L’automne dernier, la Conférence régionale des élus Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine a octroyé un montant de près de 10 000 $ aux Cavaliers du Rocher pour la mise en place de sentiers balisés dans la MRC. «On aimerait développer vers l’ouest pour rejoindre le réseau de La grande chevauchée de la Baie-des-Chaleurs, ainsi que se rendre jusqu’à Percé», affirme Maude Trépanier, secrétaire du club.
Ces sentiers permettent aux cavaliers de pratiquer leur sport en toute sécurité. Une randonnée est organisée chaque dimanche dans le réseau de sentiers désormais fonctionnel, reliant la Ferme équestre du bout du monde de Grande-Rivière au Magasin général historique de L’Anse-à-Beaufils.
La formation se trouve au cœur des actions du regroupement. «On a fait un sondage en début d’année et il y a une grosse demande, entre autres, pour l’attelage. On va donc faire venir une spécialiste de Québec à Cheval pour donner une formation», affirme France Campeau, trésorière.
De nombreux autres sujets seront abordés en 2013, comme le parage naturel, la massothérapie équine, les disciplines western et la méthode Parelli (équitation éthologique).
«À travers la formation, on se donne aussi le mandat de développer un code d’éthique auprès des membres, comme le ramassage du fumier, le respect des terrains privés et le respect entre les différents niveaux de cavaliers», ajoute Maude Trépanier.
Tous les membres bénéficient d’une assurance lors des activités du club. Afin de les joindre, il suffit de trouver leur groupe sur Facebook sous le nom les Cavaliers du Rocher.
Au total, plus de 200 sauteurs se sont réunis pour amasser un montant de 7962, 52 $. «L’objectif qu’on s’était fixé était de 3000 $. Avec la situation économique du milieu, c’est exceptionnel d’avoir réussi à amasser autant d’argent», s’exclame José Lelièvre, professeur d’éducation physique.
L’événement «Sautons en cœur», encadré par la Fondation des maladies du cœur, offre à tous les élèves ayant participé à la levée de fonds, des cadeaux pour les aider à demeurer actifs. Des articles sportifs leurs seront remis.
«Chaque année, on fait une levée de fonds à l’école. Cette année, on a choisi la cause des maladies du cœur. On sait qu’il y a de moins en moins de décès dus aux maladies du cœur, et c’est parce qu’il y a de plus en plus de recherche et de prévention par le développement de saines habitudes de vie. Ici, on est une école en santé depuis plusieurs années», affirme Annie Chouinard, directrice.
Pendant quinze minutes, les élèves et le personnel des deux écoles ont sauté «en cœur» dans la cour de récréation avant de remettre l’argent amassé à un super héros du cœur, envoyé par la Fondation des maladies du cœur du Québec.
Après deux ans d’existence, cette coopérative de travail implantée à Saint-Alexis-de-Matapédia récupérait les vêtements, destinés à être jetés, pour en faire des pièces de modes ou des accessoires.
Le projet de ces quatre femmes allait bon train mais «un concours de circonstances a fait que certaines ont dû faire des choix personnels et familiaux qui ne permettaient pas de continuer», décrit l’écoconceptrice, Julie Zaolie Tessier.
Un déstockage samedi
Samedi, elles ont organisé un grand déstockage : «Il y avait plus de monde qu’à l’ouverture», décrit Mme Zaolie Tessier. Néanmoins, la coopérative est en négociation pour le rachat des produits invendus à des écoconcepteurs Québécois.
Malgré un peu de tristesse, les RackModeuses soulignent des points positifs : «il est possible de faire ‘’du neuf de qualité‘’ avec du ‘’vieux usagé’’, et qu’il est encore possible de faire de la qualité en grande quantité au Québec», explique Mme Zaolie Tessier.
