«Le Québec en nous, d’hier à demain», c’est le thème de la fête nationale.
Au total, 24 activités officielles seront organisées dans toute la région les 23 et 24 juin. Des activités communautaires viendront s’ajouter à cette liste pour offrir des animations gratuites de tous genres : les traditionnels feux de joie et feux d’artifices, des activités sportives, des prestations d’artistes locaux, des défilés et des activités pour toute la famille comme la course aux trésors à New Richmond ou un rallye à vélo à Saint-Maxime-du-Mont-Louis.
Les grandes tablées sont mises à l’honneur. «En Gaspésie, on vit l’exode des jeunes mais la population est encore vivante et les rassemblements de familles permettent beaucoup d’échanges», souligne le coordinateur régional de la Société nationale Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Marc-André Hudon.
Le montant octroyé aux organisateurs pour les festivités locales s’élève à 32 000 $ et environ 24 000 $ supplémentaires seront dédiés à l’événement régional à Chandler.
Les bénévoles
La porte-parole nationale, l’artiste et humoriste, Judi Richards était présente à Chandler pour dévoiler la programmation. Elle insiste sur l’importance de mettre les artistes locaux sur un piédestal lors de ces manifestations. «Mon père était violoniste et j’ai trouvé les Manuel Castilloux et ses Méchants Jambons exceptionnels», félicite l’artiste lors du lancement.
«Au Québec, on aime ça être ensemble et faire la fête, je n’ai pas besoin de lancer les festivités, mais je suis là pour féliciter les bénévoles et les encourager», décrit Mme Richards. La contribution bénévole de Michel Minville a été récompensée. Il s’est investit avec le Lions Club de Grande-Vallée, en 2011, dans l’organisation de la Fête nationale dans le secteur de l’Estran.
Plus d’informations sur la programmation en Gaspésie seront disponibles sur le site www.fetenationale.qc.ca à la mi-juin.
La Gaspésie a passé les dernières semaines sous la pluie et le temps frais. Les agriculteurs sont en retard dans la plantation de leur semis et cette situation ne doit pas s’éterniser car elle pourrait fortement les pénaliser.
«On ne peut même pas rentrer dans nos champs, il y a des rigoles d’eau. Le froid en plus risque de faire pourrir les plantons dans le sol», décrit la propriétaire de l’exploitation de pommes de terre et de céréales Patasol de Bonaventure, Michèle Poirier.
Elle dispose de 200 acres de plantations de pommes de terre et elle aurait dû commencer à planter il y a deux semaines. «Il faut qu’il vente et qu’il y ait du soleil pendant quelques jours pour que ça sèche», précise-t-elle. Elle retrouve le même problème pour ses 600 acres de céréales.
Le temps suspendu
«C’est un peu inquiétant, on n’a jamais eu ça aussi longtemps. En fin de semaine, on a reçu 75 mm de pluie et 137 mm à date, au mois de mai», comptabilise-t-elle.
À la Ferme Bourdages, à Saint-Siméon, le temps est suspendu. Le maïs est sorti mais par manque de soleil, il ne grandit plus. Malgré un bon début de mois, il reste aussi des plants à mettre en terre.
Les Bourdages ont usé de bâches pour couvrir les plants de fraise et les protéger de l’humidité. Ils ont aussi un système d’irrigation pour dévier l’eau, mais il faut du soleil pour que la récolte soit bonne.
«Présentement, on craint la moisissure grise qui s’installe au niveau des plants et se met sur le fruit qui pousse, il faut que ça sèche», décrit le co-propriétaire de la ferme Bourdages à Saint-Siméon-de-Bonaventure, Jean-François Bourdages. Pour ce producteur qui organise des cueillettes, la pluie est aussi un frein au tourisme.
Le président de l’Union des producteurs agricoles (UPA) de la Gaspésie-Les-Îles et président des Serres Jardins Nature à New Richmond, Christian Côté, estime que la Gaspésie peut encore supporter une semaine de précipitation au maximum.
«En serres aussi on a besoin de soleil. On commence à voir des tomates qui grossissent mais qui ne mûrissent pas. On va avoir de grosses quantités en même temps», raconte M. Côté. Il n’utilise pas de lampes à cette étape de la production. «Si le gouvernement baisse les tarifs de l’électricité pour la photosynthèse, comme annoncé, on pourrait utiliser nos lampes», ajoute-t-il.
Il est encore trop tôt pour connaître les pertes qui seront occasionnées. «C’est le printemps, on ne sait jamais. L’an passé on était un peu en avance il avait fait très beau, mais on a déjà planté des fraises dans la neige», temporise aussi M. Bourdages.
