Lors de la première assemblée de conseil post-élection, le nouveau maire François Boulay a fait adopter une résolution qui sera envoyée entre autres au ministre responsable de la région Gaétan Lelièvre et au ministre du Développement durable, de la Faune et des Parcs Yves-François Blanchet.
Dans sa résolution, le conseil dénonce le projet de Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection publié dans la Gazette officielle du Québec, le 29 mai 2013.
Les distances séparatrices entre les installations des sociétés pétrolières et gazières et la source d’eau potable des citoyens sont le principal irritant. À seulement 300 mètres, cela est insuffisant selon nombres d’experts et ne protège pas de façon adéquate contre le risque de contamination lié aux opérations de fracturation.
« Il y a aussi que Québec nous tasse. En appliquant son règlement, ça va passer par dessus nos règlements municipaux, dit le maire Boulay. C’est notre eau, c’est à nous de décider », lance-t-il.
Un expert se prononce
La question de l’eau inquiète dans la municipalité de Ristigouche-Sud-Est ou Gastem projette un forage. Mercredi soir, une trentaine de personnes sont venues entendre un allié de la cause environnementale, Richard Langelier.
Docteur en droit, monsieur Langelier a participé à l’élaboration du règlement Saint-Bonaventure sur lequel se sont basé plusieurs municipalités, dont Ristigouche-Sud-Est, Gaspé et Percé, pour adopter leur règlement protégeant leurs sources d’eau potable en cas de projets de forages pétroliers et gaziers sur leur territoire.
« Il est venu nous prouver noir sur blanc que le règlement de Québec n’est pas assez sévère. (…) En matière de droit environnemental international, il y a ce qu’on appelle le principe de précaution. S’il y a un risque, c’est non », de dire le premier magistrat de Ristigouche Sud-Est qui refuse pour cette raison d’envisager la présence de Gastem sur son territoire.
M. Langelier aurait aussi dit que la poursuite de Gastem contre Ristigouche-Sud-Est ne tenait pas la route. « C’est sûr qu’il n’est pas le juge, mais c’est encourageant », poursuit le maire.
La requête introductive d’instance de Gastem contre Ristigouche Sud-Est doit être déposée au Palais de justice de New Carlisle le lundi 18 novembre à 9h.
À l’occasion du mois de l’économie sociale, le Pôle régional d’économie sociale Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine en profite pour saluer l’adoption de la nouvelle loi sur l’économie sociale qui vise à reconnaître, à promouvoir et à accroître le rôle de l’économie sociale dans le développement socioéconomique du Québec.
« L’économie sociale a un potentiel énorme pour le développement de la région. Je vois d’un œil très positif le fait que le gouvernement reconnaisse qu’il s’agit d’une composante importante de l’économie québécoise. C’est porteur d’espoir pour l’avenir », souligne le porte-parole du Pôle d’économie sociale, André Richard.
Dans notre région, les entreprises d’économie sociale génèrent des revenus totalisant environ cent millions $. Le Pôle régional aime à souligner également que 84 % des entreprises collectives de la Gaspésie et des Îles ont plus de 10 ans d’existence, ce qui prouve la durabilité de ce type d’organisations chez nous.
Pour souligner le mois de l’économie sociale, le Pôle régional organise une tournée de rencontres avec ses partenaires du milieu, notamment pour célébrer l’entrée en vigueur de la nouvelle loi.
Pour distribuer cette somme, la CRÉGÎM lance un appel de projets dans le cadre du Fonds d’aide aux initiatives en tourisme durable qui a pour objectif notamment de favoriser le renforcement des produits touristiques basés sur les éléments distinctifs de la région et l’allongement de la saison touristique ainsi que le développement du tourisme hivernal.
Aussi, les projets retenus devront proposer des pratiques de gestion privilégiant un tourisme durable et responsable en plus de permettre la préservation et la mise en valeur du patrimoine paysager régional.
« Nous sommes très fiers d’annoncer cette excellente nouvelle qui permettra de renouveler notre offre pour demeurer compétitif. Ça démontre que les politiques-cadres en tourisme durable de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine continuent d’engendrer des leviers concrets pour le développement du tourisme », se réjouit le directeur général de la CRÉGÎM, Gilbert Scantland.
Les modalités entourant cet appel de projets sont disponibles au www.EspaceTourismeDurable.com, dans la section « Fonds ».
