le Lundi 21 septembre 2026

Mère de deux enfants de 10 et 13 ans, elle est membre du Québec solidaire depuis près de sept ans. À 42 ans, elle compte près de 25 ans d’engagement social pour diverses causes.
 
« J’étais engagée dans l’association étudiante et dans le journal au cégep. J’ai manifesté en 1990-1991 contre Bourassa (l’ex-premier ministre du Québec, Robert), qui avait dégelé les frais de scolarité. J’ai milité en écologie et, quand je vivais à Québec, au conseil de quartier dans Saint-Jean-Baptiste. J’ai trouvé ça super-intéressant », aborde-t-elle.
 
L’écologie et la justice sociale constituent les deux moteurs de son engagement politique. « Je souhaite l’indépendance du Québec. Mais ça passe par l’écologie et la justice sociale. C’est vraiment ça qui me motive. L’indépendance, c’est inclusif. Je décroche si c’est sans les immigrants et les anglophones », poursuit Mme Chartier.
 
Elle a trouvé au Québec solidaire « un projet alternatif, qui innove, qui rejoint mes valeurs en justice sociale et en écologie. Il y a aussi une vie démocratique intense dans ce parti ».
 
Sociologue de profession vivant à Maria, formée à l’Université du Québec à Montréal, elle travaille pour la Coalition des tables régionales des organismes communautaires, un mouvement national « qui documente et analyse ce qui se passe au Québec en santé et en services sociaux. On défend les organismes communautaires », dit-elle.
 
En décembre 2011, lors de l’élection complémentaire tenue pour combler le siège laissé vacant par le départ de Nathalie Normandeau, elle avait obtenu 9 % des voix, le meilleur résultat des trois scrutins auxquels elle a participé jusqu’à maintenant. Elle attribue le recul à 5,2 % en 2012 au vote stratégique visant à évincer le régime libéral.
 
Pour sa circonscription et sa région, elle propose « d’encourager l’économie locale respectueuse de l’environnement. Je suis pour un développement économique diversifié, plus axé sur les petites et moyennes entreprises. Je suis contre les villes mono-industrielles. Il faut promouvoir l’agriculture, la foresterie, les pêches qui exploitent en fonction du respect des ressources. Ça existe déjà. Il faut renforcer. Je favorise aussi une meilleure répartition de la richesse et des ressources pour assurer les services publics, surtout en santé ».
 
Elle avait offert après le scrutin de 2012 son appui à toute initiative progressiste du gouvernement minoritaire du Parti québécois. Elle se dit très déçue de la tournure de ce mandat de 18 mois de son adversaire, Sylvain Roy.

« Je ne trouve pas que c’est un député qui connaît bien ses dossiers. Il n’a pas été proche des gens. On a vu Hydro-Québec qui coupe des postes et on n’a pas entendu le député parler pour sauver ces emplois », conclut Patricia Chartier.

« C’est hallucinant! Surtout que notre gros maximum est 1 500, on est très heureux de ce résultat », s’exclame Geneviève Bouffard du comité organisateur.

L’an dernier, pour sa première édition, la compétition avait attiré 850 adultes inscrits et une farandole de petits dans la formule 1 kilomètre pour un total dépassant le millier de participants.

Encore cette année, il sera possible de s’inscrire aux parcours du 1, 5, 10, 21 et 42 kilomètres. Pour sa deuxième édition, le comité organisateur offre une panoplie de nouveautés. Entre autres, les parcours du 5, 10 et 21 kilomètres seront homologués par Athlétisme Canada tout comme le marathon. Aussi, les coureurs du 1 km devront s’inscrire à l’avance et pourront recevoir une médaille.

Pendant la course, sur les différents parcours, des lapins de cadence seront désignés pour motiver les coureurs à garder le rythme.

Cette année, les organisateurs ont également revu la logistique si bien qu’un endroit sécurisé sera prévu pour les effets personnels des coureurs. Aussi, l’espace d’arrivée des coureurs sera réaménagé et tous les départs se feront du même endroit.

Ayant bon espoir d’atteindre 1 500 inscriptions, le comité organisateur du marathon invite aussi la population à former des groupes entre collègues de travail ou de classe afin de courir en équipe. Certains en profiteront même pour faire une collecte de fonds destinée à la Fondation Santé Baie-des-Chaleurs.

