« J’ai une amie qui était passée par là le 10 septembre pour aller aux bleuets. Elle est passée une première fois devant le cimetière entre 12h et 13h et tout était beau. C’est en revenant, en fin d’après-midi, qu’elle a vu que la statue était tombée, qu’elle s’est arrêtée et qu’elle a vu le massacre », raconte Gilda Grenier, ancienne résidente du village et l’une des bénévoles qui voit à l’entretien du cimetière.
À la suite de l’expropriation des résidents en 1970, le cimetière situé à une vingtaine de kilomètres au nord de Chandler demeure le seul témoin de l’existence du village. Le grand-père, deux petites soeurs et un petit frère de Mme Grenier sont enterrés là.
« Les policiers ont relevé les pierres qu’ils ont pu relever, mais tout était tombé. Plus une pierre n’était debout », affirme Mme Grenier.
La Sûreté du Québec rapporte 15 pierres tombales fracassées ou couchées au sol et 15 croix de bois brisées. La statue a également été démembrée.
Suspect recherché
La grogne s’installe auprès de la communauté, ébranlée par l’outrage fait aux familles. Mme Grenier a offert 500 $ à la personne qui dénoncerait le ou les coupables. D’autres personnes ont offert des montants d’argent et les enchères sont montées à 1100 $.
« Ce cimetière-là, c’est tout ce qu’il nous reste, depuis que le gouvernement nous a mis dehors », déplore Mme Grenier.
Pour la préfète de la MRC du Rocher-Percé et responsable du territoire non organisé où est situé le cimetière, ce geste est inacceptable : « Quelqu’un qui ose s’attaquer à un cimetière, ça montre à quel point les gens ont peu de respect pour ceux qui sont demeurés après avoir construit les colonies à l’époque. C’est certain que l’évêché ne fera rien pour les cimetières vandalisés, mais on va voir ce qu’on peut faire avec le comité qui prend soin des lieux, on ne pourra pas laisser ça comme ça », explique Diane Lebouthillier.
Selon des bénévoles en charge de l’entretien, 98 enfants et 38 adultes seraient enterrés dans ce cimetière.
Une page Facebook est formée.
La Sûreté du Québec invite la population à fournir toute information pertinente en téléphonant au (418) 689-1305.
C’est sous le chapeau de dix principes généraux que l’aspirant maire a annoncé ses couleurs. Refusant de faire des promesses électorales concrètes, il s’est plutôt engagé à travailler selon des lignes directrices : développer la fierté et le sentiment d’appartenance, l’éthique et l’intégrité, le partenariat et le travail d’équipe, une méthode de travail comprenant une structure organisationnelle et une planification, un contrôle des dépenses, la participation citoyenne, la réunification des trois anciennes municipalités fusionnées, le soutien à la créativité et au développement économique, le maintien ou la bonification des infrastructures, l’amélioration de la qualité de vie et l’application d’un leadership positif.
Revoir la méthode de travail
C’est sur la méthode de travail qu’a le plus fortement insisté le candidat. Il estime qu’un décorum est à rétablir lors des assemblées municipales, qu’il faut exiger que les conseillers soient présents et impliqués, qu’il faut également accorder une plus grande importance aux réunions de travail du conseil afin de ne pas « improviser » en assemblée sans connaître les dossiers. M. Langlois a également insisté sur l’importance du protocole afin d’éviter toute erreur de parcours: « Je n’ai pas de squelettes dans le placard et je n’en veux pas », a-t-il lancé.
Il a aussi affirmé que la participation citoyenne serait placée au coeur de ses interventions par des comités qui seraient formés, consolidés ou rétablis.
L’enseignant d’histoire et de géographie au secondaire estime qu’il sera en mesure de vulgariser les informations afin de les rendre accessibles. Il affirme connaître le fonctionnement de la municipalité, lui qui est conseiller depuis quatre ans.
Appui d’Arsenault
Le candidat libéral Damien Arsenault était sur place, lors de son lancement de campagne, afin de lui conférer son appui et d’afficher publiquement la confiance qu’il porte en ce candidat, notamment dans la gestion d’un développement potentiellement rapide de sa municipalité avec l’implantation de la cimenterie. « Ça prend quelqu’un en mesure de maîtriser la situation et, pour ce que je connais de Tony, je lui fais totalement confiance », a-t-il affirmé.
