Le crédit d’impôt à l’investissement semble être une mesure populaire alors que les libéraux, le Parti québécois (PQ) et dans une moindre mesure, la Coalition avenir Québec (CAQ), utiliseront ce levier pour générer de nouveaux investissements dans la région.
« Le crédit d’impôt à l’exportation peut toucher beaucoup d’entreprises de notre secteur. C’est un crédit d’impôt de 50 pour cent qui inclut l’exportation vers d’autres provinces », indique le candidat libéral dans Bonaventure, Damien Arsenault.
Le Parti québécois a déjà posé un geste dans ce sens, selon le candidat péquiste dans Gaspé, Gaétan Lelièvre : « On a majoré le crédit d’impôt à l’investissement de 40 à 50 pour cent pour les régions ressources. Il se limitait aux équipements. On l’a élargi à l’achat ou la construction d’immobilisation. On aura des avantages supérieurs aux régions où l’économie va beaucoup mieux », explique le député sortant de Gaspé.
La CAQ prône un réalignement de l’aide actuelle : « Il faut revoir les crédits d’impôt aux entreprises pour remettre le tout dans Investissement Québec. Il faut faire un portefeuille de développement régional pour appuyer les initiatives entrepreneuriales ici en région et pour l’ensemble du Québec », avance le candidat caquiste dans Bonaventure, Jean-Marc Landry. « L’aide financière est là pour démarrer ou assurer un projet d’expansion d’une entreprise et non pas pour assurer la rentabilité année après année des grandes entreprises », dit-il.
Le candidat du Parti conservateur dans Gaspé, Christian Rioux, estime que le Québec fait fausse route : « Il faut arrêter de subventionner à outrance les compagnies. Dans le dossier de la cimenterie de Port-Daniel, on est bien contents, mais l’entreprise avait les reins solides et était capable de s’implanter. Mais le gouvernement a donné de l’argent des contribuables juste pour dire “’Regardez! J’aide la Gaspésie”’. » Selon lui, il faut simplifier le processus : « Quand une entreprise veut démarrer, il y a énormément de bureaucratie. Ce n’est pas quelque chose qui encourage les entreprises à s’installer au Québec en général. »
Il estime qu’il faut développer les ressources naturelles comme le pétrole ou le secteur forestier, ce qui permettra de créer des PME autour de ces industries.
Aider autrement
Québec solidaire et Option nationale ont une autre vision du développement régional.
Par exemple, la solidaire Patricia Chartier, candidate dans Bonaventure, propose un développement de proximité. Elle soutient que le programme de son parti peut très bien s’adapter au contexte gaspésien et que la région pourrait même en bénéficier amplement : « On veut nationaliser tout ce qui est l’énergie au Québec. On pense que la Gaspésie a un grand potentiel au niveau de l’éolien, la biomasse, l’énergie marémotrice. Dans le fond, c’est régionaliser, encourager les entreprises locales et les énergies alternatives. Ça va de soi que cela favoriserait le développement de la Gaspésie », analyse Mme Chartier.
La stratégie d’Option nationale est de créer un seul endroit pour tous les entrepreneurs : « On prévoit la création de la Banque du Québec, qui serait un regroupement de toute l’aide régionale. L’avantage, c’est que ce serait un guichet unique », explique le candidat dans Gaspé, Frédéric DeRoy.
Les libéraux proposent aussi cette idée, via Investissement Québec.
Cette annonce devait se faire le 4 mars dernier selon plusieurs informations obtenues, ce qu’a confirmé le ministre responsable de la région Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Gaétan Lelièvre.
« Ce qu’on avait comme message à livrer, c’était que l’École des pêches ne fermera pas. Elle est là pour rester. On confirmait que l’école demeurait au niveau du ministère de l’Enseignement supérieur », indique M. Lelièvre qui devait être accompagné pour l’occasion par le ministre Pierre Duchesne.
Un comité ministériel avait été formé à l’été 2013 afin de se pencher sur l’avenir de l’institution, menacée de fermeture en raison de la diminution constante des inscriptions.
Plusieurs acteurs au dossier avaient souhaité que l’école passe sous la juridiction du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) en raison des activités de recherches et de la transformation des produits marins avec Merinov. « Je considère que ce n’est pas un bon choix. J’ai convaincu le ministre Duchesne qu’on lui reconnaisse le statut d’institution collégiale », ajoute M. Lelièvre.
Il indique que quelque 300 000 $ seront ajoutés au budget de fonctionnement de l’école et du travail sera fait pour élargir l’offre de formation. « Il faut tenter de trouver des nouveaux créneaux de formation pour augmenter la clientèle », dit-il.
