Deux jours après avoir commencé son voyage, en Estrie, le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) a pris l’avion jusqu’à Percé. Après un bref entretien avec le maire Bruno Cloutier, il a tenu un point de presse sur ce qu’il aimerait accomplir dans la région.
Énergie
Dans le dossier de l’énergie, M. Legault a affirmé : « Je ne suis pas contre l’éolien, […] mais ça ne doit pas être sous contrat de gré à gré. On produit de l’électricité à 12 sous [ le kw/h ], on la revend à perte, à 5 sous, ce qui crée [des millions en pertes] que les québécois payent, puisqu’ils sont propriétaires d’Hydro-Québec. » Il a ajouté que les 800 mégawatts promis par le gouvernement péquiste devraient faire l’objet d’un appel d’offres et être absolument rentables. « Il faut voir si on est capable d’avoir une véritable intégration. Si le coût représente des centaines de millions de dollars de dettes chez Hydro-Québec que les contribuables vont payer, il faut le remettre en question. Il ne faut pas se lancer n’importe comment [ … ]. » Au sujet des emplois à conserver dans le domaine dans la région : « Il faut avoir une stratégie. J’ai visité l’usine d’assemblage : tout ce qu’on fait, c’est qu’on assemble des pales. Il n’y a pas de valeur ajoutée, de robotisation, de turbines, le moteur où les emplois sont payants. […] Ça nous coûte des centaines de millions de dollars et c’est en train de faire augmenter les tarifs d’électricité de 3, 4, 5 % chez Hydro-Québec. »
Tourisme
Au sujet du tourisme, le chef de la CAQ s’est dit découragé de ne pas voir plus de touristes à Percé. « C’est un endroit qui est magnifique et qui n’est pas assez visité. Il n’y a aucun endroit au monde qui peut être plus beau. Il est temps qu’on attire plus de touristes, qu’on ait une stratégie de promotion plus agressive », a-t-il lancé.
« Il est temps qu’on ait une offre de circuits qui a du bon sens. Ça pourrait être la route de Jacques Cartier, qui viendrait jusqu’ici en Gaspésie », a ajouté M. Legault.
Quant au quai de Percé, M. Legault estime qu’il s’agit d’un point crucial. « Le quai, c’est incontournable. Des centaines de milliers de personnes l’utilisent chaque année. C’est le point central pour la politique de développement touristique de Percé. Donc, il faut qu’il soit fonctionnel et en bon état. [ … ] Malheureusement, le Parti québécois a de mauvaises relations avec le fédéral parce qu’ils sont souverainistes, mais il faut qu’ils disent au gouvernement que c’est une question économique. [ … ] Si le fédéral veut avoir un peu d’appuis au Québec, ce devrait être une des priorités les plus importantes », a affirmé François Legault.
Après cet entretien, M. Legault devait rencontrer les différents groupements forestiers de la région, avant de s’entretenir, vendredi, avec les préfets de la MRC du Rocher-Percé et de la Haute-Gaspésie, à Gaspé.
M. Toone devra veiller, entre autres, à la gestion des priorités législatives du parti à la Chambre des communes. Il devra également voir à la concrétisation des travaux législatifs du NPD. Il devra également veiller au respect des règles parlementaires en Chambre.
Un bagage pertinent
« Je suis très heureux de ces nouvelles responsabilités et de la confiance que mon chef, Thomas Mulcair, a envers moi. Ma formation de juriste sera mise à profit et je suis très enthousiaste à l’idée de reprendre les travaux en Chambre aux côtés de mes collègues néo-démocrates », affirme M. Toone. Rappelons qu’avant son entrée en fonction, M. Toone, diplômé en droit de l’université d’Ottawa, a travaillé comme avocat et comme notaire.
Le travail continue
En plus d’occuper cette fonction, le député néo-démocrate continue de porter les dossiers régionaux à la Chambre des communes. À l’heure actuelle, ses principaux chevaux de bataille sont le dossier de l’assurance-emploi et le chemin de fer.
Les dossiers que devra porter M. Toone en tant que leader parlementaire adjointßß seront connus ultérieurement.
