le Mercredi 23 septembre 2026

«Assez, c’est assez! On veut élever nos voix», indique la porte-parole du nouveau comité de travail ACCORDons-nous, Sylvie Gallant, contre la décision de la caisse Desjardins des Monts et rivières. Ce groupe s’est constitué après l’annonce brutale de la fermeture des points de service de Saint-François-d’Assise, L’ascension-de-Patapédia et Saint-Alexis-de-Matapédia, le 18 avril dernier.  

ACCORDons-nous a demandé une réévaluation de ces fermetures à la direction de la caisse qui a répondu par la négative au maire de Saint-Alexis-de-Matapédia, Guy Gallant. A ce jour, la direction refuse de réévaluer cette décision. 

Depuis, la mobilisation prend forme. Les membres du comité vont distribuer des pétitions dans les villages «pour informer et montrer au conseil d’administration de la Caisse que la population est derrière nous», décrit la porte-parole. 

Des pétitions numérisées seront envoyées aux membres qui travaillent momentanément à l’extérieur, comme les étudiants.  

Sauver le centre de Saint-François-d’Assise 

«On voudrait qu’au moins un des centres, à Saint-François-d’Assise soit gardé avec tous ses services. Sans quoi il faudrait faire jusqu’à 60 kilomètres aller-retour pour aller déposer un chèque à la caisse» explique Mme Gallant.  

La porte-parole est inquiète pour son village : «Nous sommes convaincus qu’en maintenant un point de service sur les Plateaux, nous sauvons la Caisse Monts et rivières qui est située à Matapédia.  Dans le cas contraire, on risque de tout perdre.  Suite à l’annonce de fermeture, des membres  ont déjà commencé à vider leurs comptes pour d’autres institutions financières du Nouveau-Brunswick. Nous tentons par tous les moyens d’enrayer cette hémorragie», indique-t-elle.   

Désormais regroupées en 14 secteurs pour l’ensemble du diocèse, les paroisses seront appelées à partager services et ressources sur les plans pastoral et administratif.   Selon Mgr Gagnon, ces modifications seront nécessaires pour maintenir la vitalité de la vie pastorale en région.

L’évêque a également mentionné l’importance de donner un nouveau souffle au processus de transmission de la foi.  «La paroisse est-elle vivante, ou ronronne-t-elle comme un chat qui s’endort?», a-t-il lancé comme exemple. Il a cité l’importance de la pastorale au sein des familles et celle de la tenue de célébrations données par des laïques, en les décrivant comme des voies d’avenir pour la communauté chrétienne.

Avenir des églises

«Nos bâtiments sont des héritages, nous en sommes fiers, mais nous ne sommes pas des administrateurs de patrimoine. Pour avoir une communauté vivante, un petit local suffit», a affirmé Mgr Gagnon.

À quelques reprises, il a relancé le sujet : «Il faut se rendre à l’évidence. Il faut en parler, au sein des fabriques. On se retrouve parfois devant des dilemmes qui n’ont pas de bon sens : couper dans la pastorale parce que des briques sont tombées de la cheminée? On n’est pas là pour les briques, à mon point de vue».

Après l’assemblée, en entrevue, il a affirmé qu’à l’avenir, des bâtiments religieux pourraient être appelés à changer de vocation ou à multiplier leurs créneaux. «On sait que plusieurs personnes ont peur de perdre leur église. Les coûts de chauffage ont augmenté, ce qui a été une épreuve pour plusieurs paroisses. Quand on y pense, aujourd’hui, on laisse plus de pourboire au restaurant que d’argent à la messe. Avant, les églises se finançaient par le grand nombre de  pratiquants. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas, il faut donc aborder les choses différemment», a-t-il ajouté.

Mettre les finances au clair

Une tournée financière est prévue pour l’automne, où les portefeuilles de chacune des paroisses seront dévoilés. «Il est temps que les paroissiens sachent ce qui se passent. Avec une bonne communication, on va pouvoir trouver des solutions. Il y a des paroisses avec un grand déficit et il n’y a pas un chrétien qui le sait à part les marguilliers. Si vous prenez la parole, les choses vont changer», a affirmé Mgr Gagnon. Une fois la tournée terminée, les conseils de secteurs seront à même de faire des choix qui leur permettront de rétablir leurs finances. 

Démolie et reconstruite, la salle de spectacles de Chandler a été inaugurée sous le nom de Salle Thomas Morrissey (fondateur de Sapinart, membre fondateur du ROSEQ et récipiendaire de l’ADISQ du diffuseur de spectacles de l’année au Québec en 1988). 

