le Dimanche 20 septembre 2026

« C’est un beau cadeau à laisser à mes enfants, ça! », s’exclame la dame aux valeurs familiales bien ancrées, en feuilletant un cartable de plus de trois pouces d’épaisseur. Elle accepte généreusement de le regarder avec moi, qui fut son élève en français deuxième secondaire et, plus récemment, son assistante à la mise en scène pour le théâtre Clan Destin, troupe qu’elle a mise au monde et qu’elle fait vibrer de main de maître depuis plus de 35 ans.

Tout! Ses passions, ses engagements, les reconnaissances qu’elle a reçues, et elles sont nombreuses, tout est bien rangé et classé en ordre chronologique dans ce cartable.

« C’est là que ça commencé! J’avais 13 ans, Karyne », me dit-elle en me montrant un certificat de distinction des Clubs 4H qui lui a été décerné en 1965 à titre de « gagnante provinciale du concours de Littérature », ainsi que pour « son travail et son esprit d’initiative dans les activités 4H ». « Il n’y avait pas grand-chose à faire à Carleton pour les jeunes à l’époque. Alors j’ai commencé par être membre, je suis devenue chef d’équipe, puis présidente de mon club et je suis devenue agent de liaison pour les clubs 4H de l’Est du Québec, ce qui m’amenait, une fois par année, à aller à des congrès provinciaux. J’ai donc ainsi commencé mon engagement social et bénévole, à 13 ans, avec les Clubs 4H dont la devise était : “honneur, habileté, honnêteté, humanité!” Ça m’est resté! »

« À 13 ans, j’étais pas nécessairement écolo, tu as besoin de t’identifier à un cercle d’amis. Mais mon implication m’a donné comme une empreinte écologique et, encore aujourd’hui, avec quelques années de plus disons [rires], l’engagement écologique, j’y crois. Des décennies plus tard, je plante encore mes 20 à 30 arbres par année. Chez moi, chez le voisin… je m’éparpille partout. Je suis restée très écolo. »

L’artiste de l’enseignement

« J’aurais voulu être peintre! Je dessinais, je faisais de la peinture et je me suis présentée à
l’École des beaux-arts. Ben, ils m’ont refusée. C’était épouvantable ce que j’avais présenté. J’avais pas de talent! Mais je suis allée quand même parce que je suis une capricorne et je vais toujours au bout de mes rêves et au bout des choses que j’entreprends. Et là, je suis revenue à Carleton et je me demandais bien ce que j’allais faire dans la vie. Moi, c’est définitif, comme dans la chanson : “j’aurais voulu être un artiste”! En fait, j’aurais voulu tout faire. J’aurais voulu être décoratrice d’intérieur, conceptrice de mode, la haute couture m’intéressait beaucoup, j’aurais voulu être chanteuse, animatrice de télé […]. Mais là, j’avais 16-17 ans, j’étais ben chez nous. J’étais chouchoutée, on était une belle famille unie, je n’avais pas envie de m’en aller en ville. Pis là, j’ai vu une annonce de l’école normale ici à Carleton qui offrait un cours d’enseignement. Ça fait que j’ai commencé un brevet B pour devenir professeure. »

« Quand t’as la passion., tu fais une bonne job. Pis honnêtement, je ne veux pas me vanter, mais je crois que j’ai fait une bonne job comme prof. J’ai adoré l’enseignement. J’ai vu passer plus de 9 000 élèves dans mes 35 ans d’enseignement. Et je te jure que je peux compter sur les dix doigts de ma main ceux que j’ai envoyés à la direction pour indiscipline. […]. Moi, quand j’étais enfant, je n’étais pas commode dans une classe. Je parlais tout le temps, j’étais un petit peu Ritalin [rires], j’obstinais les profs. Quand j’ai commencé à enseigner, je me disais : il faut que je me mette à la place de l’élève. Moi, j’aimais pas ça me faire agresser verbalement ou me faire ordonner des affaires. Ben, j’ai toujours agi devant mes étudiants comme j’aurais voulu qu’on agisse avec moi quand j’étais à leur place », se souvient l’enseignante en effet des plus appréciées de l’École Antoine-Bernard de Carleton où elle a enseigné le français, puis les arts dramatiques. « Je les aimais! C’était mes enfants. Je les protégeais et je les reconnaissais. J’ai caché Kevin Parent dans mon local le midi pour qu’il puisse jouer de la guitare. Je savais qu’il avait du talent », se souvient l’enseignante passionnée par son métier et impliquée au possible toute sa vie dans la société en général.

Cofondatrice du théâtre d’été La Moluque, ancêtre des Productions À Tour de rôle, présidente du CODEC (Comité de développement culturel) dès les années 1970, fondatrice du Clan Destin en 1979, impliquée plus récemment dans la Virée, membre du conseil d’administration du Quai des arts depuis ses débuts… Myreille Allard est de tous les combats lorsqu’il s’agit de faire avancer la culture ici, et même ailleurs.

