le Lundi 21 septembre 2026

Jean-Guy St-Pierre aurait quitté sa résidence à Cap-Chat vendredi matin pour aller marcher dans un secteur boisé à proximité. Il avait l’habitude d’aller à cet endroit et serait connu des gens du secteur mais cette fois, il ne serait pas revenu comme prévu en avant-midi. Il aurait de la difficulté à marcher, il serait parti sans ses lunettes de vue et son portefeuille.

L’homme mesure 1.80m (5’9’’) et pèse 59 kg (130 lb). Il a les cheveux blancs courts et les yeux bruns.

Il pourrait porter une casquette rouge ou brune et des vêtements pâles selon des informations reçues.

Toute information pouvant permettre de le retrouver peut être transmise à la Centrale de l’information criminelle de la Sûreté du Québec au 1 800 659-4264.

Au moment d’écrire ses lignes, 802 personnes avaient signé la pétition sur change.org, mais selon le président de l’organisme SHMPCDR, Jean-Paul Salaum, il en faudra beaucoup plus pour faire poids contre le gouvernement.

« On va garder la pétition en ligne jusqu’à la fin septembre. On est conscient que les vacances ont pu garder les gens loin des médias sociaux. Mais quand on a relancé sur Facebook la semaine dernière, 100 personnes ont signé en moins d’une journée. C’est encourageant », se réjouit M. Salaum rejoint par GRAFFICI.CA.

En promulguant la Loi sur la protection des phares patrimoniaux le 29 mai 2008, le gouvernement du Canada a reconnu que des mesures devaient être prises pour préserver les phares patrimoniaux. Mais la loi lie la valeur patrimoniale à la propriété du phare par un acquéreur privé et ne prévoit aucune forme de financement supplémentaire pour la restauration des phares désignés.

Or le phare de Cap-des-Rosiers a été classé Lieu historique national et bâtiment fédéral du patrimoine (avec une note de 92 sur 100) en raison de son importance historique et de sa valeur architecturale et environnementale.

« En dépit de ce classement, le phare est un monument en péril. C’est qu’il prend l’eau, ce qui accélère sa détérioration », soutient le président de SHMPCDR.

Le phare de Cap-des-Rosiers fait partie du Palmarès 2013 des dix sites les plus menacés au Canada de la fondation Héritage Canada .

« Des travaux majeurs de réfection sont maintenant indispensables si nous ne voulons pas que le phare devienne un lieu clôturé et ne s’effondre dans un avenir proche », peut-on lire dans la pétition.

Dans une étude faite en 2007, le réseau de la conservation du patrimoine du Canada conjointement avec une équipe de Travaux publics et services gouvernementaux Canada de Québec a émis 90 recommandations, dont 42 réparations à effectuer.

Jean-Paul Salaum estime que les travaux qui doivent être effectués atteindraient les 3 M$. « Mais on n’a pas de devis précis. C’est une estimation. Une chose est sure, c’est que c’est majeur comme investissement et qu’un petit organisme comme le nôtre ne pourrait financer seul un tel projet », dit encore le président du site historique.

Les derniers travaux de réfection du parement du phare datent d’il y a 20 ans (1993).
Aujourd’hui, le parement de la tour est à réparer compte tenu des lézardes qui sont à l’origine d’infiltrations d’eau et de risques de chutes de pierres. Toutes les fenêtres sont des causes d’infiltration. Leur étanchéité est à revoir. La structure de la lanterne dont les éléments métalliques montrent à certains endroits des bassins de corrosion nécessite une restauration. La peinture qui protège ces éléments est en très mauvais état. La coupole a besoin aussi d’une nouvelle couche de peinture. Des travaux de peinture sont nécessaires sur les structures de bois qui composent les différents planchers et escaliers.

Le phare de Cap-des-Rosiers a été érigé entre 1854 et 1858 sur une falaise abrupte près du village de Cap-des-Rosiers. L’endroit est important pour le trafic maritime allant et venant par Gaspé, se trouvant au lieu de rencontre du fleuve Saint-Laurent et du golfe du Saint-Laurent. S’élevant à 34 mètres de hauteur, ce phare est le plus grand au Canada. Il a été construit de pierre calcaire régionale recouverte de marbre blanc. Sa forme circulaire est cintrée et surmontée d’une grande lanterne en verre. Il est un point de repère proéminent grâce à sa taille et sa silhouette. On le considère comme un joyau de l’agence québécoise de la Garde côtière canadienne (un organisme spécial au sein du ministère des Pêches et des Océans), et il est toujours un phare fonctionnel essentiel à la sécurité maritime. Le phare a été reconnu comme lieu historique national en 1973 et comme édifice fédéral du patrimoine classé en 1994 – la plus haute catégorie pour les biens fédéraux du patrimoine.

