organisé au profit de l’association le 8 juin, à Carleton-sur-Mer.

La société canadienne du cancer invite les volontaires à former des équipes et à s’inscrire auprès du comité organisateur de leur secteur.

Quatre relais de la vie

En Gaspésie, la première date du Relais pour la vie cette année se tiendra à Gaspé, vendredi soir. Le départ se fera à la piste d’athlétisme derrière l’école C.-E-Pouliot.

Le 14 juin, la Ville de Murdochville organise aussi une marche. Le rendez-vous est à l’école des Prospecteurs.

Le lendemain, samedi 15 juin, le Relais pour la vie est organisé dans la Baie-des-Chaleurs à New Richmond, à la pointe Taylor.

Le symbole de la vie industrielle s’est effondré, tournant ainsi une page dans l’histoire de la municipalité jadis mono-industrielle.

La structure mesurant environ 50 mètres n’a pas cédé à la première tentative. Construite en 1913, l’épaisse cheminée a fait céder plusieurs câbles d’acier avant de se rendre.

Même une fois la moitié de sa base arrachée, elle tenait toujours debout.

Alors que les responsables de la démolition avaient quitté le chantier afin d’élaborer une stratégie pour arriver à la faire tomber, la structure s’est finalement effondrée d’elle-même, presque sans bruit, laissant sur place une pile de briques et un léger nuage de poussière. Après 100 ans de règne, elle laissera place à ce qui devrait devenir un espace vert en plein cœur de la ville.

«À notre école, l’intimidation, pas question!», peuvent lire les élèves, les enseignants et les parents en entrant dans l’école Saint-Joseph de Chandler.

Un groupe d’élève de 6e année s’est porté volontaire pour réaliser cette affiche de sensibilisation. Les élèves se sont représentés tout sourire, levant haut une bannière au slogan efficace. Une activité qui se place dans le cadre de la loi 56, une nouvelle réglementation visant à contrer la violence et l’intimidation.

Le projet a été élaboré par le Parlement du primaire, constitué de représentants d’élèves. L’intervenante sociale de l’école, Sophie Perron, et la dessinatrice-bédéiste Orbie ont encadré les jeunes.

À long terme

«L’intimidation se manifeste par des actes violents, des conflits», explique la directrice de l’école primaire, Annie Chouinard, très fière de ses élèves.

Au cours de l’année, l’école a mis en place des ateliers de prévention dans les classes et auprès des parents et des professeurs. «On essaie de favoriser l’harmonie. On fait de la prévention et on essaie d’intervenir le plus tôt possible», décrit la directrice qui n’a pas eu à régler de cas d’intimidation cette année.

Selon une étude réalisée durant l’année scolaire 201-2011, un tiers, soit 32% des élèves du secondaire, ont été victime d’intimidation à l’école ou sur le chemin de l’école.

La Commission jeunesse de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine a choisi le thème «Mangeons bleu!» pour célébrer la fierté et le sentiment d’appartenance à la région.

«Par ce thème, nous voulons rendre hommage à nos producteurs, transformateurs, restaurateurs et chefs qui nous rendent fiers de nos produits régionaux», décrit l’agente de communication et de participation citoyenne à la Commission jeunesse Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, Sandra McNeil.

Un concours de recette a d’ailleurs été organisé en collaboration avec Gaspésie Gourmande et Le bon goût frais des Îles-de-la-Madeleine. «Chaque année le thème changera afin de mettre l’accent sur un aspect particulier : par exemple le culturel, le sport, les loisirs, l’entreprenariat», ajoute Mme McNeil.

S’habiller en bleu

Comme chaque année, le monde est invité à s’habiller en bleu, en Gaspésie et ailleurs. Selon Mme McNeil, «c’est une manière d’afficher notre fierté et de célébrer notre région.»

Des agentes de migration de Place aux jeunes passeront photographier les salariés arborant les couleurs de la Gaspésie dans les entreprises d’Avignon, des Îles-de-la-Madeleine, de la Haute-Gaspésie et cette année de Bonaventure.