« On va dire que j’ai la fibre culturelle et j’ai toujours voulu développer autour de ça. Moi, j’aurais voulu attirer toute la province de Québec en Gaspésie pour qu’on occupe le territoire, mais pour qu’on occupe le territoire, faut offrir des produits et des services, dont des produits et services culturels. Ça passe obligatoirement par là! Et moi, ben j’ai beaucoup d’énergie, faut que je la dépense et c’est là-dedans que j’aime la dépenser. »

L’authenticité, l’honnêteté et l’amour de la famille sont les valeurs qu’elle souhaite avoir transmises à ses trois enfants. « Et s’il y a quelque chose qui est important dans la vie, par-dessus tout, c’est la famille! Je suis une rassembleuse, je suis une colleuse […]. Et l’amitié pour moi est plus importante que l’amour », confie celle que ses anciens élèves et complices culturels appellent affectueusement Mimi, et pour qui la vie mérite encore d’être longue et remplie.

« J’aime pas ça vieillir. J’ai tellement de choses qui me restent à faire dans la vie. J’ai pas le temps de mourir. Et je dis toujours que je ne veux pas mourir malade ou couchée. C’est pour ça que je prends très peu de pauses dans une journée. Parce que je veux mourir debout! »

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Chaque mois, la question posée à nos deux combatants est déterminée par l’équipe éditoriale de GRAFFICICA et inspirée de l’actualité politique. Les lecteurs sont aussi invités à proposer des sujets et à prendre part au débat par le biais des commentaires en bas des textes.

Dans le Coin gauche, Pascal Alain de Carleton-sur-Mer expose sa position, naturellement tournée vers la sociale démocratie. Il partagera l’Arène avec  PA Beaulieu de Sainte-Anne-des-Monts qui, de son Coin droit, tend à exprimer une vision campée dans l’idéologie de droite, orientée vers le libertaririanisme, favorisant un minimum d’intervention de l’État.

Les deux ligues d’improvisation de la Gaspésie ont pris du galon depuis dix ans. Organisées et actives, elles sèment des petits autour d’eux, à la fois pour former la relève et pour essayer de nouveaux concepts basés sur l’impro… et ces ligues sont de véritables « nids à néo », terriblement attractives pour les nouveaux arrivants. Un dossier en pages 4 et 5, signé Geneviève Gélinas, journaliste.

Sous la rubrique Rencontre, en page 7, notre chroniqueur Pascal Alain est allé à la rencontre de Jules Bélanger, Gaspésien inspirant s’il en est un, qui nous parle de sa passion pour sa région et de son implication dans son milieu.

Dans nos pages centrales, Gilles Gagné et Geneviève Gélinas signent un dossier sur le recyclage. Ils ont suivi le voyage de nos matières récupérées qui se vendent souvent à bon prix… De quoi faire réfléchir ceux qui mettent encore cet argent à la poubelle!

GRAFFICI vous présente aussi, dans un texte signé Nelson Sergerie, un médecin de Chandler qui a 50 ans de pratique et 6000 accouchements à son actif. Et, le saviez-vous? Un gars originaire de New Richmond est parmi les hommes les plus forts du Canada. Gilles Gagné l’a rencontré.

LE MAGAZINE ENTREPRENEURIAT TRAITE DE L’INDUSTRIE DE LA CONSTRUCTION
Les activités de l’industrie de la construction en Gaspésie et aux Îles de la Madeleine ont atteint un sommet en 2010, avec des investissements totalisant plus de 710 M$. Depuis, la pente est descendante, mais, globalement, les chantiers gaspésiens et madelinots ont tout de même rapporté à la région pas moins de 5 M$ en 2013, sur un produit intérieur brut régional de 2 840 M$ pour la même année. GRAFFICI Entrepreneuriat propose un portrait de cette industrie dite en santé, mais dont l’avenir préoccupe en ces temps d’austérité, alors que la population est aussi, sur la pente descendante.

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Depuis 15 ans, GRAFFICI est une coopérative de solidarité qui, au fil du temps, s’est engagée, par le développement de ses différentes plateformes (Web, Journal et Magazine), à offrir une information régionale fouillée et de qualité. L’un des objectifs de l’entreprise est aussi de faire travailler des gens de la région. Elle compte 6 employés et fait appel à plus d’une dizaine de collaborateurs et fournisseurs locaux.

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La nouvelle cuvée du Journal GRAFFICI est actuellement distribuée dans les 150 points de chute de tout le territoire. Le journal regorge encore ce mois-ci de dossiers fouillés et originaux qui sauront vous informer et vous inviter à la réflexion sur les grands enjeux qui touchent les gaspésiens.

GASPÉSIENS GÂTÉS PAR NOS DIFFUSEURS EN ART DE LA SCÈNE
Saviez-vous que nos diffuseurs gaspésiens et madelinots en art de la scène offrent 78 % plus de spectacles qu’ailleurs au Québec en proportion de la population? Seulement en GASPÉSIE, plus de 38 000 billets ont été vendus sur le territoire en 2014 par les diffuseurs membres du Réseau des organisateurs de spectacles de l’Est-du-Québec (ROSEQ) offrant une programmation toute l’année. GRAFFICI a analysé les récentes données de l’Institut de la statistique du Québec et s’est entretenu avec nos principaux diffuseurs pour vous offrir un portrait de cette industrie.