Recycler les vêtements
L’idée des RackModeuses est née des désirs de deux trentenaires : Jasmine Martin voulait créer un centre de tri pour récupérer les vêtements usagés et Mme Zaolie Tessier souhaitait les transformer pour qu’ils trouvent une seconde vie. Deux autres femmes se sont par la suite greffées à l’entreprise.
«Notre force c’était notre installation, explique l’écoconceptrice. Nous avions un grand atelier et des machines qui nous permettaient de produire en grande quantité.»
Une partie des vêtements qu’elles avaient récupéré du Comptoir d’entraide de Nouvelle, est déjà trié et revendu à d’autres écoconcepteurs. Le reste sera jeté et trié avec l’aide de la compagnie de recyclage Jaffa.
«Les négociations avec le ministère des Pêches et des Océans (MPO) continuent, mais les bateaux peuvent maintenant accoster sur le côté», dit le maire Cloutier. Un accord qui arrive en même temps que la saison des croisières.
«C’est une entente orale. Nous attendons que les études du MPO qui visent à connaître les conditions actuelles du quai se terminent», ajoute M. Cloutier.
Le quai de Percé a été fermé par le MPO le 2 mai en raison de son état de désuétude. Le barrage a été démantelé par la municipalité lundi dernier. Depuis, le quai est ouvert aux piétons qui peuvent librement circuler au milieu du quai. Les côtés, jugés dangereux, sont balisés par la municipalité.
La promenade
La promenade qui longe la rive de Percé et qui a été malmenée une fois de plus au cours du dernier hiver, est soumise à une étude municipale, d’après M. Cloutier, qui négocie avec le provincial pour sa rénovation. «On peut encore y circuler, mais dans un an, dans deux ans … On sait qu’elle est fragile», explique M. Cloutier.
L’enquête de la SQ a permis l’arrestation de 20 personnes impliquées dans ce réseau et six perquisitions.
Les arrestations ont commencé tôt mercredi matin et la SQ a arrêté huit personnes supplémentaires le lendemain.
Elles se livraient au trafic de cannabis, de métamphétamine et de cocaïne dans le grand Gaspé et dans la MRC du Rocher-Percé. Lors des perquisitions, les policiers ont aussi saisi des cigarettes de contrebande, de l’argent comptant, trois voitures et sept armes à feu.
Âgées entre 23 et 55 ans, ces personnes résident à Gaspé et à L’Anse-à-Beaufils. On retrouve notamment la présumée tête du réseau, Jonathan Collin, 35 ans, de Gaspé. Il était recherché en vertu d’un mandat d’arrestation.
Cette opération a été réalisée dans le cadre d’un projet initiée en juin 2012.
L’assemblée a applaudi à plusieurs reprises en signe d’approbation pendant la conférence de la première ministre. Pauline Marois a dévoilé une liste de secteurs sur lesquels le comité ministériel qu’elle préside va travailler «en collaboration avec les acteurs du milieu», comme les a nommés le député de Gaspé, Gaétan Lelièvre.
Le président de la Conférence régionale des élus Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (CRÉGÎM) et préfet de la MRC d’Avignon, Bertrand Berger, est plutôt optimiste à l’annonce de cette «stratégie globale qui nécessite un travail continu». Il reste pourtant prudent à l’égard de ce «document touffu [qu’il va] regarder très attentivement. Par exemple pour la réparation du chemin de fer, le document indique un coût de 69, 5 millions alors que Mme Marois a dit qu’il y aurait une étude pour savoir exactement combien cela allait coûter».
Du vent dans les voiles
Mme Marois a mis la table des grandes orientations et le maire de Gaspé, François Roussy, espère que cela amènera des mesures concrètes. «Sa stratégie est une excellente nouvelle, notamment au niveau de l’hôpital de Gaspé ou le transfert du parc éolien à Murdochville, on en avait besoin. Si tout ce qui est écrit est appliqué concrètement, la Gaspésie est sauvée», se réjouit-il. Il ajoute : «on avait les voiles déployées, ça fait du bien de sentir le vent souffler de notre côté».