Entre amis ou en famille, toutes les générations sont conviées à des 5 à 7, organisés dans chacune des MRC : au bar Les Pas perdus à Cap-aux-Meules ; à la Gare intermodale à Gaspé, à Exploramer à Saint-Anne-des-Monts ; à la microbrasserie Le Naufrageur à Carleton-sur-Mer, à Cime Aventure à Bonaventure ; et à la Vieille usine à l’Anse-à-Beaufils.

Une forte participation

La page Facebook de la Commission jeunesse permet de partager des photos et de courtes vidéos de cette journée bleue. Il est possible de télécharger les applications «Fier Gaspésien» et «Fier Madelinot» sur les photos de profil.

La participation est au rendez-vous dans la région. «L’an passé, on a compté au moins 11 écoles et cinq centres à la petite enfance, 600 personnes présentes aux 5 à 7 et 5000 téléchargements de l’application Facebook, » énumère Sandra McNeil.

Attirer la population

Pour la première fois, des points de rencontres sont organisés devant la Place des arts à Montréal et à la Place d’Youville à Québec à midi trente. «Il y aura de l’information pour les personnes qui souhaitent revenir en Gaspésie ou s’y installer durablement», explique Mme McNeil.

Cette journée est organisée dans le cadre de la Stratégie d’établissement durable des personnes en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine 2012-2018 portée par la région. Elle a été instaurée en 2007, pour souligner le dynamisme et la vitalité de la région.

Ainsi, 3500 entreprises ont demandé des projets de subvention à la formation et près de 75 ont choisi de s’engager dans la stratégie.

Lancé il y a maintenant un an dans la région par la CPMT, ce plan d’action a pour but de former des employés au sein des entreprises en continu. «Notre objectif, c’est de faire face à la rareté de la main d’œuvre, dû au vieillissement de la population», explique la conseillère de projet, Sophie Desruisseaux. «Cela nous permet d’avoir une longueur d’avance en région, travailler mieux et être un peu meilleur qu’ailleurs», ajoute-t-elle.

Au total, Emploi-Québec investit 214 millions de dollars sur trois ans dans ce projet et la CMPT, 175 millions de dollars cette année.

Des formations

Cet argent a servi à financer les projets de formations au sein des entreprises. Fabrication Delta et Rail GD ont reçu un certificat délivré par la CMPT, prouvant qu’ils s’engagent dans la formation continue. «À chaque jour, il y a de nouvelles techniques. On se doit d’être à jour dans nos formations pour être plus compétent et éviter les risques», décrit le directeur général de Rail GD, Joey Cyr.

Une initiative qui a encore du chemin à faire. Certaines formations ont par exemple été annulées cet hiver en Baie-des-Chaleurs en raison d’un nombre insuffisant d’inscrits, soulève la propriétaire de l’Auberge des Caps à Carleton-sur-mer, Guylaine Blais.

L’agrandissement d’une superficie de 550 mètres carrés a été réalisé en fonction de la demande croissante des demandes d’assistance en ligne pour l’utilisation des services électroniques de Revenu Québec. Au cours de la dernière année, 358 000 appels ont été logés au centre de Chandler.

Les 30 emplois créés constituent une masse salariale de 3,5 millions de dollars pour Chandler. Ils constituent une offre d’assistance aux utilisateurs des services électroniques dont ImpôtNet. «Décentraliser les services gouvernementaux peut bien fonctionner. L’expérience vécue ici peut donner un message aux autres ministères : il s’agit d’un gain que de travailler avec les régions», affirme le député de Bonaventure, Sylvain Roy.

Au cours des dernières années, selon les données annoncées par le président-directeur général de Revenu Québec, Gilles Paquin, l’utilisation des services en ligne de Revenu Québec ont augmenté progressivement. À l’heure actuelle, 70% des principales transactions sont effectuées par voie électronique. Par rapport à l’année dernière, ce taux d’utilisation a affiché une hausse de 75%.