Au moment d’écrire ces lignes, 121 personnes avaient déjà signé la pétition sur le site mesopinions.com.

Claude Dauphin de Bleu fm 96,3 Chandler est l’auteur de cette pétition qui sera en ligne jusqu’au premier septembre. « Dans la foulée de la requête qui sera entendue le 28 août, nous voulons signifier au ministre qu’il a pris la bonne décision et que la population est de son côté », explique M. Dauphin.

Le cimentier Lafarge, le Centre québécois du droit en environnement et Environnement Vert-Plus ont en effet déposé récemment une requête en Cour supérieure qui sera entendue le 28 août au Palais de justice de Montréal et qui vise à invalider le certificat d’autorisation émis par Québec. Ces derniers estiment que le ministre de l’Environnement, David Heurtel, a outrepassé ses pouvoirs en autorisant le projet sans le soumettre à la procédure d’évaluation sur les impacts environnementaux. Québec a, de son côté, toujours soutenu que le projet n’a pas à se soumettre à un Bureau d’audiences publiques sur l’environnement puisque l’avis de projet a été déposé en mai 1995, soit avant le resserrement des règles environnementales pour ce type de projet.

Dans la pétition en ligne à l’attention de Philippe Couillard, premier ministre du Québec et chef du parti Libéral du Québec, l’auteur considère « l’engagement et la ferme volonté de Ciment McInnis de réaliser la cimenterie avec les normes environnementales les plus strictes de l’industrie; la création de 450 emplois lors de la période de construction, de 150 emplois directs annuellement bien rémunérés, et ce, sans compter les retombées indirectes en achat de fournitures et de services sur l’ensemble de la région Gaspésie; que la communauté de la MRC du Rocher Percé a un réel besoin d’activités économiques structurantes qui auront des impacts significatifs sur ses indices socio-économiques dans une MRC qui est l’une des plus dévitalisées au Québec. »

Pour sa 20e année d’existence, Le Théâtre de la petite Marée présente  l’histoire de Réal de Montréal, un méchant garnement, qui se fait transformer en être miniature par un lutin mécontent de son comportement. Il sera alors malencontreusement entrainé par un convoi de bernaches dans le ciel de Montréal. Seul humain à bord, il est propulsé vers d’intéressantes découvertes, confronté à un tout autre monde, à la géographie de son pays, aux habitants du Québec et aux histoires qui peuplent les terres québécoises.

« Parce que c’est fantastique! »

« Parce que c’est fantastique! s’exclame le metteur en scène de la pièce et directeur artistique de La Petite Marée, Jacques Laroche. C’est vraiment un très beau spectacle, une belle histoire. Les comédiens sont super bons pis moi j’ai vu ça de l’intérieur et on a une équipe fabuleuse qui a travaillé là-dessus. Vous allez voir sur scène de l’amour, du dévouement et beaucoup de talent », s’enthousiasme M. Laroche qui est au cœur de la création théâtrale québécoise depuis 17 ans.

« Pour renouer avec le souvenir de Neil Holgersson à la télé »

« Moi j’ai écouté Neil Holgersson à la télé quand j’étais petite et c’est ce qui m’a le plus touchée, de replonger dans cette histoire là qui me faisait rêver », dit la responsable des communications du théâtre, Manue Babin.

En effet, la pièce s’inspire du roman  Le Merveilleux Voyage de Nils Holgersson à travers la Suède écrit par Selma Lagerlöf. Ce roman a été adapté et porté au petit écran dans les années 1980, en dessins animés, ce qui ne manquera pas de rappeler de beaux souvenirs aux parents trentenaires.

« Parce que c’est une histoire que voudraient vivre tous les enfants »

Rébécca Desraspe  est l’auteure de la pièce. Elle a complété le programme d’écriture dramatique de l’École Nationale de Théâtre en mai 2010 et écrit depuis notamment des textes de théâtre pour enfant, dont celui du Théâtre de la Petite Marée en 2011.