VAGUE DE COUPURES : ORGANISMES ET TRAVAILLEURS DANS LE TUMULTE
Également, GRAFFICI a fait un tour d’horizon non exhaustif des impacts de l’austérité en Gaspésie pour constater que bien des organismes sont dans le tumulte, ayant perdu des plumes en même temps que disparaissaient la Conférence régionale des élus (CRÉ) et quatre des cinq centres locaux de développement (CLD). Des nouvelles des travailleurs ayant perdu leur emploi et une analyse de la situation en compagnie de plusieurs représentants d’organismes actuellement éprouvés.

Finalement, on vous amène faire un tour de taxi, cette industrie qui doit se diversifier pour survivre autour de la péninsule, et on rencontre Marie-Thérèse Forest qui nous dit : le Féminisme, « qu’ossa donne? ».

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La question, ironique, fait allusion au célèbre monologue d’Yvon Deschamps sur les syndicats en 1969: Les unions, qu’ossa donne? Pour bien des femmes, aujourd’hui, le féminisme réfère à un combat qui a été indispensable certes, mais qui n’est plus actuel. Comme si l’égalité des sexes était quelque chose de réglé, d’acquis. Cette rencontre avec Mme Forest permet de remettre les pendules à l’heure.

« Le féminisme aujourd’hui, ça donne des avancées qu’on ne veut pas perdre. La liberté de choisir. Ça donne que les filles puissent faire des métiers comme plombier ou électricienne, si elles le souhaitent […]. Mais il reste encore l’équité salariale… On n’y est pas encore, je t’assure! », s’exclame Mme Forest en rappelant que les métiers traditionnellement réservés aux femmes sont encore beaucoup moins payés que ceux traditionnellement réservés aux hommes.

Selon l’Institut de la statistique du Québec, le salaire horaire moyen des femmes en 2013 était de 22,52 $ et celui des hommes, de 25,09 $.

Le féminisme, en 2015, ça donne aussi « un combat contre la non-violence, tant en termes d’agression sexuelle que de violence conjugale », ajoute Mme Forest.

Selon les chiffres du ministère de la Sécurité publique, une large majorité des victimes d’agressions commises dans un contexte conjugal sont des femmes (on parle de 80 % et plus). Et c’est le même constat quand on regarde les statistiques récentes en matière d’agressions sexuelles.

« Les femmes sortent de plus en plus de leur isolement, se réjouit Mme Forest, elles dénoncent de plus en plus les abus dont elles sont victimes. C’est un point positif. Mais il reste beaucoup de travail à faire. »

« Le féminisme aujourd’hui, ça permet aux femmes d’accéder au monde politique. Parce que, on ne se le cachera pas, c’est un monde d’hommes, encore! »

« Je me rappellerai toujours de Suzette Arsenault [maire de Bonaventure de 1989 à 1996] qui disait que, quand elle arrivait au conseil municipal, où il y avait une ou deux femmes qui étaient conseillères avec elle, elles [les femmes] avaient lu la documentation envoyée, surligné des passages. Tu sais, elles étaient prêtes à faire feu. Mais les hommes ouvraient, décachetaient leur enveloppe au début de l’assemblée [rire]. Je me dis, c’est démesuré! L’obligation des femmes de faire leurs preuves, plus que les hommes! »

Lors des élections du 7 avril 2014, 34 femmes ont été élues à l’Assemblée nationale, soit 27,2 % des députés actuellement actifs au Québec. Sur la scène municipale, à peine 15 % des postes de maire sont occupés par des femmes. Dans le privé, au Québec, les femmes représentent encore moins de 20 % des membres des conseils d’administration de la plupart des grandes entreprises.

 « Quand je suis arrivée au CRCD, l’ancêtre de la CRÉ [Conférence régionale des élus], ben on était deux femmes et il y avait 46 hommes [années 1990]. Il a fallu que je mette mes gants blancs et que j’utilise beaucoup l’humour pour faire passer les droits des femmes », rapporte Mme Forest qui a cependant vu les choses évoluer. Et autant en Gaspésie, « peut-être même plus », qu’ailleurs au Québec.

« Il y a des subtilités régionales, mais la condition féminine n’est pas meilleure en ville qu’ici. Y sont machos partout [rire]. Et il y en a partout qui ne le sont pas [machos]. Mais quand ils le sont, ils le sont autant à Montréal qu’à New Richmond. »

« Avec M. Berger [Bertrand], à la CRÉ, ce n’était pas toujours facile. Il avait des petits côtés macho, mais il était capable d’entendre raison. Après avoir rougi, il baissait sa pression et pouvait avoir une belle ouverture, ce qui n’était pas le cas de tous les présidents de CRÉ à travers le Québec. Très souvent, les autres Marie-Thérèse du Québec se faisaient envoyer promener. »

Un combat encore quotidien
Ce que ça donne le féminisme aussi, selon Mme Forest, c’est lutter, au quotidien, pour ce qu’elle appelle “le féminisme ordinaire”. Surtout quand il y a des enfants dans le décor, c’est là qu’on voit clairement les inégalités. Le gars dit “je vais faire à manger”, la fille dit “moi je vais faire le ménage”… C’est très bien, mais qui va faire l’épicerie? Passer la majorité du temps avec les enfants? Il faut surveiller le travail “invisible” que j’appelle, pour s’assurer que tout reste équitable et égalitaire tout le temps. Une chose qui m’horripile, c’est quand j’entends un papa dire : “Ben, ce soir, je vais garder les enfants”. Est-ce qu’une mère dirait qu’elle va garder son enfant? Jamais! »

