La Table tire ce chiffre du fait qu’on estime à l’échelle du Québec que 4 à 7 % des gens âgés de 65 ans et plus seraient des victimes potentielles d’abus. Aussi, en conférence de presse tenue à Maria hier, la Table procédait au lancement d’une campagne de sensibilisation dans le cadre de la Journée mondiale de sensibilisation à la maltraitance des personnes âgées, qui se tiendra le dimanche 15 juin.
« Ce qu’on veut, c’est que des yeux, des oreilles et des consciences s’ouvrent et que les témoins de ces actes dénoncent », dit Fanny Bernard, présidente de la Table et directrice de l’hébergement et des services à domicile au CSSSBC.
Initiée par le Centre de santé et de services sociaux de la Baie-des-Chaleurs (CSSSBC), la Table multisectorielle est un regroupement de personnes et d’organismes visant à prévenir et contrer les abus auprès des aînés de la Baie-des-Chaleurs. Elle œuvre à la défense collective des droits des aînés, à la sensibilisation et à la prévention tant au niveau de la clientèle âgée que des institutions dans la collectivité.
« Si on prend par exemple l’abus financier, il faut que l’institution financière et les forces policières travaillent de concert. C’est pourquoi nous avons des membres de ces instances à la Table », explique Mme Bernard.
D’ici le 15 juin, 6 000 napperons et 2 000 aimants seront distribués dans les restaurants et les foyers des MRC d’Avignon et Bonaventure. Ces outils sont destinés aux personnes confrontées à la maltraitance et à leurs proches aidants.
Les questions à se poser
De nombreuses personnes aînées vivent des situations d’isolement, de solitude, d’épuisement et de dépendance qui peuvent les rendre vulnérables. Souvent, elles ne prennent pas conscience qu’elles subissent de la maltraitance.
Sur les napperons et aimants, sept questions simples permettent d’identifier les cas d’abus : on s’intègre dans mes finances; on essaie de m’isoler des autres; on répond souvent à ma place; on m’impose des choix; je ne dispose pas de mes biens; je dois demander des permissions; on me déprécie, on m’insulte. Répondre oui à une seule de ces questions indique, au sens de la Table, une situation inacceptable qu’on se doit de dénoncer.
Pour ce faire, il existe des outils pour partager ces situations en toute confidentialité. Entre autres, la Ligne Aide Abus Aînés au 1 888 489-2287.
Implantée en octobre 2010, ce service s’adresse à toutes personnes concernées par une situation présumée de maltraitance. Depuis le lancement de cette ligne téléphonique, 15 557 appels ont été traités à l’échelle du Québec dont 4 287 en 2013-2014.
Pour répondre aux aînés, il y a aussi la ligne Info Social et Santé au 811 ou encore en cas d’urgence, il est toujours possible de contacter le 911. Les CLSC sont aussi des endroits ou les personnes âgées peuvent obtenir de l’aide ou de l’assistance.
« Ça doit faire 20 jours qu’on passe ici et l’accueil est incroyable! Le raid passera sur une centaine de propriétés privées entre Cascapédia et Nouvelle et on n’a accusé qu’un refus. Les raideurs seront choyés avec une diversité extraordinaire des points de vue », dit d’entrée de jeu Daniel Poirier, coprésident d’Endurance Aventure, partenaire du Raid dans la réalisation du parcours.
Profitant de la présence de son partenaire Endurance Aventure, la ville de Carleton-sur-Mer a tenu une conférence de presse hier pour révéler le parcours du Raid.
Mais il doit demeurer secret. Les raideurs ne doivent pas savoir ce qui les attend. Le mercredi, veille du premier jour de l’événement, ils recevront une carte topographique et un livre de route pour leur aventure.
Ce qu’on peut dire, c’est que les équipes tenteront de franchir les quelque 300 km en 4 jours par la pratique du trekking, du trail running, de l’escalade, du vélo, de la natation, du coastering et du canot.
Et il y a aussi un parcours de 150 km pour les plus modérés. « Ça peut être accessible à tout le monde. On a même une équipe de quatre mères de famille de plus de 40 ans qui tenteront l’expérience », dit M. Poirier.
Couverture internationale assurée
Coordonnateur de l’événement, Alain Bernier rappelle que cette compétition d’endurance et de sports d’aventure vise quatre objectifs : la mise en valeur de la région gaspésienne, la prolongation de la saison touristique, la promotion des saines habitudes de vie, et surtout, la visibilité médiatique internationale qui est déjà assurée dit-il.