« Quand j’ai lu le livre, qui est un livre de 500 pages, ce qui est vraiment énorme, ça m’a vraiment fait découvrir le pays, la Suède, je trouvais fabuleux de raconter la géographie aux enfants en le découvrant par l’œil du petit gars et en le découvrant aussi de haut. Moi ça m’a vraiment inspirée, touchée, pis je trouve ça super beau cette liberté là, ce petit gars là qui part en voyage, qui a la liberté de ne plus être un être humain et qui peut vivre des affaires que tous les petits gars et toutes les petites filles du monde voudraient vivre », raconte l’auteure.

Hubert Lemire se promène entre la scène et l’écran depuis 2005. Réal de Montréal, c’est lui. Il a bien voulu nous donner deux raisons de voir cette pièce :

« Parce que beaucoup de petits garçons s’y retrouveront »

« Parce que mon personnage, Réal, c’est un petit garçon comme il y en a beaucoup. Un peu turbulent, un peu méchant. Y’a peut-être des enfants qui vont se reconnaître et c’est très beau ce qui arrive. C’est le fun que ce soit un petit gars comme ça qui ait la parole, sur lequel on met le projecteur », estime le comédien qui incarne le méchant garnement.

« Parce que les marionnettes sont magnifiques »

« Une autre raison pourquoi il faut venir voir le spectacle, c’est parce que les marionnettes sont magnifiques. C’est le travail de Stéphanie Cloutier qui a fait les marionnettes et les costumes et c’est vraiment un univers visuel charmant », lance Hubert.

En effet, la mise en scène présente des personnages incarnés par des humains, d’autres personnifiés par des marionnettes et il y a aussi des ombres chinoises et de la vidéo sur grand écran qui créent un mouvement perpétuel durant toute la pièce.

Depuis sa sortie de l’École Nationale de théâtre du Canada en 2012, Juliane Desrosiers Lavoie a participé à divers projets de théâtre et se dit heureuse d’être de l’aventure de Réal. Elle joue Nora, une « goélande ou goélette je ne sais pas » qui fera le voyage avec Réal et les bernaches. Elle incarne aussi le renard rusé et d’autres personnages que Réal rencontrera sur sa route.

« Parce que c’est un hommage au Québec »

« La première fois que j’ai lu la pièce Réal de Montréal, dit Juliane, ça m’a rappelé les voyages que j’ai faits avec ma famille à travers le Québec quand j’étais jeune, soit sur la Côte-Nord, soit en Gaspésie, pour faire le tour de la Gaspésie. Réal de Montréal c’est ça aussi, c’est un petit gars qui part de Montréal et qui traverse le Québec et fait le tour de la Gaspésie pour se retrouver ici, à Bonaventure. Pour moi, cette pièce, c’est un hommage à notre pays, le Québec », confie la comédienne.

« Parce que c’est un show aussi pour les parents »

Depuis 2012, Maxime Mailloux évolue au théâtre, au petit écran (Trauma, Les bobos, La vie parfaite) et bientôt au grand écran. Il joue Aca, la chef des Bernaches. Il joue aussi un pêcheur de Gaspé et d’autres petits rôles.

« Étant donné que dans la pièce, j’ai le côté plus paternel, je voudrais m’adresser aux adultes. C’est un show beaucoup pour les parents. Il y a évidemment le cliché de retrouver son cœur d’enfant, c’est vrai dans ce show là. C’est un show  qui est très porté aussi sur la réflexion de la famille », dit le comédien qui se permet d’ajouter une autre raison de voir la pièce…

Parce que la musique est « formidable »

La musique de Guillaume Arsenault, un gars du coin, est formidable, extrêmement touchante et très complémentaire avec la narration de Réal tout au long.

Au sortir de l’avant-première, les enfants étaient ravis. GRAFFICI.CA a posé sa question à deux deux d’entre-eux, Laloue et Myriam, à qui nous laisserons le dernier mot.

« Parce que c’est le fun pour les enfants », dit Laloue

« Le spectacle est très émouvant et il y a des scènes très drôles et c’est vraiment le fun pour les enfants », dit-elle.

« Parce que j’aime le théâtre! », lance tout simplement Myriam.