Autre exemple qui en appelle au « féminisme ordinaire », rapporte Mme Forest : « tu vas à la quincaillerie avec ton chum et jamais le quincailler ne te parle à toi. Il ne te regarde même pas. C’est pourtant toi qui poses la question. Et c’est toi qui vas payer! C’est pareil au garage! »

« On se bat pour des cours d’éducation sexuelle à l’école. D’après moi, ça devrait être des cours d’éducation à l’égalité. Parce que le sexe, c’est une infime partie des relations hommes-femmes. Il y a autre chose dans la vie. C’est certain qu’il faut que ça fasse partie de l’éducation des jeunes, mais on aurait avantage à élargir le mandat de ces cours. »

« Parce que les combats ne sont pas tous gagnés. Il faut encore savoir mettre le poing sur la table et dire haut et fort : ça va faire! Mais c’est quand même plus payant de développer des alliances et d’y aller avec humour […]. Cependant, si un homme a des propos misogynes ou macho, faut être capable de le dire en face. Sans rire. Mais s’il agit comme mon allié, je ne vois pas pourquoi je lui ferais des jambettes », note Mme Forest. Comme quoi, l’égalité, ça veut aussi dire se respecter!

PAS UNE FÉMINISTE « DE LA PREMIÈRE HEURE »
Marie-Thérèse Forest est un nom attaché au féminisme en Gaspésie depuis 30 ans. Elle a notamment travaillé à la création de la Table régionale des groupes de femmes, qu’elle a coordonnée pendant les 17 dernières années. Mais étonnamment, elle n’est pas ce qu’on pourrait appeler une féministe militante « de la première heure ». Elle a fait une bonne partie de sa vie sans avoir ce qu’on appelle « la flamme féministe ».

Fin 1970, début 1980, elle travaille à Montréal, en communications, pour développer la radiodiffusion communautaire au Québec. Elle a notamment travaillé avec CIEU, CJRG, CFIM et une dizaine d’autres radios alors en implantation. « Ç’a été un travail que j’ai beaucoup aimé. J’avançais donc, jusqu’à 35 ans, enveloppée dans le monde des communications, sans le féminisme, bien que j’étais consciente des difficultés qu’éprouvaient les femmes en général. »

Puis, l’innommable survient!
« J’haïs les féministes! Vous êtes une bande de féministes! » C’est ce qu’a crié Marc Lépine en tirant à bout portant sur des étudiantes d’une classe de génie mécanique de l’École polytechnique de l’Université de Montréal le 6 décembre 1989. Quelques minutes plus tard, Marc Lépine se suicide. Quatorze femmes ont perdu la vie ce jour-là. Dans la lettre d’adieu retrouvée sur lui, le tueur avait dressé une liste de 15 femmes connues, identifiées comme « des féministes à abattre ».

« Je me suis rendu compte, ce jour-là, que c’était un meurtre qui visait exclusivement des femmes. Quand on subit quelque chose uniquement parce qu’on est une femme… c’est inacceptable! »

« Je pense que le féminisme est, d’abord et avant tout, collectif. Dans le sens que, sur le plan individuel, il y a des femmes qui ont toujours tiré leur épingle du jeu pour toutes sortes de raisons : force de caractère, éducation, détermination, enfance heureuse, conjoint ou conjointe facilitants… Il y a comme plein d’éléments qui peuvent faire en sorte que oups! La vie va assez bien. Sauf que quand tu te mets à regarder la situation collective des femmes, des actes de haine comme celui de Polytechnique ou d’autres horreurs du genre, c’est tout autre chose et il reste encore un énorme travail à faire au Québec, comme ailleurs. Quoique c’est encore pire à l’étranger. Il y a des femmes dans les pays musulmans qui n’ont même pas le droit de conduire. Et on ne parle pas de l’accès à l’éducation. »

Inquiète pour l’avenir
Mme Forest dit se sentir bien à la retraite, d’autant plus qu’elle se verrait bien mal gérer « la décroissance actuelle », dit-elle.

« Parce que la décroissance a un nom, dit-elle. Elle s’appelle Mireille, Céline, Nastassia », des femmes qui sont toujours au service de la Table régionale des groupes de femmes, mais risquent de perdre leur emploi, « parce qu’il n’y a plus d’argent pour les payer », déplore Mme Forest.

« La Gaspésie a été la seule région du Québec à financer régionalement l’avancement de sa condition féminine. Ç’a duré neuf ans. Ce n’est pas rien. On avait une entente de collaboration qui était unique au Québec et qui nous donnait accès à des fonds. La direction régionale d’Emploi-Québec, la CRÉ et d’autres partenaires étaient impliqués. Mais tout ça fout le camp actuellement. »

« Comme mouvement, je pense qu’on va reculer avec l’austérité. Parce que ça nous enlève des moyens financiers et des outils pour développer des alliances. On n’est plus reconnus et il n’y a plus de lieux où on peut interagir. Je suis très inquiète! », conclut Mme Forest.