« La couverture étrangère pré-événement est déjà remarquable. Que ce soit Breathemag (Amérique du nord), Adventuremag (Brésil), Getoutthere (Canada), Explore.Compete.live (É.-U.), Sleepmonster (Royaume-Uni), Endorphinmag (France), Ubifrance (France), Triamax (Amérique du sud) ou Le Routard (France), tous ces magazines de sport et de tourisme d’aventure ont fait la promotion, souvent à la Une, du Raid », assure M. Bernier.
« Grâce à la présence d’équipes sud-américaines, européennes, des États-Unis et d’Afrique du Sud, les médias spécialisés en sport d’aventure de ces mêmes pays s’intéressent au raid gaspésien et assureront éventuellement une couverture médiatique hors du commun pour notre territoire. À ce chapitre, le photoreporter sud-africain Jacques Marais (jacquesmarais.co.za), une sommité mondiale en journalisme de sports d’aventure, est de ceux qui ont confirmé leur présence », se réjouit M. Bernier.
Le volet télévisuel occupe un important volet dans cette compétition qui se déroule en rivière, en montagne, sur les plages ou encore en pleine mer. Les organisateurs capteront la compétition notamment par hélicoptère. Une production de 52 minutes sera produite sur cette compétition unique au Canada. Signé Marc Plante, réalisateur à Radio-Canada de quelques jeux olympiques, dont ceux de Sotchi, ce documentaire sera diffusé par 30 chaînes à travers le monde.
Les gens d’ici conviés
Outre l’épreuve internationale, deux épreuves s’adressent aux amateurs d’ici. Le jeudi, lors du prologue jeunesse, des élèves de niveau secondaire pourront côtoyer les équipes internationales lors d’une compétition adaptée pour eux sur 20 kilomètre de course, de vélo, de canot et de corde. « C’est une première mondiale que de faire courir des jeunes avec les raideurs », lance Daniel Poirier. Jonathan Five, de la Commission scolaire René-Lévesque, a bon espoir de voir une centaine de jeunes de secondaire 1 à 5 participer au prologue.
Pour amener la population au fil d’arrivée le dimanche, en attendant l’arrivée des équipes internationales au Parc Germain Deslauriers, la ville de Carleton-sur-Mer organise une compétition intergénérationnelle. « Ce qu’on peut dire, c’est que ça va être des équipes de 2 à 6 coureurs avec un adulte minimum. Il y aura de la course à pied et du vélo. Pas de vainqueur, pas de temps, c’est pour le plaisir », explique Jean-Simon Landry, conseiller à la ville de Carleton-sur-Mer. Pour plus d’informations, on consulte le site de l’événement qui se déroulera du 11 au 14 septembre.
« Il restait à peine quelques places pour le marathon, toutes les autres distances étaient complètes, dit Mario Moses, organisateur de l’événement. On est vraiment content que la température était de notre bord. »
Les concurrents aussi étaient ravis. « C’était vraiment une température idéale avec le soleil et une belle brise », dit Antoine Audet qui a complété le 21,1 km.
La plus populeuse épreuve, le 10 km, a été courue par 500 personnes. Le meilleur temps pour cette course a été réalisé par un Matanais, Éric Lévesque, 29 ans, chez les hommes avec un chrono de 39 minutes et 15 secondes. Chez les femmes, Véronique Dumais, 30 ans, de Rimouski, a terminé première en 41 min 23 s.
Il y avait de la belle relève dans différentes courses. Le plus jeune coureur était âgé d’à peine 2 ans. Il a effectué le 1 km. Au 5 kilomètres, chez les femmes, une digne représentante de la relève, Aglaée Lambert, 12 ans, de New Richmond, a terminé première dans un temps de 22 min 3 s.
Le marathon et le demi-marathon ont attiré des athlètes de partout au Québec. Au 21.1 km, Laetilial Maro, 26 ans, de Mirabel, a remporté la course avec un temps de 1 heure 11 minutes.
Le premier marathonien à franchir le fil d’arrivée venait de St-Nicolas près de Québec. Il a réalisé le parcours en 3 heures 5 minutes. « Le parcours n’était pas facile. Il y avait des faux plats auxquels on ne s’attendait pas, mais la température était parfaite par contre. Vraiment géniale », a déclaré le vainqueur à l’arrivée.