La pièce raconte l’histoire d’Évelyne qui, parce qu’elle est vraiment sûre de gagner, gage son mari à Mélissa, la barmaid du Bar Capri qui est aussi, selon certains, la plus belle fille du monde. C’est comme ça qu’Évelyne, fille de party, rebelle et sympathique, perd son mari. Elle va tout de même continuer seule leur thérapie de couple et tenter de sauver William, le fils de son mari, d’une apathie spectaculaire, et ainsi prouver qu’elle est, malgré ce qu’en pense son mari et la psy, une jeune femme responsable. Ce qui, évidemment, est loin d’être gagné.

« J’avais envie de parler de liberté. De comment on réfléchit à la liberté. La fine ligne entre avoir du fun délinquant et avoir du fun parce qu’on est libre. Il y avait quelque chose là-dedans qui m’intéressait. On parle souvent de liberté un peu partout dans la pub dans les médias, mais comment ça s’incarne? Est-ce qu’être libre c’est être délinquant? C’est ces questions-là qui m’intéressaient avec la pièce », résume l’auteure Catherine Léger qui écrit pour le théâtre, la télévision et le cinéma. À la télévision, elle a été scénariste pour les séries La job (Radio-Canada, 2007) et Toc toc toc (Radio-Canada, 2009). Lauréate, en 2006, du Fonds Gratien-Gélinas, elle est également la co-scénariste du film La petite reine, inspiré de la vie de l’ancienne cycliste Genevière Jeanson.

Pour le directeur artistique Danny Michaud, J’ai perdu mon mari se démarque en ce qu’elle est parole de femme. « On a eu dans le passé des auteures féminines, mais qui parlaient des hommes. Cette fois, c’est une réflexion d’une femme de 40 ans qui vit une situation compromettante. Qui gage son mari un soir de bross et qui le perd. Et ça amène toute une réflexion sociologique sur la perception qu’on a des femmes, de l’amour, de l’ambition, de la carrière, du désir de qu’est-ce qu’on veut devenir et qu’est-ce qu’on est. Cette façon là de réfléchir sur la femme c’est une façon que je n’ai jamais vu ni entendu nulle part. »

M. Michaud croit aussi que la pièce saura attirer tous les publics. « C’est tu drôle pis avec qui? C’est la question que se font poser les hôteliers et restaurateurs pour savoir si ça vaut la peine d’aller voir la pièce. Ben cette année, on peut répondre oui c’est drôle et on a du monde connu et même une fille de la place! »

Les comédiens et leurs personnages

La fille de la place, native de Carleton, c’est Myriam Sophie Deslauriers. Elle incarne Mélissa, « la plus belle fille du monde ». La comédienne dit être particulièrement touchée par la fragilité de son personnage. « Mélissa a 20 ans. Elle a toujours eu ce qu’elle voulait dans la vie, elle l’a eu un peu facile et ce que je trouve touchant c’est que c’est comme la première fois qu’elle fait face à un vrai problème. C’est avec toute la naïveté du monde qu’elle réagit, mais qu’elle ne sait pas comment réagir pis ça, c’est beau parce que tu vois toute la fragilité du personnage. Et comment ça fini c’est beau aussi parce que c’est une note d’espoir », confie la jeune comédienne fraichement sortie du programme d’interprétation de Saint-Hyacinthe.

La fille « connue », c’est Isabelle Brouillette qu’on a vu évoluer brillamment dans Destinées, 450 Chemin du golf, Les Boys, Les Bougon et Catherine. Au cinéma, elle fait partie entre autres de la distribution de Dédé à travers les brumes. Ayant fait partie de l’équipage de Trois requins dans l’eau chaude, la production 2010 des Productions À tour de rôle, Isabelle Brouillette se joint à nouveau à la brillante équipe. Elle dit trouver son personnage touchant et sincère. « Sous ses allures de fille rock, de mauvaise foi, de fille sur le party qui parle fort, qui parle beaucoup, elle a un petit cœur très tendre à l’intérieur et il y a des moments dans la pièce où on y a accès. C’est une amoureuse. C’est une fille très sincère », assure l’interprète d’Évelyne, celle qui gage son mari.