À l’occasion du 15e Week-end des Arts et du 5e Symposium de peinture de Port-Daniel-Gascons, les membres des chambres de commerce du Rocher-Percé et de la Baie-des-Chaleurs ont été invités à investir dans la culture.
Selon le responsable des communications de l’évènement, Antoine Deraîche, les partenaires financiers sont déjà au rendez-vous. « Cette année, seulement par les partenaires privés, on a réussi à récolter 10 000 $ en commanditaires, ce qui nous a permis d’assurer une promotion télévisée pour l’événement », dit-il.
Message reçu positivement
Lors d’un vin d’honneur, les directeurs des chambres de commerce du Rocher-Percé et de la Baie-des-Chaleurs ont reçu positivement cet encouragement à investir dans la culture : « Ils ont compris, lors de cette première approche, que de mailler les affaires avec les arts et la culture permet de rehausser son image corporative. De plus, leur entreprise se trouve embellie, ce qui favorise le sentiment d’appartenance », affirme M. Deraîche.
Investir dans la culture
Pour sa part, l’artiste visuel Jean-François Racine salue l’initiative du village de Petite-Vallée d’avoir choisi la chanson comme créneau. « Grâce à l’investissement de la communauté dans le domaine, on parle d’eux dans toute la province », dit-il. Il ajoute qu’il existe quatre raisons d’investir dans les arts et la culture : « Tout d’abord, c’est un levier économique : on attire des gens. Ensuite, c’est un générateur de qualité de vie. De plus, cela contribue à alimenter une visibilité de la Gaspésie. On vient peindre la Gaspésie et ces tableaux se retrouvent dans toute la province. Finalement, ça fait vivre les créateurs. »
Le Week-end des arts a réuni 13 artisans et le Symposium de peinture a rassemblé 22 artistes professionnels en 2013, à l’église de Port-Daniel.
À la suite de coupures dans le domaine des travaux sylvicoles, de l’implantation de nouveaux régimes forestiers et de l’octroi de contrats par appel d’offres, la Coopérative d’aménagement forestier de la Baie-des-Chaleurs, la Coopérative forestière New Richmond-Saint-Alphonse et la Coopérative des travailleurs en aménagement forestier de la Côte-de-Gaspé et du Rocher-Percé ont fusionné en mai dernier pour former la Coopérative forestière de la Gaspésie. Après un été d’opération, le directeur René Babin estime que les résultats sont satisfaisants.
« Avec le système d’octroi des contrats par appel d’offres, ça nous permet de couvrir un plus grand territoire, donc on a une plus grande capacité à répondre aux demandes », affirme-t-il. Selon lui, un contrat a été obtenu grâce à la fusion des trois coopératives cette saison. « Ça a permis de consolider 130 emplois », précise-t-il. Ces emplois, d’une durée de cinq à huit mois par année, sont aussi nombreux qu’avant la fusion. « On a aussi sauvé beaucoup en frais administratifs et en frais de déplacements », ajoute-t-il.
Période d’ajustement
Le premier été d’opération de la Coopérative forestière de la Gaspésie a permis, selon M. Babin, de prouver sa raison d’être. « Comme dans toute fusion, on se doit d’oublier les coopératives d’avant et penser à fonctionner pour la nouvelle coopérative. C’est un apprentissage normal », affirme-t-il. Or, il estime que la nouvelle formule s’avère gagnante pour les associés.
La Coopérative forestière de la Gaspésie offre des services de reboisement, de débroussaillage, de production d’inventaires forestiers, de récolte et d’hydro-ensemencement. Certains de ses employés travaillent également de concert avec la Société de protection des forêts contre le feu à titre de conseillers forestiers.
Le président de l’organisme, Roger Clavet, a organisé une journée de réunion en retraite fermée récemment sur l’Île Bonaventure. « On ne pouvait pas quitter, il fallait attendre le bateau à la fin de la journée », dit-il. Cette journée, consacrée à la réflexion sur les priorités à établir au sein de la chambre de commerce a, selon lui, porté fruit. M. Clavet estime que cette réunion a permis de « remettre la Chambre sur ses rails et de lui donner comme mission première le développement économique de la MRC [ du Rocher-Percé ]. »
Orientations
La journée de réflexion a été conclue par la mise en lumière de l’importance du réseautage, par la priorité de faire de la CCRP une instance rassembleuse et par le rôle que jouent ses prises de position dans les dossiers économiques. Dans cet ordre d’idée, une activité de réseautage est prévue le 26 septembre.