Digne représentant de la région, le deuxième marathonien en lice est de New Richmond. Pierre-Olivier Bujold a complété les 42,2 km avec un chrono de 3 heures 9 minutes. « C’est ma meilleure course à ce jour. Je suis heureux d’être arrivé deuxième », a dit M. Bujold au fil d’arrivée.
Shawna Grant de Maria a été la première femme à terminer le marathon en 3 heures 32 minutes
À part un petit coup de chaleur juste avant le fil d’arrivée, « chose normale dans les circonstances », dit Mario Moses, les organisateurs n’avaient aucun incident à signaler en fin de parcours. « Le bilan final on va le faire au cours de la semaine prochaine, mais ça se voit que c’est un succès », a conclu M. Moses qui espère bien que l’événement soit de retour l’an prochain.
« C’était une question de survie! Gérer la croissance peut-être difficile et il fallait agrandir pour répondre à la demande », lance Sébastien Valade, co-propriétaire, pour expliquer la démarche de l’entreprise.
« Tant qu’à être dans les travaux, on a décidé d’améliorer le côté salle de spectacle. On va être capable maintenant d’être à la hauteur de l’utilisation qu’on veut en faire », souligne Philippe Gauthier, co-propriétaire en expliquant que le système de sonorisation a été complètement mis à jour.
L’agrandissement du Naufrageur, c’est aussi plus d’emplois. L’entreprise a procédé à l’embauche d’un agent de commercialisation, d’un administrateur et de deux personnes de plus à la production, ce qui fait monter le nombre d’employés à un total de 15 annuellement, même 25 durant les temps forts de l’été.
« On a engagé quelqu’un pour s’occuper de la mise en marché. Notre bière va être vendue en Espagne et au Nouveau-Brunswick, ce qu’on ne pouvait pas faire avant parce que notre capacité de brassage ne nous le permettait pas » ajoute M. Valade.
Les travaux se sont échelonnés en avril et en mai. Le nombre de places dans le bar est passé de 97 à 131 places avec l’ajout d’une mezzanine. Le deuxième étage est aussi l’endroit qui abritera les bureaux administratifs ainsi qu’une salle de brassage de bière en fut de chêne pour les fins connaisseurs.
En conférence de presse, les propriétaires de la microbrasserie ont tenu à remercier leurs collaborateurs dont la firme Leblanc Bourque Arsenault de Maria pour la planification du projet, la fime BPR – Bâtiment de New Richmond, l’architecte Élodie Effantin de l’Atelier A2E et Les Constructions scandinaves de Carleton-sur-Mer.
Le projet de 1,5 M$ a obtenu l’aval de nombreux partenaires dont le ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire, Développement économique Canada, Investissement Québec, Desjardins Entreprise et le Centre local de développement. « Et il y a tous ces gens, des privés, qui ont investi des sommes totalisant 200 000 $. Ça m’épate de voir comment tous ces gens croient en nous », de conclure M. Valade.
Une bière pour le centième de l’Express of Ireland
Pour souligner le centième anniversaire du naufrage de l’Express of Ireland, qui a vu sombrer 1057 passagers et 420 membres d’équipage à Pointe-au-Père le 28 mai 1914, la microbrasserie Le Naufrageur a été approché pour brasser une bière.
« Ils ont retrouvé de la bière dans les cales du bateau et on a tenté de la reproduire », explique Sébastien Valade.
D’un brun foncé et brassé à la manière des vieilles bières anglaises, ce porter a été lancé dans le cadre des festivités entourant le centenaire.
Manue Babin signe la mise en scène d’une production de Dix-Vagues pour la deuxième fois. Elle explique à GRAFFICI.CA que le choix de la pièce est toujours quelque chose de délicat. « Cette année, nous avons eu la chance d’avoir avec nous Martin Plouffe qui possède une banque incroyable de textes puisqu’il a déjà dirigé des acteurs en course pour le conservatoire. Il nous a proposé beaucoup de lecture de courtes pièces puisqu’il a beaucoup travaillé avec ce genre de pièces dans le passé. Comme on voulait faire quelque chose de spécial pour les dix ans de Dix-Vagues, on a d’abord eu l’ambition de faire dix courtes pièces, pour finir avec quatre courtes pièces qui nous ont vraiment touchées dès la première lecture. Voilà pourquoi on a appelé notre show « Court et Touchant » », explique Mme Babin.