Tranche de vie
Marie-Thérèse Forest est native de Montréal. Elle arrive en Gaspésie à l’époque du développement de la radio communautaire, au début des années 1980. Elle donne un cours itinérant pour favoriser l’implantation desdites radios. Au départ, elle échange sa maison de Montréal contre celle d’une amie de Maria.

« Je n’ai jamais pu repartir. J’ai des amis ici que je n’aurais pas ailleurs. Je ne peux pas faire de sport, parce que je suis limitée, mais je vais beaucoup dehors et j’apprécie la mer et l’environnement qu’on a ici. »

Mme Forest est en fauteuil roulant depuis 15 ans. Son cervelet dégénère, parce qu’il n’est plus alimenté par une certaine protéine qui agit sur l’équilibre depuis qu’elle est passée sous un taxi au centre-ville de Montréal à l’âge de 25 ans.

Cela ne l’a pas empêchée d’avoir une fille, aujourd’hui âgée de 35 ans, et de mener une vie d’accomplissements et de réalisations qui lui valent sans contredit la reconnaissance, le respect, voire même l’admiration de tous ceux qui croisent son chemin.

Pour les férus d’histoire…
Thérèse Casgrain sera la première femme chef de parti politique au Québec. Elle dirigera la branche québécoise du Parti social-démocratique (CCF), un parti fédéral, de 1951 à 1957. C’est sous la pression d’un mouvement féministe qu’elle a mené que les Québécoises pourront finalement voter aux élections provinciales du 25 avril 1940, soit 24 ans après les Manitobaines, qui furent les premières à avoir ce droit au Canada.

Toutefois, ce n’est qu’en 1961 que les femmes auront une voix dans l’enceinte parlementaire du Québec. Cette voix, c’est Marie-Claire Kirkland-Casgrain, première femme élue députée provinciale et la première à être ministre. Elle fait avancer la cause des femmes en présentant un projet de loi qui, en 1964, met fin à l’incapacité juridique des femmes mariées. Cependant, la présence significative des femmes à l’Assemblée nationale ne se fait sentir que dans les années 1980. Il faut attendre 1985 pour que les candidates élues dépassent la dizaine : 18 en 1985, 23 en 1989 et 1994, pour atteindre finalement 29 aux élections générales de 1998, soit 23 % des sièges.
Depuis l’adoption de la Charte québécoise des droits et libertés en 1975, toute discrimination fondée sur le sexe est interdite.

Pour en savoir plus sur la condition féminine en Gaspésie et ailleurs, voici quelques liens :
http://www.femmesgim.qc.ca/organisation.html
https://www.csf.gouv.qc.ca/
http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/conditions-vie-societe/egalite-hommes-femmes.pdf

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Déjà, 200 des 250 dossards disponibles sont réservés pour la distance du 1 km alors qu’il en reste moins de 200 pour le 5 km, 225 pour le 10 km, 200 pour le demi-marathon et 215 pour le marathon. Au total, 1275 personnes se sont inscrites à ce jour alors que l’évènement peut recevoir un maximum de 2150 coureurs à cette occasion. Pour l’organisation, il s’agit d’un très bon début, soit une augmentation de 40 % des inscrits par rapport à l’an dernier à même date. « Plus de la moitié de nos dossards sont déjà écoulés », signale Mario Moses qui rappelle par ailleurs que les coûts d’inscriptions sont moindres si on s’inscrit avant le 7 avril.

L’inscription en ligne se termine le jeudi 4 juin 2015 à 23 h 59 ou lorsque la limite d’inscriptions est atteinte.

L’an dernier, 1500 coureurs avaient pris le départ dans l’une ou l’autre des distances à parcourir.

COURIR POUR LA FONDATION

La semaine dernière, lors d’une conférence de presse tenue à Carleton-sur-Mer, l’organisation du marathon Baie-des-Chaleurs s’est encore une fois associée à la Fondation Santé Baie-des-Chaleurs. Ainsi, ceux et celles qui aimeraient amasser des fonds pour l’organisme pourront le faire. « C’est souvent une belle motivation pour relever de nouveaux défis, qu’il s’agisse de se remettre à l’entraînement ou d’allonger la distance à parcourir! », note Mario Moses, organisateur de l’évènement sportif.

En 2014, les coureurs du Marathon Baie-des-Chaleurs ont remis 6 752 $ à la Fondation. Qu’un coureur soit déjà inscrit au marathon ou non, il est encore temps de décider de courir pour la fondation en remplissant le formulaire disponible ici.

Sur son site Internet, la Fondation précise qu’aucun montant minimum n’est exigé, que ce soit pour un don ou pour une collecte de dons. Un dossard « Je cours pour la Fondation! » sera remis en même temps que celui de l’épreuve au Marathon BDC.

BÉNÉVOLES RECHERCHÉS

Le Marathon BDC est également à la recherche de bénévoles et se propose d’aider des équipes sportives en remettant un montant de 1000 $ à investir dans leur club à toute équipe sportive qui fournira un minimum de 30 bénévoles pour la journée du marathon. Les intéressés ont jusqu’au vendredi 3 avril 2015 pour soumettre leur candidature. Un tirage au sort sera fait advenant le cas où plusieurs clubs étaient intéressés.