Conteur pour la petite grève sur le site du phare de Carleton-sur-Mer en été, Patrick Dubois a eu l’idée de faire sa tournée de quêteux (conter dans les maisons) dans la dernière année. Quand il l’a annoncé son intention sur le Net, les invitations n’ont pas tardées.

« Ç’a surtout explosé sur les réseaux sociaux. J’ai eu 70 invitations dans la première semaine. (…) J’ai favorisé les gens que je ne connaissais pas et qui avaient une bonne capacité à recevoir », dit le conteur qui sait déjà qu’il aura des assistances allant de 15 à 50 personnes par soir.

Le principe de la tournée est simple. Patrick Dubois partira sur le pouce avec son sac à dos et son fanal pour sillonner les villages et s’arrêter chaque soir dans une maison différente. Comme seul salaire, l’homme demande le gîte et le couvert ainsi qu’une assistance pour transmettre ses contes.

« Anciennement, les quêteux passaient de maison en maison, échangeant leurs histoires contre le gîte et le couvert. Certains le faisaient par nécessité, d’autres par choix. Les seconds m’ont fait rêver, dit M. Dubois. Dans le système actuel, lorsqu’on tend la main, c’est souvent pour agripper tout ce qu’on peut, poursuit-il. J’avais envie que la mienne soit tendue pour donner, recevoir, échanger », explique le jeune conteur.

Au total, il visitera 20 maisons entre le 1er et le 20 avril pour rejoindre un total d’environ 400 personnes entre Carleton-sur-Mer et Montréal.

Patrick Dubois est venu s’installer à Carleton-sur-Mer en 2012, abandonnant Québec et son milieu des affaires pour choisir de vivre une vie plus simple. « Il y a deux moyens de ne jamais manquer d’argent, dit-il. En avoir beaucoup ou en avoir besoin de très peu .» C’est ainsi que le conteur résume sa philosophie.

Toutefois, en 2011, l’instauration de nouvelles limites à la circonscription a modifié cette image, même s’il a fallu deux scrutins pour assister à un changement d’allégeance. L’ajout de Chandler a considérablement changé la réalité, puisque la ville au passé industriel avait souvent voté pour le Parti québécois.
 
Ainsi, quand l’actuel député péquiste Sylvain Roy s’est présenté pour la première fois, lors de l’élection complémentaire de décembre 2011, scrutin visant à combler le poste laissé vacant par la démission de Nathalie Normandeau, il a augmenté de huit points le score de son parti, en comparaison avec le scrutin de 2008. Le faible taux de participation de 54,5 % avait avantagé les libéraux de Damien Arsenault, en 2011.
 
Lors de l’élection de septembre 2012, caractérisée par un taux de participation de 68 %, Sylvain Roy l’a emporté par 3 134 voix, alors qu’il avait perdu par 1 952 votes neuf mois plus tôt.
 
Lors du scrutin du 7 avril, les amateurs de politique auront non seulement le loisir d’assister à une troisième lutte entre MM. Roy et Arsenault, mais ils reverront un retour des cinq candidats de l’élection de septembre 2012, puisque Jean-Marc Landry, pour la Coalition avenir Québec, Patricia Chartier, pour le Québec solidaire, et Louis-Patrick Saint-Pierre, pour l’Option nationale, brigueront les suffrages.
 
S’étirant sur 275 kilomètres entre l’Ascension-de-Patapédia et Chandler, la circonscription compte 43 430 habitants, dont 30 % qui ont plus de 60 ans et 28,1 % qui ont 29 ans ou moins. Elle compte 6 530 anglophones, une clientèle qui traditionnellement vote surtout pour le Parti libéral. Près de 3 000 autochtones vivent à Listuguj et à Gesgapegiag, mais dans le passé, ils ont peu participé aux élections.
 
Enjeux économiques

En 1999 et en 2005, le sud de la Gaspésie a perdu près de 900 emplois industriels bien rémunérés suite aux fermetures des usines papetières Gaspésia de Chandler et Smurfit-Stone de New Richmond.
 
L’économie de la MRC du Rocher-Percé, de laquelle fait partie Chandler, a eu plus de difficulté à récupérer de cette fermeture. Cette ville peine encore à faire aboutir un projet industriel structurant.
 