Les courtes pièces choisies n’ont pas vraiment de lien entre elles, sinon qu’elles présentent toutes des couples. « Les transitions doivent être judicieusement réfléchies pour arriver à faire couler le spectacle et pour que le spectateur n’ait pas l’impression d’assister à un sketch show », mentionne la metteure en scène.
Court et Touchant présentera quatre histoires différentes, donc quatre décors différents signés Manue Babin assistée de Nadine Rioux. Sur scène, surtout des habitués de Dix-Vagues Nathalie Dickie, Simon L Deslauriers, Chantal Bernard, Nadine Rioux et, un petit nouveau, Gilles Rivière.
Les textes
La première pièce est Gilles de l’auteur Frédérique Blanchette. Elle présente un souper en amoureux qui prend une tournure inattendue. La table est mise pour se dire la vérité, toute la vérité.
Ensuite entrent en scène les comédiens pour Dans un stade, encore de Frédérique Blanchette, qui présente un gars qui amène sa blonde voir une partie de son sport favori. « C’est là qu’on verra que le sport est plus qu’un jeu », souligne Manue Babin.
En troisième présentation, Ça va de Jason Buzas qui met en scène une rencontre un peu banale dans un café qui peut ressembler à du speed datting arrangé avec le gars des vues.
Finalement, Post-It, une traduction de Serge Mandeville, une histoire d’amour qui traverse le temps écrite sur petits papiers couleur pastel.
« Court et Touchant » sera présenté au Préau du camping Beaubassin à Bonaventure les 12, 13, 21 et 22 juin à 20 h. Le prix d’entrée a été fixé à 12 $. « C’est vraiment un beau moment que d’ouvrir les portes du préau et d’accueillir chaque année salle comble pour chacune des représentations », de conclure Mme Babin qui invite les gens à réserver tôt leur billet en passant par la Pétrie dès vendredi 30 mai.
Pour une troisième année consécutive, Patrick Dubois racontera ses histoires sur la grève, au bout de la pointe du camping de Carleton-sur-Mer, tous les soirs de la semaine à 20 h, sauf les mardis et jeudis. Dès le 12 juillet, pour quatre samedis consécutifs, les résidents de Paspébiac à Carleton-sur-Mer pourront bénéficier du RéGÎM pour assister à son spectacle.
« C’est une façon d’aller chercher du monde, mais surtout de redonner à la collectivité. Étant moi-même utilisateur du RéGÎM, c’est une cause qui me tient à cœur. J’espère que ça inspirera d’autres gens d’affaires pour faire la même chose », dit M. Dubois en précisant que les gens pourront utiliser la navette, même s’ils ne viennent pas à son spectacle. La navette du RÉGÎM partira de Paspébiac à 18 h 30 et arrivera à Carleton-sur-Mer vers 19 h 45 puis repartira à 21 h 40 pour faire le trajet inverse.
Antoine Audet est directeur général du RéGÎM. Pour lui, cette initiative du conteur est une excellente occasion de tester le besoin d’une desserte en soirée. « On voit ça comme un test en lien avec les activités socioculturelles. […] On est tout à fait ouverts à d’autres initiatives du genre. On pourrait imaginer une desserte des évènements culturels ou sportifs sur le territoire. Mais ça prend des partenaires financiers », dit M. Audet qui précise que la desserte entre Paspébiac et Carleton-sur-Mer aller-retour revient à 300 $ par soir.
L’idée de financer une desserte du RéGÎM est venue à Patrick Dubois dans un moment ou il cherchait des occasions d’investir dans le développement de la région. Lui qui s’est fixé un plafond salarial à 10 500 $ par an pour vivre, souhaite redonner à la collectivité l’excédent accumulé.
« Pas besoin d’être millionnaire pour redonner à la communauté. Moi, j’ai choisi d’arrêter de jouer au jeu de l’argent et je ne manque de rien. Souvent, les gens prennent le luxe pour de la nécessité », dit le conteur qui calcule son plafond salarial à partir de ses besoins de base qui sont le loyer, le téléphone et l’Internet. « Pour la nourriture, je chasse, je pêche et j’ai mon jardin. Il arrive aussi qu’on m’en donne en échange de mes histoires », précise M. Dubois qui accepte le troc, les dons de nourritures ou de biens, plutôt que les 5 $ qu’il charge pour ses soirs de légendes et de contes de La Petite Grève.