«C’est plus une volonté gouvernementale, un état d’esprit… Mais ce n’est pas encore très concret car il n’y a pas de chiffres», réagit le directeur de l’association pour la promotion des produits gaspésiens Gaspésie Gourmande, Éric Caron.
Cette politique de souveraineté alimentaire proposée par le gouvernement Marois a pour objectif de faire passer de 33% à 50%, la part des produits alimentaires locaux consommés par les Québécois.
M. Caron nuance cependant : «Nous sommes très heureux des enjeux soulevés qui portent sur la Gaspésie». Pour lui, c’est une manière de sensibiliser les ménages à consommer localement, même si le prix est légèrement plus élevé. «Un ménage dépense en moyenne 9000 $ par an dans l’alimentation. S’il consomme 4500 $ dans des produits québécois, c’est autant d’argent réinjecté dans les entreprises de la région, ce qui leur assurera une pérennité économique face à la forte concurrence étrangère, surtout dans les fruits et légumes», explique M. Caron.
D’après la directrice de l’association Au bon goût frais, Sophie Cassis, qui fait la promotion des produits régionaux des Îles-de-la-Madeleine, le gouvernement ne fait que continuer ce qu’il avait déjà amorcé au niveau de la traçabilité et de la mise en oeuvre des produits locaux sur les tablettes. «On est déjà autosuffisant au niveau des œufs sur l’archipel, et l’hôpital se fournit chez des producteurs locaux en pommes de terre», décrit Mme Cassis.
Une consommation solidaire
«Les consommateurs sont plus consciencieux et achètent de façon solidaire aux producteurs locaux, quitte à payer 25 cents de plus», a constaté le producteur d’œufs de New Richmond, Danny Whittom.
Il voit ce projet politique d’un très bon œil et «espère que la chaîne de marché va embarquer avec toute la médiatisation que cela provoque». Le propriétaire de la Ferme des petits œufs raconte que «son élevage de 5000 poules pondeuses ne rivalise pas avec les prix de ventes des grandes firmes et leurs 30 000 à 40 000 volailles.» D’autant plus que depuis deux ans les
prix de ventes dans les épiceries sont tellement bas que certains producteurs vendent leurs œufs à perte.
L’UPA satisfaite
Le projet annoncé correspond exactement aux demandes de l’Union des producteurs agricoles de la Gaspésie et des Îles (UPA), qui avait participé à l’élaboration de cette stratégie.
«Nous avions demandé à produire plus, mieux et meilleur, il reste maintenant à voir comment seront réalisés les budgets», réagit le président de l’UPA régionale et président des Serres Jardins-Nature de New Richmond, Christian Côté.
La première ministre Pauline Marois proposait aussi des tarifs préférentiels (jusqu’à 25 % d’économie) au niveau de l’électricité pour les entreprises serricoles, afin de leur permettre d’augmenter leur production grâce à la photosynthèse et au chauffage. Une victoire pour le Syndicat des producteurs en serre du Québec qui le demandait depuis des années.
Favoriser l’exportation
«Au total, 90% de nos produits sortent de la région, vers les grands centres, car il n’y a moins de pouvoir d’achat en Gaspésie et nos produits sont sensiblement plus chers. On a toujours été une région exportatrice», décrit le directeur de ventes des Serres Jardins-Nature, Germain Babin.
Pour lui, la priorité en Gaspésie est la protection des terres agricoles de la spéculation. M. Côté et l’UPA aimeraient en ce sens que leur projet de Société d’aménagement et de développement agricole du Québec (SADAQ) soit retenu. Au Québec, ce lobby regroupe 30 000 entreprises agricoles et 280 en Gaspésie, dont une part importante de producteurs biologiques, par rapport aux autres régions.
En Gaspésie, 14% des emplois relèvent de la filière des produits marins. Un domaine très compétitif avec les autres provinces et l’international. «Il faut continuer à soutenir l’exportation», souligne le propriétaire de la poissonnerie Lelièvre, Roch Lelièvre, de Sainte-Thérèse-de-Gaspé. Le territoire très étendu de la Gaspésie reste un frein au transport. La ferme BOS G, à Saint-Elzéar-de-Bonaventure, qui produit de la viande de Yack, ne peut exporter plus loin que Montréal. «Après, nous ne pouvons assurer la fraîcheur lors du transport en bus», explique le propriétaire de cette production de niche, Jean-Guy Duchesne.