Recentrer la formation
Une meilleure concertation se fera aussi entre l’ÉPAQ et les commissions scolaires qui dispensent certaines formations professionnelles dans ce secteur d’activités.
« Il y a des gens à qui on a forcé le bras pour venir s’asseoir. On ne peut pas se permettre de continuer à se dédoubler. Je suis agréablement surpris des discussions de la part de l’ensemble des intervenants. On est sur un meilleur terrain de concertation et de complémentarité. On l’a forcé, il ne faut pas se le cacher », indique candidement M. Lelièvre.
Le rapport du comité sera déposé au ministère de l’Éducation et M. Lelièvre souligne qu’il y a un plan de match : « Je pense qu’on va remettre de l’ordre », croit-il.
Selon lui, le dossier n’a pas été facile, mais il souligne qu’il était important de Québec confirme les opérations de l’ÉPAQ et son maintien dans le réseau collégial.
L’organisation souverainiste de gauche avait un candidat en début de semaine dernière, un étudiant du Cégep de la Gaspésie et des Îles, Aristophane Gourd, mais il s’est désisté.
Pour M. Leboeuf, l’annonce du scrutin a été l’élément déclencheur pour faire le saut en politique provinciale : « J’ai décidé de représenter Québec solidaire puisque ce sont des valeurs qui rejoignent les miennes. C’est important que la voix de Québec solidaire, une voix différente, mais qui amène des solutions valables et concrètes pour les Gaspésiens et les Québécois soit entendue. »
Son parcours
Natif de Thetford Mines, l’homme de 51 ans arrive en Gaspésie en 2001 afin de faire un remplacement à la pharmacie du centre hospitalier de Gaspé. « J’ai fait un an dans la région et je n’ai plus voulu partir après. J’ai trop aimé ça », explique-t-il.
Il a ouvert par la suite sa propre pharmacie à Percé. C’est à ce moment que son implication dans la communauté s’amorce : Fondation du patrimoine de Percé, Société de développement économique, Coopérative du Géoparc.
« J’ai eu le souci de m’impliquer dans des comités qui, à mes yeux, faisaient une différence dans la qualité de vie de la population. C’est la base de mon implication », souligne M. Leboeuf.
Il devient conseiller municipal en 2009 pour un seul mandat.
Actuellement, il œuvre comme pharmacien occasionnel dans les pharmacies Uniprix de Percé et Gaspé et est en processus de formation continue dans la métropole.
Il refuse pour l’instant de commenter les actions du Parti québécois au cours des 18 derniers mois, préférant attendre une conférence de presse prévue la semaine prochaine pour faire son appréciation et présenter son programme électoral.
L’homme a une conjointe et est sans enfant.
Candidat pour une deuxième élection au sein de la CAQ, le professeur en administration au cégep de la Gaspésie et des Îles et père de famille se lance en politique avec deux objectifs principaux en tête. Tout d’abord, il compte s’attaquer à la baisse démographique et au vieillissement de la population. Il compte rapatrier les jeunes qui quittent la région pour leurs études en gardant un contact auprès d’eux par la technologie. « Rien de plus facile à implanter en Gaspésie que des Gaspésiens, mais encore faut-il garder le contact. » Il désire également remettre la ville de Percé à jour comme destination touristique. « Il faut que Percé soit protégé et préparé pour la saison touristique. Quand Percé va, la Gaspésie va », lance-t-il. Jean-Marc Landry se considère comme un « intrapreneur », c’est-à-dire un entrepreneur à l’intérieur des projets pour lesquels il travaille, et ce, depuis toujours. C’est cette philosophie qu’il compte utiliser pour développer la région.
L’homme originaire de Carleton sort inquiet du dernier mandat du parti Québécois : « Ils ne nous ont pas montré qu’ils pouvaient gouverner différemment des Libéraux. Et comme sprint final, 185 annonces en 40 jours, c’est prendre les Québécois pour les idiots. On ne peut pas les acheter comme ça. » Concernant le projet de cimenterie auquel son parti s’oppose, il s’engage à respecter les engagements déjà pris par le PQ. Or, pour l’éolien, il considère qu’il faudrait rapidement travailler à la création d’emplois pour offrir d’autres postes aux travailleurs du domaine, domaine qu’il juge, tout comme son chef François Legault, non rentable. « C’est certain que l’éolien crée des emplois. Mais je crois qu’il faut regarder l’ensemble du processus et des coûts. Peut-être que M. Legault a été maladroit dans la façon de le dire, mais je crois qu’il faut trouver d’autres solutions », ajoute-t-il.