Patrick Dubois débutera sa saison de La Petite Grève le 15 juin. En cas de pluie ou de temps trop frais, l’activité a lieu à l’intérieur du chalet de la pointe Tracadigash. Il est recommandé d’apporter des vêtements chauds ainsi qu’une chaise de plage pour plus de confort.
« Quand je suis revenue dans la région, j’ai voulu monter ce projet et le Centre communautaire L’Oasis m’a prise sous son aile pour me permettre de le faire », dit Mme Myles.
La troupe Percé…les Planches a ainsi vu le jour l’automne dernier, dans le cadre des activités parrainées par l’Oasis de Percé.
C’est ainsi que 10 comédiens amateurs de 15 à 65 ans ont accepté de sortir de leur zone de confort pour relever le défi de monter sur les planches pour la première fois.
« On y travaille depuis septembre [2013] », dit avec fierté l’enseignante à la retraite qui a écrit la pièce il y a quelques années et qui signe la mise en scène en plus d’être la conceptrice des décors et des costumes.
« Plusieurs personnes se sont investies bénévolement dans le projet. C’est un beau projet de communauté », mentionne Mme Myles.
L’histoire gravite autour de l’horloger Gital Proust. La nuit précédant son départ pour un congrès d’horlogerie en Angleterre, Morphée le dieu des songes, le transporte dans un rêve étrange. Il fait même partie de ce rêve où s’interpellent, dans sa boutique, les aiguilles étourdies d’une horloge grand-père, un sablier oublié qui toussote, une Mort-fine en mal de douceur, une montre de poche vaniteuse et jalouse et un Roger Bontemps aux prises avec une Éternité hautaine.
« Chaque instrument du temps [comme le sablier, les aiguilles, etc.] est personnifié par un comédien. Le seul personnage humain est M. Proust. C’est un rêve qu’il fait », explique l’auteure.
C’est la deuxième pièce de théâtre que signe Mme Myles. « Je fais ça amateur, mais j’aime ça et j’ai d’autres projets du genre », dit la dame qui a quelques contes et poésies dans son sac.
Les représentations du 30 et 31 mai sont à 20 h 30 et celle du 1er juin sera présentée en matinée à 14 h à La Vieille Usine de L’Anse-à-Beaufils. Pour se procurer des billets pour La nuit de Gital Proust, on compose le 418 782-2277. L’admission est de 15 $.
Le projet « CR!ONS » est issu d’une résidence de création passée à Moncton en 2012. « Au départ, je devais écrire un roman, mais c’est de la poésie et des textes de chansons qui sont sortis », explique l’auteur de 40 ans qui en est à son troisième livre.
C’est en compagnie des musiciens Guillaume Arsenault, Éric Dion, Myëlle et
Francis Faubert Cloutier que l’auteur Philippe Garon présentera 12 chansons et quelques textes tirés de son prochain livre-CD qui sera d’ailleurs en prévente ce soir-là.
« Il n’est pas prêt encore. J’espère que ça sortira en 2015. Le contrat d’édition n’est pas encore signé, mais le spectacle est en quelque sorte une activité de financement social du projet. Comme artiste, je crois qu’il faut agir comme entrepreneur. Si on croit vraiment à un projet, il faut se prendre en main », dit M. Garon.
Pour mettre ses paroles en musique, l’auteur a obtenu une bourse dans le cadre du Programme pour les arts et les lettres de la Gaspésie et des Îles‑de‑la‑Madeleine.
« Je ne suis pas de ces artistes qui créer dans la solitude et je ne suis pas musicien. J’ai besoin d’être entouré et inspiré par les autres. La bourse m’a permis de rassembler autour de moi des gens de talent pour concrétiser le projet », note celui qui place la collaboration et l’interaction avec d’autres artistes au centre de son projet artistique.
Une maison d’édition s’est engagée à publier « CR!ONS » en 2015, qui devrait prendre la forme d’un livre‑CD. « Les chansons font partie intégrante du projet, poursuit Philippe Garon. C’est comme pour les photos que différents artistes m’ont fournies ou les textes coécrits avec des amis. Les collaborations, c’est extrêmement important et significatif pour moi. Tout cela s’inscrit dans la démarche de CR!ONS, qui cherche à répondre à la question suivante : comment transformer l’indignation collective en énergie constructive. »
L’artiste se targue d’ailleurs d’avoir réussi, avec ses collaborateurs, à donner un ton festif à des sujets graves. « Ce n’est pas parce qu’on parle de choses sérieuses qu’on ne peut pas avoir du plaisir. Je suis d’avis qu’on peut changer le monde en faisant le party », lance l’artiste.