New Richmond a mieux réussi en profitant notamment de l’émergence de nouvelles entreprises, dont Rail GD, qui a créé 25 emplois dans la réparation de matériel roulant ferroviaire. De plus, Fabrication Delta a déménagé de Saint-Siméon à New Richmond en 2010, de façon à occuper des locaux plus spacieux, ceux de l’ancien entrepôt de Smurfit-Stone. Sa main d’œuvre a triplé en raison de contrats de fabrication de tours dans le secteur éolien.
 
C’est pourquoi la pérennité du secteur éolien, qui fera l’objet de débats pendant la campagne, intéressera les électeurs des Plateaux, de la Baie – des-Chaleurs et de la portion ouest de la MRC du Rocher-Percé.
 
La forêt demeure néanmoins le premier gagne-pain de Bonaventure, si on tient de compte des emplois liés à la récolte, à la sylviculture et à la transformation. Les pêches, principalement à l’est, et le tourisme, un peu partout, sont aussi d’importants employeurs.
 
Une grande partie de la population de la MRC du Rocher-Percé mise énormément sur le projet de cimenterie de Port-Daniel pour relancer son secteur industriel. Il s’agit d’un projet qui nécessiterait un investissement de 800 millions $ localement. Le Parti québécois a démontré son appui au projet de Ciment McInnis le 31 janvier en proposant une participation de 450 millions $ sous forme de prêts et de capital-actions.
 
Les groupes écologistes et d’autres citoyens digèrent toutefois mal que ce projet ait été accepté sans processus d’évaluation devant le public.
 
La population dite « active », selon la définition qu’en fait Statistiques Canada, était composée de 19 115 personnes dans la circonscription, selon le recensement de 2011. Près de 38 % des gens qui travaillent sont employés moins de 40 semaines par an, ce qui indique l’importance du travail saisonnier dans Bonaventure.
 
Le défi de la formation de la main-d’œuvre demeure un enjeu important dans Bonaventure, avec 24 % des gens de 25 à 64 ans sans diplôme secondaire.

Le revenu d’emploi par habitant s’établissait en 2011 à 28 498 $ par an dans Bonaventure, comparativement à 36 352 $ au Québec. Le revenu par ménage se chiffrait par 52 752 $ annuellement dans la circonscription, alors qu’il était de 66 205 $ au Québec.

Au cours de la campagne, les électeurs ne manqueront pas de soulever la question des infrastructures, notamment l’appui attendu pour la réfection de la voie ferrée entre Matapédia et Gaspé.

Chaque jour, l’équipe de GRAFFICI.CA proposera des d’articles ou des dossiers sur les candidats et sur les principaux enjeux gaspésiens de la présente campagne électorale.

Qui sont ces gens qui veulent vous représenter à Québec? Quels sont leurs objectifs et leurs priorités? Chaque candidat vous sera dévoilé en ligne.

Concernant les grands enjeux, des dossiers variés prendront l’affiche sur le site au cours du mois de mars.

Pour vous permettre de suivre le quotidien de la campagne, nos journalistes sur le terrain seront aussi à l’affut des déclarations-chocs des candidats et analyseront les différents débats qui auront cours d’ici le 7 avril.

Afin d’être bien en mesure de localiser les textes traitant spécifiquement de la campagne électorale, chacun d’eux sera disponible dans la section info plus de notre site internet.

Pour débuter cette couverture sans précédent, nous vous proposons aujourd’hui deux textes présentant le profil des circonscriptions de Bonaventure et de Gaspé.

Au plaisir de vous compter parmi nos lecteurs.

Karyne Boudreau
Rédactrice en chef de GRAFFICI.CA

 

 

Intitulé Ombres de violence, cet événement est organisé de concert avec la Maison d’aide et d’hébergement l’Émergence et avec la participation de la Sûreté du Québec. Le point culminant de cette soirée sera la présentation du ballet Ombres de violence du Ballet-théâtre Atlantique du Canada. Cette initiative multimédia met pleins feux sur la problématique de la violence à l’égard des femmes.

« Par ce projet d’alliance novateur, la Salle de spectacle souhaite non seulement rendre accessible ce ballet d’une grande qualité professionnelle, mais également marquer son implication face à cette problématique malheureusement encore trop présente dans notre milieu », opine Geneviève Nadeau, agente de communication pour la Salle de spectacle.