M. Clavet estime que la CCRP doit être plus dynamique dans son milieu. « Il y a des chambres de commerce, ailleurs en Gaspésie, qui sont d’ailleurs de très bons exemples. Je crois qu’on doit créer un sentiment de confiance auprès des membres et avoir comme mission première le développement économique », dit-il.
Tourisme d’affaires
Passer la journée à l’île Bonaventure, dans la maison de l’artiste Kittie Bruneau, représente pour M. Clavet plus qu’une simple retraite de réflexion. « C’est une forme de tourisme d’affaires qu’on pourrait développer », précise-t-il.
Présidé par l’actrice et chanteuse Chloé Sainte-Marie, le jury a remis son grand prix international au film La cinquième saison de Peter Brosens et Jessica Wookworth. La production conjointe de la Belgique, des Pays-Bas et de la France a séduit les évaluateurs. Ces derniers ont remis leur grand prix canadien à l’œuvre de François Delisle intitulée Le météore pour son originalité et la profondeur de son récit.
Le grand prix gaspésien a été décerné à Alexis Fortier Gauthier pour son film Gaspé Copper.
Une mention spéciale a été remise au film d’Andrée Allard, Claude Allard : le regard vers l’autre, un portait d’un abbé au rôle prédominant en Gaspésie.
Le grand prix du court-métrage a été remis au film danois et islandais Le Fjord des baleines, de Gudmundur Arnar Gudmundsson pour la sensibilité du récit et la qualité visuelle.
Satisfaction
La Vieille Usine de l’Anse-à-Beaufils a accueilli le festival au cours duquel une quarantaine de films ont été projetés. Une vingtaine de cinéastes et professionnels du cinéma étaient sur place pour la présentation de leurs œuvres au public. Selon le directeur général et artistique de l’événement, François Cormier, le festival a connu un achalandage spectaculaire.
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La naissance du premier enfant de Marie-Claude Véziau et Stéphane Rail avait nécessité 23 heures de travail. Aussi croyaient-ils qu’il en faudrait tout au moins la moitié pour parvenir à la naissance de leur deuxième enfant. « On n’est pas partis à l’hôpital tout de suite. On a convenu avec le médecin qu’on pouvait attendre quelques heures, comme ça avait été très long la dernière fois », raconte Marie-Claude Véziau.
Cependant, les évènements ont pris une toute autre tournure quand le travail a débuté pour la naissance du second enfant du couple.
« Les contractions ont débuté vers deux heures du matin. Dès deux heures trente, c’était aux deux minutes », se rappelle Mme Véziau. À trois heures, elle avertit l’hôpital de son arrivée au cours des prochaines heures et commence à préparer ses bagages. Puis, à 4h15, alors que son conjoint était en train d’attacher leur fils de 18 mois dans la voiture, elle perd ses eaux et rappelle l’hôpital. Ses contractions sont aux 45 secondes. On lui envoie une ambulance.
Déroulement calme
« Quand les ambulanciers sont arrivés, j’ai dit ‘’ J’accouche ici.’’ », raconte la mère en pointant le plancher de sa cuisine. Son conjoint, Stéphane Rail, s’est affairé à préparer la pièce. Couvertures et serviettes ont été mises en places. Treize minutes après l’arrivée des ambulanciers, la petite Sarah-Jeanne voyait le jour. Tout l’accouchement s’est déroulé dans le calme. La famille s’est ensuite dirigée vers l’hôpital pour l’évacuation du placenta. « J’étais tellement dans le moment présent que je n’ai jamais eu peur », raconte Marie-Claude Véziau. Pour sa part, son conjoint affirme qu’il avait vu déjà plusieurs animaux de ferme donner la vie : « Pour moi, c’était tout naturel. Je n’étais pas stressé avec ça, on savait où on s’en allait ».