Élus et partenaires étaient présents afin de célébrer l’ouverture de cette toute nouvelle infrastructure. 

Projet de longue haleine

Le président de la commission scolaire René-Lévesque, Jean Couture, a évoqué le souvenir de la signature d’une résolution demandant la rénovation de la salle il y a plus de 20 ans. Située dans la polyvalente Mgr Sévigny, il s’agit d’une salle à usages culturel et scolaire. 

Pour sa part, Gaétan Fullum et Jacques Lévesque, ancien président et président actuel de Sapinart, la compagnie de diffusion de spectacles, ont évoqué les nombreuses années de travail qu’il aura fallu afin d’obtenir une salle à jour. «On avait fait venir des acrobates qui avaient dû modifier leur numéro pour ne pas se cogner la tête sur les projecteurs», rappelle Gaétan Fullum. Ce dernier a d’ailleurs lu un mot de remerciement de la part de Thomas Morrissey, lequel ne pouvait être présent à l’inauguration. 

Pour le conseiller responsable de la culture à la ville de Chandler, Denis Michaud, cette salle complètement mise à jour confirme que «Chandler est parmi les chefs de file de la diffusion de spectacles en Gaspésie». Il a également rappelé que l’infrastructure est doublement importante de par sa vocation à la fois culturelle et éducative.

Coûts

La salle a été financée à hauteur de 3 864 000 $ par le ministère de la Culture et des Communications du Québec. Le Fonds du Canada pour les Espaces Culturels a fourni 1 150 000 $. La Société de Développement Économique et Industriel de Chandler a contribué pour 350 000 $. La commission scolaire René-Lévesque a investi 225 000 $. Le Centre Local de Développement du Rocher-Percé a investi 150 000 $ et la Caisse Populaire Desjardins du Centre-Sud Gaspésien la somme de 20 000 $. La Ville de Chandler a agi comme maitre d’œuvre dans le projet et Sapinart a fourni son expertise.

Sur le quai de Sainte-Thérèse-de-Gaspé, quelque temps avant le départ prévu à trois heures, parents et amis se sont rassemblés pour saluer les pêcheurs. 

Rassurés par le beau temps et la mer calme, les matelots sur place ont pu quitter les lieux l’esprit tranquille. «C’est primordial qu’il fasse beau. On a environ 65 000 livres de cages à bord, c’est très lourd. S’il ne faisait pas beau, on pourrait verser», a indiqué l’un d’eux. 

Ce dernier a d’ailleurs raconté que les casiers seraient déposés à l’eau, laissés en place un peu plus de 24 heures et que la première récolte serait ensuite réalisée. 

Quotas 2013

Cette année, le quota de la flottille traditionnelle est de 15 367 tonnes, dont 4701 tonnes permises au Québec. 

Pour ce qui est de la flottille des Premières Nations, 3516 tonnes sont autorisées dont 1387 tonnes au Québec. 

La saison de pêche prendra fin le 15 juillet. 

Les pêcheurs interrogés n’ont pas voulu se prononcer sur les quotas en vigueur et ont plutôt souligné leur joie de débuter la saison. 

Vérifié par le bureau de REMAC, l’entreprise en charge de la conception et de la construction de la structure, le record d’envergure mondiale devrait être enregistré une fois les travaux complétés. 

L’espace compris entre les deux piliers est de 62 mètres. La longueur totale de la passerelle est de 142 mètres. Elle surplombe la rivière Grand Pabos, reliant Chandler et Pabos-Mills.

Si la structure est désormais fixe, elle demeure fermée au public en attendant les derniers travaux : «Il nous reste à souder les plaques amovibles qui permettent à la passerelle de se dilater quand il y a des variations thermiques, ainsi qu’à construire les approches. Pour ça, on doit attendre que le plan d’asphalte ouvre», annonce André Poulin, PDG chez Remac. 

Pour la mairesse de Chandler, Louisette Langlois, cette nouvelle étape complétée est le symbole d’un virage économique à Chandler : «C’est un virage total, c’est la concrétisation de notre nouvelle orientation récréotouristique. Les marcheurs et les cyclistes auront enfin un circuit potable et la ville est désormais dotée d’un nouvel attrait touristique. » 

Rappelons qu’un circuit pédestre et cyclable est annexé à la passerelle, ce qui constitue le Circuit des bâtisseurs. 

Aucun bris

La semaine dernière, un segment de la passerelle a basculé dans la rivière en raison de la rupture d’un câble le soutenant lors de son installation. «On l’a fait inspecter et il n’y a aucun bris, pas même une petite fissure», affirme André Poulin. 