« En plus de sensibiliser, fasciner, changer des vies, développer l’empathie, contribuer à une croissance cognitive, nous croyons que cet événement créera de nouveaux liens sociaux et nous permettra de parler de l’enjeu collectif de la violence conjugale », renchérie Nancy Gough de la Maison l’Émergence.

En plus du ballet qui sera présenté à 20 h, la soirée thématique débutera à 18 h avec un coquetel pendant lequel sera présentée l’exposition des silhouettes : Les Témoins silencieuses du Nouveau-Brunswick. Un salon des ressources permettra aussi aux gens de rencontrer différents intervenants dont ceux de L’Émergence, mais aussi de la SQ, de Centr’Elle, de Mesures Alternatives Jeunesse, du CAVAC, de l’Espace et du CALACS.

À 19h30, une conférence présentera le témoignage d’une survivante à la violence conjugale, Geneviève Everell.

Les billets pour la soirée sont en vente à la Salle de spectacles régionale Desjardins de New Richmond.

Encensée par la critique depuis la sortie de son deuxième opus, Le couloir des ouragans, à Montréal le 11 février, c’est une Viviane inspirée et émue qui s’est présentée devant sa famille, ses amis et ses fans de la Gaspésie entassés au Foyer du Quai des Arts de Carleton-sur-Mer vendredi le 21 février dernier.

« C’est un peu comme dans mes rêves [la soirée de ce soir]. Ça correspond à ce que je souhaitais. C’est une belle preuve d’encouragement. Je me sens encore autant supportée qu’à l’époque de Petite Vallée ou de Cégep en spectacle. C’est fou comment le monde de la Gaspésie, pis c’est pas juste avec moi, ils sont super fidèles aux artistes, comme les sœurs Boulay par exemple. Ils sont fiers, fiers de Guillaume Arsenault. J’ai comme l’impression que je profite un peu de ce sentiment-là des gens qui sont fiers des artistes de la région », dit celle qui était enchantée de l’accueil obtenu ce soir-là.

L’artiste multidisciplinaire n’a pas quitté la scène ni le petit et le grand écran ces dernières années. De son deuxième album, elle dit qu’il a été fait beaucoup plus en retenue. « Je dirais qu’il est plus épuré, moins touffu au niveau du rendu, mais ça reste assez senti », décrit-elle.

« Le premier album avait beaucoup d’orchestration, ma voix était très chantée, ça peut avoir l’air drôle de dire ça, mais je pense que je chantais trop. J’ai eu envie dans cet album-là, avec le réalisateur Philippe Brault, d’aller beaucoup plus en douceur, en délicatesse. Les textes sont beaucoup plus profonds. Il y a plus de profondeur, j’ai creusé plus quand est venu le temps d’écrire les chansons. Je pense que je me suis un petit peu plus mise en danger. »

Heureuse de l’accueil obtenu jusqu’à maintenant, par exemple avec un 8 sur 10 du réputé Claude Rajotte de Musique Plus, Viviane Audet a le vent dans les voiles. « Ça fait tellement longtemps le premier album que j’avais peur de ne plus avoir ma place. Mais là, je vois que ma place est là, il ne reste plus qu’à la maintenir. »

Et c’est avec ses spectacles qu’elle s’affairera à maintenir cette place qu’elle s’est faite dans le cœur du public. Elle entreprendra une tournée à l’été qui l’a ramènera sans doute dans sa Gaspésie natale.

Directeur de l’organisme, Mario Grenier assurera un rôle d’intermédiaire entre le milieu et la compagnie. « La compagnie nous a dit quels types d’emplois seront disponibles et notre rôle est de mettre en lumière les ressources disponibles et de planifier les programmes éducatifs qui seront nécessaires », dit M. Grenier.

Le Comité de suivi de Ciment McInnis a effectué cette semaine une première rencontre réunissant le CLD, la compagnie et les instances éducatives de la région, pour planifier la formation des travailleurs.

Le cégep de la Gaspésie, le groupe Collégia, la commission scolaire René-Lévesque, le Carrefour Jeunesse emploi, les représentants d’Emploi Québec et les responsables de Ciment McInnis étaient présents à cette première rencontre.