« Depuis 71, comme entraîneur, j’ai tout donné pour mon sport. Maintenant, c’est le temps, à 74 ans, que je pense à moi. Je suis toujours en forme et j’ai le goût d’en profiter pour moi, dit celui qui a commencé à faire de la boxe à l’âge de 12 ans. Ce qui m’attriste le plus, poursuit-il, c’est qu’il n’y a pas de relève pour les jeunes d’ici qui souhaitent faire de la compétition. »
Au cours de sa longue carrière, M. Huard a mené des jeunes boxeurs gaspésiens tant dans des compétitions régionales, provinciales qu’internationales. « Ma plus grande fierté, et il y en a eu plusieurs, c’est d’avoir fait les olympiques de 76 à Montréal avec mon frère Camille qui boxait. On s’est entraîné fort pendant quatre ans et ça nous a mené à voyager partout pour les championnats du monde. Il s’est rendu en quart de finale aux Olympiques, mais pour nous, c’est d’avoir participé qui était le plus important », raconte l’homme avec passion.
Depuis les années 1970, Jean-Marie Huard a fait beaucoup pour les boxeurs de la région. Il a fondé plusieurs clubs de boxe à Chandler, Saint-François-de-Pabos, Grande-Rivière, Paspébiac et même à Rimouski. Jusqu’à tout récemment, il entrainait encore des jeunes au Club de boxe du Rocher-Percé qu’il a fondé en 2006.
« Quand on est en région éloignée et qu’on veut faire du sport de compétition, il faut travailler fort et faire ben des sacrifices. Je me suis vu entraîner dans mon sous-sol quand il n’y avait pas de gymnase de disponible. Ça n’a pas toujours été facile, mais je ne regrette rien », confie-t-il.
« Comme entraineur, je ne regrette rien. Mais comme boxeur, si c’était à refaire, je m’entourerais d’une équipe d’entraineurs et d’un gérant. J’ai essayé de tout faire tout seul à l’époque, en plus de travailler. Ça, je ferais ça autrement », ajoute-t-il.
Quand GRAFFICI.CA lui a demandé s’il allait s’ennuyer de son sport, M. Huard a avoué qu’il allait continuer de donner un cours par semaine à des débutants. « J’ai pas peur de m’ennuyer. J’ai tellement de choses à faire. Mais ils m’ont demandé et je vais garder ça… Mais la compétition, c’est vraiment fini », de conclure le joyeux retraité.
L’entreprise de Paspébiac a remporté deux prix prestigieux. En plus d’être nommée Entreprise de l’année, le père, Norbert, et le fils, Pierre, ont remporté la palme dans la catégorie Transmission et relève d’entreprise.
Pour sa part, Rémi Arbour, d’Honda New Richmond, a été élu Personnalité de l’année.
François Bujold de New Richmond a quant à lui reçu le prix de Jeune personnalité de l’année pour sa grande implication dans le milieu.
La mention Coup de cœur du CRD Gaspésie-les-Iles a été remise à la coopérative Écovoile Baie-des-Chaleurs de Carleton-sur-Mer.
En partenariat avec la Commissions scolaire René-Lévesque, deux prix ont été distribués pour encourager la persévérance scolaire. L’élève Joey Landry-Bois a été honoré pour ses efforts et l’entreprise Marché Viens Métro de Carleton-sur-Mer a reçu un hommage pour son ouverture aux stagiaires. Marché Viens Métro sort aussi avec un autre prix puisque l’entreprise a été élue grand Commerce de détail de l’année.
Le prix Desjardins responsabilité sociale a été remis à l’organisme Place aux jeunes Baie-des-Chaleurs-Les Plateaux.
Chez les organismes à but non lucratif subventionnés à moins de 25%, CIEU-FM a mérité le trophée. Du côté des organismes à but non lucratif subventionnés à plus de 25%, c’est Place aux jeunes Baie-des-Chaleurs-Les Plateaux qui a remporté la palme.
La catégorie Jeune Entreprise a vu nommer Rail GD alors que l’Hostellerie Baie-Bleue a remporté les honneurs dans la catégorie Restauration et hébergement.
Les habitations Mont-Carleton ont également mérité deux prix durant la soirée : Industrie de fabrication, transformation, innovation ainsi que Gestion des ressources humaines.
Dans la catégorie Professionnel et entreprise de service, Service Arbres Gaspésie l’a emporté à titre de petite entreprise et Pesca environnement comme grande entreprise.
Finalement, le festival Western de Bonaventure a été nommé Attrait touristique de l’année et Dame Rondeur Petit commerce de détail de l’année.
La Chambre de commerce Baie-des-Chaleurs a rendu hommage à une vingtaine d’entreprises et personnalités d’affaires réunis au sein de 430 convives au Centre des Congrès de la Gaspésie.
Désireux de relever un nouveau défi, six improvisateurs issus de la Ligue d’improvisation de la Baie-des-Chaleurs ont travaillé ensemble pour développer ce nouveau concept dans la région qui existe à Montréal sous le nom d’un Cinq places.
« Ça existe en ville, mais c’est unique en région. On a présenté un premier spectacle en mai dernier et ça bien marché », explique l’une des joueuses de la Switch, Emmanuelle Babin.