Le dernier membre du trio de comédiens est Frédéric Lemay, un jeune d’expérience qu’on a pu voir aussi au petit écran dans Trauma, 30 vies, O’ et, au grand écran, dans Louis Cyr. Le public jeunesse l’a apprécié aussi dans Tactik et Randam. Il incarne William, le fils de Pierre Beaulieu [le mari gagé qu’on ne voit jamais, mais dont on parle beaucoup dans la pièce]. « Il a 20 ans et est très touchant par sa simplicité et sa naïveté et ce qui est beau dans ce personnage là, c’est qu’il a vraiment foi en l’amour. Il n’a pas de malice, il est très franc, malgré qu’il soit un peu perdu dans la vie, il est sincère », dit le comédien de son personnage.

La mise en scène

Metteur en scène de la pièce, Philippe Lambert est l’adjoint de Denis Bernard à la direction artistique au théâtre La licorne depuis 2007. Pour cette compagnie, il a signé plusieurs mises en scène. Heureux de faire partie de l’équipe estivale à Carleton-sur-Mer, il a voulu, par sa mise en scène, donner un dynamisme à la pièce notamment par la musique et l’éclairage. « Ça va dans le sens du texte, dans le plaisir de raconter cette histoire-là […] Par exemple on a trouvé  cet angle là de karaoké, de rock and roll un peu. C’est dans cet angle-là qu’on est allé, qui est beaucoup associé aussi à la liberté. Tout est dans le plaisir! », souligne M. Lambert.

« La pièce se passe dans deux lieux principaux, le bar et le salon d’Évelyne. Le bar a un petit côté kitch. Il y a beaucoup de scènes, beaucoup de transitions et donc de mouvements à créer. Les éclairages et la musique donnent du swing à la pièce », conclut le metteur en scène.

J’ai perdu mon mari sera présenté du 15 juillet au 16 août au Quai des arts de Carleton-sur-Mer. La pièce sera jouée du mardi au vendredi à 20 h 30, et le samedi à 16 h.

« Grâce aux interventions du député [péquiste de Bonaventure Sylvain Roy] qui nous a donné 5 000 $ et qui a convaincu la MRC d’Avignon de donner un autre 5 000 $, on peut opérer pour l’instant, mais pour faire toute la saison jusqu’en octobre, ça prendrait un minimum de 25 000 $ », explique M. Quesnel.

En ce moment, il semble que le député Roy poursuit ses démarches du côté du ministère du Tourisme et de la MRC Bonaventure. « On attend des nouvelles de la ministre Dominic Viens et du préfet de la MRC Bonaventure Jean-Guy Poirier. J’ai aussi demandé un congé de taxe de 1 500 $ à la municipalité de Pointe-à-la-Croix », dit le directeur de la Chambre de commerce qui s’étonne de n’avoir reçu aucune offre d’aide des commerçants du sud de la Gaspésie. « Personne n’a offert son aide, alors que c’est eux qui en bénéficient. »

Le Bureau d’information touristique de Pointe-à-la-Croix, sous la responsabilité de la Chambre de commerce de la Gaspésie, est opéré par la Chambre de commerce Baie-des-Chaleurs depuis plusieurs années, mais les bailleurs de fonds se font désirer chaque année.

Le problème de financement de ce bureau stratégique ne date pas d’hier. « Quand la Chambre de commerce de la Gaspésie a pris le bureau en 2010, on avait 22 000 $ dans les coffres. Il reste 3 000 $ et tout est allé dans le bureau de Pointe-à-la-Croix », calcule de directeur de la Chambre de commerce Baie-des-Chaleurs.

L’an dernier, Pascal Bérubé, ministre du Tourisme de l’époque, a offert une subvention de 30 000 $, deux jours avant l’ouverture prévue du bureau.

« Va falloir, dès l’automne, faire des démarches auprès des élus et de l’industrie touristique du sud de la Gaspésie pour assurer un financement durable de ce bureau qui est l’une des deux portes d’entrée de la Gaspésie. Si non, les gens tourneront à gauche [vers le Bas-Saint-Laurent] plutôt qu’à droite [sud de la Gaspésie] lorsqu’ils arriveront du Nouveau-Brunswick », déplore M. Quesnel.