Le recrutement de Ciment McInnis débutera en 2015. D’ici là, certaines personnes sans emploi, dépendamment de leur niveau de scolarité, pourraient avoir le temps de compléter leur formation pour devenir éligibles à un emploi au sein de l’entreprise.

« Pour les personnes sans emploi qui seraient intéressées, il faut contacter Emploi Québec qui a la liste d’emplois disponibles et qui connaît les programmes de formation associés », précise Mario Grenier.

Parmi les postes à combler, notons ceux de techniciens électroniques, entretien préventif en laboratoire, opérateur de four, mécanicien, électricien, opérateur de machinerie, journalier, secrétaire ou employés de bureau.

Des formations sur-mesure sur équipements spécialisés pourront aussi être offertes aux employés de Ciment McInnis après leur embauche dès 2015.

Lors de son opération, à compter de 2016, la cimenterie devrait employer entre 150 et 200 personnes.

Cet argent servira à des travaux d’éclaircie précommerciale et de dégagement, de reboisement, de préparation de terrain, de planification et suivi, d’entretien de chemins, de transport de plants et de débroussaillage.

Soulignant que les forêts sont un moteur économique essentiel pour la région, le ministre délégué aux régions, Gaétan Lelièvre, estime que les bénéfices de cette annonce seront majeurs pour les travailleurs et les entreprises sylvicoles.

« Elle [l’annonce] témoigne de la volonté de notre gouvernement de contribuer au développement économique de notre région et d’y maintenir des emplois », a déclaré M. Lelièvre.

« Plus de 3 000 emplois seront maintenus [au Québec] grâce à ces investissements », a notamment fait remarquer aussi la ministre des Ressources naturelles Martine Ouellet dans un communiqué émis le 31 janvier dernier à cet effet.

 

Soulagement pour les entreprises sylvicoles

 

Directeur de la coopérative d’aménagement forestier de la Baie-des-Chaleurs, René Babin se dit soulagé de voir que Québec ait maintenu l’investissement par rapport à l’an dernier.

« On est très heureux aussi que l’annonce soit faite aussitôt. Ça va nous permettre de bien planifier notre saison et de rassurer nos travailleurs », souligne M. Babin.

Au cours des prochaines semaines, Rexforêt rencontrera chaque entreprise sylvicole pour présentation de son budget annuel ainsi que la planification des travaux qu’elle aura à réaliser. Rexforêt devrait aussi être en mesure de signer la majorité des contrats annuels avec les entreprises au début du printemps. 

Élue à la dernière assemblée générale annuelle du 9 janvier dernier comme administratrice, Mme Normandeau a été nommée présidente par l’ensemble du conseil d’administration le 29 janvier.

L’ancienne ministre libérale prend ainsi la relève de monsieur Carol Morneau qui a dû quitter ses fonctions pour des raisons personnelles et familiales. L’homme oeuvrait au sein du conseil d’administration de l’organisme depuis 2007.

« Je suis honorée d’assumer la fonction de présidente. Je remercie les administrateurs de leur confiance et prends l’engagement de servir les intérêts de la population dans la Baie-des-Chaleurs. Je crois profondément à l’importance de la mission de la Fondation qui, chaque jour, contribue au mieux-être des gens d’ici », a dit Mme Normandeau.

Le premier dossier de Mme Normandeau en tant que présidente sera sans doute de donner suite à son engagement lorsque, nouvellement élue administratrice de la Fondation, elle promettait de se battre pour rendre disponible la médecine nucléaire à Maria. « Les gens veulent la médecine nucléaire, alors ce sera mon cheval de bataille. La Fondation est allée convaincre les donateurs de dédier leur don pour ce projet, alors il y a une question de crédibilité dans les circonstances », avait-elle lancé. 

Selon Élise Lantagne, directrice de la Fondation, « les gens font leurs devoirs actuellement et il pourrait y avoir des développements prochainement dans le dossier ».

Rappelons qu’une des options était de réallouer le million de dollars amassé pour un usage autre que le nucléaire puisque l’Agence régionale de la santé et des services sociaux ne veut pas financer le service à Maria et que le CSSS Baie-des-Chaleurs réévalue la pertinence d’implanter le service dans son établissement.

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