Pourquoi joindre la CAQ? Jean-Marc Landry estime qu’il s’agit du seul parti proposant de réelles solutions. « C’est le seul parti en lequel j’ai vraiment confiance pour un véritable changement. […] On en demande de plus en plus à la classe moyenne et la CAQ est le seul parti qui propose de réelles solutions », dit-il.
Par-dessus tout, Jean-Marc Landry vise la victoire de la CAQ à l’échelle québécoise. Et cette victoire, il ne la voit pas que par une élection : « Dans tous les scénarios, on va gagner, parce que les lignes directrices du PQ et du PLQ s’inspirent désormais du livre de Legault », conclut-il.
« Je veux poursuivre. On a une stratégie de développement de cinq ans. Je veux aussi m’attaquer aux autres dossiers que je n’ai pas eu le temps de régler, notamment le transport. C’est vraiment le défi et il y a encore beaucoup de travail à faire », indique-t-il.
Avant de devenir ministre délégué aux régions et responsable de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine en septembre 2012, Gaétan Lelièvre a oeuvré dans le développement régional au cours des 30 dernières années dans les MRC et CLD du Rocher-Percé et de la Côte-de-Gaspé ainsi qu’à la direction de la Ville de Gaspé. Il possède aussi une maîtrise en développement régional.
Concilier le développement des ressources naturelles tout en respectant les attentes de la population représente également un énorme défi : « Si j’ai un autre mandat, ce sera un défi qui sera constant. Comment bien faire ça de façon responsable? », se questionne le député sortant.
Le dernier mandat
Gaétan Lelièvre trouve difficile de se prononcer sur sa perception du court mandat de 18 mois du gouvernement du Parti québécois.
« On n’est jamais bon juge quand on parle de nous-mêmes. Mais c’est un parti qui a amené de la rigueur au niveau de l’éthique, des règles de gouvernance. Il fallait mettre de l’ordre », avance M. Lelièvre.
Il estime que le Parti québécois a dû revoir l’ensemble des façons de faire dans le secteur des ressources naturelles « pour encadrer le développement qui était plutôt anarchique ».
Qui est-il?
Originaire de Sainte-Thérèse-de-Gaspé, Gaétan Lelièvre vit avec sa conjointe depuis 35 ans. Il est aussi père de deux garçons. Comme loisir familial, il possède une petite ferme agricole.
La politique était une suite logique dans son plan de carrière : « C’est de continuer à travailler au développement de la région à partir d’un poste de député, dans l’arène politique, et avoir accès à des lieux privilégiés pour le développement de la région », explique M. Lelièvre.
Le Parti québécois représentait le mieux sa vision du développement régional : « C’est le parti qui a le plus démontré de sensibilité face aux régions ressources. J’ai lu l’ensemble des politiques de développement régional des 30 dernières années. C’est le parti qui m’offrait le meilleur coffre à outils pour aider ma région », estime le candidat péquiste.
« La Gaspésie n’a pas toujours bonne presse à l’échelle du Québec. C’est facile de frapper sur la région et d’essayer de se rendre populaire », ajoute M. Côté.
Les positions claires de François Legault sur l’avenir du développement de la filière éolienne et du financement public dans le projet de cimenterie de Port-Daniel tranchent avec les axes de développement régional.
« Ses positions ne sont pas en ligne droite avec les positions de la Gaspésie. Par contre, il y a des gens qui peuvent adhérer à ce type de discours. Quand on ne connaît pas les détails des dossiers, c’est facile de faire de la propagande politique sur le dos des Gaspésiens », poursuit M. Côté.
Il ne voit aucun problème à l’aide consentie par l’État au développement de la cimenterie. Il voit même une contradiction de la CAQ sur l’aide gouvernementale aux grands projets : « Je n’ai pas entendu M. Legault s’opposer aux subventions énormes aux alumineries ou à l’industrie des jeux vidéos à Montréal. Pour eux, c’est correct, mais quand on arrive en Gaspésie, ce n’est pas correct. Ça me pose vraiment problème », dit-il.
Rencontre à Gaspé
Daniel Côté a rencontré François Legault en fin d’après-midi, mardi, à Gaspé.
Les deux politiciens ont des positions diamétralement opposées sur les dossiers de la cimenterie, de l’éolien et du pétrole en zone habitée.
« Sur trois dossiers, je pense qu’on a trois prises et on est retiré. On n’est pas sur la même longueur d’onde », illustre M. Côté, soulignant avoir eu une discussion franche et honnête avec le chef de la CAQ.