Son attachée Roxanne Langlois a affirmé : « Les grandes lignes du plan de match du NPD seront discutées au début septembre à Saskatoon. À ce moment, le caucus se réunira et s’entendra sur les dossiers sur lesquels se concentrera le parti lors de la prochaine session parlementaire. »
Le festival du cinéma d’auteur se tiendra du 28 au 30 août, à la Vieille Usine de L’Anse-à-Beaufils. Comme lors des éditions précédentes, plusieurs réalisateurs et acteurs seront sur place afin de rencontrer le public.
Gaspésie à l’honneur
De nombreux courts et longs métrages gaspésiens seront présentés. Parmi eux, on compte « Claude Allard : le regard vers l’autre », d’Andrée Allard. L’abbé Allard sera présent pour la projection.
Marc-Olivier Audet, de la Baie-des-Chaleurs présentera « Courir », un film présenté dans le cadre du concours de courts-métrages gaspésiens. Le réalisateur Alexis Fortier Gauthier présentera le film « Gaspé Copper », portant sur l’histoire de Murdochville. « L’esprit de la Saint-Jean » de Vincent Ouellet-Vinzi, tourné à Percé, est également dans la programmation de l’évènement. Finalement, Sarianne Cormier sera sur place pour la diffusion de son œuvre « Les vestiges », tournée à Newport.
Désormais associé à d’autres évènements de cinéma comme le festival Regard sur le court métrage du Saguenay et le Carrousel international du film de Rimouski, le festival les Percéides fera rayonner le cinéma gaspésien dans la province. « Les responsables de ces festivals seront ici et pourront connaître et sélectionner des œuvres gaspésiennes », affirme le directeur général et artistique du festival, François Cormier. La programmation complète de l’évènement est disponible au www.perceides.ca.
Présidente du jury
Le jury sera présidé par Chloé Sainte-Marie. Actrice et conjointe du cinéaste Gilles Carle, elle a été sélectionnée par M. Cormier en raison de sa présence dans la région cet été avec l’exposition « Parce que c’est lui », portant sur les œuvres de son défunt conjoint. « C’était le meilleur moment pour l’inviter », lance M. Cormier. Jointe au téléphone pendant la conférence de presse, Mme Sainte-Marie a affirmé être heureuse de sa position en tête du jury. Elle a signifié son impatience de se replonger dans le monde du cinéma.
Cette formation constitue le plus haut niveau de sauvetage aquatique reconnu au Québec. Pour y avoir accès, il faut déjà détenir ses brevets de sauveteur en piscine. «On a des instructeurs qui sont allés suivre les formations un peu partout : ce cours se donne ici, à Hawaï, en Australie… Au Québec, on est le seul endroit où c’est offert. Il faut dire qu’il faut un bord de mer pour pouvoir le faire», affirme Dominique Giroux, responsable de la plage municipale et organisatrice de l’activité de formation. Des sauveteurs des quatre coins de la province se déplacent donc à Chandler pour suivre la formation et passer l’examen nécessaire à l’obtention du brevet de sauvetage océanique.
La formation
Premiers soins, réanimation, techniques de sauvetage de personnes conscientes ou non, tests physiques, voici quelques épreuves que doivent réussir les étudiants. Formés à la plage de Pabos, entre Chandler et Grande-Rivière, ils travaillent directement en milieu marin. «C’est pour ça que la formation est donnée ici, on a besoin d’un véritable milieu marin pour le comprendre», explique Véronique Comtois, formatrice. En compagnie d’Alain Pelletier, elle a passé toute la semaine dernière à former de futurs sauveteurs.
«Pour avoir le droit de surveiller des plages en bord de mer, on doit absolument avoir cette formation», ajoute Dominique Giroux. Consciente de ce besoin dans la région, pour une dixième année consécutive, Dominique Giroux prend les moyens nécessaires pour que la formation soit disponible dans la région. Chaque année, elle organise, avec les apprentis nageurs de Chandler, une activité de financement, Sauvetage Adrénaline, qui permet d’acheter des mannequins de réanimation ainsi que du matériel de sauvetage.
Périodiquement, des échantillons sont analysés afin d’attribuer une cote à l’eau destinée à la baignade. En juillet dernier, alors que l’eau avait toujours été cotée A, un échantillon a révélé une cote D, ce qui a forcé les responsables de l’endroit à interdire la baignade jusqu’à ce que la situation se rétablisse.