Il faut dire que les deux parents avaient préalablement suivi des formations sur la naissance, ce qui leur a permis de vivre la situation avec sérénité et présence d’esprit. « On n’aurait jamais fait exprès pour accoucher à la maison, parce qu’il aurait pu arriver n’importe quoi », affirme Marie-Claude Véziau. Cependant, selon son conjoint qui l’a assistée, il s’agit d’un évènement extraordinaire : « En sortant de l’hôpital, Marie-Claude a dit à la petite : ‘’Viens voir ta maison’’. Je sui ai répondu qu’elle l’avait déjà vue ».
Le grand frère de Sarah-Jeanne, Toshan, a assisté à sa naissance. « Il a pu faire le lien entre le bébé dans le ventre et le bébé qui sort. Il sait qu’on n’est pas allés la chercher au dépanneur! », lance sa mère.
Le nombre d’élèves inscrits en mars, pour la CSRL, est de 4445 jeunes (primaire et secondaire). Selon la conseillère en communication, Geneviève St-Hilaire, « c’est la première année où il n’y a pas de décroissance marquée. On parle d’une perte de 15 ou 20 élèves, mais il y a eu d’autres inscriptions cet été ».
Dans le secteur primaire, elle observe une augmentation du nombre de jeunes, tandis qu’une légère baisse s’affiche au secondaire. « Dans le préscolaire, on doit même ouvrir des établissements », affirme-t-elle.
Le secteur de l’enseignement aux adultes et de la formation professionnelle affiche une stabilité dans ses inscriptions. Pour la CSCC, 2979 jeunes sont inscris. Là aussi, le primaire et le préscolaire affichent une hausse des inscriptions, tandis que les autres secteurs affichent une légère baisse. Les deux commissions scolaires auront un groupe de maternelle 4 ans en projet-pilote.
Budget et compressions
La CSCC a établi un budget équilibré de dépenses de 53,6 millions de dollars tandis que la CSRL en affiche un de 77 millions de dollars comportant un déficit de 265 000 $ qui sera financé à même son surplus.
Cette année, le gouvernement a coupé de 50 % la subvention de péréquation permettant de baisser la taxe scolaire, provoquant un manque à gagner. Pour cette raison, à la CSCC, la taxe passera de 0,25 $ à 0,30 $ le 100 $ d’évaluation foncière. À la CSRL, le chiffre passera de 0,24 $ à 0,26 $. « On aurait eu le droit de monter jusqu’à 0,35 $, mais on ne l’a pas fait », précise Geneviève St-Hilaire.
De son côté, la conseillère en communication de la CSCC, Marie-Noëlle Dion, affirme « qu’heureusement, la commission scolaire dispose d’un surplus qui lui permet de surmonter la situation ».
Dans les deux commissions scolaires, tous les services aux élèves seront maintenus.
« Ce qu’on veut faire, c’est être outillé pour faire face au gouvernement lors du transfert du quai de Percé. En juin dernier, lorsque le quai a été fermé par Pêches et Océans, on a senti le désir de la part du gouvernement de se départir du quai et des problèmes qui y sont reliés », affirme le président de l’office, Jean-Guy Poirier.
La campagne
Par la campagne, l’Office de tourisme souhaite récolter des informations qui pourront servir à la municipalité et aux instances régionales lors des négociations pour la prise en charge de l’infrastructure. « Le quai n’a pas été rénové depuis plus de 10 ans. On ne peut pas l’assumer comme tel, mais on doit se protéger contre sa fermeture. Sans lui, le rocher, l’île Bonaventure, les oiseaux, ce ne serait pas accessible. Il nous faut un quai à Percé pour maintenir le tourisme en vie », estime M. Poirier.
Depuis le début de juillet, l’organisme récolte des statistiques d’achalandage des lieux, ainsi que des témoignages des utilisateurs sur l’importance du quai à leurs yeux. « Ils nous racontent pourquoi ils aiment le quai. Certains d’entre eux se sont mariés sur le quai, d’autres y ont fait des déclarations d’amour… Ce ne sont pas que les Gaspésiens qui aiment l’endroit, le quai appartient à tous les Québécois », affirme M. Poirier.
Les témoignages peuvent être déposés à l’Office du tourisme, situé aux abords du quai. Une photo de ceux qui livrent leur témoignage est prise pour documenter la recherche et pour alimenter la page Facebook de la campagne Percé Destination Vacances.
Les résultats de cette campagne seront publiés à l’automne.
Respect de la vie privée