C’est d’ailleurs ce que propose M. Garon et sa bande samedi le 24 mai à La Pétrie. Pour se joindre à la fête, il est possible de se procurer les billets du spectacle directement à La Pétrie au coût de 5 $ ou payer 25 $ pour l’entrée et le livre – CD en prévente.
Philippe Garon tient à remercier les différents partenaires financiers qui participent à la réalisation du projet : le Conseil des arts et des lettres du Québec, la Conférence régionale des élus de la Gaspésie et des Îles, la ville de Bonaventure, Télé-Québec, la boulangerie La Pétrie et le studio Tracadièche.
« C’est à partir des états de résultats et de rencontres de clients actuels et futurs qu’on en vient à dire que notre Société pourrait faire vivre le rail à long terme », de dire le président de la SCFG Éric Dubé.
Les divers revenus seraient générés au fur et à mesure que le réseau sera remis à niveau, au coût de 107 M$, avec l’aide incontournable des deux paliers de gouvernement qui ont d’ailleurs été sollicités la semaine dernière par la SCFG.
« On va relancer la semaine prochaine pour rencontrer les responsables et on espère que la réponse sera positive. […] Qu’on se le dise, on ne demande pas la lune. À titre de comparaison, la route 132 en Gaspésie a coûté 127,8 M$ en 2012-2013 », tient à souligner le président de la SCFG qui espère en outre que le fédéral sera aussi généreux avec le rail gaspésien qu’il l’a été avec celui du Nouveau-Brunswick récemment.
« Quand Via Rail ira jusqu’à Gaspé et que tous nos clients pourront utiliser le chemin de fer à son plein potentiel, les surplus d’exploitation s’élèveront à près de 2 M$ par année. Dans cinq ans, on estime que ces profits auront doublé, ce qui nous permettra d’entretenir le rail », explique Éric Dubé.
Selon la SCFG, d’importantes retombées militent en faveur du maintien du réseau ferroviaire, dont la diminution du coût d’entretien du réseau routier. « Certaines études sérieuses en économie des transports évaluent que le ministère des Transports du Québec sauverait jusqu’à 24 M$ par an pour le trafic de la Gaspésie, ce qui compensera amplement les montants demandés pour l’entretien du réseau ferroviaire », précise la SCFG par voie de communiqué.
La SCFG contribuerait également à générer de l’activité économique et des revenus fiscaux lors des travaux d’entretien du rail. Par exemple, dans les trois premières années de la remise à niveau, les travaux toucheront 220 emplois au Québec et génèreront 4,8 M$ de revenu fiscaux.
L’évaluation du potentiel commercial du réseau ferroviaire est basée sur les activités des entreprises RailGD, Fabrication Delta, Scierie St-Elzéar, Temrex, Ciment McInnis et LM Windpower, de même que sur celles de Via Rail et du train touristique L’Amiral.
C’est notamment le cas de la 299 qui traverse la Gaspésie à son centre, à la hauteur du kilomètre 17. « L’eau a baissé là aussi, mais le ministère doit faire des vérifications d’usage avant de rouvrir la route », explique le directeur du bureau régional de la Sécurité civile à Rimouski, Jacques Bélanger.
« Il y a aussi un évacué du côté de Nouvelle ou le débordement de la rivière du même nom a coupé la rue des Érables », dit encore M. Bélanger.
Durant la longue fin de semaine, la rivière Sainte-Anne a aussi provoqué la fermeture de la route St-Joseph à Ste-Anne-des-Monts, mais les choses sont rentrées dans l’ordre.
Actuellement, la majeure partie des rivières de la Gaspésie sont d’ailleurs revenues à leur état normal, sauf la rivière Nouvelle qui demeure sous surveillance et la rivière Cascapédia où l’on remarque encore une inondation mineure à 2,5 km en aval du ruisseau Berry.
Certaines rivières comme la Bonaventure, la Matapédia, La York, affichent des secteurs ou le débit d’eau enregistré présente une tendance à la hausse.
Respect de la vie privée