Causes possibles
Selon Dominique Giroux, plusieurs causes sont possibles. «On parle de fonds marins. Ça bouge, selon les courants, les marées, etc. Si un banc de maquereaux est passé par là, attirant de nombreux goélands, ça peut suffire, à ce moment-là, pour remplir la zone d’excréments. Ce qui a été retrouvé dans les tests d’eau, ce sont des coliformes fécaux. Ce n’est pas de l’huile ou un polluant chimique», explique-t-elle. Elle explique également que, d’une journée à l’autre, la qualité de l’eau peut varier du tout au tout en fonction de ces facteurs. Elle ajoute d’ailleurs que le contaminant ne provient pas de la baie, laquelle a également été échantillonnée lors de la recherche d’une provenance de contaminants.
Précautions
Afin de prévenir tout risque de contamination, Mme Giroux a fait vider la fosse septique de la halte routière située de l’autre côté de la rue. «On ne croit pas que ça pourrait vraiment venir de là, mais on n’a pas pris de chance», dit-elle. La plage est abonnée au programme du ministère de l’Environnement, Environnement Plage. C’est sous cette bannière que les tests sont effectués. «On n’est pas obligés de faire des tests avec Environnement Plage», précise Dominique Giroux. Lors de l’entrevue, tenue le 8 août, la qualité de l’eau était cotée A, c’est-à-dire excellente.
À la suite du passage de la LAC dans la région la semaine dernière et l’article de Graffici.ca qui a suivi, le maire Bruno Cloutier a insisté pour dire qu’il salue le travail de l’organisme en matière de dénonciation de la corruption, mais qu’il ne veut pas être associé à leur point de vue concernant les Citoyens vigilants du grand Percé ni celui qui a été émis sur Georges Mamelonet.
«Dans le cas de Georges Mamelonet, la Commission municipale a tranché. Il a déjà assez souffert des conséquences de ses gestes, je trouve ça un peu ‘’dégeulasse’’ qu’on ressorte ça sur la table maintenant que c’est réglé, quatre ans après qu’il ne soit plus au pouvoir. Si on a quelque chose à me reprocher, à moi, j’aimerais bien qu’on le fasse pendant que je suis encore à la mairie. Je les invite à tout fouiller, d’ailleurs», a lancé le maire, irrité de voir que des dossiers reviennent sur la table après autant de temps.
De plus, bien que le président de la LAC, Frédéric Lapointe, ait précisé qu’il rencontre toutes les personnes intéressées par le poste de maire de façon détachée et impartiale, le maire Bruno Cloutier, qui ne se présentera pas aux prochaines élections, a tenu à affirmer qu’il ne partageait pas les impressions de la LAC par rapport aux Citoyens vigilants du grand Percé, dont il juge les interventions abusives. «À cause de leurs questions qui n’en finissaient plus, on a été obligés de réduire la période de questions dans les assemblées à cinq minutes par personne. C’est certain qu’on aurait préféré ne pas avoir à faire ça, mais ça ne finissait plus. Ils nous posaient des questions dont ils connaissaient bien souvent la réponse, juste pour voir ce qu’on allait répondre», affirme le maire. Selon lui, ce type de vigilance n’est pas nécessaire et a fait perdre beaucoup de temps et d’argent à la municipalité, une valeur d’environ 90 000 $ en temps et frais juridiques. Il affirme qu’à ce jour, rien n’a été reproché à ses méthodes de gestion.
Lors d’une précédente entrevue donnée par Owen Bouchard, un aspirant maire et membre des Citoyens vigilants, il a affirmé que les membres de son groupe ont toujours agi de façon détachée, sans intérêt dans les sujets abordés, dans le simple but de s’assurer de la saine gestion des dossiers.
Offrir un travail dont les horaires et les tâches sont adaptables aux personnes handicapées, c’est le pari de l’entreprise Les Délices de Jérémy. « L’alimentation crue est un produit novateur […] il n’y a pas de danger car la cuisson est inexistante et on peut arrêter et reprendre plus tard son travail à tout moment », explique la présidente, Josée Villemaire. Elle est aussi la mère de Jérémy Arseneault-Villemaire, 20 ans, qui est atteint du syndrome du X fragile, ralentissant son apprentissage.