Présentée par la Compagnie des histoires du monde, la création de Cathie Belley offre un voyage dans le temps de l’arrivée de Jacques Cartier à la Grande Noirceur. « Arrimages, c’est pour l’ancrage historique. Fadaises signifie la légèreté et les fausses vérités qui apportent de la couleur à la pièce », explique Mme Belley qui est allée à la rencontre d’historiens, de férus d’histoire et d’aînés du Grand Tracadièche pour s’inspirer et s’imprégner de l’histoire.

D’ailleurs, plusieurs de ces témoignages d’aînés font partie du spectacle, immortalisés dans cette présentation multimédia dont la musique originale est signée Denis Lanneville, un compositeur-interprète de chez nous.

« D’ailleurs, nos comédiens sont tous des locaux. Des talents d’ici en voie de professionnalisation auprès de l’Union des artistes », dit Cathie Belley qui travaille sur ce projet depuis bientôt deux ans, mais qui œuvre à la formation des comédiens depuis un bon trois ans.

Lors de ces soirées, on verra donc à l’œuvre Brigite Lavallée, Dominique De Maupeou, Annie Canuel, Robert Dubé, Cathie Belley et Ann-Sophie Guité qui incarneront une quarantaine de personnages créés pour faire découvrir notamment l’histoire des réfugiés acadiens fuyant la déportation qui ont élu domicile dans la Baie-des-Chaleurs.

Arrimage de trois villages

Lors de la conférence de presse lançant la saison de ce nouveau théâtre d’été, les maires de Carleton-sur-Mer et de Maria se sont dits heureux de voir ce projet rassembleur mené à terme.

« On se rencontre souvent les trois maires ensemble [ceux de Nouvelle, Carleton-sur-Mer et Maria] pour avoir des projets en commun. Celui-ci en est un bel exemple! », se réjouit Denis Henry, maire de Carleton.

Christian Leblanc, maire de Maria, s’est pour sa part dit heureux notamment du fait que ce projet fera vivre l’Auberge Mowatt, une maison bicentenaire « située sur notre site patrimonial, ça tombe pile avec le mandat. C’est  un plaisir de s’associer à la Compagnie des histoires du monde qui a mis en place cette belle aventure », dit M. Leblanc.

Porte-parole pour cette première dans la région, l’historien Pascal Alain est venu aussi saluer le projet. « L’histoire est un grand théâtre. C’est le mariage parfait pour durer », a déclaré M. Alain lors de la conférence de presse.

Profitant de l’occasion pour remercier tous les aînés ayant participé à l’aventure, Cathie Belley et son conseil d’administration de la Compagnie des histoires du monde ont tenu aussi à souligner l’apport de leurs partenaires, notamment la Conférence régionale des élus et le CLD d’Avignon qui sont les principaux bailleurs de fonds de ce projet.

Le Bureau d’information touristique de Pointe-à-la-Croix, sous la responsabilité de la Chambre de commerce de la Gaspésie, est opérée par la Chambre de commerce Baie-des-Chaleurs et son directeur Maurice Quesnel.

« Depuis le début de la semaine que je fais des démarches et qu’on en parle dans les médias et personne ne s’est manifesté pour sauver le bureau », déplore M. Quesnel, dans une entrevue accordée à GRAFFICI.CA.

« Il y a bien le député Landry qui dit faire des représentations auprès de la ministre [du Tourisme, Dominique Vien] et je suis aussi en contact avec son bureau, mais on est censé ouvrir demain et il n’y a toujours rien à l’horizon », s’inquiète Maurice Quesnel.

Le problème de financement de ce bureau stratégique ne date pas d’hier. « Quand la Chambre de commerce de la Gaspésie a pris le bureau en 2010, on avait 22 000 $ dans les coffres. Il reste 3 000 $ et tout est allé dans le bureau de Pointe-à-la-Croix », calcule de directeur de la Chambre de commerce Baie-des-Chaleurs.

L’an dernier, Pascal Bérubé, ministre du Tourisme de l’époque, a offert une subvention de 30 000 $, deux jours avant l’ouverture prévue du bureau. Cette année, à la veille de la date d’ouverture, il n’y a toujours pas de réponse.

En 2013, le bureau d’information touristique accusait un manque à gagner de 13 314 $ sur un budget d’opération de 51 000 $. C’est la Chambre de commerce de la Gaspésie qui a financé le tout. Cette année les coffres sont vides.