Le jeu se déroule comme suit : cinq joueurs se produisent sous l’œil averti d’un maître du jeu. Pas d’équipes, pas d’arbitre, pas de thèmes ni de points.
Jeudi le 14 novembre prochain, au Naufrageur, dès 20h, Sébastien Desbois, Patrick Dubois, Dannick Poirier, Édith Bélanger et Manue Babin switcheront devant l’œil aguerrit du maître du jeu, Julien Leblanc.
Selon le Bureau d’assurance du Canada, chaque année au Québec, environ 40 000 vols de bien se trouvant à l’intérieur des voitures sont perpétrés.
Puisque la plupart de ces vols auraient pu être évité, la Sûreté du Québec profite de la Semaine de la prévention contre la criminalité pour tenir une campagne visant à prévenir les vols dans les véhicules.
Selon la police, adopter des habitudes sécuritaires permettrait de faire échec aux voleurs. En ce sens, les policiers invitent les propriétaires à fermer les fenêtres et le toit ouvrant du véhicule, à verrouiller les portières et le coffre arrière et à ne laisser aucun objet de valeur visible. Aussi, il est suggéré de retirer tout élément pouvant indiquer qu’un appareil électronique se trouverait à bord (support de GPS, chargeur, adaptateur) et d’éteindre la fonction Bluetooth et Wi-Fi des appareils pour éviter que des voleurs captent leur signal.
La Semaine de la prévention de la criminalité a pour objectif de sensibiliser la population québécoise aux pratiques et aux enjeux de la prévention de la criminalité. Elle se déroule chaque année du dimanche au samedi la première semaine de novembre.
Dans la Baie-des-Chaleurs, d’est en ouest, Paspébiac, Bonaventure, Caplan, Maria et Carleton-sur-Mer comptent de nouveaux maires, ou dans le dernier cas, un conseil municipal très changé.
Paul Arthur Blais à Paspébiac
À Paspébiac, Paul-Arthur Blais, un ex-conseiller, a remporté une élection à la mairie l’opposant à deux dames. Il a recueilli 788 voix, 125 de plus que l’ex-conseillère Solange Castilloux et 301 de plus que Gabrielle Leblanc. M. Blais s’inscrit de son propre aveu dans la continuité du travail du maire sortant Gino Lebrasseur, qui s’est retiré de la vie politique.
Rémi Whittom, Alain Delarosbil et Gina Samson accèdent au conseil, où ils rejoignent Christian Grenier, Frédéric Delarosbil et Hébert Huard. Les sept postes au conseil étaient en élection à Paspébiac.
Roch Audet à Bonaventure
À Bonaventure, Roch Audet a battu Ambroise Henry au poste de maire, amassant 723 votes, comparativement à 557 pour l’ancien conseiller. Il s’agissait de la première élection contestée pour le poste de maire depuis l’élection de Ghislain Arsenault en 1969.
Deux conseillers sortants ont été réélus, Bernard Babin, sans opposition, et Caroline Duchesne, pendant que quatre nouveaux visages font leur apparition au conseil, Jean-François Poirier, élu sans opposition, puis Rose-Marie Poirier, Justin Labillois et Viviane Bujold.
Lise Castilloux à Caplan
Doris Boissonnault, maire de Caplan depuis 25 ans, a été battu par l’ex-directrice générale de la municipalité, Lise Castilloux. Elle a recueilli 587 votes, 54 de plus que M. Boissonnault.
Quatre des six conseillers ont été élus sans opposition à Caplan, à savoir Keven Desbois, Abbygail Bélanger, le conseiller sortant Louis-Paul Audet et Jean-Bertrand Molloy. Le conseiller sortant Jean-Guy Morneau a été réélu après une lutte. Fait singulier, le poste de conseiller au siège 2 reste vacant.
Éric Dubé à New-Richmond
Les citoyens ont massivement appuyé la candidature de M. Dubé pour remplacer Nicole Appleby. Ce dernier obtient 75,5% des voix, devant Joëlle Gagné avec 17,4%. Ancien maire de Carleton, Michel Lacroix obtient 4,56% des voix et Anita Bujold 2,45%. Le nouveau premier magistrat compte poursuivre le travail entamé par l’ancienne administration, tout en promettant une gestion rigoureuse de la Ville.
Christian Leblanc à Maria
Les électeurs de Maria ont choisi la jeunesse en élisant Christian Leblanc, 34 ans, vainqueur d’une lutte à trois à l’issue de laquelle il a supplanté Gilbert Forget et Georges Fournier. M. Leblanc a même obtenu plus de voix, 618 voix, que ses deux adversaires réunis.