Le rapport de suivi du commissaire aux langues officielles affirme que le seul centre officiellement bilingue du pays doit rester ouvert, ce qui confirme les craintes du Nouveau Parti Démocratique (NPD).
Ce rapport de Graham Fraser ajoute que le gouvernement conservateur n’a pas mis en œuvre ses recommandations pour assurer la sécurité des francophones en mer.
«Au lieu de mettre en danger la vie des marins, pêcheurs et plaisanciers francophones, quand les conservateurs vont-ils finalement s’engager à garder le centre de Québec ouvert?», a demandé jeudi, aux Communes, le député néo-démocrate de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Philip Toone.
Ce à quoi les conservateurs ont répondu, qu’ils étaient en train d’étudier le rapport et que «la garde côtière canadienne ne procédera pas au regroupement du centre de sauvetage et de recherche de Québec tant qu’elle ne sera pas certaine que la capacité d’offrir des services bilingues sera maintenue».
Selon M. Toone il n’y a pas le personnel bilingue nécessaire à Halifax et Trenton. «On n’est pas là. Les gens n’ont pas la compétence linguistique et c’est inquiétant. Les Acadiens, Gaspésiens et Madelinots ont leur repères, leurs façons de parler que ne comprennent probablement pas les gens d’Halifax mais qu’à Québec, on va connaître», explique M. Toone.
Repoussée à l’automne
Le centre de sauvetage de Québec est toujours ouvert et sa fermeture définitive a été finalement repoussée à l’automne 2013. Une décision qui était à l’origine prévue au printemps 2012 et qui ne cesse d’être repoussée.
Depuis près de deux mois, les appels de détresses du Golfe du Saint-Laurent sont transférés au centre d’Halifax. Cela représente 500 à 800 incidents maritimes par an, sur les 1400 auxquels répondait le centre de Québec chaque année.
Des services administratifs dont le service de déglaçage ont été transférés du centre de sauvetage et de recherche de Québec à Montréal.
La maladie d’Alzheimer provoque la perte de la mémoire d’une personne. «C’est une maladie dégénérative, évolutive, qui touche les neurones», explique l’infirmière-intervenante et formatrice pour la Société Alzheimer Gaspésie-Les-Îles, Alphéda Leblanc.
Améliorer l’accompagnement
«Nous avons besoin de fonds pour fonctionner et pouvoir être plus présent. Je n’ai que 11 heures par semaine pour m’occuper de 67 personnes malades dans le secteur de Saint-Alphonse-Nouvelle, et 28 personnes que je vois seulement deux fois par semaine à Matapédia. J’anime aussi des groupes de soutien aux proches aidants, en plus des visites aux familles, des conférences et des formations», complète Mme Leblanc.
L’accompagnement est important et peut être difficile pour les proches. Dans certaines situations, les personnes atteintes d’Alzheimer sont agressives. «Cela arrive quand les personnes sont contrariées ou anxieuses. On m’a dit que c’est comme devenir fou, comme si on regardait deux films en même temps», raconte Mme Leblanc.
Une marche, des témoignages
«L’an passé nous avion récolté 1200 $ à Maria. On va dépasser cette somme cette année», espère-t-elle. Au total, c’est 84 500 $ qui ont été récolté pour l’ensemble de la région.
Toute la journée, plusieurs témoignages de proches et de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer rythmeront la journée. Un lâché de papillon rendra hommage aux disparus. À Maria, une personne de 50 ans atteinte de cette maladie prendra la parole.
1400 malades
«Chaque année, de nouveaux cas d’Alzheimer sont diagnostiqués, et ce qui est inquiétant c’est qu’ils sont parfois jeunes», explique l’infirmière-intervenante. Ces personnes seraient aujourd’hui 1400 sur le territoire de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine.
Les causes de cette maladie ne sont pas clairement identifiées, mais dans la région 72 % des personnes atteintes sont des femmes.
Outre Percé qui s’ajoute cette année, des marches se tiendront à Saint-François D’Assise, Maria, Bonaventure, Chandler, Percé, Gaspé, Petite-Vallée, Mont-Louis, Sainte-Anne-des-Monts et aux Îles-de-la-Madeleine.
«Payer 60 000 $ pour un employé de caisse afin de garder le centre de Saint-François-d’Assise ouvert est une proposition totalement inacceptable et illogique», réagit vivement le maire de Saint-François-d’Assise, Ghislain Michaud.
«Nous avions proposé des locaux, Internet et téléphone gratuits, mais jamais nous avons parlé de payer les employés, c’est honteux. Et leur remboursement c’est de la spéculation», ajoute déçu, le maire de Saint-Alexis-de-Matapédia, Guy Gallant. «Il donnent une fausse représentation de la caisse», renchérit-il.