Haut lieu stratégique

Ayant un achalandage comparable à celui du bureau de Mont-Joli, soit près de 15 000  à 20 000 voyageurs en trois mois, le bureau d’accueil touristique de Pointe-à-la-Croix est un haut lieu stratégique pour le tourisme en Gaspésie.

« C’est 15 à 20 000 personnes qui risquent de tourner vers la gauche plutôt que de tourner vers la droite en arrivant à Pointe-à-la-Croix! », déclare M. Quesnel.

« Les employés du bureau de Pointe-à-la-Croix ont envoyé des milliers de touristes vers la Baie-des-Chaleurs et la MRC du Rocher-Percé ces dernières années. Ils font des milliers de réservations de camping et d’hôtel du côté sud de la Gaspésie chaque été », signale Maurice Quesnel qui ne comprend pas que l’annonce faite en début de semaine n’attire pas plus de sympathie de la part des commerçants, des MRC et des municipalités concernées.

« Si chacune des trois MRC du Sud de la Gaspésie donnait chacun 15 000 $, on pourrait sauver l’affaire. Si le ministère nous octroyait 30 000 $, on aurait de la difficulté, mais on pourrait ouvrir quand même. Mais là, il n’y a rien et ça va être inscrit : “fermé pour manque de subvention dans la porte”. C’est la triste réalité», conclut M. Quesnel.

Tourisme Baie-des-Chaleurs inquiet

Dans un communiqué daté du 18 juin, le président de Tourisme Baie-des-Chaleurs, Alain Bernier transmet sa vive inquiétude face à cette fermeture en rappelant que l’industrie touristique s’avère un des principaux créateurs d’emplois de notre région et qu’elle représente d’importantes retombées économiques.  

« Le bureau d’accueil touristique de Pointe-à-la-Croix joue un rôle dans l’atteinte d’une bonne saison touristique. En raison de sa localisation stratégique, soit à l’arrivée des touristes provenant des Maritimes ou des États-Unis, il constitue une des deux principales portes d’entrée de la Gaspésie touristique », écrit M. Bernier dans son communiqué.

« La pertinence du bureau d’accueil touristique de Pointe-à-la-Croix a depuis longtemps prouvé sa nécessité. Nous devons maintenir ce service pour le développement de notre industrie touristique et la création d’emplois qui en découle », clame Alain Bernier.

Au moment d’écrire ces lignes, il avait été impossible de rejoindre le député Sylvain Roy pour connaître l’état d’avancement de ses démarches auprès de la ministre du Tourisme.

« Pour devenir Économusée, ça prend une histoire, un savoir-faire à transmettre, faut être en affaires depuis au moins trois ans et avoir un chiffre d’affaires minimal de 75 000 $ », explique le Carl-Éric Guertin, directeur général de la Société du réseau Économusée.

Fondée en 1992, la Société qu’il dirige a pour mission de permettre aux artisans et aux entreprises à caractère artisanal de mettre en valeur et de transmettre leurs métiers, leurs connaissances et leurs métiers inspirés d’un savoir-faire traditionnel afin d’offrir au public un produit culturel et éducatif. Les économusées sont présents dans plusieurs provinces canadiennes et en Europe. Au Québec, le réseau compte plus de 33 entreprises dans 13 régions accueillant chaque année plus de 600 000 visiteurs.

Faire parti des économusées était un rêve chéri par la propriétaire de la savonnerie depuis 2010. « Pour moi, c’était la suite des choses. C’est prestigieux et ça permet de se faire connaître partout au Québec et même en Europe », explique Danielle Vallée qui célèbre du même coup le 10e anniversaire de son commerce en plein essor.

« Au début, quand nous avons acheté la ferme, il y avait déjà des chèvres. J’ai pas été capable de m’en débarrasser, ça fait que j’ai fait des recherches sur Internet pour savoir comment faire du savon à base de lait de chèvre. Au début, c’était juste pour moi. Mais c’est vite devenu une passion et le commerce s’est développé », raconte Mme Vallée.

En 2004, la nouvelle entreprise était capable de faire 100 savons en 8 h. Maintenant, grâce à l’ingéniosité de Serge Bourdage, conjoint de Mme Vallée qui a développé des outils, la Savonnerie du Village est capable de produire 1 400 savons en 4 heures.