La société est encore au stade de pré-démarrage mais le projet est déjà bien défini. « Il y aura un service traiteur et un atelier où seront produit les tartes, les desserts et les fruits coupés et déshydratés », détaille la présidente.
Créer des emplois
« J’aime la cuisine et j’aime manger », confie Jérémy Arseneault-Villemaire enthousiasmé à l’idée de pouvoir servir ou préparer les plats de l’entreprise familiale à la fin de sa formation l’année prochaine. Il fait partie d’une classe adaptée à Bonaventure où il effectue plusieurs stages au magasin IGA et à la cafétéria de l’école. « Lorsqu’il a eu 16 ans, je me suis rendue compte que 70 à 80 % de ces jeunes ne travaillent pas après, peu d’entreprises sont adaptées et c’est souvent difficile pour ces personnes de travailler avec des horaires fixes », se rappelle Josée Villemaire.
Son conjoint, Réjean Arseneault, ses sœurs, Diane et Rachel Villemaire rejoignent rapidement cette naturopathe-ostéopathe-massothérapeute et forment le conseil d’administration des Délices de Jérémy. Les Délices de Jérémy pourraient s’installer dans les bâtiments de l’ancien jeu de quille de Bonaventure, d’après Josée Villemaire, aux côtés d’un gymnase et des bureaux de l’association des personnes handicapées Action Chaleur.
Créer l’attente
Pour se faire connaître, ils ont préparé le buffet de l’ouverture annuelle des serres Cascabella, à Cascapédia-St-Jules. Le 13 juillet dernier, un repas gastronomique cru avait permis de récolter autour de 1000$. « On veut créer l’attente et on voit qu’on nous demande des plats alors qu’on n’est pas encore lancé », remarque Rachel Villemaire. À l’automne, les Villemaire organiseront un second repas gastronomique ainsi qu’un encan à la criée d’œuvres d’artistes.
Afin de démarrer l’entreprise, ils doivent réunir un minimum de 10 000$ et réaliser une étude de faisabilité. « On commencerait par travailler deux jours par semaine avec des personnes handicapées pour voir comment pourrait s’organiser le travail », explique Josée Villemaire.
Elles sont toujours à la recherche d’un cuisinier et de travailleurs pour le moment bénévoles qui oseraient se lancer dans ce projet en septembre.
Le sentier, d’une longueur de 1550 mètres, qui sert de piste cyclable et zone de marche vient se greffer au Circuit des Bâtisseurs, le reliant au boulevard René-Lévesque. En plus de l’asphaltage, des aires de repos ont été réalisées.
Situé entre un marécage et le barachois, le sentier de la digue offre la possibilité aux amateurs d’ornithologie d’observer de nombreuses espèces d’oiseaux. Il s’agit d’ailleurs d’un rare milieu naturel intouché situé en pleine ville, en Gaspésie.
«Ça fait plus de dix ans qu’on travaille sur ce projet. Ça vient uniformiser le secteur avec le Circuit des Bâtisseurs, et c’est un tronçon de la route Verte qui est désormais asphalté», explique Jean Bélanger, directeur administratif pour la ville de Chandler.
Le projet d’une envergure de 160 000 dollars a été financé en collaboration avec le ministère des Transports, le Pacte Rural, de nombreux commanditaires du milieu (affichés sur place) et la ville de Chandler. Cette dernière a investi environ 30 000 dollars dans le projet.
Une centaine de jardiniers de la MRC d’Avignon utilisent ces parcelles de terre partagées, offertes par les municipalités. Sur place, la terre est prête à être cultivée, les outils sont fournis et on peut se faire aider par ses voisins de parcelle. Il est possible de participer contre une contribution d’environ 20$.
L’arrivée de l’été est accompagnée par la reprise des jardins communautaires de Maria, Carleton, Nouvelle et Saint-Alexis. Trois jardins se sont ajoutés à cette liste face à une forte demande des citoyens d’autres municipalités.