Une idée rejetée
Le comité ACCORDons-nous, composé de représentants municipaux et de sociétaires n’est pas d’accord avec cette annonce de la direction de la caisse. «C’est ridicule, on rejette cette idée», dit la porte-parole du groupe, Sylvie Gallant.
La déception est d’autant plus grande pour la municipalité de Saint-François-d’Assise qui avait investi en novembre dernier 100 000 $ dans l’achat de locaux afin de garder un point de service. «Si on avait su que quelques mois plus tard, ça allait fermer, on n’aurait pas acheté», s’insurge M. Michaud.
Encore une fois, les membres de la caisse ont eu l’impression de se trouver au dépourvu face aux annonces de la direction. «Nous avons été avertis mardi soir, mais sans document écrit à étudier et nous n’étions pas prévenus de la conférence de presse qui y a eu mercredi», raconte Mme Gallant.
Déception
«Nous avons tout tenté pour nous assoir et jaser afin de trouver des solutions… On est du même monde, c’est désolant», décrit Mme Gallant.
«Pour moi, c’est plutôt l’administration interne de la caisse qu’il faut revoir», ajoute M. Gallant, faisant référence à l’augmentation de la masse salariale.
La porte-parole compare le mouvement Desjardins à «un rouleau compresseur qui coupe des points de service même à Trois-Rivières ou Saint-Hyacinthe».
Le comité se rassemblera pour décider de la suite de leurs actions qui se tourneront peut-être vers la direction générale de la coopérative financière.
«Le conseil d’administration de la caisse se dit prêt à ne pas fermer le point de service de Saint-François-d’Assise si les municipalités acceptent d’assumer les coûts de maintien de ce centre qui s’élève autour de 60 000 $ par année, comme le proposait le comité ACCORDons-nous», a déclaré, mercredi, la directrice générale de l’institution financière, Jacqueline Dufour.
«En contrepartie, la caisse les remboursera en partie, voire entièrement, en fonction de la croissance de l’épargne et du crédit», ajoute Mme Dufour. Une entente sera à élaborer, si cette proposition est recevable par le Comité ACCORDons-nous.
Il s’agit d’un revirement de situation pour l’avenir des points de services de Saint-François-d’Assise, Saint-Alexis-de-Matapédia et L’Ascension-de-Patapédia, dont la fermeture avait été annoncée le 16 avril, lors de l’assemblée générale annuelle.
Des négociations
Une annonce qui avait choqué ses membres. Certains ont alors constitué le comité ACCORDons-nous, soutenu par les élus des municipalités concernées. Ils ont présenté le 7 mai dernier plusieurs scénarios pour le maintien des services sur les Plateaux, appuyés d’une pétition.
«Le risque est du côté des municipalités. Ils jugent que les gens ont besoin de ces points de services, ils devront démontrer qu’il y a une utilisation par les membres des Plateaux, c’est gagnant gagnant», réagit Mme Dufour.
En revanche, le conseil d’administration a exclu l’idée de garder les trois centres, compte-tenu des coûts d’aménagement et de maintien de fonctionnement qui s’élèveraient à près de 250 000 $, la première année.
Des solutions de subsitutions
Malgré le maintien d’un point de service, les membres devront se déplacer jusqu’à Matapédia pour mettre à jour leur livret. En attendant, la caisse met en place des solutions pour les commerçants et les personnes à mobilité réduite d’ici la fermeture des points de service le 14 juin.
«C’est maintenant facile de faire des vidéos, les gens aiment les partager sur les réseaux sociaux et cela permet de libérer son imagination», explique la porte-parole de la commission, Sandra Mc Neil. Âgés de 17 à 36 ans, ces travailleurs et étudiants québécois ont cherché à montrer de différentes manières la Gaspésie.
Six personnes ont proposé leur film d’une minute pour montrer leur vision, en allant contre les stéréotypes. Les votes pour élire la meilleure production s’arrêteront vendredi à 16 heures.
« Ça sent la crevette ? Non. »
«Nous avions proposé le mythe de l’absence d’emploi en Gaspésie mais les participants se sont attaqués à d’autres idées véhiculées qui ne reflètent pas la réalité. Par exemple : Y’a juste le Rocher Percé ou ça sent la crevette», décrit Mme McNeil.
Les participants utilisent l’humour pour illustrer les clichés sur le chômage des jeunes ou l’alcoolisme. Sur les six, deux personnes résident en dehors de la région. «C’était aussi un moyen de se confronter à un point de vue extérieur», ajoute Mme McNeil.