La ferme Bourdages, reconnue pour sa production de fraises, s’intéresse à la rhubarbe. Elle l’utilise pour son nouveau vin blanc, Le Léa.

Les copropriétaires de la ferme, Jean-François et Pierre Bourdages ont soif d’augmenter leurs ventes. «Le tourisme c’est deux mois dans l’année, il faut structurer nos activités pour garder nos employés», explique Pierre Bourdages.

L’entreprise a renouvelé les étiquetages de bouteilles pour distribuer ses vins de fraise à la SAQ. «Pour l’instant, il n’y en a que trois : l’Alexis, le François, et le Julia, mais le Léa est commercialisé en boutique à la ferme», précise Pierre Bourdages. La ferme démarre ce nouveau vin avec 500 bouteilles et espère multiplier ce chiffre par quatre l’an prochain. Elle souhaite également commercialiser 10 000 bouteilles de vins à la SAQ.

Des produits «santé»

Parmi ces nouveaux produits, ils ont présenté une gamme de préparations cuisinées, sucrée au jus de raisin et sans gras trans. «Il faut s’adapter à une nouvelle clientèle soucieuse de sa santé», insiste Jean-François Bourdages. Les tartinades et tartes aux fruits locaux, ainsi qu’un pâté au millet et tofu seront commercialisés en épicerie fine.

L’entreprise familiale ne perd pas de vu l’activité touristique en installant une terrasse de dégustation devant son magasin. Ils souhaitent aussi installer une fermette avec des animaux pour les enfants et proposer des visites guidées des cuveries et des cultures.

Cette année 170 000 plants de fraises ont été plantés. Une production qui représente les trois quarts des activités de la Ferme Bourdage Tradition qui existe depuis 1821.

 

Plus d’une quinzaine de représentations ont été proposées. Ce sont les jeunes des différentes troupes de théâtre de la région qui sont montés sur scène, une récompense de fin d’année, d’autant plus que c’est le seul festival du genre dans l’Est du Québec.

«Les spectacles ne doivent pas durer plus de 60 minutes, sinon on ne peut pas passer tout le monde en un week-end», explique la présidente du festival, Nancy Gagnon. Avec 17 spectacles cette année dont trois troupes professionnelles, les organisateurs apprécient le nouveau centre multidisciplinaire. «C’est plus facile avec deux salles, parfois certains spectacles professionnels demandent la salle plusieurs heures avant leur représentation pour installer leur matériel», ajoute Mme Gagnon.

Mélanger les genres

Favoriser la création théâtrale, permettre à la jeune relève théâtrale de montrer son savoir-faire, privilégier tous les publics ou encore de permettre des échanges fructueux entre professionnels et amateurs sont les objectifs de ce festival.

Cette année, une troupe de huit danseurs professionnels a ouvert le festival, vendredi soir. «La danse c’est du théâtre en musique», explique une des danseuses de la troupe 360 mouvements par minute, Édith Colin-Marcaux. Leur spectacle de hip-hop et de breakdance, «Erreur 404», a su plaire à la majorité des jeunes présents dans la salle.

La troupe de Québec est composée de jeunes artistes de 18 à 28 ans. Par leur spectacle, ils veulent montrer comment, à force d’être connecté, les gens et particulièrement les jeunes, oublient les vrais contacts. «C’est ce qu’on vit mais il faut être capable de décrocher, c’est un spectacle vraiment pour les ados», ajoute Mme Colin-Marcaux.

Les jeunes

La soirée s’est ensuite terminée avec une création des finissants de l’Atelier de théâtre la Passerelle de la Polyvalente de Paspébiac. Ils ont présentés dans leur amphithéâtre, la pièce humoristique, «Ça l’air que …» (voir vidéo), sous l’œil des nombreux amis et parents. C’était un enchaînement de courtes pièces sur les clichés qu’ont perçus les jeunes. On y a vu par exemple, la représentation caricaturale des filles par les garçons et inversement, ou encore la vision de la famille de la ville qui visite celle de la Gaspésie.

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