Pour la part, la mairesse de Chandler se réjouit du fait que l’incident ne coûtera rien à sa population. «Les chantiers comme celui-ci sont assurés et le contrat prévoyait tous les incidents possibles», affirme-t-elle.

Coûts du projet

La passerelle du Circuit des bâtisseurs a coûté 2,3 millions de dollars avant taxes. Elle a été financée à 46,66% par Développement Économique Canada, à 33,33% par Tourisme Québec, à 17,3% par la Société de développement économique et industriel de Chandler et à 2,7% par la Ville de Chandler. 

«C’est un projet qui était désiré par la Ville depuis plusieurs années et qu’on a concrétisé à travers Escale Gaspésie. En gérant notre budget serré, on a mis notre part et on voit enfin sa réalisation», ajoute Louisette Langlois. 

«C’est simple : on n’a pas besoin de CAAF. On peut tout simplement se greffer à différentes compagnies qui exploitent la forêt pour récupérer la biomasse ou les résidus partout en Gaspésie», affirme-t-il. 

Pour démarrer son projet, il estime avoir besoin d’investir dans deux équipements : un broyeur-séchoir et une machine à granules. Catalogues en main, il estime qu’il faudrait, pour acquérir les deux machines, un investissement de moins d’un million de dollars. 

Il compte sur les infrastructures disponibles à Chandler pour implanter le projet : «Il y a le garage municipal qui serait parfait, ou encore un des condos industriels qui pourraient être construits comme l’a affirmé la mairesse», dit-il. 

Coopérative

La formule d’opération idéale serait, selon M. Lafontaine, une coopérative. Il est d’ailleurs à la recherche d’investisseurs pour l’aider à bâtir son projet. 

Il estime que plusieurs pôles d’opérations pourraient fonctionner en Gaspésie, en greffant des équipements aux compagnies produisant des déchets valorisables sur le territoire et en créant un réseau de revente des granules. Plusieurs propriétaires d’équipements pourraient ainsi collaborer. 

M. Lafontaine affirme qu’avec un tel projet,  il pourrait créer des produits pour les besoins locaux. «J’aimerais qu’on puisse devenir la marque maison d’une grande quincaillerie», affirme-t-il. 

Récupérer l’énergie

Si le projet est toujours à l’état d’ébauche, M. Lafontaine ose voir grand : «Bombardier a fait un véhicule pour aller sur la neige. Aujourd’hui, il va sur les nuages», lance-t-il en affirmant qu’il existe de multiples possibilités découlant d’une telle exploitation dans la région. 

En récupérant l’eau chaude produite par le séchoir pour générer des énergies alternatives, M. Lafontaine estime qu’il serait possible de greffer au projet une multitude d’industries. Ce qu’il souhaite, c’est puiser à même la communauté les idées et investissements nécessaires afin de démarrer et voir fleurir son idée de départ. 

La pêche au homard, autorisée depuis samedi à 5 heures, s’est déclenchée plus discrètement que les années précédentes, où les bateaux se massaient à la sortie de la marina de l’Anse-à-Beaufils. La brume épaisse a fait en sorte que seules quatre embarcations ont quitté le quai à l’heure prévue. Les autres pêcheurs de l’endroit ont attendu un éclaircissement du temps avant de se risquer en mer. Les marins ont vécu le même problème à Percé où le quai, désert, semblait lui-même s’effacer dans la brume.

Les bateaux ont pris la route plus tard en journée, un par un, au moment qui leur semblait adéquat.

À l’Anse-à-Beaufils, de nombreuses activités communautaires ont été organisées, comme à chaque année, invitant la communauté à célébrer le début de la pêche.

Économie favorable

Le président du Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie, le pêcheur O’Neil Cloutier, estime que l’année pourrait s’avérer plus vendeuse pour le produit. «Le marché n’est pas pareil cette année. On n’a pas la surabondance de la Nouvelle-Écosse qui a vendu la majorité de sa récolte en Asie. Aux Etats-Unis, bien qu’on soit toujours à parité avec le dollar canadien, on observe une reprise économique. Quel en sera l’effet ? On espère, avec tout le travail qu’on fait pour gagner le marché, que notre produit sera reconnu», dit-il.

Il a d’ailleurs rappelé que bien que les coûts d’opération soient toujours grandissants, les prix sont comparables à ceux d’il y a six ans, si l’on se fie au point mort estimé à 5 dollars la livre. Il a également rappelé qu’il s’agit d’une activité de pêche compétitive de 68 jours avec 235 casiers à lever chaque jour pour chaque pêcheur.

L’organisatrice de cet événement commémoratif, Isabelle Turbide, a eu cette idée spontanément mercredi : «C’est un élan de sympathie pour les coureurs, les familles, les victimes de cet attentat-là»,  explique l’organisatrice.