Mais elle ne produit pas tous les jours. La grosse période de production est l’hiver dans le sous-sol de sa maison. « L’été, on accueille les clients et les touristes » dit, tout sourire, Mme Vallée dont les produits sont uniquement disponibles à la ferme.

“Quand on a quitté la ville pour s’établir ici, on ne savait pas dans quoi on s’embarquait. Aujourd’hui, à 55 ans, je peux dire que je fais vraiment ce que j’aime dans la vie”, confie Mme Vallée.

L’Économusée développé dans le bâtiment principal de la ferme permet aujourd’hui de découvrir l’histoire de ce couple qui a su faire grandir l’entreprise qui emploie aujourd’hui trois personnes et dont le chiffre d’affaires atteint 150 000 $. Pour développer ce projet au coût de 100 000 $, la Savonnerie du Village a reçu l’aide du MAPAQ, du MAMROT et de la MRC d’Avignon.

Trois membres du collectif ont des origines gaspésiennes ou de la famille en Gaspésie et toute l’inspiration du projet vient de là. La joyeuse troupe sera de passage à Cap-Chat, Sainte-Anne-des-Monts, Gaspé, Percé et Port-Daniel entre le 6 et le 26 juillet. « En général, ce sont nos souvenirs d’enfance et des images fortes de la Gaspésie qui nous ont fait choisir les endroits où l’on s’arrêtera », dit Émmalie Ruest, membre du collectif.

Le docu-fiction, sous la forme de capsules de danse présentera un voyage de ressourcement en Gaspésie qui sera rempli d’embûches et dans lequel les deux personnages développés par Karenne Gravel et Emmalie Ruest vivront des aventures « dépaysantes et décoiffantes ». « On jouera beaucoup sur la maladresse des personnages. On rit de nous-mêmes finalement », dit encore Mme Ruest.

« Le ressourcement est un thème important pour le collectif parce qu’il est le reflet actuel de notre société. Le bien-être individuel est une quête pouvant devenir paradoxale lorsqu’elle est déconnectée de la réalité », poursuit Émmalie Ruest

Elle soutient aussi que la Gaspésie s’avère être un endroit tout indiqué pour explorer le sujet du ressourcement, avec son offre touristique « santé » en évolution. À travers ce projet, il s’avère donc intéressant pour la troupe de remettre en question « l’exotisme » construit et fabriqué que représente la Gaspésie pour les citadins la connaissant peu. « Cela sera fait avec une grande subjectivité artistique, liée à une recherche chorégraphique à la fois ludique et conceptuelle », peut-on lire dans le projet présenté par le collectif.

Le collectif Dans son salon, formé de Karenne Gravel et Emmalie Ruest, chorégraphes-interprètes, de Liane Thériault, vidéaste, et de Marijoe Foucher, répétitrice, a développé une danse où l’autodérision sert de soupape à l’expression de critiques plus virulentes sur certaines conventions sociales. À travers ses projets, il défend un humour absurde, omniprésent, parfois subtil et pouvant s’exprimer par la chorégraphie, les mouvements ou des procédés de mise en scène théâtrale.

Sur la route de la Gaspésie, les quatre filles seront accompagnées de Pierre-Louis Dagenais comme directeur photo.

En quête de financement

Déjà financé en partie par le Conseil des arts et des lettres pour un montant de 10 000 $ et d’Emploi Québec dans le cadre des projets Jeunes Volontaires pour 6 000 $, le projet est actuellement en quête de financement pour un manque à gagner de 5000 $ pour la production et la postproduction.

« Si nous atteignons notre objectif, nous pourrons partir à 5 personnes pour un tournage de 3 semaines en Gaspésie, avec un matériel de base. Ce montant nous permettrait également de couvrir la postproduction », explique Emmalie Ruest

Le collectif s’engage à faire des cadeaux à ses généreux donateurs.
Pour plus d’informations ou pour faire un don au collectif joignez le site Kapital.com/danssonsalon.

Respect de la vie privée

En acceptant de partager certaines informations de navigation avec nous, vous nous aidez à nous améliorer et à vous offrir une meilleure expérience.
Activez les catégories que vous souhaitez partager, merci de votre aide!
Nécessaires au fonctionnement du site web.
  • Google Analytics
  • Vidéo
  • Google Ads
  • Facebook Pixel
  • Conversion Linker
  • Google Tag Manager