Pour plus de détails, visitez le site du Marathon BDC.

En ligne dès maintenant, le nouveaux site de GRAFFICI.CA verra ses archives se densifier et ses dossiers se développer au fil des jours. De plus, grâce à la collaboration de Télé-Gaspé et de CHNC, GRAFFICI.CA vous donne accès aux sujets chauds et aux nouvelles du jour.

+ CRITIQUE !
En comptant nos blogueurs d’expérience Bilbo Cyr et Véronique St-Onge ainsi que l’éditorialiste Gilles Gagné et le Libre Arbitre Thierry Haroun, un total de 18 blogueurs citoyens de divers horizons investisront le site graduellement au cours des prochains jours et des prochaines semaines.

Du mercredi au dimanche, nos blogueurs ont pour mandat de vous captiver avec des billets, des récits et de la poésie présentant leurs opinions tranchées et bien senties sur une foule de sujets susceptibles tantôt de vous émouvoir, tantôt de vous faire réagir ou tout simplement de vous divertir.

Sur le site remanié, l’Internaute pourra toujours prendre part au débat public et pousser la réflexion sur les enjeux de la région en réagissant à nos écrits dans la section Commentaires, toujours accessibles à la fin de chaque texte.

+ FOUILLÉ !
Notre équipe de journalistes d’expérience bien au fait de la réalité régionale continuera de suivre les grands enjeux et présentera, chaque lundi, dans la section Dossiers, des textes fouillés et des analyses poussées sur les sujets qui préoccupent les Gaspésiens.

Chaque mardi, une entrevue de fond vous sera aussi présentée, sous la rubrique Rencontre, présentant des observateurs avisés de l’actualité régionale, des artistes ou des gens d’exception aux initiatives originales.

+ ACCESSIBLE !
Dans les sections Communiqués et Agenda, GRAFFICI.CA diffuse les messages d’intérêt public et les activités organisées pour et par les Gaspésiens.

À propos de GRAFFICI

Née il y a 15 ans, GRAFFICI est une entreprise médiatique collective et indépendante qui produit et diffuse du contenu informateur de qualité, accessible et rassembleur pour la communauté gaspésienne sur trois plateformes différentes, soit le Web, le journal et le magazine.

Le Journal GRAFFICI, distribué sur tout le territoire une fois par mois, présente un contenu généraliste offrant des dossiers fouillés, des chroniques et de l’opinion touchant tant les affaires sociales qu’économiques ou politiques sans délaisser la culture et les sports.

Le site GRAFFICI.CA offre aussi un contenu diversifié ouvert en tout temps aux commentaires des Internautes sur les grandes questions qui les touchent.

Dernier né de la famille GRAFFICI, le Magazine Graffici Entrepreneuriat est publié quatre fois par an depuis l’automne 2013. Chaque parution propose un portrait exhaustif d’un secteur économique moteur pour la Gaspésie.

Initiative du Regroupement des organismes communautaires de la Gaspésie et des Iles-de-la-Madeleine (ROCGIM) en collaboration avec le Collectif gaspésien pour un Québec sans pauvreté, le Mouvement citoyen Touche pas à ma région Gaspésie, cette manifestation vise donc à dénoncer les compressions budgétaires et la centralisation des pouvoirs dans le domaine de la santé et des services sociaux en région.

En effet, l’Agence de santé et de services sociaux sera abolie au 31 mars, conséquence directe de l’adoption par Québec de la loi 10.

Selon les organismes de défense de droits des Gaspésiens, « l’Agence est une institution régionale qui pouvait faire connaître nos particularités régionales et obtenir une certaine écoute à Québec. Elle ne le fera plus. De même pour la Conférence régionale des élu-e-s. La centralisation des pouvoirs menace les régions; on démantèle nos leviers de développement et on appauvrit les personnes! RIPOSTONS! », en appelle les organisateurs de la manifestation de demain qui énumère par ailleurs de nombreuses questions qui restent sans réponses dont voici une liste exhaustive faite dans un communiqué émis récemment par le Collectif Touche pas à ma région Gaspésie hier :

« LES QUESTIONS SANS RÉPONSES »

Les réformes visées par la loi 10 du ministre Gaétan Barette prévoient l’intégration des 4 Centres de santés et de services sociaux de la Gaspésie, du Centre de réadaptation et du Centre jeunesse au sein d’une seule organisation, le CISSS (Centre intégré de santé et de services sociaux). Les 6 conseils d’administration en place seront remplacés par 1 conseil d’administration nommé par le ministre.

Selon le collectif, cette loi pose de nombreuses questions, notamment au chapitre de la centralisation des pouvoirs entre les mains du ministre :

« Sachant que la direction et le conseil d’administration seront nommés par le ministre, quelle conséquence aura cette centralisation sur la concertation, la participation citoyenne et le pouvoir d’influence des acteurs locaux et régionaux pour répondre aux besoins des milieux?

Dans la foulée de cette restructuration, il est prévu que 80 % du budget de l’Agence de santé et des services sociaux disparaîtra complètement. En 2014, l’agence comptait plus de 70 emplois équivalent temps complet (professionnels, techniciens, agentes administratives).