Le secteur éolien attend du concret
Le directeur général de TechnoCentre éolien, Frédéric Côté juge que pour l’économie, « c’est de bonne augure que l’éolien reste une priorité. » Un point de vue partagé par Maurice Quesnel, directeur général de la Chambre de commerce Baie-des-Chaleurs.
M. Côté attend cependant une annonce prévue vendredi à Matane. «Je souhaite l’amorce d’un bloc de 700 mégawatts d’énergie éolienne et un calendrier de déploiement concret. Il y a urgence afin de maintenir nos emplois manufacturiers», prévient-t-il.
Dans des délais acceptables
Le directeur du Cégep de la Gaspésie et des Îles, Roland Auger, demeure prudent. «Pour l’instant je ne sais pas trop. Je prends acte et je regarde où on va, dans un délai acceptable», explique-t-il. Dans le secteur de l’éducation, «l’important c’est la question de l’EPAQ et de la mise à niveau collective», décrit M. Auger.
«En Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine, le Fonds de solidarité FTQ a appuyé financièrement 170 entreprises avec un apport de plus de 155 millions de dollars», chiffre le président de la chambre, Jean-Marie Perreault.
Il a profité du dîner du président réunissant plusieurs entrepreneurs de la région, à New Richmond, pour signifier sa demande au ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, afin qu’il revoit sa décision.
Ottawa souhaite réaliser des économies en supprimant graduellement ce crédit d’impôt de 15% jusqu’en 2017. C’est aussi dans un souci d’équité par rapport aux autres fonds qu’il souhaite suspendre cet apport.
Le premier vice-président développement corporatif et investissements au Fonds de solidarité FTQ, Gaétan Morin, a rappelé le rôle de l’organisme de prêt et d’épargne : «Le FTQ est un modèle performant, complémentaire aux banques. […] La disparition des 15% de crédit d’impôt réduirait notre capital disponible et donc nos montants investis dans les petites et moyennes entreprises.»
Soutenir les PME
«Les investissements du FTQ ont permis de créer ou de maintenir plus de 5400 emplois dans la région», ajoute M. Perreault.
Christian Côté, directeur des Serres Jardins Nature, et François Arsenault, directeur de Fabrication Delta, ont parlé de leurs expériences. «Le Fonds de solidarité était présent pour nous aider financièrement à démarrer mais aussi nous conseiller dans nos prises de décisions», raconte M. Côté. Ses employés épargnaient également pour leur retraite.
Le Fonds de solidarité et les chambres du commerce du Québec souhaitent faire remonter les commentaires des entreprises québécoises à Ottawa avant le 31 mai, date à laquelle le ministre Flaherty décidera de réévaluer ou non sa décision. «Notre espoir est un peu pessimiste, mais nous espérons réussir grâce à la mobilisation des gens d’affaires à faire bouger les choses», argumente M. Perreault.
Depuis près de deux semaines, le printemps frappe la Gaspésie à grand coup de chaleur et de sécheresse. Devant ces conditions, les autorités ont décrété l’interdiction, qui est entrée en vigueur depuis lundi 15h et jusqu’à nouvel ordre. Toutes les MRC de la Gaspésie sont concernées.
Début de saison normal
La SOPFEU a comptabilisé 14 feux depuis deux semaines dans l’Est-du-Québec : «Cela reste dans la moyenne des années précédentes, la situation est normale», rassure l’agente à l’information de la SOPFEU, Marie-Hélène Bernier.
Dans la Baie-des-Chaleurs, on dénombre sept incendies depuis le début de la saison, ce qui représente 10,9 hectares de forêts brûlées. C’est la zone la plus touchée par ce printemps soudain. Il y en a eu quatre dans la zone de Rimouski/Matapédia et trois dans la région de Kamouraska/Rivière-du-Loup.