« Nous, freiner les projets futurs [dans l’éolien], ça veut dire fermer nos manufactures, arrêter le développement de nouvelles entreprises », souligne M. Côté.
Il estime que la CAQ va à contre-courant sur le développement futur de la région.
« La gaffe qu’on pourrait faire, c’est mettre nos œufs dans le même panier. Oui au développement touristique, mais il y a d’autres axes de développement. On a fait nos preuves avec l’éolien. On doit miser sur la diversification économique », commente le président de la CRÉGÎM.
« On n’est pas une république de bananes. Comme gouvernement, on va respecter notre signature. Maintenant, si le deal comme on dit en affaire n’est pas closé et qu’on est capable de le renégocier pour avoir une plus grande participation du privé, on va le faire. Il y a beaucoup trop d’argent public pour l’argent privé qui est investi », indique M. Legault, de passage à Gaspé mardi.
Le 31 janvier dernier, la première ministre Pauline Marois a annoncé une aide totale de 450 millions $ : une garantie de prêt de 250 millions, Investissement Québec a pris une participation de 100 millions $ tout comme la Caisse de dépôt et placement.
« Jamais je n’aurais investi 450 millions pour créer 400 emplois dans la cimenterie. C’est un mauvais choix économique. C’est un choix pour gagner des votes », affirme M. Legault en rappelant que les quatre autres cimenteries québécoises sont exploitées à 60 pour cent de leur capacité.
L’éolien
M. Legault estime qu’il faut faire une pause dans le développement de la filière éolienne, parce que chaque emploi coûte, selon lui, 200 000 $ par année.
« Il y a une perte qu’on estime à plus d’un milliard $ par année assumée par les contribuables. Ça n’a pas de sens économiquement », analyse le chef caquiste.
« Ce sont des bonbons électoraux autant du Parti libéral que du Parti québécois. On a finalement une situation économique et financière inacceptable parce qu’on vit au-dessus de nos moyens. On pose des gestes pour des raisons électoralistes qui n’ont aucun fondement économique », indique M. Legault.
Développer les PME
M. Legault propose des idées pour relancer la Gaspésie. Il parle notamment de développer le tourisme à Percé.
« Ce n’est pas normal que Percé ne soit pas un des endroits les plus visités au monde. C’est un péché de ne pas avoir développé ce potentiel-là », indique M. Legault.
Le quai, des infrastructures haut de gamme, le développement des croisières sont des exemples lancés par le chef caquiste pour démontrer le retard pris dans le développement touristique.
« Il faut surtout appuyer chaque entrepreneur qui a des projets. Un petit projet avec cinq ou 10 emplois. Il y a des entrepreneurs en Gaspésie qui ont d’excellentes idées. Il faut les aider. C’est là qu’il faut investir », indique-t-il.
À ses yeux, les Centres locaux de développement (CLD) doivent alléger leur fonctionnement et s’arrimer à Investissement Québec pour mieux supporter les entrepreneurs, « quitte à prendre un peu plus de risque ».
M. Legault a profité de son passage à Gaspé pour visiter notamment Merinov.
« C’est un centre d’innovation qui va exactement dans le sens que je propose avec le projet Saint-Laurent, c’est-à-dire rapprocher nos centres qui font de la recherche des entreprises, les rendre plus productives et créer des emplois de qualité et aller plus loin dans l’innovation. »
Ses chances en Gaspésie
M. Legault estime que la prochaine campagne électorale sera une « anti-campagne ».
« Nous, contrairement aux deux vieux partis, on ne viendra pas annoncer des bonbons électoraux. On va lancer un message clair : à qui voulez-vous confier la gestion de votre portefeuille? Si on arrive à parler du contribuable, on va réussir à avoir deux collègues [gaspésiens] de plus », pense-t-il.
Lors de l’adoption du dernier budget fédéral, la subvention de 116 millions versée par le fédéral à Québec a été coupée et le gouvernement fédéral prévoit désormais verser cette somme destinée à la formation au travail, amputée de 70 millions, directement aux entreprises.
Les Carrefours jeunesse-emploi de la province de Québec contestent cette décision. Leur rôle d’intermédiaire entre les jeunes et l’emploi se trouve ignoré par cette mesure, et ils craignent devoir couper directement dans les services. Rappelons qu’auparavant, le provincial pouvait leur remettre la somme nécessaire pour que leur rôle prenne place.