La fermeture de l’Agence conduira-t-elle à la perte d’expertise régionale dans la sphère de la santé et des services sociaux? La Direction de santé publique sera amputée de 30 %, ce qui représente, chez nous, environ 650 000 $.

Comment justifier cette diminution de la prévention en santé et services sociaux?

Quelles seront les répercussions de cette opération sur les services publics en région, à court, moyen et long terme?

Quels sont les bénéfices de toutes ces transformations de structures?

Voilà autant de questions qui demandent des réponses claires de la part du ministre et du gouvernement », concluent le collectif dans son communiqué.

C’est donc notamment pour obtenir des réponses à toutes ces questions et manifester leurs inquiétudes envers Québec que l’événement de demain est organisé.

« Les modalités d’accès aux services demeurent les mêmes pour la population », assurait l’Agence dernièrement

Dans un communiqué émis au début du mois, la présidente-directrice générale de l’ASSSGÎM, Yolaine Galarneau, assurait que « l’ensemble des modalités d’accès allaient demeurer les mêmes pour la population, par exemple les coordonnées des points de service, les prises de rendez-vous, les façons de consulter un professionnel de la santé ou un intervenant social. « Bien que la Loi vienne modifier les structures, la raison d’être du réseau demeure la même, soit l’amélioration de la santé et du bien-être de la population. La collaboration est déjà bien installée dans la région et une réelle volonté de poursuivre en ce sens est exprimée par l’ensemble des partenaires », soutenait Mme Galarneau dans son communiqué.

En Gaspésie-Iles-de-la-Madeleine, le nouveau Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) créé par la loi 10 prendra forme par la fusion de 6 établissements publics et de l’Agence, soit les quatre centres de santé et de services sociaux, les CSSS de la Baie-des-Chaleurs, de La Côte-de-Gaspé, de La Haute-Gaspésie et du Rocher-Percé, ainsi que le Centre de réadaptation de la Gaspésie, le Centre jeunesse Gaspésie/Les Îles et l’Agence de la santé et des services sociaux de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine.

« On a hâte de recevoir toute cette belle visite. Avec l’équipe, c’est 225 personnes qui prendront le départ de la TDLG demain matin. On a de la belle neige sur tout le parcours. On a eu peur un moment donné d’en manquer dans la Baie-des-Chaleurs, mais actuellement, c’est formidable! », lance Mme Samuel Leduc qui ne cache pas son enthousiasme par ailleurs devant le fait que la TDLG ira cette année davantage à la rencontre des communautés.

LA COMÉDIENNE SOPHIE FAUCHER CHAUSSE LES RAQUETTES

En guise de nouveauté cette année, la TDLG offre, en plus du ski de fond, la possibilité de faire la semaine en raquette. Une dizaine d’inscrits ont choisi cette discipline, comme c’est le cas pour l’une des porte-parole qui participe à l’événement (tant l’automne que l’hiver), depuis maintenant six ans. GRAFFICI s’est entretenu avec la comédienne Sophie Faucher hier pour savoir ce qui l’attire dans cette expérience d’année en année.

« Chaque occasion est bonne pour visiter la Gaspésie! », s’exclame Mme Faucher. En ce moment, je joue beaucoup au Théâtre dans deux spectacles. Je me démène beaucoup physiquement, alors je vais faire de la raquette cette année, parce que je suis interdite de ski de fond en raison d’un genou qui me donne du mal. Je ne peux pas risquer de me blesser. Mais je ne pouvais pas ne pas y aller. […] C’est surtout l’amitié qui me lie à l’équipe qui me ramène d’une année à l’autre. […] Et puis, 6 h dehors [pendant une semaine], ça me procure un calme incroyable. Je vais m’oxygéner. Quand je reviens, j’ai le souffle plus grand pour passer au travers du reste de l’hiver. Non, mais, on en a marre de cette saison… Au lieu d’être hypocrite, pourquoi pas en profiter? Et pis ça fait du bien à l’œil, on voit loin et le silence aussi fait du bien. Ça régénère ».
Fière porte-parole de l’événement, Sophie Faucher se dit aussi toujours très heureuse de venir à la rencontre des Gaspésiens.

« C’est une semaine de plein air, mais aussi d’amitié. Au fil des jours, il y a une fatigue qui se créer, mais il y a des liens qui se créer aussi. C’est très sympathique. Et puis, je la trouve belle, la Gaspésie. La nature y est encore sauvage. Et les gens sont vraiment intéressants. Il y a de l’invention, de la résilience, et de l’élan chez les Gaspésiens. Ils sont fiers de leur région et ils ont bien raison ! », commente l’artiste qui trépignait d’impatience, deux jours avant le grand départ.
En plus des porte-parole fidèles au poste, soit Mme Faucher et Isabel Richer, la TDLG accueille cette année l’animateur et humoriste Pierre Brassard, qui chaussera ses skis pour l’occasion. Les soirées seront par ailleurs animées par le comédien gaspésien Pierre-André Bujold. Les participants pourront aussi assister à la production de deux œuvres conçues par les artistes en résidence de Percé Denis Loiselle et Corentin Chaillon.