Un solde migratoire positif
Pour la CJGÎM, ce concours rentre dans le cadre de la stratégie d’établissement durable qui sera lancée en juin avec la Conférence régionale des élus (CRÉ).
Les statistiques de la commission jeunesse montrent que la région se peuple peu à peu. Le solde migratoire, toute tranche d’âge comprise est neutre cette année, après avoir été positif au cours des deux dernières années.
«La tranche d’âge des 15-24 part souvent continuer des études universitaires en dehors de la région mais ce qui est positif c’est que depuis 10 ans, il y a plus de personnes âgées de 25 à 34 ans qui s’installent en Gaspésie qu’il n’en part», analyse l’agente de communication. Le solde migratoire des 0-14 ans est positif, ce qui signifie que les jeunes reviennent avec des enfants.
Le président de la coopérative, André Méthot, affirme que «le projet Géoparc de Percé est mentionné à quatre reprises dans la stratégie, ce qui est très encourageant». Cette reconnaissance lui fait espérer que le financement suivra une fois les demandes étudiées.
Le Géoparc de Percé compte 20 membres ayant investi 10 000 $ chacun. «Si tout le monde a donné un coup de main comme celui-là, c’est parce qu’on a vraiment senti le danger pour la survie des petites entreprises de Percé», ajoute André Méthot.
Plus d’emplois
Jean Lemarquand, administrateur de la coopérative et représentant pour l’Auberge Normandie, a indiqué que le maintien de Percé comme pôle touristique permettait de conserver 800 emplois dans 200 entreprises dont 50 étaient ouvertes cinq mois par an. «J’ai choisi d’investir temps et argent dans ce projet et le fait qu’il soit bien intégré dans la stratégie de développement m’encourage à poursuivre ce travail. L’opération du Géoparc pourrait créer environ 30 emplois, être rentable et améliorer la qualité de la ville comme destination touristique», affirme-t-il. «Ce projet envoie le signal qu’on peut investir ici», ajoute Diane Lebouthillier, préfet de la MRC du Rocher-Percé.
Le projet de 7,1 millions de dollars sera financé en partie par les membres. Un chiffre d’affaires d’un million par an est prévu avec un objectif d’attirer 40 000 visiteurs. Ce revenu permet d’effectuer un emprunt.
Des demandes ont également été acheminées aux deux paliers de gouvernement. «Pour l’instant, le dossier est à l’étude chez Développement Économique Canada. Il est recevable et complet : il est à l’analyse», affirme Jean-Philippe Chartrand, expert consultant pour le projet.
Le réseau ACCORD est une stratégie du gouvernement du Québec visant le développement de créneaux d’excellence dans un secteur économique pour chaque région. Dans la zone de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine et la MRC de Matane, le créneau éolien regroupe des acteurs industriels, économiques et institutionnels visant le développement d’une filière éolienne compétitive à l’échelle Nord-Américaine et internationale.
Christian Babin, président depuis 2011, avait travaillé avec l’industrie et la région à l’obtention d’un appel d’offre du gouvernement. Ces démarches ont porté leurs fruits car Pauline Marois a annoncé 800 mégawatts d’énergie éolienne pour le Québec. «Le premier objectif de mon nouveau mandat est d’obtenir le plus de retombées possibles au niveau de chaque entreprise du secteur et des sous-secteurs», explique M. Babin.
Créer des synergies
Parallèlement, le Créneau éolien favorise le développement d’entreprises et de marchés, l’offre d’une main d’œuvre qualifiée et la consolidation d’infrastructures de raccordement et de transport.
Il y aura des constructions d’éoliennes prévues jusqu’en 2016. En 2024, les premières éoliennes devront être modernisées et remplacées. «Il faut favoriser les emplois à long terme, soit le travail de maintenance», souhaite M. Babin.
Le président du Créneau éolien travaille dans le domaine depuis le début de cette industrie en Gaspésie. Il a été professeur en Technique de la maintenance industrielle au Cégep avant de monter sa propre entreprise. «Ma connaissance du milieu et mon réseau de contact m’ont aidé à avoir une vue d’ensemble et à créer des synergies entre les entreprises. C’est ma force pour ce mandat», analyse M. Babin.
Les industries de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent acceptent de travailler ensemble. «La présence des entreprises des MRC de Matane, comme Enercon ou Marmen, nous permet d’avoir un appuie de taille», décrit M. Babin.
Respect de la vie privée