«La communauté des coureurs de Gaspé a aussi été touchée. On voulait à notre façon souligner cet événement-là», dit Mme Turbide.

Cette activité d’adresse à l’ensemble de la population. Les gens pourront faire le circuit à la marche s’ils le désirent.

La course partira à 9h30 du stationnement de la Place Jacques-Cartier et les coureurs se dirigeront vers le stationnement du Centre hospitalier de Gaspé.

Mme Turbide ne s’est pas fixé d’objectif de participation : «Jusqu’à maintenant, on sait que ça risque d’être important. On va accepter tout le monde qui voudra se déplacer», indique-t-elle.

Selon elle, les autorités policières et municipales collaborent très bien afin d’assurer la sécurité de tous.

Aucun travailleur n’a été blessé. Deux hommes ont fait une chute à partir du pilier ayant servi de pivot à la structure d’aluminium, mais ils ont été retenus par leurs harnais de sécurité. «Au départ, ils ne voulaient même pas aller à l’urgence. C’est notre secouriste, Jean-Bernard Moreau, qui les a accompagnés à l’hôpital. Ils ont passé des radiographies et tout était beau. Ils sont revenus travailler après», affirme André Poulin, PDG chez REMAC, constructeur de la passerelle.

Cause inconnue

«Nous avions cinq contremaîtres sur le chantier, tous équipés de radios. Nous avions aussi doublé la sécurité. On nous recommandait d’attacher la passerelle à un câble de chaque côté. Nous avions mis un deuxième câble indépendant de chaque côté. On a suivi la procédure conçue par la plus grande spécialiste de lancement de ponts au Québec. Pour l’instant, il m’est impossible de dire ce qui a provoqué la rupture des câbles», dit M. Poulin. 

À la suite de l’incident, il a contacté Hélène Christodoulou, l’ingénieure spécialiste en lancement de ponts avec qui il avait fait affaire. Au téléphone, elle lui aurait dit qu’il s’agissait peut-être d’une erreur humaine, d’un manque de coordination entre les opérateurs qui tiraient les câbles d’acier et ceux qui les déroulaient, laquelle aurait causé une surtension provoquant leur rupture. Cependant, à défaut d’être sur place pour analyser la situation, elle n’a pas pu confirmer la cause de cet incident. 

Travaux suspendus

En attendant une nouvelle procédure établie par des ingénieurs afin de sortir la passerelle de l’eau, les travaux sont suspendus. «On travaille selon des procédures données par des ingénieurs. On avait la procédure pour lancer la passerelle, mais maintenant il nous en faut une pour la relever», explique M. Poulin.

Désuète tant en ce qui concernait les équipements scénographiques que le confort des spectateurs, la salle, aujourd’hui nommée salle Thomas Morrissey, est prête à reprendre ses activités dans un environnement à la fine pointe de la technologie, un projet de 5,7 millions de dollars mené par la Ville de Chandler, en collaboration avec la commission scolaire René-Lévesque et Sapinart.

«On va pouvoir accueillir une plus grande variété de spectacles. Avant, on ne pouvait pas accepter de numéros de théâtre ou de spectacles avec des décors trop imposants», souligne Louise Meunier, directrice de Sapinart, la compagnie de diffusion. 

Désormais apte à recevoir des spectacles d’envergure, la salle a fait l’objet d’une mise à jour complète. Des sièges aux loges en passant par un agrandissement considérable de la scène et de l’arrière-scène, les lieux sont également dotés d’une billetterie, d’un bar et d’un vestiaire. Équipée des derniers outils de sonorisation et d’éclairage, la salle a été repensée en fonction de l’acoustique et du rendu visuel pour les spectateurs. Son plafond à l’architecture rappelant un panier tressé est composé de caisses de résonnance alors que ses murs absorbent les sons. «Quand on a entendu le son, on a vraiment eu un coup de cœur», affirme Mme Meunier.

Les couleurs vives ont été placées à l’honneur dans le bâtiment afin de lui conférer un aspect ludique. «C’est ce qu’on voulait, parce qu’on est dans une école, tout de même», souligne-t-elle.

L’œuvre d’art associée à la construction, érigée par Bruno Santerre, est elle aussi conçue dans cet ordre d’idées. Elle accueille les visiteurs en deux parties à l’entrée du complexe et à l’entrée de la salle. 

Le premier spectacle que recevra le bâtiment aura lieu ce mercredi. L’artiste Bruno Pelletier sera le premier à fouler la scène de la salle Thomas Morrissey. 

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