« Il y a beaucoup d’artistes impliqués, particulièrement cette année. En plus d’être une expérience sportive, c’en est une hautement culturelle et artistique », précise Mme Samuel Leduc.
D’ailleurs, la musique, toujours présente dans les événements de la TDLG, a été inspirée cette année de la programmation du festival Musique du Bout du Monde, un premier partenariat entre les deux organismes.

LE PARCOURS…

Pour sa treizième édition, les participants pourront admirer la mer à perte de vue dès leur première journée, destination Marsoui! La deuxième journée, ils pourront humer l’air alpin du mont Albert ou des Vallières (pour les raquetteurs). Par la suite, les autobus les amèneront à Percé avec un arrêt à Port-Daniel-Gascons où un comité local les accueillera sur les douces collines port-danièloises et au parc Colborne. Après une soirée à l’église de Percé aménagée pour l’occasion, mercredi sera la journée bonbon! « Des kilomètres de desserts à Val D’Espoir, un accueil sympathique à Sainte-Thérèse et des surprises au centre du village de Percé en soirée », lance Claudine Roy, présidente des TDLG. Jeudi, grosse journée! Les plus vaillants parcourront jusqu’à 59 km entre Percé et Gaspé. Les autres, tout aussi motivés, skieront sur les glaces de Barachois et s’arrêteront à Douglastown pour fêter la fin de leur journée. Pendant de temps, les raquetteurs découvriront les points de vue magnifiques que l’arrière-pays de Percé leur offre. Vendredi sera réservé à la découverte de Forillon, avec en prime, la traversée de la baie de Gaspé et la fête sur la rue principale.

Les 225 fondeurs et bénévoles skieront tout au long de la semaine jusqu’à 205 km pendant que les raquetteurs parcourront non loin de 70 km.

À LA RENCONTRE DES GASPÉSIENS

« L’an passé, on a passé beaucoup de temps dans le Parc de la Gaspésie, plus en nature sauvage. Mais cette année on a décidé que c’était important de faire découvrir les communautés gaspésiennes à nos participants, de mettre la culture gaspésienne au premier plan. On sera donc plus près des gens pour faire découvrir à ceux d’ailleurs, la vie en Gaspésie », précise Maïté Samuel Leduc à GRAFFICI.CA.

Pour ce faire, l’organisation compte sur 75 bénévoles additionnels répartis dans les communautés qui accueilleront les participants et la population locale invitée à se joindre à l’évènement.

Par exemple, à Port-Daniel-Gascons, le mardi 24 février, le comité organisateur local est très fier de présenter des tracés qui mettent en valeur les magnifiques points de vue de leur localité.
Sur le parcours, les amateurs de plein air  locaux sont d’ailleurs invités à chausser leurs skis et leurs raquettes en journée ou à venir fraterniser avec les participants de la TDLG en fin de parcours.

Entre autres, c’est à Percé, sur la rue du Quai à 18 h, que les activités culmineront le 25 février, avec un grand feu d’artifice. Les organisateurs seront prêts à accueillir la population locale avec de la musique et du chocolat chaud dès 17 h.

« Aussi, le vendredi [27 février], pour la première fois, les enfants sont invités à se joindre à la fête sur un parcours de 2 à 4 km en raquette, qui partira de la marina pour se rendre village de pêcheurs d’éperlans et terminer en grande pompe sur la rue de la Reine avec tous les participants de la TDLG », explique Mme Leduc. Sur place, la population et les élèves des écoles des environs sont d’ailleurs invités à saluer l’effort des participants et à admirer les sculptures de neige du concours amateur.

À LIRE DANS LE JOURNAL

« UN TROU DE PLUS DANS UNE CEINTURE DÉJÀ SERRÉE »

Ce mois-ci, le Journal GRAFFICI décortique pour vous les effets du pacte fiscal de novembre dernier. Notre équipe de journalistes a effectué une collecte de données auprès de 42 municipalités de la région afin d’identifier précisément ces coupes qui obligent nos localités à ajouter des trous à une ceinture déjà serrée.

En plus d’exposer les plans des pétrolières présentes sur notre territoire, GRAFFICI propose aussi, entre autres, deux belles rencontres culturelles dans ses pages. Une avec le Collectif CR!ONS et une autre avec le père des Douze hommes rapaillés, le gars de Nouvelle, Gilles Bélanger.

À DÉCOUVRIR DANS LE MAGAZINE

« RETOUR DU BALANCIER AMORCÉ POUR L’INDUSTRIE FORESTIÈRE »

Le Magazine GRAFFICI Entrepreneuriat présente pour sa part un portrait exhaustif de notre industrie forestière qui se remet tranquillement d’une crise vécue sur près de 20 ans. Voyez comment l’avenir laisse présager des jours meilleurs pour nos forestiers et transformateurs de bois gaspésiens qui ont tenu bon dans la tempête.

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Ce vendredi, la liste des 150 distributeurs sera disponible sur GRAFFICI.CA. Nous serons présents notamment dans des épiceries, des stations-services et autres commerces de votre localité. Votre exemplaire vous attend dans un présentoir bleu à l’effigie de GRAFFICI.

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