Deux jardins déjà prêts
« Un jardin a été bâti très rapidement à Restigouche-Sud-Est, à côté de la salle municipale, » explique la coordinatrice des jardins du secteur ouest de la MRC, Sylvie Gallant. « Le terrain à Pointe-à-la-Croix était aussi assez propice, contrairement à celui de Matapédia qui avait été abandonné et qui sera rebâti pour l’automne, »explique Sylvie Gallant.
Des activités y sont aussi proposées pour les jeunes. Par exemple, six personnes de Carrefour jeunesse emploi (http://carrefourjeunesse.org/) Avignon-Bonaventure ont créé à Matapédia « un mini-jardinet en forme de pizza, avec des radis, des laitues, des petits-pois, des carottes, des fèves, des zucchinis et des épinards, » énumère la coordinatrice du secteur ouest.
Trois employées
Trois jardinières sont employées cette saison pour coordonner les activités des jardins de la MRC d’Avignon et les rendre autonomes : Élisabeth Vychytil (Maria et Carleton), Mélanie Guèvremont (Nouvelle et Pointe-à-la-Croix) et Sylvie Gallant (Saint-Alexis et Restigouche-Sud-Est).
Il s’agit d’une initiative réalisée par le centre de recherche agronomique du Cirad, en collaboration avec Baie-des-Chaleurs Active et en Santé et les municipalités de la MRC d’Avignon. Le maire de Saint-Alexis et agriculteur, Guy Gallant, réalisait ainsi son rêve de jardins partagés dans sa municipalité, il y a trois ans.
Les entreprises touristiques gaspésiennes ne tirent pas encore de bilan de la saison mais celle-ci s’annonce moyenne.
Cette année encore, les visiteurs arrivent tard, le bureau d’accueil touristique de Percé compte une légère baisse de fréquentation à la mi-saison. « C’est un peu timide, on a eu de belles températures en juillet, mais aussi quelques jours de mauvais temps pendant les vacances de la construction, ce qui influence beaucoup notre clientèle majoritairement québécoise qui a la facilité de pouvoir partir plus tôt, à la différence des européens qui visitent la région », explique Marie Leblanc, responsable du centre d’accueil touristique de Percé.
Les campings
Dans ce lieu emblématique du tourisme, les intervenants trouvent la saison plutôt tranquille. Les campings sont touchés directement par la météo et il y a moins de campeurs à Percé. « Sur l’ensemble de nos services, nous enregistrons une perte de 5 %, et c’est vrai qu’en tente c’est plus difficile avec la météo de ces derniers jours », chiffre le propriétaire du camping Nature Océan, Jason Pitre.
Le début des vacances de la construction a tout de même marqué la période la plus achalandée de la saison, selon l’accueil touristique de Carleton-sur-mer. « C’est assez semblable à l’an passé, même si c’est plus tranquille qu’il y a 10 ans. Au niveau des hébergements, c’est assez complet, mais un peu moins que d’habitude », raconte la préposée à l’accueil, Éliane Giasson.
Petits budgets
« La situation économique n’est pas très bonne, et on commence à le ressentir, » concède Mme Leblanc qui note aussi que 15 % de la clientèle de Percé est européenne. « Personnellement, j’ai l’impression que les gens cherchent des choses à petits budgets. On nous demande plus de camping ou de motels entre 70 et 90 $ la nuit », raconte l’agent d’accueil touristique de Saint-Anne-des-Monts, Bruno Pelletier, qui accueille une centaine de personnes chaque jour. « Les produits comme le canyoning et l’auberge du Sea Shack sont des choses qu’on nous demande et dont on parle souvent », précise-t-il.
Nouveaux marchés
Seuls les marchés du terroir semblent aller à contre-courant. «On a augmenté nos ventes », se réjouit le copropriétaire de la microbrasserie Pit Caribou, installée à l’Anse-à-Beaufils. L’entreprise a ouvert cette année un bar à Percé dont le 2e étage est un lieu d’exposition et les propriétaires sont satisfaits de l’achalandage. À Percé, le tourisme se diversifie et rejoint de nouveaux marchés: allophones du Québec, passionnés d’ornithologie, croisiéristes internationaux.
Respect de la vie privée