« Cela veut dire que nous serons peut-être forcés d’aider moins de jeunes de Rocher-Percé à raccrocher et terminer leurs études ou encore, réussir leur intégration au marché du travail », s’insurge Annie Tapp, directrice pour le CJE du Rocher-Percé.
À lui seul, le CJE du Rocher-Percé intervient annuellement auprès de 600 jeunes. L’organisme travaille de concert avec le Centre local d’emploi et les écoles, afin d’insérer les jeunes dans le milieu du travail.
Les CJE de la province demandent donc au gouvernement provincial d’intervenir afin que le modèle québécois d’insertion à l’emploi soit considéré par le fédéral, et que la démarche soit revue.
Les commissions scolaires bénéficiaires
2 220 000 dollars seront remis aux commissions scolaires René-Lévesque et Eastern Shores afin de réaliser des projets d’agrandissement, de rénovation et de mise à jour. « Ce sont des fonds qui existaient déjà, mais qu’on a décidé de débloquer hâtivement au cas où il y ait des élections », a mentionné le député de Bonaventure, Sylvain Roy.
De leur côté, les commissions scolaires accueillent l’offre à bras ouverts. « C’est bien nécessaire. Parfois, on a des systèmes électriques ou de chauffages qui datent de plus de 50 ans », mentionne le président de la commission scolaire René-Lévesque, Jean Couture. Il ajoute que quelques projets ont déjà été ciblés, notamment la réfection de la toiture de la polyvalente Mgr Sévigny de Chandler. Il précise que les travaux prioriseront d’abord la qualité de l’air et la sécurité. Certains appels d’offres sont déjà lancés. Les commissions scolaires ont trois ans pour utiliser les montants alloués.
Réhabiliter le site de la Gaspésia
Pour faire suite aux travaux de décontamination du site de l’usine Gaspésia de Chandler, un montant d’un million de dollars a été alloué à la municipalité de Chandler, dans le cadre du programme ClimatSol. Ce projet visera la réhabilitation du site, pour le rendre accessible à la population. « On prévoit notamment y incorporer une piste cyclable, un stationnement et une rue municipale qui va relier le centre-ville au circuit des bâtisseurs », mentionne la mairesse de l’endroit, Louisette Langlois.
Cette réhabilitation du site se fera une fois les travaux de décontamination terminés, ces derniers étant arrêtés temporairement à la suite de la faillite de la compagnie E.D.S. Selon Gilles Roy, vice-président de la Société de Développement Économique et Industriel de Chandler, malgré le retard occasionné par la faillite, la fin des travaux est prévue pour septembre 2014.
La directrice Nathalie Meunier explique qu’en ce sens, les classes à niveaux multiples solliciteront notamment la collaboration d’élèves de toutes les tranches d’âge dans certains projets de coopération. « Je suis persuadée que ces élèves-là vont repartir avec des compétences supplémentaires comme un meilleur sens de l’organisation, une plus grande autonomie, une grande créativité et une meilleure confiance en soi », dit-elle, en affirmant qu’un tel programme pourra leur donner une longueur d’avance pour leur entrée au secondaire.
Elle précise que la base du programme régulier sera respectée et que les élèves bâtiront des projets entrepreneuriaux dans un contexte encadré, une solution qui permet de s’assurer que toutes les connaissances de base soient acquises.
Pour Nancy Rail, membre parent du comité d’établissement, cette nouvelle couleur qui s’ajoute au programme est une excellente nouvelle. « C’est un changement moins drastique que l’école alternative qu’on avait voulu implanter au départ, donc ça fait moins peur aux parents. Par contre, ce projet pourrait intéresser des jeunes des localités autour de Val-d’Espoir, et ça pourrait aider à maintenir l’école ouverte », ajoute-t-elle.
Elle précise que le projet a été applaudi à la dernière réunion des commissaires à Bonaventure.
École dans un état précaire
Rappelons que l’école de Val-d’Espoir doit être évaluée chaque année pour déterminer si le nombre d’inscriptions est suffisant pour justifier son ouverture. Depuis un an, les jeunes de la maternelle sont redirigés à Cap-d’Espoir. Nancy Rail craint que certains parents n’osent pas séparer leurs enfants de leurs amis pour les inscrire à Val-d’Espoir, une situation qui pourrait compromettre l’avenir de l’école pour laquelle chaque inscription joue un rôle charnière. Elle estime que la couleur entrepreneuriale offre désormais des chances de rapatrier certains jeunes qui, autrement, seraient demeurés dans l’établissement de Cap-d’Espoir.
Les inscriptions se terminent ce vendredi.
Respect de la vie privée