Des causes humaines
Selon la SOPFEU, les incendies se déclenchent plus vite au printemps qu’en été. «Les terrains sont plus secs en forêt et en bordure des bois, à cause des sols encore en partie gelés et surtout des nombreuses brindilles, feuilles mortes et du gazon très sec», décrit Mme Bernier. En attendant des températures plus fraiches et l’arrivée de la pluie, la SOPFEU recommande de suivre l’interdiction. Passer outre ces instructions est une effraction passible d’amendes.
«La plupart des incendies sont de causes humaines. Ce sont des feux de nettoyages, en bordure de routes ou de champs. Le vent accentue le danger», raconte Mme Bernier. Pour l’instant, ce sont les pompiers municipaux et les équipes terrestres de la SOPFEU qui interviennent principalement, « mais les avions-citernes sont prêts », ajoute Mme Bernier.
«Cela montre que même avec nos moyens, il est possible d’inciter nos jeunes à rester en Gaspésie et d’en faire venir d’autres», souligne le directeur du cégep, Roland Auger.
Selon l’établissement, un tiers des inscriptions du deuxième tour du processus serait des étudiants venant de l’extérieur de la région. Le cégep attirerait aussi quelques personnes de l’étranger.
Au total, 162 inscriptions ont été comptabilisées lors de la deuxième phase de recrutement, confirmant la hausse des demandes pour l’automne 2013. «Depuis 10 ans que les archives existent et l’établissement n’a jamais connu autant de demandes pour cette période», explique la conseillère en communication, Isabelle Vilchenon.
L’institution collégiale avait mis en place une campagne de promotion télévisée d’envergure, des programmes d’enseignements à distance et le lancement d’un nouveau programme d’archive médicale l’an passé. Ce dernier était suivi par 14 étudiants et à ce jour, 11 demandes ont été formulées. Le résultat est légèrement en-deçà des objectifs de la direction qui étaient de 15 à 20 inscriptions la première année, mais M. Auger juge que «dans l’ensemble ça a donné des résultats concrets».
Des solutions à court terme
Cet effort a un coût et la région ne peut le supporter seule. «Nous avons dépensé 380 000 $ dans la promotion du cégep en automne 2012 et 450 000 $ environ pour les incitatifs financiers», décrit M. Auger.
Alors que les inscriptions se termineront à la mi-août, le budget pour l’an prochain est déjà amorcé. «Il nous faut l’aide à court terme du gouvernement, du ministère de l’Éducation et des autres institutions, sans quoi tout ce qu’on a entrepris va s’arrêter».
L’embauche d’une secrétaire à temps partiel ainsi que la consultation de firmes d’ingénierie compenseront pour le poste laissé vacant.
«On a perdu un gros morceau, parce que Ghislain Cyr était très à point avec ses connaissances. D’ailleurs, il est toujours au bout du fil quand on a besoin de lui. Il nous donne encore des conseils. Nous sommes en très bons termes», a spécifié le président de l’organisme, Jean-Raymond Lepage.
Présent au sein de la SDEIC depuis sa fondation, Ghislain Cyr s’occupait du suivi des travaux et de secrétariat. «C’était le seul employé avec les surveillants de chantier, ajoute M. Lepage. Il a fait partie de ceux qui ont tenté de relancer l’usine, puis de ceux qui ont travaillé à son démantèlement. On a été chanceux de l’avoir avec nous.»
Plutôt discret, M. Cyr a préféré ne pas accorder d’entrevue à GRAFFICI.CA. Cependant, Jean-Raymond Lepage assure que les raisons de son départ à la retraite sont strictement d’ordre personnel et qu’il n’existe aucune tension, au contraire, entre l’organisme et son ancien directeur.
Aujourd’hui, afin de pallier à l’absence de M. Cyr, la SDEIC a engagé une secrétaire à temps partiel ainsi qu’une firme d’inspection, Gestion Éric Dubé inc., pour assurer le suivi des travaux.
Respect de la vie privée