Cinq membres du conseil sont élus sans opposition, Daniel Audet, Patricia Chartier, Louise Fugère, Louis-Marie Guité et Guy Loubert, les deux derniers étant des conseillers sortants. Patrick Poulin, qui a gagné sa lutte, complète l’équipe.
Conseil renouvelé à Carleton
Pendant que le maire Denis Henry était réélu sans opposition, les électeurs de Carleton-sur-Mer ont envoyé un message clair de changement au conseil en élisant Steven Parent, Éric Caron, Jean-Simon Landry et Mathieu Lapointe, avec des marges nettes et parfois très fortes. Le conseiller sortant Normand Parr avait été réélu sans opposition et France Leblanc reste au conseil, après avoir remporté sa lutte contre Steven Johnson.
Fin d’un règne de 28 ans à Escuminac
Les citoyens d’Escuminac ont causé la surprise en élisant Bruce Wafer à la mairie, mettant ainsi un terme au règne de 28 ans de Bertrand Berger.
Le maire sortant a obtenu 47,3 des voix, devancé de 5% par Bruce Wafer, qui a récolté 52,5% des appuis populaires. Cette élection aura des conséquences régionales, puisque M. Berger occupait le poste de préfet d’Avignon et de président de la Conférence régionale des élus Gaspésie-les-Îles. L’organisme perd aussi son vice-président, Joël Arsenault, qui a été battu par Jonathan Lapierre dans la course à la mairie des Îles-de-la-Madeleine.
En poste depuis 1985, M. Berger accepte le résultat avec sérénité et attribue sa défaite à l’usure du pouvoir. Ce dernier profitera de l’occasion pour mettre un terme à sa carrière politique. « Ça met un point final à ma vie politique. À l’âge que j’ai, j’ai mérité une vraie retraite et je n’ai pas de problème avec ça ».
De la continuité dans Rocher Percé
Dans la MRC du Rocher-Percé, Diane Lebouthillier entamera un second mandat à la préfecture. Elle a devancé Maurice Anglehart et Edmond Sirois au suffrage universel.
À Chandler, Louisette Langlois demeurera en poste, avec une nette avance sur son concurrent Philippe Berger. Elle l’a emporté par près de 1000 voix.
À Grande-Rivière, Bernard Stevens entamera un second mandat à la mairie. Il a remporté ses élections avec une nette avance sur Louis Lebouthilier et Cécile Cyr. Il a obtenu 66 % des votes.
Deux municipalités de la MRC Rocher Percé font bande à part en élisant de nouveaux maires. C’est le cas de Port-Daniel-Gascons avec Henri Grenier et Percé, où André Boudreau l’a emporté sur Owen Bouchard.
Texte rédigé en collaboration avec Ariane Aubert Bonn, Antoine Rivard-Déziel et Gilles Gagné.
26 postes de maire et deux préfectures en jeu
En Gaspésie, 26 postes de maire sont en jeu, sans compter les nombreuses courses au niveau des conseillers. De plus, les électeurs auront à choisir un préfet dans la MRC du Rocher-Percé. Le préfet de la Haute Gaspésie, Allen Cormier, a été réélu sans opposition.
Voici la liste des municipalités où se tiennent des élections à la mairie :
Bonaventure
Cap-Chat
Caplan
Chandler
Cloridorme
Escuminac
Gaspé
Grande-Rivière
La Martre
Maria
Marsoui
Mont-Saint-Pierre
Murdochville
New Carlisle
New Richmond
Paspébiac
Percé
Petite-Vallée
Pointe-à-la-Croix
Port-Daniel-Gascons
Ristigouche-Partie-Sud-Est
Saint-Godefroi
Saint-Maxime-du-Mont-Louis
Sainte-Anne-des-Monts
Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine
Shigawake
Taux de vote par anticipation élevé
Dimanche dernier, les Gaspésiens ont voté en grand nombre lors du vote par anticipation. Paspébiac a enregistré un taux presque record, atteignant 25%. Si non, les taux de participation au vote par anticipation oscillaient entre 9 et 22% dans les municipalités gaspésiennes.
Où aller voter?
Pour savoir où aller voter, les citoyens sont invités à consulter leurs journaux locaux.
C’est que la Loi électorale n’oblige pas les municipalités de moins de 20 000 habitants à envoyer une carte de rappel indiquant l’endroit où se tiendra le scrutin.
« Un avis doit être publié 10 jours avant le scrutin, indiquant le lieu et les heures pour le vote », souligne à cet effet le porte-parole du Directeur général des élections, Denis Dion.
Pièce d’identité obligatoire
Pour voter, les électeurs devront présenter une pièce d’identité avec photo. Le permis de conduire, la carte d’assurance-maladie et le permis probatoire plastifié, délivré par la SAAQ sont acceptés, tout comme le certificat de statut d’indien.
Respect de la vie privée